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'Hanouka : Nature et miracle

Dimanche 10 Décembre 2017 | 21h39   Vue : 6212 fois
 
 
 
 


1. Le miracle de ‘Hanouka

Lorsque le peuple juif remporta la victoire sur ses ennemis, le 25 Kislèv, il ne trouva, en pénétrant dans le Bèt Hamikdach, qu'une seule fiole d'huile pure, non souillée, qui ne suffisait que pour l'allumage d'un seul jour.

Avec cette unique fiole un miracle se produisit et on put néanmoins allumer les lumières du Temple pen dant 8 jours, le temps nécessaire pour la préparation de la nouvelle huile.
Pourquoi fallait-il huit jours pour obtenir une nouvelle huile? Deux raisons sont avancées par les commentateurs:

1) Les huiles venaient de la province d’Achèr, d’un endroit nommé Takoa. L’aller retour jusqu’à Jérusalem prenait huit jours (Choute Hagéonim au nom de Rav Haï Gaone, Rabbénou Yéhonatane Miloubline au nom du Yérouchalmi).

2) Les personnes expertes dans la fabrication des huiles, avaient participé aux combats et étaient toutes impurifiées par l’impureté des morts (Bèt Yossèf chapitre 670). Il leur fallait donc sept jours pour se purifier et un jour pour fabriquer l’huile nouvelle.



2. Les questions


Pourquoi les ‘Hachmonaïm ont-il chercher désespérément une fiole d’huile intacte et pure?

Pourquoi se sont-il contentés d’une quantité qui ne suffisait que pour un jour, sachant pertinemment que l’allumage serait interrompu avant la fin des sept jours?

S’ils comptaient sur un miracle, alors, ils pouvaient espérer un plus grand miracle encore : Qu’ils allument la mèche seule et D-ieu aurait créé l’huile ex nihilo une quantité d’huile suffisante pour huit jours.

Pourquoi fallait-il absolument enclencher le miracle par de l’huile existante?

Pourquoi le miracle devait-il s’appuyer sur un élément naturel?



3. Miracle et bénédiction



Le Zohar nous dévoile que D-ieu n’apporte la bénédiction par la voie d’un miracle, que sur quelque chose qui existe déjà dans le monde, comme on le voit, entre autre, dans le récit de Élicha.

Ainsi dans la Haftara de Vayéra. Rois 2 (4,2-4),Elicha s’adressa à une pauvre veuve, accablée de dettes, et lui demanda:« Que puis-je bien faire pour toi? »

Dis-moi, que possèdes-tu à la maison?
Elle répondit:« Ta servante n'a rien dans sa maison d'autre qu'une fiole d'huile. »

Elicha reprit:« Va, emprunte au dehors des récipients à tous tes voisins. Des récipients vides! Et n'en prends pas qu'un peu! »
« Tu reviendras ensuite chez toi, tu fermeras la porte sur toi et sur tes enfants, tu verseras ton huile dans tous ces récipients et mettras de côté ceux qui sont pleins. »


Ici aussi le miracle à eu besoin d’un catalyseur : l’élément naturel de départ.



4. L’ouverture de la mer rouge

Même le miracle le plus monumental, le plus flagrant de l’histoire du peuple d’Israël a été l’objet d’un camouflage par un phénomène naturel.

Moché étendit sa main sur la mer, et l’Éternel refoula la mer toute la nuit, avec un vent d’est puissant, et il mis la mer à sec, et les eaux furent divisées.

Ne nous y trompons pas: il est aussi facile pour D' d’ouvrir la Mer Rouge avec ou sans vent d’est puissant.
Certains sont tombés dans le piège et ont attribuer l’ouverture de la mer rouge à un phénomène naturel.


D’après le magazine Science et Vie numéro 1016 de mai 2002 cet événement est le résultat d’un vent puissant induit par l’éruption particulièrement forte d’un volcan du nom de Santorin en l’an 1600 avant l’ère actuelle.



5. Moché Rabbénou

Le même phénomène de miracle déguisé se produit avec Moché Rabbénou quand D-ieu , lui ayant refusé d’entrer en Érèts Israël, lui permit néanmoins de contempler tout le pays avant sa mort.


Moché monta des plaines de Moav sur le Mont Névo, sommet du Pisga, en face de Jéricho, et le Seigneur lui montra tout le pays, le Galaad jusqu'à Dane.

Pourquoi le verset vient nous évoquer la ville de Jéricho? Cela n’a apparemment aucun rapport avec le sujet.

Le Rambane nous explique: la ville de Jéricho se trouvant au fond d’une vallée profonde, Moché Rabbénou ne pouvait pas la voir même du haut du sommet sur lequel il se trouvait. Or le verset nous précise qu’il a vu tout le pays.


C’est donc qu’il l’a vu d’une manière surnaturelle, miraculeuse.

S’il en est ainsi, en quoi Moché avait-il besoin de monter sur la cime du mont Névo ?



6. Camoufler le miracle

La réponse à toutes ces questions, est que de toute évidence, D-ieu se conduit avec l’homme, autant que faire se peut d’une façon naturelle. C’est la volonté du créateur de camoufler le miracle afin de lui donner un goût de naturel.

La raison en est simple: il faut préserver le libre arbitre


Si D., dans certaines circonstance, dévoilait sa présence de manière trop claire, trop évidente, trop flagrante, nous n’aurions plus aucun mérite à nous rapprocher de notre créateur et à choisir le chemin de la Tora.
Nous perdrions par là même, toute raison d’être récompensés pour le fait d’avoir choisi d’accomplir la volonté de notre créateur et de suivre ses préceptes.


Le Rav Sim’ha Zissèl va plus loin et nous explique que la conséquence en est que l’homme voit ses efforts se concrétiser dans ce monde ci. Ce sont les actes humains qui donnent une apparence naturelle aux événements et permettent la réalisation des miracles.
Cela constitue donc pour l’être humain une épreuve énorme.

Il pourrait donc avoir le sentiment que c’est lui et lui seul qui est à l’origine de ses succès, déniant toute intervention divine.

7. Unicité de D.

Sentiment à propos duquel la Tora nous met en garde de façon explicite.
Tu pourrais dire dans ton cœur: « c’est ma force et la vigueur de ma main qui m’ont fait acquérir cette puissance ! Mais souviens toi que c’est le seigneur qui t’a permis de posséder cette richesse » Deutéronome (8,17– 18)

Sentiment qui va à l’encontre du principe fondamental du judaïsme: L’unicité de D.

« A toi, il t'a été donné de le voir pour que tu reconnaisses que le Seigneur est D-ieu, qu'il n'en est point d'autre. »


D. est omniscient, omnipotent, omniprésent. Il règne sur le monde, le dirige et le contrôle. Il est à l’origine de tout et aucune force ne peut s’opposer à lui.






   


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