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Rabbi Avraham Ibn 'Ezra

Jeudi 3 Février 2011 | 14h46   Vue : 5113 fois
 
 
 
 



1. Première période



Entrée du caveau dans lequel est enterré Rabbi Abraham
Ibn 'Ezra ainsi que Rabbi Shlomo Ibn Gabirol
dans le nord d'Israël
      Nous possédons très peu d’informations biographiques sur ce grand Sage de l’époque médiéval.

      Membre d'une famille renommée en Espagne, Rabbi Abraham ibn ‘Ezra serait, selon son parent Rabbi Moché ibn ‘Ezra, natif de Tolède et se serait installé ensuite à Cordoue. Mais l’histoire mentionne tantôt l'une, tantôt l'autre comme le lieu de sa naissance.

      Sa vie se divise en deux périodes : dans la première, il se construit une réputation de poète et de penseur, dans son Espagne natale. Il y fréquente assidûment les plus prestigieux érudits de son temps, dont Rabbi Yossèf ibn Tsaddik, Rabbi Yéhouda Halévi, avec lequel il aurait voyagé dans les communautés d'Afrique du Nord, et Rabbi Moché ibn ‘Ezra. Ce dernier fait les louanges du savant et grand Tsadik ainsi que de l'homme éloquent, tandis qu'un jeune contemporain, Rabbi Abraham ibn Daoud, le qualifie, à la fin de sa chronique de dernier grand homme à avoir fait la fierté du judaïsme espagnol, et de l’éminent poète, qui « a renforcé les mains d'Israël avec des poèmes et des mots de consolation ».


Commentaire du Rav Ibn Ezra sur la Tora
avec un poème introductif de l'auteur, Naples 1488
      Selon de nombreuses sources, Rabbi Abraham ibn ‘Ezra a passé le plus clair de cette période à s'occuper de poésie, mais il poursuit également d'autres savoirs scientifiques, comme l'indique sa production littéraire dans sa seconde période.

      Son commentaire sur les cinq livres de la Tora, notamment, comprend nombre de ses discussions philosophiques avec Rabbi Yéhouda Halévi d'une part, et de ses débats avec des représentants du karaïsme, un mouvement renégat, adversaire du judaïsme rabbinique traditionnel et reconnu.

      Il ne donne aucune indication précise quant à sa famille. Cependant, on peut déduire de la glose dans son long commentaire sur Chémote (2:2) qu'il avait eu cinq enfants, dont seul Its’hak est mentionné, les autres étant sans doute morts en bas âge. Rabbi Its’hak ibn ‘Ezra, qui était le beau-fils de Rabbi Yéhouda Halevi, fait route avec ce dernier vers l'Égypte, mais se dirige vers Bagdad, où il compose en 1143 des poèmes en l'honneur de son maître Abu al-Barakat Hibat Allah, et le suit dans sa conversion à l'islam. C'est probablement dans l'espoir de le ramener au judaïsme que Rabbi Abraham ibn ‘Ezra effectue un premier voyage en Orient (Égypte, terre d'Israël et Irak) et que commence sa vie d'érudit errant. Au cours de ce voyage, il rachète le terrain de la synagogue Ben ‘Ezra du Caire (également appelée synagogue al-Gueniza.


2. Seconde période



La fameuse Synagogue Ibn 'Ezra au Caire
      Dans la seconde partie de sa vie, Rabbi Abraham ibn ‘Ezra est un solitaire sans attaches, pérégrinant au gré des vents, résidant à chaque étape pendant plusieurs années.

      Il se considère comme un exilé, rappelant souvent qu'il est Abraham ibn ‘Ezra l'Espagnol (Haséfaradi). Il évoque son amour pour sa patrie perdue, notamment dans une élégie sur les persécutions des Almohades, qui commencent en 1142 ; il y énumère les communautés d'Espagne et d'Afrique du Nord détruites. Par ailleurs, il écrit dans son commentaire sur la Paracha de Vaïkra, à propos de la prescription des quatre espèces (Arba’a Minim), dont il faut prendre une branche ou un fruit pendant la fête de Soukkote, que « celui qui est exilé des pays arabes vers les terres d'Edom (l'Europe chrétienne) comprendra, s'il a des yeux, la signification profonde de ce commandement ».

Interieur de la synagogue Ibn 'Ezra
      Dans l'un de ses poèmes les plus connus, Nédod Héssir ‘Oni, il se décrit comme un étranger, écrivant des livres et révélant les secrets de la connaissance. De fait, il est le seul exemple connu d'érudit errant à avoir développé une activité littéraire aussi riche et importante dans des conditions aussi peu favorables.

      Il vit en effet dans une éternelle indigence, qu'il excuse en écrivant que « si je faisais le commerce des bougies, le soleil ne se coucherait pas, si je vendais des linceuls, personne ne mourrait ».

      C'est en 1140 que commencent ses voyages, Rabbi Abraham ibn ‘Ezra ayant composé plusieurs livres à Rome cette année, afin de propager la science judéo-espagnole parmi les Juifs italiens, qui n'entendent rien à l'arabe. Il en fera de même à Lucques, Mantoue, Vérone, avant de se rendre en Provence puis vers le nord de la France, et en 1158, en Angleterre, Ibn ‘Ezra ayant séjourné à Londres et à Oxford.


3. Le séjour en France


      Rabbi Abraham ibn ‘Ezra se rend en Provence avant 1155, faisant halte dans la ville de Béziers.

      Un certain Yedaia Bedersi, natif de la ville, parle de son séjour avec enthousiasme, plus de 150 ans après les faits. Rabbi Yéhouda ibn Tibbon de Lunel, auteur du fameux ‘Hovote Halévavote et contemporain du Rav, atteste lui aussi de l'importance historique que prit pour les Juifs de Provence le séjour de Rabbi Abraham ibn ‘Ezra dans la France du Sud. Il est à Narbonne en 1139 ou peu avant, et y répond aux questions de Rabbi David Narboni. Il fait ensuite route vers le Nord de la France.

      Rabbi Abraham ibn ‘Ezra effectue un séjour de plusieurs années dans le Nord de la France, faisant d'abord étape à Dreux, dans le département de l'Eure. A Dreux, il complète plusieurs travaux exégétiques et, après avoir récupéré d'une maladie, entreprend un nouveau commentaire des Cinq Livre de la Tora. C'est également dans le Nord de la France, peut-être à Rouen, qu'il prend contact avec une autre figure majeure de son temps, Rabbénou Tam, et rédige un poème faisant l'éloge du frère de celui-ci, le Rachbam.


4. Ses œuvres



Commentaire sur la Tora du Rav Ibn 'Ezra,
édition de Mantoue 1400
      Sa principale œuvre est son fameux commentaire sur les Cinq Livre de la Tora. Il a, comme celui de Rachi, engendré une abondante littérature de commentaires, et auquel il doit, plus qu'à ses autres œuvres, sa réputation.

      Il existe en de nombreux manuscrits et en éditions imprimées (la première édition a été effectuée à Naples, en 1488). Il a réalisé un long commentaire de l'Exode, outre celui qui se trouvait dans son commentaire sur l’ensemble des Cinq livres de la Tora, en 1153. C'est ce long commentaire qui est le plus souvent imprimé. Un manuscrit ancien, conservé à la bibliothèque de Cambridge, comporte une combinaison de ces deux commentaires.

      Les éditions classiques sur le Tanakh (Tora, Néviim, Kétouvim) comprennent également ses commentaires sur les Livres d'Isaïe, des Prophètes, de Iyov, des Psaumes, du Cantique des Cantiques, Esther et Daniel. Rabbi Abraham ibn ‘Ezra tend à élucider le texte sur la Tora selon son sens simple (Pchate), ainsi qu'il l'explique dans les introductions à ses commentaires. Il y critique les différentes méthodes employées par ses prédécesseurs, celle des Guéonim (c'est-à-dire, principalement du Rav Sa’dia Gaone et de Rav Chmouèl ben 'Hofni) étant trop abondante en détails et éloignée du sujet, à l'exception du fait qu'elle accorde une importance à chaque commandement.


5. La fin du voyage



Tombe du Rav Ibn 'Ezra
      En 1160, Rabbi Abraham ibn ‘Ezra est de nouveau en Provence, et traduit à Narbonne un traité astronomique de l'arabe. Si les dates données dans le poème concluant son commentaire sur les Cinq Livre de la Tora sont correctes, il serait décédé à Rome, où il aurait également entamé son dernier traité grammatical, Safa Béroura, demeuré inachevé.

      Les vers d'introduction à ce livre, dédié à son disciple, un certain Rabbi Chlomo, ont en effet tout d'un testament : il y exprime l'espoir que ce livre « soit un legs pour Abraham le fils de Meïr, et qu'il préserve sa mémoire de génération en génération ».





   


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