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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Kriat Chema

Lois des bénédictions du Chema

Dans la berakha Ahavat Olam, doit-on dire « velo nevosh velo nikhalem » avec la conjonction « ve » ?
Dans la berakha Ahavat Olam, faut-il dire « me'arba kanfot haaretz » ou « mikol arba kanfot haaretz » ?
Réponse

Dans le texte de la berakha Ahavat Olam, il convient de dire « velo nevosh velo nikhalem » avec la conjonction « ve ». On dit également « me'arba kanfot haaretz » sans ajouter le mot « kol ».

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 13)
Lois de Kriat Chema

Et il ne se trouvera pas chez toi de nudité

Que doit faire une personne qui a récité le Chema et prié face à une nudité interdite selon la Torah ?
Quelle est la règle si l'on a récité le Chema ou prié face à un tefah découvert d'une femme ?
Peut-on être indulgent a posteriori concernant les cheveux découverts d'une femme lors de la récitation du Chema ?
Réponse

Celui qui a transgressé et a récité le Chema avec ses bénédictions, ou a prié face à une erva (nudité interdite), ayant ainsi enfreint un interdit de la Torah, doit recommencer la récitation du Chema avec ses bénédictions et refaire la prière. Mais s'il a transgressé et a récité ou prié face à un "tefah" découvert d'une femme, certains aharonim permettent d'être indulgents, car l'interdit d'un "tefah" découvert d'une femme lors de la récitation du Chema ou de paroles de sainteté n'est que d'ordre rabbinique, bien qu'il y ait des avis plus stricts. Par conséquent, il devra recommencer la récitation du Chema sans les bénédictions, et refaire la prière à condition qu'elle soit considérée comme une nedava : si, selon la loi, il est tenu de recommencer, sa prière sera valable, sinon elle sera considérée comme volontaire. Il est recommandé d'ajouter une demande personnelle dans la bénédiction "Chomea tefila". En tout cas, concernant les cheveux découverts d'une femme, on peut être indulgent a posteriori.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 75 - Et il ne se trouvera pas chez toi de nudité, Halakha 13)
Lois de la prière

Priere en silence

Faut-il répondre Amen si l'on entend la Amida d'une personne qui élève un peu la voix ?
Est-il préférable de s'éloigner si l'on entend la prière d'une autre personne pendant la Amida ?
Que doit-on faire si l'on entend une bénédiction pendant les Pessoukei Dezimra ?
Réponse

Si quelqu'un prie la Amida à voix basse mais élève un peu la voix, certains disent que ceux qui l'entendent doivent répondre Amen à ses bénédictions, en particulier ceux qui se trouvent dans un rayon de quatre coudées et entendent sa prière. Cependant, il est préférable, lorsque c'est possible, de s'éloigner. D'autres ne sont pas de cet avis. La halakha principale est qu'il faut répondre Amen, mais on peut s'éloigner si on le souhaite et que cela est possible. Si l'on se trouve dans un endroit où il est interdit d'interrompre par la parole, comme pendant les Pessoukei Dezimra, il est bon de s'éloigner pour ne pas entendre la prière de l'autre et ne pas avoir à répondre Amen au milieu des Pessoukei Dezimra. Si l'on a entendu la bénédiction au milieu des Pessoukei Dezimra, on répond Amen.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 101 - Priere en silence, Halakha 3)
Lois de la prière

Education des enfants a la priere

L'obligation d'éducation religieuse s'applique-t-elle aussi aux mitsvot d'origine rabbinique ?
Le père doit-il éduquer son fils à réciter le Halel lors des fêtes et des débuts de mois ?
Réponse

L'obligation d'éducation religieuse concerne aussi les mitsvot d'origine rabbinique. C'est pourquoi le père doit éduquer son fils à réciter le Halel lors des fêtes et des débuts de mois, ainsi qu'à prier Moussaf et Neila.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 106 - Education des enfants a la priere, Halakha 11)
Lois de la synagogue

Objets sacrés et bougies de la synagogue

Est-il permis de placer un parokhet sur le siège d’Eliahou Hanavi lors d’une brit mila ?
Le sandak peut-il s’asseoir sur un siège recouvert d’un parokhet ayant servi sur l’armoire sainte ?
Réponse

Pour la même raison, il est d’usage de placer un parokhet sur le siège d’Eliahou Hanavi lors d’une brit mila, et le sandak s’assoit sur ce siège. Le cœur du tribunal pose une condition à cet effet, et la coutume d’Israël a force de loi ; il convient de laisser les fidèles agir ainsi.

(Yalkout Yossef, Lois de la synagogue, Chapitre 154 - Objets sacrés et bougies de la synagogue, Halakha 18)
Lois des usages pendant le repas

Lois des aliments consommés pendant le repas

Quelle bénédiction doit-on réciter sur une compote de fruits servie en dessert à la fin du repas ?
Si la compote contient des fruits de l'arbre et des fruits de la terre reconnaissables, comment doit-on procéder pour les bénédictions ?
Doit-on réciter une bénédiction finale sur des fruits cuits consommés en dessert à la fin du repas ?
Réponse

Celui qui mange des fruits cuits dans du sucre (compote) à la fin de son repas, en guise de dessert, doit réciter sur eux la bénédiction Boré Péri Haets, et telle est la coutume. En effet, ils ne servent pas à accompagner le pain, mais à servir de dessert. Et si ces fruits cuits contiennent à la fois des fruits de l'arbre et des fruits de la terre, et qu'ils sont reconnaissables, il faut réciter sur chaque espèce la bénédiction qui lui convient. Cependant, on ne récite pas de bénédiction finale sur eux.

(Yalkout Yossef, Lois des usages pendant le repas, Chapitre 177 - Lois des aliments consommés pendant le repas, Halakha 9)
Lois de Chabbat

Lois de la coupe du pain pendant Chabbat

Est-il recommandé de chanter des chants et des louanges à Hachem pendant les repas de Chabbat et de Yom Tov ?
Réponse

Il est de bon usage de chanter des chants et des louanges à Hachem lors des repas de Chabbat et de Yom Tov.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 274 - Lois de la coupe du pain pendant Chabbat, Halakha 25)
Lois de Chabbat

Statut du troisième repas de Chabbat

Quelle quantité de pain doit-on manger pour accomplir la troisième seouda de Chabbat selon la halakha ?
Que doit faire une personne qui ne peut pas manger de pain lors de la troisième seouda de Chabbat ?
Est-il permis de se forcer à manger la troisième seouda de Chabbat si l'on est malade à cause d'un excès de nourriture ?
Réponse

Il faut être très vigilant à accomplir la troisième seouda de Chabbat, et s'efforcer de la faire en mangeant du pain, un peu plus que la quantité d'un kabeitsa de pain (environ 54 grammes), même si l'on est rassasié. Si cela n'est pas possible, on mangera au moins un kazait de pain. Si l'on ne peut pas manger du tout, ou si l'on est malade à cause d'un excès de nourriture, il n'est pas obligé de se faire souffrir, car la seouda a été instituée pour le plaisir et non pour la peine. Il est avisé de ne pas trop manger lors du repas du matin afin de laisser de la place pour la troisième seouda, surtout en hiver lorsque les journées sont courtes.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 291 - Statut du troisième repas de Chabbat, Halakha 1)
Lois de Chabbat

Frapper avec un marteau sur des vêtements pendant Chabbat

Est-on coupable d'une transgression de Chabbat si l'on enlève intentionnellement des excroissances sur un vêtement pour l'embellir ?
Peut-on retirer des bourrelets d'un vêtement sans intention particulière pendant Chabbat ?
Réponse

Celui qui enlève des excroissances ou des bourrelets qui se trouvent sur un vêtement après le tissage n'est redevable que s'il les retire intentionnellement, dans le but d'embellir le vêtement. Même s'il n'aurait pas évité de porter le vêtement avec ces excroissances, du moment qu'il les enlève volontairement, il est coupable. Mais s'il les retire de manière distraite, sans intention particulière, il est exempt, mais cela reste interdit.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 302 - Frapper avec un marteau sur des vêtements pendant Chabbat, Halakha 7)
Lois de Chabbat

Extraction de liquides d’autres produits

Peut-on verser du thé bouillant directement d'un keli richon sur du sucre dans un verre pendant Chabbat ?
Y a-t-il un problème d'interdit de cuisson si l'on fait fondre du sucre déjà cuit avec du liquide chaud pendant Chabbat ?
Réponse

A plus forte raison, il est permis de verser du thé bouillant, même directement d'un keli richon, sur le sucre qui se trouve dans un verre afin qu'il fonde immédiatement. Il n'y a pas à craindre ici l'interdit de cuire, car le sucre a déjà été cuit auparavant et il n'y a pas de cuisson après cuisson pour une substance sèche.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 320 - Extraction de liquides d’autres produits, Halakha 36)
Lois de Chabbat

Lois de la mila pendant Chabbat

Le mohel a-t-il le droit de sortir du techoum Chabbat pour pratiquer une mila en son temps ?
Que doit-on faire si aucun mohel n'est disponible dans le techoum Chabbat pour la mila ?
Réponse

Il est interdit au mohel de sortir du techoum Chabbat et de transgresser l'interdiction des limites de Chabbat afin d'accomplir la mitsva de la mila en son temps, même s'il n'y a pas d'autre mohel disponible et qu'il faudra reporter la mila au dimanche.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 331 - Lois de la mila pendant Chabbat, Halakha 39)
Lois de Hol Hamoèd

Soins medicaux pendant Hol Hamoed

Est-il permis de préparer des médicaments pour un malade dont la vie n'est pas en danger pendant Hol Hamoed ?
Peut-on consommer des médicaments pour soulager des douleurs pendant Hol Hamoed, même si l'on n'est pas vraiment malade ?
La restriction de broyer des médicaments pour un malade s'applique-t-elle à Hol Hamoed comme à Chabbat et Yom Tov ?
Réponse

Bien qu'il soit interdit de broyer des médicaments pour un malade dont la vie n'est pas en danger pendant le Chabbat et Yom Tov, pendant Hol Hamoed, il est permis d'accomplir tout travail nécessaire à des fins médicales, même pour un malade dont la vie n'est pas en danger. A plus forte raison, il est permis de consommer des médicaments pour soulager des douleurs, même si la personne n'est pas réellement malade mais continue à agir comme une personne en bonne santé.

(Yalkout Yossef, Lois de Hol Hamoèd, Halakha 1)
Lois de Pourim

Lois du deuil et du jeûne à Pourim

À quel moment un endeuillé doit-il se lever du sol à Pourim pour faire le repas ?
Est-il permis de pleurer à Pourim pour un endeuillé ?
Réponse

Bien que l’endeuillé ne sorte pas de chez lui, à Pourim, après la mi-journée, il se lèvera du sol et fera le repas de Pourim à table. Il ne faut pas pleurer du tout à Pourim, car cela contredit la mitsva de la joie de Pourim.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 696 - Lois du deuil et du jeûne à Pourim, Halakha 3)
Lois du sang

Vers trouvés dans la farine

Est-il permis de vendre à un non-juif de la farine contenant des vers ?
Peut-on vendre à un non-juif du vin de libation mélangé à de l’eau ou à du vin ?
Réponse

Il ne faut pas vendre à un non-juif de la farine contenant des vers, même en petite quantité. De même, pour du vin de libation mélangé à de l’eau ou à du vin, il ne faut pas le vendre à un non-juif, même s’il s’agit de leur vin ordinaire, car même pour des interdits d’ordre rabbinique, il ne faut pas vendre à un non-juif, de peur qu’il ne le revende à un Juif.

(Yalkout Yossef, Lois du sang, Halakha 42)
Lois du respect des parents

Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père

Un fils doit-il obéir à sa mère qui lui interdit de sortir la nuit pour collecter la tsedaka alors qu'il n'y a aucun danger réel ?
Comment un fils doit-il agir si sa mère lui interdit de sortir la nuit pour la tsedaka par erreur, afin de ne pas lui causer de peine ?
Réponse

Si une mère ordonne à son fils de ne pas sortir la nuit pour collecter la tsedaka par crainte d'un danger, alors qu'en réalité il n'y a aucun danger et qu'elle se trompe complètement, le fils n'est pas obligé d'obéir à cet ordre. Toutefois, il devra s'efforcer d'agir de manière à ce que sa mère ne s'en rende pas compte, afin de ne pas lui causer de peine.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 10)
Lois de Orla

Statut du doute sur l’orla – achat de fruits en cas de suspicion d’orla

Est-il permis d’acheter et de consommer des raisins du marché sans vérifier leur cacherout concernant la orla ?
Que dit la halakha sur l’achat de fruits pour lesquels il existe un doute de orla, lorsque la majorité des fruits du marché ne sont pas orla ?
Est-il recommandé d’acheter uniquement des raisins sous surveillance rabbinique locale en cas de doute sur la orla ?
Réponse

Pour des raisins vendus au marché, et il existe un doute s’ils sont orla, il est permis, selon la halakha, de les acheter et de les consommer sans vérifier leur cacherout auprès d’une autorité rabbinique, tant que la majorité des fruits du marché ne proviennent pas de orla, car tout ce qui se sépare provient de la majorité. Celui qui se montre rigoureux et n’achète que des raisins sous la surveillance du rabbinat local recevra une bénédiction.

(Yalkout Yossef, Lois de Orla, Halakha 3)
Lois de Kilaïm (mélanges interdits)

Lois du kilaim – kilaim des arbres

Faut-il acheter des plants d'agrumes non greffés d'une espèce sur une autre ?
Est-il permis de planter en terre des plants d'agrumes déjà achetés et greffés, et sous quelles conditions ?
Comment doit-on procéder pour planter des agrumes greffés d'orange sur citron ?
Réponse

Celui qui achète des plants d'agrumes avec leur motte de terre doit, a priori, acheter des plants qui ne sont pas greffés d'une espèce sur une autre, même pour les agrumes. Si, après coup, il a déjà acheté des plants d'agrumes greffés, par exemple orange sur citron, certains permettent, en cas de perte, de les sortir des sacs et de les planter en terre avec leur motte, à condition de bien veiller à planter avec la motte de terre dans laquelle ils ont poussé. Mais pour les autres fruits, il n'est pas permis d'être indulgent. En pratique, il convient de planter ces agrumes greffés par l'intermédiaire d'un non-Juif.

(Yalkout Yossef, Lois de Kilaïm (mélanges interdits), Chapitre 295 - Lois du kilaim – kilaim des arbres, Halakha 18)
Lois de Kilaïm (mélanges interdits)

Statut du kilaim des semences

Quelle distance minimale faut-il respecter entre deux espèces de céréales considérées comme kilaïm selon la Torah ?
Quelle est la distance à respecter entre deux espèces de légumes pour éviter le problème de kilaïm ?
Les Hakhamim ont-ils fixé des distances différentes de celles de la Torah pour la séparation des espèces lors du semis ?
Réponse

Lorsque l’on souhaite semer deux espèces qui constituent des kilaïm l’une avec l’autre, il faut prévoir une séparation entre elles au moment du semis, afin qu’elles apparaissent distinctes et éloignées l’une de l’autre dans leur croissance. La distance à respecter dépend de la taille du champ semé et des espèces concernées. D’après la Torah, il suffit d’éloigner un champ de céréales d’une espèce d’un champ de céréales d’une autre espèce de six tefahim pour pouvoir semer. Pour les légumes, il suffit d’éloigner les espèces d’un seul tefah. Cependant, les Hakhamim ont instauré des distances plus importantes selon la taille des parcelles et les types de semences, comme il sera détaillé plus loin.

(Yalkout Yossef, Lois de Kilaïm (mélanges interdits), Chapitre 297 - Statut du kilaim des semences, Halakha 13)
Lois de Pidyone Habbekhor (rachat du premier-né)

Pidyon haben au cours de l’année

Est-il permis de manger de la viande lors du repas du pidyone habben entre Roch Hodech et le 9 Av ?
Une personne qui assiste au repas du pidyone habben uniquement pour manger de la viande agit-elle correctement pendant cette période ?
Réponse

Si le pidyone habben a lieu entre Roch Hodech et le 9 Av, bien qu'il soit d'usage pendant ces jours de ne pas consommer de viande, il est permis à tous les invités du repas du pidyone habben de manger de la viande. Cependant, ceux qui se rendent à ce repas uniquement dans le but de manger de la viande commettent une faute.

(Yalkout Yossef, Lois de Pidyone Habbekhor (rachat du premier-né), Halakha 87)
Mariage et Chiddoukhim

Lecture de la ketouba sous la houppa

Comment les témoins doivent-ils signer la ketouba sous la houppa ?
Est-il nécessaire de mentionner le nom du père lors de la signature des témoins sur la ketouba ?
Réponse

Il suffit que les témoins signent avec leur prénom et leur nom de famille. Il est également valable qu'ils signent en indiquant "Untel fils d'Untel".

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 13)