Thèmes Hala

À savoir
Qu'est-ce que la hala ?
La hala est le pain tressé rituel qui occupe une place centrale sur la table juive, notamment pour le Chabbat et le Yom Tov. Confectionnée à partir de farine de blé, elle est tressée selon des formes variées : longue pour les repas ordinaires de Chabbat, ronde et trempée dans le miel pour Roch Hachana. La recette Chabbat de la hala est la plus emblématique de toute la boulangerie juive.
La hala au cœur du Chabbat
Chaque repas de Chabbat s'ouvre par la bénédiction hamotsi — étudiée dans le traité Berakhot — récitée sur deux halas complètes, rappelant la double portion de manne reçue au désert. Ce double pain est appelé lechem michné, notion au cœur de la Chabbat halakha. Le Ner Chabbat est allumé avant que la hala ne soit posée sur la table, et le repas se conclut par la Birkat Hamazon. Lorsque Yom Tov précède Chabbat, l'Eirouv Tavchiline autorise la préparation de la hala pour le lendemain.
Le prélèvement de la hala (mitsva)
La mitsva de prélever la hala — un morceau de pâte offert au cohen — est l'une des trois mitsvot spécifiques aux femmes. Le traité talmudique Halla (Talmud, ordre Zeraïm) lui est entièrement consacré, définissant les quantités minimales, les types de farines concernées et les bénédictions requises. Aujourd'hui, le morceau est brûlé car nous sommes en état d'impureté rituelle.
Hala et fêtes juives
Présente sur la table de toutes les fêtes, la hala revêt à Roch Hachana une forme ronde symbolisant le cycle de l'année et est trempée dans le miel plutôt que dans le sel. Elle s'oppose symboliquement à la matsa de Pessa'h : pain levé contre pain azyme, temps ordinaire contre temps d'urgence et de sortie d'Egypte. Cette polarité hala/matsa structure le calendrier alimentaire juif.
Symbolique et spiritualité
La hala incarne la sainteté du quotidien transformé par la mitsva. Tresser la pâte, réciter la bénédiction, prélever la portion — chaque geste relie la table familiale à la Torah et à la tradition millénaire de la boulangerie juive. Sa présence hebdomadaire sur la nappe blanche du Chabbat en fait l'un des symboles les plus reconnaissables de la vie juive orthodoxe.
Lois de Hala : questions-réponses pratiques
Lorsqu’on cuit des matsot pour Pessah et qu’après la cuisson on les place sur une planche pour les refroidir, il est bon qu’une partie des matsot ayant la quantité requise pour la halla soit immédiatement déposée, dès leur sortie du four, dans un panier. Ensuite, on placera toutes les matsot à côté et on les couvrira toutes avec un linge, puis on récitera la bénédiction de la halla sur ce qui est obligatoire, en ayant l’intention d’acquitter le reste.
Celui qui n'est pas entièrement vêtu ne doit ni réciter la bénédiction ni prélever la halla, même s'il est assis. Cependant, une femme en a la permission, à condition que son visage soit tourné vers le bas et en contact avec le sol.
Même si la mitsva de la halla revient de préférence à la femme, il est néanmoins recommandé que l’homme s’efforce, au moins une fois, de prélever lui-même la halla. Il est particulièrement approprié de le faire pendant les dix jours de techouva, afin d’ajouter un mérite avant Yom Kippour.
Certaines femmes ont l'habitude de donner quelques pièces à la tsedaka avant de prélever la halla, avant d'allumer la bougie la veille de Chabbat, et avant l'immersion de la mitsva. Leur signe mnémotechnique est 'Hana', pour halla, nida, allumage de la bougie.
Certains ont la coutume, après avoir prélevé la halla, de réciter le chapitre 25 des Tehilim, "LéDavid Elekha Hachem Nafshi Essa", ainsi que le chapitre 34 des Tehilim, "LéDavid Beshanoto".
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