Thèmes Hol Hamoed

À savoir
Qu'est-ce que le Hol Hamoed ?
Le Hol Hamoed désigne les jours intermédiaires des deux grandes fêtes de pèlerinage : Pessa'h et Souccot. Ces jours occupent un statut halakhique particulier, à mi-chemin entre le Yom Tov et un jour ordinaire. Ils ne sont ni entièrement sacrés comme les premiers et derniers jours de fête, ni totalement profanes. La halakha du Hol Hamoed est traitée en détail dans le traité talmudique Moed Katan, qui constitue la source principale des lois applicables à ces jours.
Durée et calendrier
Pour Pessa'h, le Hol Hamoed s'étend sur cinq jours entre le premier jour et le septième jour de la fête. Pour Souccot, il dure six jours après le premier Yom Tov, avant que Chemini Atseret et Sim'hat Torah ne viennent clore la période festive. En dehors d'Israël, en raison du Yom Tov Chéni (deuxième jour de fête en diaspora), un jour de Hol Hamoed est déduit. Il arrive fréquemment qu'un Chabbat tombe pendant ces jours : on parle alors de « Chabbat Hol Hamoed ».
Travail et interdictions
Contrairement au Yom Tov, le Hol Hamoed n'interdit pas formellement la mélacha (travail). Cependant, la halakha impose des restrictions importantes. La majorité des décisionnaires considère ces interdictions comme étant d'origine rabbinique (dérabanan), bien que le Ramban soutienne que certaines mélakhot non nécessaires à la fête sont interdites par la Torah elle-même. En pratique, seuls les travaux nécessaires à la fête ou liés à une perte imminente (dévar haaved) sont autorisés.
Mitsvot propres au Hol Hamoed
Les obligations de la fête se maintiennent pleinement pendant le Hol Hamoed. Durant le Hol Hamoed de Souccot, on continue de résider dans la Soukka, de prendre le Loulav et de réciter le Hallel. Durant le Hol Hamoed de Pessa'h, l'interdiction du 'hamets reste en vigueur. La récitation de la Hagada, les chants et l'esprit du Seder marquent cette période empreinte de liberté et de joie. Hochaana Rabba, septième jour du Hol Hamoed de Souccot, revêt une solennité particulière dans la tradition.
Deuil et apparence
Les pratiques de deuil (aveilout) sont suspendues ou fortement restreintes pendant le Hol Hamoed. On honore ces jours en portant des vêtements de fête, en se réunissant en famille et en se livrant à des activités de repos et de joie, conformément à l'esprit du Yom Tov qui encadre ces journées.
Issrou Hag et transition
À l'issue du Hol Hamoed, et après Chemini Atseret ou le septième jour de Pessa'h, vient l'Issrou Hag, journée de transition qui conserve un parfum festif avant le retour à la vie quotidienne. Cette séquence - Yom Tov, Hol Hamoed, Issrou Hag - illustre la structure graduée que la halakha confère aux grandes fêtes du calendrier juif.
Lois de Hol Hamoed : questions-réponses pratiques
Il est permis de jouer d'instruments de musique pendant Hol Hamoed, car les Sages n'ont interdit la musique instrumentale que pendant Yom Tov. Mais pendant Hol Hamoed, c'est permis, en particulier lorsqu'il s'agit d'une joie supplémentaire comme une berit mila, une bar mitsva ou un siyoum masekhet, où il est certainement permis de jouer de la musique instrumentale accompagnée de chants et de louanges. C'est la coutume répandue dans toutes les communautés juives. Il est également permis de réparer un instrument de musique ; si une corde de violon s'est rompue, il est permis de la nouer, l'enrouler et la resserrer.
Il est permis de couper la moustache pendant Hol Hamoed, même si elle ne gêne pas la consommation des aliments.
Lorsque le septième jour de Pessah tombe un vendredi et que le jour d'Isrou Hag tombe le Chabbat, les endeuillés commencent la période de sept jours de deuil immédiatement à la sortie du Chabbat. Le Chabbat compte alors dans le décompte des sept jours, et ils terminent la période de sept jours le vendredi matin, car une partie de la journée est considérée comme un jour entier.
Si le décès a eu lieu quelques jours avant la fête et que les sept jours de deuil se terminent la veille de la fête, et que la nuit du septième jour tombe pendant Hol Hamoed, il convient d'organiser l'azkara avec étude et élévation de l'âme, comme il est d'usage de le faire pour l'élévation de l'âme des défunts, pendant Hol Hamoed, et il ne faut pas reporter l'azkara après la fête. De même, si le trentième jour après le décès tombe pendant la fête, il faut organiser l'azkara avec étude et élévation de l'âme pendant la fête. Dans ce cas, il n'est pas approprié de dire que la fête annule le deuil, car la fête n'annule les sept ou trente jours de deuil que pour les vivants, du fait que la joie de la fête repousse le deuil. Mais ce qui est fait en l'honneur des défunts et pour l'élévation de leur âme n'est pas concerné par la fête, comme il est expliqué dans les décisionnaires concernant le Kaddich et l'allumage de la bougie de l'âme. Il en est de même pour l'azkara, qui doit avoir lieu précisément la nuit du septième ou du trentième jour, même pendant Hol Hamoed, et tel est notre usage.
Une personne à qui un Sefer Torah est tombé des mains la veille de Yom Kippour, et qui doit normalement jeûner pour cela, est absoute de ce jeûne par Yom Kippour lui-même et n'a pas besoin de jeûner après Yom Kippour. Si quelqu'un a causé la chute d'un Sefer Torah depuis l'Aron Hakodesh, mais que cela n'a pas été fait par négligence et que c'est arrivé de manière indirecte, il suffit qu'il donne une somme importante en tsedaka aux pauvres.
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