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Thèmes Synagogues

Synagogues et beit knesset, lieu de prière, d’étude et de rassemblement de la vie juive orthodoxe, surnommé mikdach me'at, avec les trois prières quotidiennes.

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Synagogues
Synagogues, la maison de rassemblement du peuple juif

À savoir

Le beit knesset, lieu central de la vie juive

La synagogue, en hébreu beit knesset (maison de rassemblement), est le lieu de prière par excellence du peuple juif. Surnommée mikdach me'at (petit sanctuaire), elle rappelle la sainteté du Temple de Jérusalem. Selon la tradition juive orthodoxe, trois prières y sont récitées chaque jour : Cha'harit le matin, Min'ha l'après-midi, et Arvit le soir. Le Chabbat, Roch 'Hodech et les fêtes s'y ajoute la prière de Moussaf.

Origines historiques

Les premières synagogues apparurent à la suite de l'exil de Babylone, après la destruction du Premier Temple. Les dirigeants du peuple craignaient que, sans lieu de culte central, la pratique juive ne s'éteigne. Durant la période du Second Temple, des maisons d'assemblée existaient déjà en Eretz Israël et dans la diaspora. Le Talmud Yérouchalmi mentionne 480 synagogues à Jérusalem avant la destruction du Second Temple. Après cette destruction, la synagogue devint le substitut à l'offrande des sacrifices, et sa centralité dans la vie communautaire s'affirma définitivement.

Fonctions spirituelles et halakhiques

La prière en synagogue requiert un minyan, c'est-à-dire un quorum de dix hommes adultes (bar-mitsva et au-delà). Sans ce quorum, des passages essentiels comme le Kaddich, la Keducha, la lecture de la Torah et la répétition du Chalia'h Tsibour ne peuvent être récités. Cette exigence du minyan souligne la dimension communautaire fondamentale de l'office juif, distincte de la prière individuelle.

Organisation selon les communautés

Les synagogues se distinguent selon l'origine des communautés et le nousça'h (rite) pratiqué. Les ashkénazes utilisent le nousça'h Achkenaz ou Séfarad (nousça'h 'hassidique), tandis que les communautés séfarades suivent le nousça'h propre à leurs traditions, et les Yéménites le nousça'h Baladi. En France et dans le monde francophone, les synagogues ashkénazes et séfarades coexistent, reflétant la richesse des traditions du peuple juif.

Architecture et aménagement intérieur

Bien que la Halakha ne fixe pas de plan architectural précis, plusieurs éléments se retrouvent dans toutes les synagogues orthodoxes : l'Aron Hakodech (arche sainte) qui abrite les rouleaux de Torah, la Bima (estrade centrale ou avant) depuis laquelle la Torah est lue, le Ner Tamid (lumière perpétuelle) rappelant la Menorah du Temple, et l'ezrat nachim (espace réservé aux femmes), séparé par une méhi'tsa conformément à la Halakha. L'orientation de la prière se fait vers Jérusalem.

Rôle culturel et social

Au-delà de la prière, la synagogue joue historiquement un rôle de beit midrach (maison d'étude), de bibliothèque communautaire et de lieu de consultation halakhique. Dès l'époque du Talmud, l'étude de la Torah en synagogue était considérée comme plus méritoire que celle en beit midrach, car elle favorise la mémorisation des enseignements. Ce rôle multifonctionnel a fait de la synagogue le cœur organisationnel et spirituel de chaque communauté juive à travers les générations.

Lois de Synagogues : questions-réponses pratiques

Lois concernant la construction d’une synagogue

Il est permis de transformer un bain public utilisé par la communauté en synagogue, à condition d'enlever les bancs et autres meubles du bain, de carreler les parties qui en ont besoin, de rénover, de blanchir et de décorer l'endroit de manière appropriée, et d'y ouvrir des fenêtres pour augmenter la lumière, il est bon d'en faire douze. Puisqu'un changement a été apporté à la structure du bain public et que le lieu a pris un nouveau statut, il est donc permis d'agir ainsi.

(Yalkout Yossef, Lois de la synagogue, Chapitre 150 - Lois concernant la construction d’une synagogue, Halakha 11)
Objets sacrés et bougies de la synagogue

Il est interdit de suspendre un rideau décoré de lions sur l'armoire sainte à l'extérieur. Outre l'interdiction halakhique, cela perturbe également la concentration des fidèles face au rideau. Il est également interdit de placer des représentations de lions en bronze, en marbre ou autres matériaux similaires au-dessus de l'armoire sainte. Les rabbins d'Israël sont appelés à sensibiliser publiquement à ce sujet et à s'adresser avec douceur aux responsables des synagogues pour retirer ces représentations. Il convient d'agir avec sagesse et intelligence, dans la paix et l'harmonie, afin d'éviter toute discorde dans la synagogue, car les voies de la Torah sont des voies agréables et tous ses sentiers sont paix. Il faut également diffuser largement l'instruction de ne plus consacrer de tels rideaux aux synagogues.

(Yalkout Yossef, Lois de la synagogue, Chapitre 154 - Objets sacrés et bougies de la synagogue, Halakha 12)
Démolition et vente d’une synagogue

Un Juif qui transgresse publiquement le Chabbat et souhaite construire une synagogue, ou engager un scribe pour écrire un Sefer Torah destiné à la synagogue, il n'y a, selon la halakha principale, aucune interdiction à cela. Il est permis d'accepter son argent pour construire la synagogue ou pour écrire le Sefer Torah. Ce qui est écrit dans le Sefer Hassidim pour être rigoureux à ce sujet ne constitue pas une véritable interdiction. A plus forte raison, si ce Juif donne de l'argent à la tsedaka sans préciser de destination, il est permis de construire une synagogue avec cet argent, et même selon une rigueur supplémentaire, il n'y a pas lieu de s'en inquiéter.

(Yalkout Yossef, Lois de la synagogue, Chapitre 153 - Démolition et vente d’une synagogue, Halakha 20)
Objets sacrés et bougies de la synagogue

Il est permis de transférer une plaque d'argent gravée qui se trouvait sur une parokhet usée vers une nouvelle parokhet. Si l'on souhaite fondre l'argent brodé sur la parokhet usée, il faut l'utiliser pour une finalité de mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois de la synagogue, Chapitre 154 - Objets sacrés et bougies de la synagogue, Halakha 20)
Objets sacrés et bougies de la synagogue

Concernant un ancien aron kodech dont les Sifrei Torah ont été transférés dans un nouvel aron kodech, certains estiment qu’il est permis d’y déposer des guemarot et des livres de poskim, car le beit din a posé cette condition dès le départ.

(Yalkout Yossef, Lois de la synagogue, Chapitre 154 - Objets sacrés et bougies de la synagogue, Halakha 4)
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