Thèmes Pessa'h

À savoir
Pessa'h : la fête de la liberté et de la sortie d'Égypte
Pessa'h est l'une des trois fêtes de pèlerinage (Chalosch Regalim) du calendrier juif. Célébrée du 15 au 21 Nissan en Israël (et jusqu'au 22 Nissan en diaspora), elle commémore la sortie d'Égypte, lorsque D.ieu fit passer (pasa'h) Sa protection sur les maisons des enfants d'Israël lors de la dixième plaie, infligée au Pharaon et à son peuple. Cette délivrance de l'esclavage vers la liberté constitue le fondement identitaire du peuple juif, évoqué dans chaque Kiddouch de Chabbat et de Yom Tov.
Le Seder et la Hagada : le cœur de la nuit de Pessa'h
La nuit du 15 Nissan est celle du Seder, rituel central de Pessa'h. La Torah commande de manger de la matsa et du maror, de réciter la Hagada pour raconter la sortie d'Égypte, et de boire quatre coupes de vin. La Hagada, dont la structure est détaillée dans le traité talmudique Pessahim, guide chaque famille dans ce récit de mémoire et de transmission. Autrefois, lorsque le Temple se dressait à Jérusalem, un sacrifice de Pessa'h était offert la veille, le 14 Nissan.
L'interdit du hamets et ses lois halakhiques
Pendant toute la durée de Pessa'h, la Torah interdit toute possession, consommation ou bénéfice du hamets (levain). La bédika (vérification) et le biour (destruction) du hamets la veille de la fête, ainsi que la mékhira (vente) du hamets à un non-Juif, font partie des pratiques codifiées par le Choulhane Aroukh. La préparation de Recette Pessah strictement cachers lé-Pessa'h (sans farines levées ni kitniyot pour les Achkenazim) mobilise les familles dans les semaines précédant la fête. Un Eirouv Tavchiline est nécessaire lorsque Pessa'h jouxte Chabbat, afin de permettre la préparation du repas de Chabbat.
Le Hallel, l'Omer et les jours intermédiaires
Durant Pessa'h, on récite le Hallel entier les premiers jours (Hallel complet), puis une version abrégée pendant le Hol Hamoed, les jours intermédiaires de la fête. À partir de la seconde nuit de Pessa'h commence le décompte de l'Omer, qui relie Pessa'h à Chavouot, commémorant le don de la Torah. Le dernier jour de Pessa'h, le septième, célèbre le miracle de la traversée de la mer Rouge, évoqué dans les parachiot Bo, Vaera et Bechalah, où le Pharaon fut confronté aux dix plaies avant la libération définitive. Après la fête, Issrou Hag marque la transition vers le quotidien.
Pessa'h Chéni : une seconde chance
Un mois après Pessa'h, le 14 Iyar, est célébrée Pessa'h Chéni, instituée pour ceux qui n'avaient pu offrir le sacrifice pascal en son temps. Si son observance est aujourd'hui symbolique, elle témoigne du principe halakhique que chaque Juif mérite une seconde occasion de s'acquitter de ses obligations envers D.ieu.
La portée universelle du message de Pessa'h
Au-delà de l'histoire, Pessa'h incarne le passage de la servitude à la liberté, valeur centrale de la pensée juive. Le Rambam souligne dans ses écrits l'obligation de se sentir personnellement sorti d'Égypte. Cette dimension spirituelle, qui invite à la Téchouva et au renouvellement intérieur, fait de Pessa'h bien plus qu'une commémoration : une expérience vivante, renouvelée de génération en génération.
Lois de Pessa'h : questions-réponses pratiques
Certains ont l'habitude que la personne qui effectue la vérification emporte avec elle un plateau contenant une tranche de hamets, dans lequel elle dépose les morceaux de pain ramassés. Lorsque vient le moment du biour hamets le lendemain, elle brûle le hamets contenu dans le plateau.
Avant l’heure où il devient interdit, on peut jeter le hamets dans une cour où se trouvent des oiseaux. Si, après l’heure d’interdiction, on retrouve le hamets que les oiseaux n’ont pas mangé, même si l’endroit n’est pas protégé, il ne faut pas le laisser là mais il faut le détruire.
A plus forte raison, il est permis d’utiliser du vin fabriqué avant Pessah à partir de raisins secs qui ont trempé plusieurs jours dans l’eau, et pendant Pessah on a trouvé à l’intérieur des grains de blé ou d’orge fendus, car il n’y a là que le goût du hamets et non sa substance. Puisqu’il y avait soixante fois la quantité contre les grains, il est certain que cela ne redevient pas interdit à Pessah, et le vin est même apte pour les quatre coupes du soir du Seder.
Après avoir récité la berakha sur la matsa et le maror, il ne faut pas parler de sujets qui ne concernent pas le repas jusqu’à avoir mangé le korekh, afin que la berakha de la matsa et du maror s’applique aussi au korekh. Si toutefois on a parlé, il n’est pas nécessaire de recommencer les berakhot, car selon la halakha il n’y a pas d’interdiction. Cependant, il est recommandé par mesure de piété de ne pas parler du tout jusqu’à la fin de l’afikoman, et celui qui est rigoureux à ce sujet sera béni.
Une femme ashkénaze mariée à un Séfarade, qui continue à s'abstenir de consommer du riz et des kitniyot selon la coutume de sa famille, a tout de même le droit de cuisiner du riz ou des kitniyot pour son mari pendant Yom Tov. Si elle souhaite abandonner la coutume de sa famille et adopter celle de son mari à partir de son mariage, il est approprié qu'elle fasse une hatara pour pouvoir consommer du riz et des kitniyot dans la maison de son mari. Il en est de même pour toutes les autres rigueurs propres aux Ashkénazes, en particulier concernant Pessah : une femme ashkénaze mariée à un Séfarade peut adopter la coutume séfarade après avoir fait hatara sur ses anciennes coutumes.
Quiz sur le thème de Pessa'h
Un mini quiz pour tester vos connaissances. Vous relevez le défi ?

