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Thèmes Amida

Amida prière centrale du judaïsme, récitée debout à chaque office quotidien, structurée en dix-neuf bénédictions instituées par la Halakha et le Choulhane.

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Amida
Amida, la priere debout face a Jerusalem

À savoir

L'Amida : la prière centrale du judaïsme

L'Amida, également connue sous le nom de Chémoné Esré (les « dix-huit » bénédictions, bien qu'elle en compte aujourd'hui dix-neuf), constitue le cœur de chacun des trois offices quotidiens : Cha'harit (le matin), Min'ha (l'après-midi) et Arvit (le soir). Son nom signifie littéralement « debout », car elle se récite en se tenant droit, les pieds joints, à l'image des anges décrits dans la vision d'Ézéchiel.

Structure et contenu

L'Amida des jours ordinaires comprend dix-neuf bénédictions réparties en trois groupes. Les trois premières sont des louanges à D.ieu (dont le Avot, rappelant les mérites d'Avraham, Yits'hak et Yaakov), les treize médianes sont des demandes personnelles et collectives, et les trois dernières sont des actions de grâce. Le Chabbat et les jours de fête, les treize bénédictions médianes sont remplacées par une bénédiction centrale propre à la sainteté du jour.

Les règles de récitation

La Halakha encadre précisément la récitation de l'Amida. On se tient debout, pieds joints, tourné vers Jérusalem et vers l'emplacement du Beit HaMikdach. La prière se dit à voix basse, avec une concentration (kavana) totale, en particulier lors de la première bénédiction. Le Choulhane Aroukh (Ora'h 'Haïm 98-101) détaille l'ensemble des règles relatives à la posture, au recueillement et aux cas où la répétition est requise.

La Hazara : répétition du 'Hazan

Lorsque la prière est récitée avec un minyan (quorum de dix hommes), le 'hazan (officiant) répète l'Amida à voix haute après la récitation silencieuse individuelle. Cette répétition permet à ceux qui ne savent pas lire de s'acquitter de leur obligation en répondant « Amen » aux bénédictions. La Kedoucha, moment solennel où la communauté proclame la sainteté divine, s'insère dans cette répétition.

Les insertions saisonnières

Plusieurs formules s'ajoutent ou se modifient selon la période de l'année. Durant les Dix Jours de Téchouva (entre Roch Hachana et Yom Kippour), des insertions pénitentielles sont obligatoires. En hiver, la mention de la pluie (Guillouch HaGuéchem) est ajoutée, et durant 'Hanouka ainsi que Pourim, la prière de Al HaNissim est insérée dans la bénédiction de Hodaa (action de grâce).

Origines et sources talmudiques

Selon la tradition rapportée dans le Talmud (Berakhot 26b), les trois prières quotidiennes furent instituées par les Patriarches. L'organisation définitive de l'Amida est attribuée aux membres de la Grande Assemblée (Anshé Knésset HaGuedola). Le Rambam, dans le Michné Torah (Hilkhot Tefila), codifie l'ensemble des lois relatives à cette prière fondamentale de la liturgie juive.

Lois de Amida : questions-réponses pratiques

Lois des inclinaisons a la fin de la Amida

Lorsqu'on se tient à l'endroit où se terminent les pas, il faut garder les pieds joints comme pendant la tefila. Que ce soit après la Amida silencieuse ou la répétition, il ne faut pas tourner le visage vers l'assemblée, ni le détourner dans une autre direction.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 123 - Lois des inclinaisons a la fin de la Amida, Halakha 5)
Lois des inclinaisons a la fin de la Amida

Pendant qu'il est encore incliné, on recule de trois pas en arrière, en commençant par lever le pied gauche, qu'on place de façon à ce que le gros orteil du pied gauche soit à côté du talon du pied droit. Ensuite, on lève le pied droit et on le place de sorte que le gros orteil du pied droit soit à côté du talon du pied gauche. Puis, on lève à nouveau le pied gauche et on l'aligne avec le pied droit, de façon à ce que les deux pieds soient joints, comme ils l'étaient pendant la tefila, en référence au verset « et leurs pieds étaient un pied droit ». A priori, il ne faut pas faire des pas plus grands que la taille d'un gros orteil à côté d'un talon, et d'un talon à côté d'un gros orteil. Celui qui ajoute à ces trois pas agit par orgueil. Notre coutume est qu'à la fin des trois pas, les deux pieds soient égaux et alignés. Le chaliah tsibour ne recule pas de trois pas à la fin de la répétition, mais attend la fin du Kaddich Titkabal qui suit la tefila, puis il recule de trois pas selon la manière décrite ci-dessus.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 123 - Lois des inclinaisons a la fin de la Amida, Halakha 2)
Lois entre la dix-huitieme benediction et Yehi Leratzon

Celui qui a l'habitude de dire ces quatre phrases mérite d'accueillir la Présence divine : "Assé lema'an shemekha", "Assé lema'an yeminékha", "Assé lema'an toratekha", "Assé lema'an kedouchatekha".

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 122 - Lois entre la dix-huitieme benediction et Yehi Leratzon, Halakha 4)
Lois des inclinaisons dans la Amida

Celui qui se prosterne lors de la phrase « Vekhol koma lefaneikha tishtahave » ou « Velakha levadekha anahnu modim », ou lors de la reconnaissance dans le Halel ou dans le Birkat Hamazon, cela est répréhensible.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 3)
Lois des inclinaisons dans la Amida

Il ne faut pas ajouter aux qualificatifs du Saint Béni soit-Il plus que "ha-El ha-gadol ha-gibor ve-ha-nora" dans la tefila, car il ne faut pas modifier la formule fixée par les Sages. Mais dans les supplications, demandes ou louanges que l'on dit de soi-même, il n'y a pas d'interdiction à cela.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 12)
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