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Thèmes Selichot

Selichot, prières pénitentielles centrées sur la Téchouva, la contrition et la demande de pardon divin, avec la récitation des treize attributs de miséricorde.

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Selichot
Les Selichot, prieres de repentance et de pardon

À savoir

Qu'est-ce que les Selichot ?

Les Selichot sont des prières pénitentielles, des versets et des poèmes liturgiques (piyoutim) récités pour exprimer la repentance et solliciter le pardon divin. Leur thème central est la Téchouva : la contrition sincère, l'aveu des fautes et la demande de clémence devant Hachem. Au cœur de chaque office de Selichot se trouve la récitation des treize attributs de la miséricorde divine (Chlocha Asar Midot HaRa'hamim), fondement de toute supplication collective.

Quand les récite-t-on ?

Les Selichot sont principalement récitées durant le mois d'Eloul, pendant les Asseret Yemei Techouva (les dix jours de repentir entre Roch Hachana et Yom Kippour), ainsi que lors des jours de jeûne public (Taanit). Elles précèdent ou accompagnent la Téfila du matin, généralement dites à l'aube ou en fin de nuit. Le Machzor des jours redoutables intègre des Selichot spécifiques pour chaque moment de cette période.

Différences entre rites ashkénaze et séfarade

Les communautés séfarades commencent les Selichot dès le 1er Eloul et leur donnent un caractère intime : l'accent est mis sur la petitesse de l'homme face à son Créateur et sur la demande de pardon personnel. Les communautés ashkénazes les débutent le samedi soir précédant Roch Hachana (au moins quatre jours avant la fête) et adoptent un registre plus collectif, liant le pardon national à la Guéoula (la délivrance d'Israël). Dans les deux rites, les Tehilim occupent une place importante au sein des offices.

Structure et contenu liturgique

Une séance de Selichot comprend plusieurs éléments : des versets bibliques tirés du Tanakh, des piyoutim classiques (poèmes liturgiques), la Vidouï (confession), des litanies pénitentielles et des supplications. L'Amida est intimement liée à cet office, notamment la bénédiction « Sela'h lanou » lors des Taanitot. Certains piyoutim évoquent également le deuil de la destruction du Temple et la prière pour le retour en Terre d'Israël.

Selichot et rites pénitentiels associés

Les Selichot s'inscrivent dans un ensemble de pratiques pénitentielles qui marquent cette période : le rituel du Tachlikh (projection symbolique des fautes dans l'eau courante) le premier jour de Roch Hachana, et le rite de Kapparot la veille de Yom Kippour. Ensemble, ces pratiques forment un parcours spirituel cohérent, culminant dans le jeûne et la prière de Yom Kippour, que le traité talmudique Yoma décrit comme le jour du Grand Pardon.

Origine et développement historique

La pratique des Selichot telle qu'elle est connue aujourd'hui est attestée dès le IXe siècle de l'ère commune, chez les paytanim (poètes liturgiques) d'Italie, puis chez les Gueonim de Babylone comme Rav Saadia Gaon. Elles figurent déjà comme « obligation du jour » dans le Siddour de Rav Amram Gaon. Au fil des siècles, deux offices distincts (les Selichot proprement dites et les supplications de l'aube dites « Ra'hamim ») ont fusionné pour former la liturgie pénitentielle unifiée pratiquée aujourd'hui.

Lois de Selichot : questions-réponses pratiques

Lois des Selihot

Dans la phrase "kapara oubetsara" du passage "Atanu levakesh mimkha kapara, ayom venora mishgav le'etot betsara", l'usage populaire est de prononcer "kapara" et "betsara" sur la syllabe accentuée au début du mot, en raison de la mélodie. Cependant, il convient de les prononcer avec l'accent sur la dernière syllabe. Il faut veiller à respecter cette prononciation.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 43)
Lois des Selihot

Dans le texte "mitratse berahamim oumitpayes betahanounim", il existe une variante qui dit "mitpate betahanounim". Selon le Midrash Rabba, heureux le peuple qui connaît la teroua, car il sait amadouer et apaiser son Créateur. Dans le livre des Proverbes, il est écrit : "Par la patience, un chef se laisse fléchir."

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 44)
Lois des Selihot

Les expressions "de'ani le'aniyei aninan" et "de'ani le'Ali berama" font référence à la prière d'Ali pour Hannah, afin qu'elle puisse concevoir lors de son retour avec Elkanah à leur lieu, qui est Rama.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 40)
Lois des Selihot

La coutume est de se lever à l’aube pour réciter les selihot, à partir du jour de Roch Hodech Eloul jusqu’à Yom Kippour. Cette pratique s’appuie sur la tradition selon laquelle Moshé Rabbénou est monté pour recevoir les secondes tables de la loi à Roch Hodech Eloul et en est redescendu à Yom Kippour. Durant ces quarante jours, ce fut une période de miséricorde et de faveur pour tout Israël. À Yom Kippour, Hachem a agréé Israël avec joie et a dit à Moshé : « J’ai pardonné selon ta parole », c’est pourquoi Yom Kippour a été institué comme jour de pardon, de miséricorde et d’expiation. Cependant, le jour même de Roch Hodech, il n’est pas d’usage de réciter les selihot.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 1)
Lois des Selihot

Il existe une divergence parmi nos Sages concernant le décompte des treize attributs de miséricorde dans le verset « Vayaavor ». On ne sait pas précisément où commence ce décompte ni quel en est l'ordre. Par conséquent, il ne faut pas compter les attributs avec les doigts, mais les dire simplement, et Hachem connaît les intentions du cœur. Ce qui importe, c'est l'intention intérieure.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 17)
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