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Thèmes Birkat Hamazon

Birkat Hamazon, bénédiction après un repas avec pain en quantité suffisante, mitsva d’origine biblique et fondement de la téfila présente dans tout Sidour.

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Birkat Hamazon
Birkat Hamazon : les graces apres le repas

À savoir

Qu'est-ce que la Birkat Hamazon ?

La Birkat Hamazon est la bénédiction récitée à la fin de tout repas au cours duquel on a mangé du pain en quantité suffisante. Il s'agit d'une mitsva d'origine biblique, tirée du verset du livre Devarim (8, 10) : "Tu mangeras, tu seras rassasié et tu béniras l'Éternel ton Dieu pour le bon pays qu'Il t'a donné." Cette Béra'ha constitue l'un des fondements de la téfila quotidienne et se trouve consignée dans tout Sidour.

Structure des quatre bénédictions

La Birkat Hamazon se compose de quatre bénédictions principales. La première, Birkat Hazan, remercie D. de nourrir toute créature. La deuxième, Birkat Haaretz, rend grâce pour la terre d'Israël et la délivrance d'Égypte. La troisième, Boneh Yerushalayim, implore la reconstruction de Jérusalem. La quatrième, Hatov Vehamétiv, instituée par les Sages, exprime la reconnaissance pour les bienfaits passés et futurs. Seules les trois premières sont d'origine biblique ; la quatrième est d'institution rabbinique (miderabanan).

Sources halakhiques et codification

Les règles détaillées de la Birkat Hamazon sont codifiées dans le Choulhan Aroukh Orah Hayim, sections 182 à 201. Le traité talmudique Traité Berakhot en constitue la source principale, notamment au chapitre 7 consacré au Zimoun. Le Rambam traite également de cette mitsva dans son Michneh Torah, Hilkhot Berakhot. Le seuil obligatoire selon la Torah est la satiété ; les Sages ont étendu l'obligation à celui qui a mangé au moins un kazayit (volume d'une olive) de pain.

Le Zimoun : obligation de réciter ensemble

Lorsque trois hommes (ou plus) ont pris un repas ensemble, ils sont tenus de réciter la Birkat Hamazon en groupe, précédée d'une introduction appelée Zimoun. Ce rituel collectif est enseigné dans la Michna, traité Berakhot chapitre 7, et illustre la dimension communautaire de cette Béra'ha. Dix hommes ajoutent la mention du nom divin dans le Zimoun.

Occasions particulières : Chabbat et Pessa'h

Lors du Chabbat, dont les trois repas imposent la consommation de pain, la Birkat Hamazon intègre l'insertion spéciale Retsé. Lors du Seder de Pessa'h, elle est récitée après le repas festif et précède la récitation de la seconde partie de la Hagada. Des insertions propres aux fêtes (Yaale Veyavo) rappellent la sainteté du jour.

Femmes et enfants : obligation et éducation

Les femmes sont tenues de réciter la Birkat Hamazon ; les autorités débattent toutefois de la nature de cette obligation (biblique ou rabbinique). Les enfants sont éduqués à la réciter dès qu'ils comprennent à Qui ils s'adressent, conformément au principe d'initiation aux mitsvot. La Birkat Hamazon figure en bonne place dans le Sidour et dans les livrets de table (bentschers), témoignant de son importance dans la vie juive orthodoxe au quotidien.

Lois de Birkat Hamazon : questions-réponses pratiques

Lois du repas de consolation pour les endeuillés et Birkat Hamazon dans la maison de deuil

La coutume de Jérusalem est de ne pas organiser la havra'a pendant Hol Hamoed, sauf pour un père ou une mère, et alors aussi pour les autres proches présents. Mais pour un défunt qui est un autre proche, on ne fait pas la havra'a pendant Hol Hamoed. Il est correct de la faire à la sortie de la fête, au début des sept jours de deuil. Si les endeuillés ne souhaitent pas organiser de havra'a du tout, ils ont sur quoi s'appuyer. Dans toutes les autres villes du pays, il faut organiser la havra'a pour tous les proches pendant Hol Hamoed. Tout cela concerne un enterrement ayant eu lieu pendant Hol Hamoed ; si l'enterrement a eu lieu pendant Yom Tov par l'intermédiaire de non-juifs, on ne fait pas la havra'a pendant la fête, mais seulement après. Lorsqu'on organise la havra'a pendant Hol Hamoed pour un défunt enterré pendant Hol Hamoed, il faut la faire avec des gâteaux et du café, et non avec des œufs et des lentilles comme d'habitude, par respect pour la fête.

(Yalkout Yossef, Lois de Avélout (deuil), Chapitre 13 - Lois du repas de consolation pour les endeuillés et Birkat Hamazon dans la maison de deuil, Halakha 10)
Lois du repas de consolation pour les endeuillés et Birkat Hamazon dans la maison de deuil

La coutume est de ne servir le repas de consolation qu'avec du pain et des œufs durs. Il est recommandé d'apporter à l'endeuillé des œufs déjà écalés, afin qu'il n'ait pas à les écaler lui-même, ce qui pourrait donner l'impression de voracité. Une fois que le défunt a été enterré, il est permis de manger de la viande et de boire du vin lors de ce repas, afin de faciliter la digestion.

(Yalkout Yossef, Lois de Avélout (deuil), Chapitre 13 - Lois du repas de consolation pour les endeuillés et Birkat Hamazon dans la maison de deuil, Halakha 5)
Erreur dans Birkat Hamazon

Si l’on était en train de manger et que Chabbat s’est terminé pendant le repas, on mentionne Chabbat dans le Birkat Hamazone, car on suit le début du repas. Tel est l’usage. De même, si l’on mangeait pendant un jour de fête, un Roch Hodech, Hanouka ou Pourim et que la nuit tombe, on mentionne Yaale Veyavo ou Al Hanissim dans le Birkat Hamazone. Dans tous ces cas, on suit le début du repas, et puisque le repas a commencé de jour, on dit la mention appropriée dans le Birkat Hamazone, même plusieurs heures après. Cependant, si l’on a prié Arvit au milieu du repas, on ne mentionne plus l’événement, que ce soit Chabbat, un jour de fête, Roch Hodech, Hanouka ou Pourim.

(Yalkout Yossef, Lois de Birkat Hamazone, Chapitre 188 - Erreur dans Birkat Hamazon, Halakha 16)
Dire Birkat Hamazon à l'endroit où l'on a mangé et cas de doute

Jusqu'à quand peut-on réciter le Birkat Hamazone ? Si l'on a mangé et s'est rassasié, on peut réciter la bénédiction tant que l'on est encore rassasié de son repas. Si l'on a mangé seulement un kazayit, soit moins que la satiété, si soixante-douze minutes se sont écoulées depuis le repas, il ne faut plus réciter la bénédiction.

(Yalkout Yossef, Lois de Birkat Hamazone, Chapitre 184 - Dire Birkat Hamazon à l'endroit où l'on a mangé et cas de doute, Halakha 16)
Précisions sur le texte de Birkat Hamazon

Celui qui récite la Birkat Hamazone et omet de mentionner le passage sur la berit et la Torah, étant donné qu'il existe un avis selon lequel leur mention n'est pas indispensable et que cette obligation n'est que d'ordre rabbinique, il ne recommencera pas la Birkat Hamazone. En cas de doute sur les bénédictions, on adopte une position indulgente.

(Yalkout Yossef, Lois de Birkat Hamazone, Chapitre 187 - Précisions sur le texte de Birkat Hamazon, Halakha 8)
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Quiz sur le thème de Birkat Hamazon

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