Thèmes Chabbat halakha

À savoir
Le Chabbat et ses lois : une halakha au coeur de la vie juive
La halakha du Chabbat constitue l'un des domaines les plus élaborés du droit juif. Dès le Traité Chabbat du Talmud, les Sages ont codifié en détail les 39 melakhot (travaux interdits), catégories d'activités prohibées le Chabbat en souvenir de la construction du Michkan. Ces travaux couvrent des domaines aussi variés que la culture, la construction, l'écriture et la cuisine.
Les sources halakhiques fondamentales
Le Choulhan Aroukh Orah Hayim (sections 242 à 416) et la Michna Beroura du 'Hafets 'Hayim constituent les références majeures des décisionnaires contemporains. Le Rambam avait lui-même consacré plusieurs chapitres des lois du Chabbat à leur classification systématique. Ces oeuvres prolongent l'enseignement talmudique et permettent d'appliquer la halakha aux situations de chaque génération.
L'Eirouv et ses applications pratiques
Le traité Eirouvine complète directement le Traité Chabbat en exposant les lois de l'Eirouv. Cet outil halakhique permet, sous certaines conditions, de porter des objets dans l'espace public et de fusionner symboliquement des domaines privés. L'Eirouv Tavchiline est quant à lui utilisé lorsque Yom Tov précède immédiatement le Chabbat, autorisant la préparation des repas de Chabbat depuis le début de la fête.
L'entrée et la sortie du Chabbat
La halakha encadre précisément les moments qui entourent le Chabbat. La Kabbalat Chabbat marque l'entrée dans le jour saint par la prière et les bougies. La Havdala, cérémonial de séparation à la fin du Chabbat, distingue le sacré du profane à travers le vin, les aromates et la flamme. Ces deux rituels sont codifiés dans le Choulhan Aroukh et commentés abondamment par les Rishonim et Aharonim.
La halakha du Chabbat face aux situations modernes
L'application de la Yom Tov halakha et de la Chabbat halakha aux réalités contemporaines - électricité, médecine, transport - fait l'objet de responsa (chéelot ou-téchouvot) continuellement enrichis. Les décisionnaires actuels s'appuient sur les principes talmudiques et les autorités telles que Rav Ovadia Yossef pour trancher les questions nouvelles, préservant ainsi la vivacité de la halakha.
Lois de Chabbat halakha : questions-réponses pratiques
Si quelqu'un a oublié de faire la havdala dans la prière, il ne recommence pas, car il fera la havdala sur une coupe de vin. S'il se souvient de ne pas avoir dit Ata Honantanu après avoir dit "Baroukh Ata Hachem" mais avant de conclure "Honén hada'at", il ne doit pas dire "Lamdéni houkékha" pour revenir à Ata Honantanu, mais il termine la bénédiction par "Honén hada'at". Il ne doit pas non plus dire Ata Honantanu entre la bénédiction de Honén hada'at et celle de Hachivénou, même sans conclusion, ni dans la bénédiction de Choméa tefila. Il ne doit pas accomplir de mélakha avant d'avoir fait la havdala sur une coupe ou d'avoir dit "Baroukh hamavdil ben kodesh le'hol".
Il est interdit à une femme mariée de sortir dans le domaine public avec une perruque sur la tête, que ce soit en semaine ou le Chabbat. Elle ne peut sortir que si sa tête est couverte d'un foulard ou d'un chapeau, ou si la perruque est recouverte convenablement par un foulard ou un chapeau. Il faut réprimander celles qui ne respectent pas cela jusqu'à ce qu'elles reviennent sur leur conduite.
Il est interdit de se laver tout le corps avec de l'eau chaude pendant Chabbat, même si l'on lave chaque membre séparément, et même si l'eau a été chauffée avant Chabbat. Il est également interdit de se laver avec de l'eau qui a été chauffée d'elle-même pendant Chabbat par un doud chemech (chauffe-eau solaire). Même si l'on ne lave pas tout le corps mais seulement la majorité du corps, cela reste interdit, car la majorité du corps est considérée comme l'ensemble du corps. Même si l'eau est tiède, il ne faut pas s'y laver pendant Chabbat. Il n'y a pas de différence entre entrer dans une baignoire remplie d'eau chaude ou se tenir sous une douche d'eau chaude. Cependant, il est permis de laver une partie du corps, comme le visage, les mains et les pieds, avec de l'eau chaude pendant Chabbat. Voir plus loin au paragraphe 3.
De même qu'il n'y a pas d'interdit de tsovea dans les aliments, il n'y a pas non plus d'interdit de teindre dans les boissons. Il est donc permis de verser pendant Chabbat du sirop appelé "mits memoutak" dans de l'eau, sans qu'il soit nécessaire de le préparer avant Chabbat. Il est également permis de verser de l'eau dans de l'arak pendant Chabbat, même si la boisson devient blanche de ce fait. Certains sont rigoureux et versent d'abord le sirop puis ajoutent l'eau, mais selon la halakha, il n'est pas nécessaire de s'en soucier. Toutefois, celui qui veut être rigoureux en sera loué.
Lorsqu'on fait le kiddouch sur le vin, il faut prendre une coupe contenant au moins un quart de log (soit 81 grammes), la rincer à l'intérieur et la laver à l'extérieur, puis la remplir complètement de vin apte à la bénédiction. Toutefois, tant que la coupe contient la quantité requise, même si elle n'est pas pleine, cela n'est pas indispensable. Certains ne remplissent pas la coupe à ras bord, de peur que le vin ne déborde et ne soit déshonoré. La coupe doit être entière, mais en cas de nécessité, si l'on n'a qu'une coupe cassée ou ébréchée, il est permis de faire le kiddouch avec, à condition que personne n'ait bu dans le récipient contenant le vin. Mais si l'on a bu dans la coupe, le vin qui s'y trouve est considéré comme altéré et n'est plus apte au kiddouch. Ensuite, on tient la coupe de la main droite, on la soulève de la table d'une hauteur d'un tefah ou plus, sans aider la main droite avec la gauche. On récite debout "Yom hachichi vayehoulou..." jusqu'à "asher bara Elokim laassot", puis on dit la bénédiction boré peri haguefen, la bénédiction du kiddouch, et l'on boit assis.
Quiz sur le thème de Chabbat halakha
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