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F.A.Q. Les pièges de la cuisine

Mardi 30 Aout 2016 | 12h53   Vue : 279 fois
 
 
 
 

Foire aux questions


Les insectes dans les fruits et légumes



      1) Quel interdit transgresse-t-on en consommant les bestioles trouvées dans les fruits et légumes ?

• L'interdit de consommer une "vermine" est l'un des interdits les plus graves de la Torah. Ainsi, celui qui mange du porc transgresse un seul interdit de la Torah. Par contre celui qui ingère une "vermine" transgresse en même temps 4, 5 ou 6 interdits de la Torah, selon qu'il s'agisse de vermine aquatique, terrestre ou volante ! (Guémara Makote 16b, Rambam Hilkhote Maakhalote Assourote Chapitre 2 Halakha 23).

• En effet, il y a trois sortes de "vermine" interdites par la Torah:
- La vermine aquatique (vers vivant dans les poissons) - 4 interdits !
- La vermine terrestre (vers vivants dans les fruits ou légumes) -5 interdits !
- La vermine volante (insectes). - 6 interdits !

• Celui qui mangerait des légumes réputés fortement infestés, comme le persil, la salade, le chou, sans vérification préalable, pourrait ainsi transgresser des dizaines, voire des centaines, d'interdits de la Torah dans un même repas !

      2) Quelles sont les conséquences de cette consommation ?

• La nourriture ingérée par un homme se transforme et devient une partie de son corps et influe sur son esprit (le Néfèch-partie de l'âme). C'est pourquoi la Torah nous a interdit de consommer des aliments qui endommagent notre corps et notre esprit. Et la Guémara de préciser : Pourquoi les "idolâtres" sont-ils souillés ? Parce qu'ils mangent des bestioles impures et répugnantes (Chabbat 145b).

• Il est écrit dans la Torah (Lévitique 11/41-43) : 41- Tout reptile, qui rampe sur le sol, est chose immonde; il n'en sera point mangé. 42 - Tout ce qui se traîne sur le ventre, ou se meut soit sur quatre pieds, soit sur un grand nombre de pieds, parmi les reptiles quelconques rampant sur le sol, vous n'en mangerez point, car ce sont choses immondes. 43 - Ne vous rendez pas vous-mêmes immondes par toutes ces créatures rampantes; ne vous rendez pas impurs par elles, vous en contracteriez l'impureté.

• Par la concordance des mots (en hébreux) "s'impurifier" et "s'abrutir" , nos Sages déduisent de ces versets que la consommation de bestioles immondes (ainsi que tout animal interdit en général), nous font perdre nos facultés de discernement (Yoma 39a).

• Ce qui entraine la remise en cause de la foi en D-ieu avec toutes ses conséquences néfastes. L'ingestion d'animaux interdits nous éloignent donc inconsciemment et progressivement de la Torah et de ses Mistvote. Ce qui nous entraine dans le cercle vicieux de l'assimilation, pouvant aboutir à l'abandon pur et simple du judaïsme.      

3) Un insecte qui n'est pas visible à l'œil nu est-il interdit ?


Ver dans un abricot X 10
• Non. La Torah n'a interdit que les insectes, vers et acariens visible à l'œil nu. C'est un fait qui n'est pas remis en question et qui a force de loi. Toutefois, la Halakha (loi) nous demande de faire la recherche dans des conditions optimums :
- Sous une bonne lumière. Lumière du jour ou lumière blanche reconstituant la lumière du jour (Néon ou LED).
- Il est parfois nécessaire d'observer le légume en transparence. Valable pour les feuilles de salade par exemple.
- Il est parfois nécessaire de les observer sur un fond blanc car certains animaux se confondent avec le support végétal.
- Enfin et c'est essentiel, il faut confier la tache à une personne ayant une bonne vue.
- Il va sans dire que la recherche ou le lavage doivent être effectués par un adulte soucieux de respecter les commandements de la Torah.

• Quand toutes ces conditions sont réunies, si l'animal est discernable à l'œil nu, même comme un point minuscule, il est impropre à la consommation !

4) Pourquoi alors montrer les "bestioles" en agrandissement ?

• Pour distinguer les "habitants" de taches ou autres imperfections inoffensives, il faut une certaine connaissance. Savoir ce que l'on cherche ! C'est l’intérêt de l'observation après grossissement qui nous permettra une identification plus aisée à l'œil nu. C'est pourquoi dans les vidéos, on nous montre successivement comment les végétaux apparaissent à l’œil nu, puis à la loupe. Ce grossissement n'est là qu'à titre éducatif et informatif et n'est jamais pris en compte pour décider de la Kacheroute du fruit ou du légume touché.      

5) Y a-t-il plus d'insectes qu'autrefois ?

• Oui ! il y a prolifération de l'infestation des végétaux. Et cela malgré le recours à l'emploi, de plus en plus intensif, à toutes sortes d'insecticides et pesticide. Malgré également les surveillances exercées par les ministères de la santé et de l'agriculture dans de nombreux pays.

• Il faut savoir que le degré d'infestation dans les fruits et légumes varie selon les époques et les régions.

• Par ailleurs, jusqu'il y a peu de temps, les communautés juives dispersées dans le monde, de l'orient à l'occident, restèrent sur les lieux de leurs ancêtres, pendant des siècles et des siècles. Ils apprirent donc à connaitre quelles étaient les espèces touchées et comment se préserver de leurs "habitants". Mais quand, dans les dernières générations, les juifs furent à nouveau dispersés et déplacés, ils se trouvèrent confrontés à des problèmes d'infestation peu ou mal connus.

• Ajoutons à cela que les méthodes nouvelles de culture ont changé les données classiques de nos connaissances par rapport à l' infestation des fruit et légumes.

• Sans parler bien entendu de la multiplication des échanges internationaux. Le phénomène "import-export", devenu chose courante, a mis sur le marché des fruits et légumes d'origine étrangère et parfois lointaine. Avec les fruits et légumes ont voyagé les bestioles qui les habitent et qui ont profité de l'occasion pour s'installer dans nos contrées.

• Sans compter sur le fait que nombre de bestioles deviennent avec le temps résistantes aux pesticides classique jusqu'à ce que l'on trouve un nouveau produit plus efficace.

• Il ne faut donc pas s'étonner que nombre d'entre nous soient désorientés par les nouvelles directives de recherche et de nettoyage des végétaux.      

6) Comment faisaient nos ancêtres ?

• De tous temps nos Sages nous ont mis en garde contre le phénomène d'infestation des végétaux par toutes sortes de vermines.

• Quoi qu'il en soit, nos grand-mères et arrières grand-mères passaient des heures entières à inspecter et nettoyer fruits et légumes. Cette tache incombait à une personne adulte ayant une bonne vue et la crainte de D-ieu. Il faut y consacrer du temps et du sérieux, mais cela a toujours été une étape incontournable de la préparation d'un plat. Au même titre que la Kachérisation de la viande ou l'application des règles de séparation du lait et de la viande par exemple.      

7) Qu'est ce que la culture "Gouch Katif" ?

• la culture "Gouch Katif", aussi appelée "Guidoul Méyou'had" (culture spéciale) est une culture en serre permettant de limiter la présence animale dans les légumes.

• Les légumes sont cultivés en serres quasi hermétiques entourées de moustiquaires et de bâches en plastique pour empêcher la pénétration d'insectes et autres indésirables.

• On y entre par un sas pour empêcher les insectes de pénétrer.

• Il y a une surveillance permanente des légumes par des surveillants qualifiés, afin de déterminer une éventuelle infestation de ceux ci.

• La récolte nécessite l'aval de deux laboratoires différents qui ont constaté que les légumes n'étaient pas touchés      

8) Est-ce qu'un produit "Gouch Katif" est dispensé de vérification ?

• Non, il est impératif de vérifier aussi les produits "Gouch Katif"

• Les produits "Gouch Katif" étaient autrefois appelés légumes "sans vers". Ils sont maintenant renommés : légumes "A priori propres", car cela induisait en erreur certaines personnes qui pensaient, à tort, que ces produits, étaient totalement propres et ne nécessitaient aucun lavage.

• C'est pourquoi les organismes de surveillance rabbinique qui certifient les produits précisent l'obligation de procéder à un lavage selon les indictions inscrite sur l'emballage.

• Tous les légumes qualifiés de "Gouch Katif" ne sont pas équivalents en qualité. Ils faut toujours (dans la mesure du possible) choisir les meilleures surveillance rabbiniques. Comme par exemple le "Badats Éda Ha'harédite" de Jérusalem.

  
9) Pourquoi préférer un produit "Gouch Katif" ?

• Un produit "Gouch Katif", bien que non garanti propre à 100% présente de nombreux avantages :

• L'assurance d'une présence animale très limitée. Certains végétaux, tel que la persil sont tellement infestés qu'ils sont impossibles à nettoyer s'ils ne sont pas de type "Gouch Katif".

• Le "Gouch Katif" permet de sauter certaines étapes de vérification qui seraient indispensable avec le même produit en culture classique. Par exemple l'observation des salades feuille par feuille en transparence n'est pas nécessaire avec un produit de type "Gouch Katif". En effet, un des insectes pouvant infester la salade à pour nom la "mouche des tunnels". Celle ci a la particularité de creuser des tunnels à l'intérieur des feuilles de salades. On comprendra aisément que lorsqu'elle se trouve dans l'épaisseur de la feuille, cette intruse ne partira avec aucun lavage de surface et devra être détecté par examen de chaque feuille en transparence à la lumière du jour. Or la culture "Gouch Katif" nous donne l'assurance de l'absence de la "mouche des tunnels"


Chemins creusés par la mouche des tunnels

• Avoir l'esprit plus tranquille lors du lavage.

10) Qu'est ce que la culture hydroponique ?

• L’hydroponie est la culture de plantes sans terre, sur un substrat qui est régulièrement irrigué par une eau enrichie de nutriments et minéraux essentiels et biologiques. Parfois même, les racines des plants sont directement dans l’eau. Ce n’est donc plus le sol, mais l’eau, enrichie en éléments nutritifs, qui nourrit les végétaux.

• Cette technique présente certains avantages : Les végétaux ne poussant pas en terre, on évite par exemple de polluer les sols avec des pesticides. Les cultures sont moins attaquées par les insectes (Les insectes du sol ne s'installent pas dans un substrat inerte). La culture industrielle se pratique en serre avec des intracteurs ou extracteurs d'air additionnés de filtres qui permettent de protéger l'espace de culture des insectes qui pourrait y pénétrer.

• Toutefois les insectes ou vers être véhiculés par l'eau d'arrosage et les insectes volants peuvent toujours pénétrer dans la serre.

On ne pourra donc jamais se baser sur une culture hydroponique pour permettre une consommation de légumes sans vérification.

11) Peut-on se fier aux salades prêtes à l’emploi de type "Iceberg" ?

• Les salades prêtes à l’emploi ont la réputation d’être fraîches, lavées, emballées et prêtes à être consommées. Elles ne contiennent aucun conservateur. Les sachets de salade sont alors conditionnés sous atmosphère modifiée (réduction de la teneur en oxygène, enrichissement en gaz carbonique) pour éviter que la salade se dégrade au contact de l’oxygène.

• Les salades subissent un processus de lavage musclé. Elles sont coupées manuellement, lavées dans un bain à remous (style jacuzzi) d’eau chloré, rincées, puis essorées. Au cours de la fabrication, on veille au respect des normes d’hygiène,

• Toutefois, les processus de lavage sont propres à chaque marque et leurs efficacités par rapport à l'éliminations des bestioles ne sont pas égales (et d'ailleurs non vérifiées).

• Dans un laboratoire israélien, sur un échantillon de 5 paquets de salade prête à l'emploi (de 2 marques connues différentes), 2 paquets on révélé une présence d'insectes !

En France, ou il n'existe aucune surveillance rabbinique sur ce type de produit, on ne peut pas consommer les salades prêtes à l'emploi, sans lavage supplémentaire préalable !

12) Quels sont les principes généraux d'utilisation des légumes prêts à l'emploi ?

• Il existe plusieurs techniques de préparation industrielles des légumes vendus coupés et lavés (près à consommer). Le degré de "propreté" (par rapport aux insectes) du produit fini dépend de la qualité du légume, de la technique de lavage, du matériel employé dans l'usine et du professionnalisme de l'équipe de surveillance. On distingue 3 cas de figure :

• 1) Les légumes d'un seul bloc comme les pommes de terre et les carottes. Ils sont considérés comme propres et ne nécessitent pas de vérification.

• 2) Les légumes à feuilles fermées comme la salade "Iceberg" et le chou. Ne sont permis que les productions sous surveillance d'équipe experte en problème d'infestation des légumes par les insectes. Par ailleurs, les méthodes de nettoyage doivent être éprouvées en matière d'élimination des insectes. Enfin, on doit procéder à des vérifications sérieuses prouvant la propreté du produit fini. C'est le cas en Israël, pas en France.

• 3) Les légumes à feuilles ouvertes comme la salade romaine, le chou-fleur, le brocoli, le persil. Ces méthodes de lavage ne garantissent pas un nettoyage parfais ainsi que le démontre les vérifications du produit final. On ne pourra permettre que les légumes issues de cultures type "Gouch Katif" sous surveillance rabbinique.

• Il faut savoir que l'un des insectes pouvant infester la salade (romaine) à pour nom la "mouche des tunnels". Celle ci a la particularité de creuser des tunnels à l'intérieur des feuilles de salades. On comprendra aisément que lorsqu'elle se trouve dans l'épaisseur de la feuille, cette intruse ne partira avec aucun lavage de surface ! Sa présence a été localisée dans les salades en provenance de Chine. En France, elle n'a actuellement pas été localisée. Ce qui n'est pas une assurance absolue sur sa non présence vue le peu de test effectués en ce domaine.

En Israël, on sait éliminer la fameuse "mouche des tunnels" par la culture "Gouch Katif". De plus les chaines de lavage sont inspectées par les organismes de surveillance qui testent leur efficacité. C'est pourquoi, en Israël, une salade prête à l'emploi (coupée et lavée), Avec surveillance rabbinique sérieuse, peut être consommée sans aucun lavage préalable.      

13) Quelles sont les méthodes de vérification des fruits et légumes ?

• Il est évident que le processus de nettoyage des fruits et légumes varie selon le type de végétal en question. On ne vérifie pas du tout de la même manière les salades, les raisins, les poids chiches, les champignons ou les fraises. Il existe toutefois, certaines étapes ou principes communs dans le processus de nettoyage :

• Le choix du produit : Frais et dans le meilleur état possible et issu, dans la mesure du possible, d'une culture particulière genre "Gouch Katif" (avec surveillance sérieuse).

• Observation du produit : Aspect normal, taches suspectes...

• Lavage du produit :Trempage dans l'eau savonneuse de 3 à 5 minutes, puis rinçage méticuleux avec frottage éventuel du produit.

• A noter que les méthodes de trempage dans de l'eau additionnée de vinaigre, sel ou même eau de javel, autrefois conseillées ont été abandonnées au profit de l'eau savonneuse qui est beaucoup plus efficace car elle fait glisser les bestioles de leur support végétal.      

14) Qu'est ce que l'eau savonneuse ?

• C'est de l'eau additionnée de quelques gouttes de liquide vaisselle. C'est à dire de l'eau avec un produit dégraissant.      

15) Utiliser fréquemment du liquide vaisselle n'est-il pas nocif pour la santé ?

• Globalement les produits vaisselle "main" sont peu dangereux et peu irritants.

• Le contact répété et fréquent avec les détergents vaisselle "main" provoque un desséchement de la peau, une légère irritation, à traiter par des crèmes protectrices, et à prévenir par le port de gants.

• Il est essentiel de toujours rincer ensuite abondamment à l'eau claire. [NDLR : Après quoi le goût du savon n'est évidement pas ressenti]

Source : Centre anti poison      

16) Quelle est la composition des liquides vaisselle ?

• Les tensioactifs (appelés parfois surfactants) sont des composés que l’on retrouve dans les produits cosmétiques et ménagers ainsi que dans les liquides vaisselle. Ils constituent le principe actif des liquides vaisselle. Ils sont indispensables à l'hygiène et à la cosmétologie et dispersent les corps gras dans l'eau. Il existe plusieurs type de tensioactif

• Les tensioactif anioniques à pouvoir moussant et émulsionnant fort. Concernent les produits de lavage à la main, liquide vaisselle, savon, shampoing et gels douche etc. Peuvent être irritant pour la peau.

• Les tensioactif amphotères à bon pouvoir moussant et détergent. Ils combinent des propriétés détergentes et un pouvoir désinfectant. Ils ne sont nocifs ni pour la santé, ni pour l’environnement.

• Les tensioactif non ionique à pouvoir moussant faible. Concerne les produits machines essentiellement. Ils sont souvent utilisés comme émulsifiants ou épaississants. Certains d’entre eux comme les alcools éthoxylés, alcanolamides, alkylphénols éthoxylés sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens. Toutefois, en règle générale, quand il y en a, les tensioactifs non ionique entrent dans une faible proportion de la composition des liquides vaisselle, du fait de leur faible pouvoir moussant.

• Les liquides vaisselles antibactériens sont à éviter absolument. Ils n'éliminent qu'une partie des bactéries et les bactéries restantes ne mettent que quelques instants à se multiplier pour être aussi nombreuses qu'au départ. De plus ils peuvent rendre des bactéries plus résistantes.      

17) N'est-il pas préférable de laver avec du vinaigre ou du sel ?

• Le vinaigre et le gros sel vont peut être tuer les bestioles mais pas forcement les enlever. Seule l'eau savonneuse est efficace pour les faire glisser. Le dernier rinçage sous le jet termine le travail.

• Des spécialistes consultés, nous ont affirmé que l'emploi de vinaigre, en plus de l'eau savonneuse, ne présentait pas utilité supplémentaire.

• A noter que les méthodes de trempage dans de l'eau additionnée de vinaigre, sel ou même eau de javel, autrefois conseillées ont été abandonnées au profit de l'eau savonneuse qui est beaucoup plus efficace car elle fait glisser les bestioles de leur support végétal.      

18) Ne pas se décourager !

• Il y a des "habitants" dans presque tous les fruits et légumes. Si l'on se laisse abattre, on ne mangera plus rien.

• On peut se faciliter la vie en sachant choisir ces fruits et légumes (frais et en bon état entre autre) comme indiqué dans les vidéos.

• Dans la mesure du possible, on achètera des légumes dit "Gouch Katif" (avec surveillance rabbinique) qui sont cultivés sur des terrains sablonneux, ce qui réduit énormément la présence de bestioles indésirables (mais ne dispense pas de lavage) ou type salade prête à l'emploi "Iceberg".

• Enfin, sachez que ce fut toujours la tâche de nos mères, grand mères et arrières grand mères de consacrer un temps non négligeable au nettoyage des fruits et légumes. Cela fait partie du privilège d’être juif .      

19) Le lavage des fruits et légumes est-il recommandé par les scientifiques ?

• Oui ! Le lavage est impérativement recommandé pour des raisons de santé car il existe de nombreuses contaminations qui touchent les végétaux :

Contaminations microbiennes : les germes et parasites des fruits et légumes ont de multiples origines : les poussières transportées par le vent, l'eau d'irrigation, les contaminations directes par les déjections des insectes, des oiseaux et des mammifères, le transport passif par ces mêmes animaux et le contact direct avec la terre, sans oublier les humains qui les manipulent.

• Les germes d'origine animale : Pour améliorer le rendement, des engrais d'origine animales et humaines souvent sous forme de fumier les engrais chimiques sont parfois utilisés (peu à peu remplacés par les engrais chimique). Sans oublier que dans les jardins et les champs vivent aussi des animaux qui vont apporter leur contribution à l'apport et au transport de leurs flores intestinales. Parmi ces germes, certains provenant de l'intestin des animaux, sont pathogènes comme les Salmonella, Bacillus cereus, Escherichia coli, Yersinia enterocolitica, Clostridium perfringens, Clostridium botulinum, Listéria ou Shigella… Les salmonelles, par exemple, peuvent, si elles sont ingérées en grande quantité, provoquer une intoxication alimentaire peu agréable. Les symptômes les plus courants sont des crampes abdominales, des nausées, des vomissements, de la diarrhée, de la fièvre et les maux de tête. Cependant, dans certains cas on peut aller jusqu'à l'insuffisance rénale (Escherichia coli O157 : H7), l'insuffisance respiratoire et la paralysie (Clostridium botulinum).

• Les parasites : A côté des micro-organismes, on peut aussi citer des parasites comme Toxoplasma gondii qui vit dans l'intestin des chats ou des rongeurs. Il peut se retrouver sur ou dans les aliments et provoquer des soucis de santé chez les personnes immunodéprimées et les femmes enceintes qui n'ont jamais été en contact avec le parasite et n'ont pas d'anticorps pour se défendre. Chez la femme enceinte le système nerveux du bébé peut être atteint. Un autre parasite comme le ténia du chien ou du renard dû à l'Echinococcus peut, suite à l'ingestion d'œufs éliminés par les fèces qui souillent les fruits ou légumes et que l'on mange, provoquer des kystes dans le foie.

• Les germes et parasites des fruits et légumes vivent à la surface de leur peau ou des blessures de celle-ci.

Contaminations par les pesticides. De plus en plus, on trouve des traces importantes des résidus de pesticides, herbicides, fongicides et autres "phytopharmaceutiques" sur les fruits et les légumes. L’agriculture intensive est ainsi dans le collimateur des associations de consommateurs, de certains experts médicaux et de l'agence sanitaire européenne (l'EFSA) qui les soupçonne notamment d’avoir des effets sur la santé à long terme (asthme, fertilité, cancers...).

Présence d'insectes. Les légumes souillés de terre et insuffisamment lavés peuvent contenir, en plus des insectes, des œufs de vers parasitaires ou leurs larves (ascaris, lamblia, oxyures, larves de mouches, grande douve du foie, germes de colibacilles, bacilles dysentériques...)

• Une seule solution : un lavage efficace !      

20) Comment doit-on laver les fruits et légumes pour éliminer les contaminations ?


• Tous les fruits et légumes doivent être impérativement et soigneusement lavés, y compris l'ail, les échalotes et les oignons que l'on oublie si souvent, et même les fruits et légumes dont on ne mange pas la peau ou l’écorce car la chair peut être contaminée lors de la découpe.
- Le lavage sous eau courante La pression de l’eau entraîne la terre, le sable, les vers et les insectes.
- Le lavage dans plusieurs bains successifs (trois minimum, plus si nécessaire). Plonger dans l'eau quelques minutes les éléments préparés. Les légumes doivent être brassés et frottés très soigneusement, puis transvasés à la main dans un autre récipient contenant de l'eau propre et froide. En aucun cas, les légumes ne doivent être égouttés en renversant le saladier ou le récipient ! Quelque que soit le nombre de lavages, le sable et la terre restent au fond du récipient, il est donc indispensable de retirer les légumes de l'eau en les égouttant avec les mains.

• Il est possible d’améliorer considérablement la qualité microbiologique des légumes grâce à un bain dans une eau faiblement javellisée (2 gouttes d’eau de Javel à 12° chlorométrique pour 1 L d’eau pour un trempage d’environ 5 minutes), suivi impérativement d’un rinçage en eau claire et d’un essorage minutieux.

• Il est également possible d'ajouter quelques gouttes de vinaigre (qui possède par ailleurs des vertus anti-oxydantes et désinfectantes), à l’eau de lavage pour déloger limaces et moucherons des salades de votre jardin. En effet, l'acidité fait réagir les insectes (chenilles, pucerons) et les aident à sortir.

Sources : Cuisine de référence de Michel Maincent aux Editions BPI et Rapport de Novembre 2006 du Dr Delagoutte "Nettoyage, assainissement et désinfection des fruits et légumes frais".i>      

21) Que faire pour se débarrasser des Pesticides ?

• Les pesticides ont des répercussions sur notre santé, et ce, à des doses pourtant jugées “sans risque” par les industriels. Différents pesticides ont été reconnus comme ayant des effets toxiques sur l’homme, tels que :- des effets sur le système nerveux, - des effets cancérigènes. - des effets sur le système hormonal. - irritations de la peau, des yeux et des poumons.

• Le rinçage a l'eau seule ne permet pas d'enlever salissures, résidus d'engrais et pesticides etc.

• Les brosses à légumes peut s'avérer utile: Il en existe plusieurs modèles dont certains, très pratiques, ont la moitié des poils souple et l’autre moitié dure afin de brosser toutes les catégories de fruits et légumes.

• Le cancérologue français David Khayat, chef du service cancérologie à La Pitié-Salpêtrière (Paris), fait le point sur les liens entre nutrition et cancer dans son livre « Le Vrai Régime anti-cancer » (Odile Jacob), écrit en collaboration avec la nutritionniste Nathalie Hutter-Lardeau, dont Le Nouvel Observateur a publié les conclusions en mai 2010. En voici un extrait : "Cinq fruits et légumes par jour ne réduisent pas les risques de cancer, bien que leur action contre le diabète et les maladies vasculaires ne soient pas contestées. Pire ils pourraient le favoriser car 70 % des pesticides que nous absorbons proviennent des végétaux. Conseil : les laver à l'eau savonneuse et les rincer à grande eau si l'on n'a pas le budget pour les acheter bio."

• L'utilisation d'eau savonneuse s'avère être la méthode la plus efficace pour éliminer résidus de pesticides et insecticides qui ne sont pas solubles dans l'eau seule.      

22) Les produits BIO sont-ils une alternative ?

• La consommation de produits BIO (labellisés bio) pourrait apparaitre comme une solution (Uniquement en ce qui concerne le problème des pesticide mais pas pour les insectes, bien entendu). En effet le mode de culture Bio est moins toxique pour l'homme et pour l'environnement à cause de la non utilisation pesticides chimiques (synthétiques).

• Tout d'abord, rappelons que biologique ne veut pas dire sans pesticide. Comme l'a déjà fait remarquer la scientifique et journaliste Christie Wilcox, sur son blog tout à fait éclairant du Scientific American, l'agriculture biologique a tout à fait le droit d'utiliser des pesticides et elle ne s'en prive pas. La différence, c'est que l'agriculture conventionnelle peut utiliser des pesticides synthétiques tandis que la biologique se limite (globalement) à des pesticides «naturels», choisis principalement parce qu'ils se décomposent facilement dans l'environnement et qu'ils sont moins susceptibles de polluer le sol et l'eau. Je dis «globalement» car plusieurs produits chimiques synthétiques sont autorisés, aussi, dans l'agriculture biologique.

• L'hypothèse, bien évidemment, c'est que ces pesticides naturels seraient plus sûrs que les synthétiques. Ce qui est vrai pour nombre d'entre eux, mais il existe quelques exceptions notables.

• D'autre part, Certaines contaminations restent toutefois possibles, à cause de l’eau d'irrigation, du vent, de fertilisants, de la présence d'excréments d’animaux, du contact humain ou de l’utilisation antérieure de pesticides. Cela et rend le lavage indispensable même pour les produits bio.      

23) Comment se positionne le Bio par rapport à la Halakha ?

En avril 2014 le Grand rabbin Michel Gugenheim répondait à ce propos aux questions de TribuneJuive.info

TJinfo : Les modes de fabrication Kacher et bio peuvent-ils être compatibles ?
Grand rabbin Michel Gugenheim : "Les normes de Kacheroute sont les mêmes pour le bio et le non bio. Tout produit "non bio" éligible à la Kacheroute le sera dans les mêmes conditions s’il est bio. Cependant, le bio peut rendre plus complexes certains contrôles. L’absence de pesticides lors de la croissance des végétaux favorise leur infestation par des œufs et larves d’insectes interdits par la Torah".

TJinfo : Les personnes respectueuses de la Torah auront-elles un intérêt pour le bio ?
M.G. "L’un des objectifs de l’alimentation bio est de préserver la santé. Or le soin de sa santé est une injonction biblique ! Les "observants" seront d’autant plus concernés par le bio que l’apport de celui-ci dans la santé sera démontré. Le respect de la nature fait partie des valeurs juives : il s’agit de manifester le respect de la volonté du créateur".

TJinfo : Que dit la Halakha à propos du bio ?
M.G. "Chaque fois que se fait jour une entreprise inédite, il convient de vérifier si elle tombe sous le coup d’une obligation ou d’une interdiction. En l’état actuel, la consommation de bio ne saurait revêtir un aspect impératif puisque ses bénéfices pour la santé ne sont pas suffisamment démontrés. Elle ne tombe pas non plus sous le coup d’un interdit dans la mesure où elle ne soulève pas de problème de Kacheroute spécifique. Mais le bio ne cesse d’évoluer, et chaque nouvelle initiative devra être passée au crible de la Halakha pour être validée".

L'avis du Rav Eliezer Wolff, Dayane d'Amsterdam: Plus de "Bestioles" car moins traité.

Conclusion : l'utilisation de pesticides différents et parfois en moindre quantité, lors de la croissance des végétaux "BIO" favorise leur infestation par des œufs et larves d’insectes et autres "bestioles" interdits par la Torah. Cela rend donc le problème de leur recherche et de leur élimination plus problématiques.      

24) Qu'en est-il des produits surgeles

• Il existe 3 sortes de légumes surgelés :
1) Les légumes qui forme un bloc compact, sans plis et cavités (comme les petits pois, les carottes, le maïs en grain, courgettes, poivrons). Ils peuvent être considérés comme propres et consommés sans vérification.
2) Les légumes à forme compliquée (comme le chou-fleur, le brocoli, le maïs entier, les feuilles de chou ou d'épinard entières). Pour cette catégorie, les processus de traitement industriels ne sont pas efficace pour nettoyer les légumes. Après traitement, il n'y a pas de méthode efficace pour les nettoyer. Il ne faut donc pas s'en servir.
3) Les légumes très finement hachés (dans l'usine avant commercialisation comme les épinards hachés très fin). Ils sont permis à la consommation.






   


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