Questions pratiques
Lois des bénédictions du Chema
Réponse
Dans le texte de la berakha Ahavat Olam, il convient de dire « velo nevosh velo nikhalem » avec la conjonction « ve ». On dit également « me'arba kanfot haaretz » sans ajouter le mot « kol ».
Et il ne se trouvera pas chez toi de nudité
Réponse
Celui qui a transgressé et a récité le Chema avec ses bénédictions, ou a prié face à une erva (nudité interdite), ayant ainsi enfreint un interdit de la Torah, doit recommencer la récitation du Chema avec ses bénédictions et refaire la prière. Mais s'il a transgressé et a récité ou prié face à un "tefah" découvert d'une femme, certains aharonim permettent d'être indulgents, car l'interdit d'un "tefah" découvert d'une femme lors de la récitation du Chema ou de paroles de sainteté n'est que d'ordre rabbinique, bien qu'il y ait des avis plus stricts. Par conséquent, il devra recommencer la récitation du Chema sans les bénédictions, et refaire la prière à condition qu'elle soit considérée comme une nedava : si, selon la loi, il est tenu de recommencer, sa prière sera valable, sinon elle sera considérée comme volontaire. Il est recommandé d'ajouter une demande personnelle dans la bénédiction "Chomea tefila". En tout cas, concernant les cheveux découverts d'une femme, on peut être indulgent a posteriori.
Priere en silence
Réponse
Si quelqu'un prie la Amida à voix basse mais élève un peu la voix, certains disent que ceux qui l'entendent doivent répondre Amen à ses bénédictions, en particulier ceux qui se trouvent dans un rayon de quatre coudées et entendent sa prière. Cependant, il est préférable, lorsque c'est possible, de s'éloigner. D'autres ne sont pas de cet avis. La halakha principale est qu'il faut répondre Amen, mais on peut s'éloigner si on le souhaite et que cela est possible. Si l'on se trouve dans un endroit où il est interdit d'interrompre par la parole, comme pendant les Pessoukei Dezimra, il est bon de s'éloigner pour ne pas entendre la prière de l'autre et ne pas avoir à répondre Amen au milieu des Pessoukei Dezimra. Si l'on a entendu la bénédiction au milieu des Pessoukei Dezimra, on répond Amen.
Education des enfants a la priere
Réponse
L'obligation d'éducation religieuse concerne aussi les mitsvot d'origine rabbinique. C'est pourquoi le père doit éduquer son fils à réciter le Halel lors des fêtes et des débuts de mois, ainsi qu'à prier Moussaf et Neila.
Objets sacrés et bougies de la synagogue
Réponse
Pour la même raison, il est d’usage de placer un parokhet sur le siège d’Eliahou Hanavi lors d’une brit mila, et le sandak s’assoit sur ce siège. Le cœur du tribunal pose une condition à cet effet, et la coutume d’Israël a force de loi ; il convient de laisser les fidèles agir ainsi.
Lois des aliments consommés pendant le repas
Réponse
Celui qui mange des fruits cuits dans du sucre (compote) à la fin de son repas, en guise de dessert, doit réciter sur eux la bénédiction Boré Péri Haets, et telle est la coutume. En effet, ils ne servent pas à accompagner le pain, mais à servir de dessert. Et si ces fruits cuits contiennent à la fois des fruits de l'arbre et des fruits de la terre, et qu'ils sont reconnaissables, il faut réciter sur chaque espèce la bénédiction qui lui convient. Cependant, on ne récite pas de bénédiction finale sur eux.
Lois de la coupe du pain pendant Chabbat
Réponse
Il est de bon usage de chanter des chants et des louanges à Hachem lors des repas de Chabbat et de Yom Tov.
Statut du troisième repas de Chabbat
Réponse
Il faut être très vigilant à accomplir la troisième seouda de Chabbat, et s'efforcer de la faire en mangeant du pain, un peu plus que la quantité d'un kabeitsa de pain (environ 54 grammes), même si l'on est rassasié. Si cela n'est pas possible, on mangera au moins un kazait de pain. Si l'on ne peut pas manger du tout, ou si l'on est malade à cause d'un excès de nourriture, il n'est pas obligé de se faire souffrir, car la seouda a été instituée pour le plaisir et non pour la peine. Il est avisé de ne pas trop manger lors du repas du matin afin de laisser de la place pour la troisième seouda, surtout en hiver lorsque les journées sont courtes.
Frapper avec un marteau sur des vêtements pendant Chabbat
Réponse
Celui qui enlève des excroissances ou des bourrelets qui se trouvent sur un vêtement après le tissage n'est redevable que s'il les retire intentionnellement, dans le but d'embellir le vêtement. Même s'il n'aurait pas évité de porter le vêtement avec ces excroissances, du moment qu'il les enlève volontairement, il est coupable. Mais s'il les retire de manière distraite, sans intention particulière, il est exempt, mais cela reste interdit.
Extraction de liquides d’autres produits
Réponse
A plus forte raison, il est permis de verser du thé bouillant, même directement d'un keli richon, sur le sucre qui se trouve dans un verre afin qu'il fonde immédiatement. Il n'y a pas à craindre ici l'interdit de cuire, car le sucre a déjà été cuit auparavant et il n'y a pas de cuisson après cuisson pour une substance sèche.
Lois de la mila pendant Chabbat
Réponse
Il est interdit au mohel de sortir du techoum Chabbat et de transgresser l'interdiction des limites de Chabbat afin d'accomplir la mitsva de la mila en son temps, même s'il n'y a pas d'autre mohel disponible et qu'il faudra reporter la mila au dimanche.
Soins medicaux pendant Hol Hamoed
Réponse
Bien qu'il soit interdit de broyer des médicaments pour un malade dont la vie n'est pas en danger pendant le Chabbat et Yom Tov, pendant Hol Hamoed, il est permis d'accomplir tout travail nécessaire à des fins médicales, même pour un malade dont la vie n'est pas en danger. A plus forte raison, il est permis de consommer des médicaments pour soulager des douleurs, même si la personne n'est pas réellement malade mais continue à agir comme une personne en bonne santé.
Lois du deuil et du jeûne à Pourim
Réponse
Bien que l’endeuillé ne sorte pas de chez lui, à Pourim, après la mi-journée, il se lèvera du sol et fera le repas de Pourim à table. Il ne faut pas pleurer du tout à Pourim, car cela contredit la mitsva de la joie de Pourim.
Vers trouvés dans la farine
Réponse
Il ne faut pas vendre à un non-juif de la farine contenant des vers, même en petite quantité. De même, pour du vin de libation mélangé à de l’eau ou à du vin, il ne faut pas le vendre à un non-juif, même s’il s’agit de leur vin ordinaire, car même pour des interdits d’ordre rabbinique, il ne faut pas vendre à un non-juif, de peur qu’il ne le revende à un Juif.
Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père
Réponse
Si une mère ordonne à son fils de ne pas sortir la nuit pour collecter la tsedaka par crainte d'un danger, alors qu'en réalité il n'y a aucun danger et qu'elle se trompe complètement, le fils n'est pas obligé d'obéir à cet ordre. Toutefois, il devra s'efforcer d'agir de manière à ce que sa mère ne s'en rende pas compte, afin de ne pas lui causer de peine.
Statut du doute sur l’orla – achat de fruits en cas de suspicion d’orla
Réponse
Pour des raisins vendus au marché, et il existe un doute s’ils sont orla, il est permis, selon la halakha, de les acheter et de les consommer sans vérifier leur cacherout auprès d’une autorité rabbinique, tant que la majorité des fruits du marché ne proviennent pas de orla, car tout ce qui se sépare provient de la majorité. Celui qui se montre rigoureux et n’achète que des raisins sous la surveillance du rabbinat local recevra une bénédiction.
Lois du kilaim – kilaim des arbres
Réponse
Celui qui achète des plants d'agrumes avec leur motte de terre doit, a priori, acheter des plants qui ne sont pas greffés d'une espèce sur une autre, même pour les agrumes. Si, après coup, il a déjà acheté des plants d'agrumes greffés, par exemple orange sur citron, certains permettent, en cas de perte, de les sortir des sacs et de les planter en terre avec leur motte, à condition de bien veiller à planter avec la motte de terre dans laquelle ils ont poussé. Mais pour les autres fruits, il n'est pas permis d'être indulgent. En pratique, il convient de planter ces agrumes greffés par l'intermédiaire d'un non-Juif.
Statut du kilaim des semences
Réponse
Lorsque l’on souhaite semer deux espèces qui constituent des kilaïm l’une avec l’autre, il faut prévoir une séparation entre elles au moment du semis, afin qu’elles apparaissent distinctes et éloignées l’une de l’autre dans leur croissance. La distance à respecter dépend de la taille du champ semé et des espèces concernées. D’après la Torah, il suffit d’éloigner un champ de céréales d’une espèce d’un champ de céréales d’une autre espèce de six tefahim pour pouvoir semer. Pour les légumes, il suffit d’éloigner les espèces d’un seul tefah. Cependant, les Hakhamim ont instauré des distances plus importantes selon la taille des parcelles et les types de semences, comme il sera détaillé plus loin.
Pidyon haben au cours de l’année
Réponse
Si le pidyone habben a lieu entre Roch Hodech et le 9 Av, bien qu'il soit d'usage pendant ces jours de ne pas consommer de viande, il est permis à tous les invités du repas du pidyone habben de manger de la viande. Cependant, ceux qui se rendent à ce repas uniquement dans le but de manger de la viande commettent une faute.
Lecture de la ketouba sous la houppa
Réponse
Il suffit que les témoins signent avec leur prénom et leur nom de famille. Il est également valable qu'ils signent en indiquant "Untel fils d'Untel".

