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Le miracle du Arone Hakodèch

Mercredi 9 Avril 2014 | 12h35   Vue : 2765 fois
 
 
 
 

La lecture de la Torah s’arrêta brusquement! Tous les fidèles de la synagogue de la ‘Hourba furent saisis de peur ! Des cris provenant de la rue : « Mort aux Juifs ! Nous attraperons les assassins ! Jusqu’à quand verserez-vous le sang de nos enfants ? » Tous les fidèles se regardèrent interloqués. Les voix se rapprochaient…
Et tout à coup ! La porte de la synagogue fut défoncée par un groupe d’arabes avec à leur tête le gouverneur de la ville : « Où est le fils de Mohamed ? dit celui-ci d’un ton impérieux. Toutes les pistes et toutes les preuves nous conduisent ici. Nous allons trouver le sang de cet enfant ! Et vous serez tous punis de la peine capitale ! »

La tension était palpable, certains Juifs étaient déjà en train de réciter le Chéma Israël, et personne ne comprenait ce qui se passait. L’un des arabes qui faisait partie des « bons amis » des Juifs se précipita alors vers le Arone Hakodech et en sortit une bouteille contenant un liquide rouge. « Voici une bouteille pleine du sang de mon pauvre fils ! » Hurla-t-il en pleurs. Tout en se lamentant, il tendit la bouteille au gouverneur qui l’ouvrit afin de sentir l’odeur du …
« Qu’est-ce que cela signifie ? Ce n’est pas du sang, mais du vin ! On se moque de moi ! »
A ce moment-là, un silence total s’établit, et tous, Juifs et arabes demeurèrent ébahis. Personne ne comprenait ce qui se passait !

« Qu’est-ce que cela signifie ? » Demanda encore le gouverneur. Mohamed ne savait pas quoi dire, il ne comprenait plus rien, mais il devait absolument donner une explication au gouverneur. Que pouvait-il bien répondre quand lui-même avait pris le sang de son propre fils qu’il avait tué la veille ? « Je… Je ne… ne… comprends pas… » bégaya t-il. « Je voulais me venger de tous ces Juifs et de tout le mal qu’ils amènent dans le monde, et j’ai caché moi-même hier une bouteille de sang… Mais leur D. leur a fait un miracle… »

Deux soldats, sous l’ordre du gouverneur, se saisirent alors de l’homme et le conduisirent à l’extérieur de la synagogue : « Je ne veux plus jamais voir sa face ! » cria le gouverneur.

Puis il se tourna vers le Rav de la communauté et lui présenta des excuses, ainsi qu’à toute l’assemblée, pour le préjudice causé. Il promit que plus jamais il n’y aurait de telles histoires, et qu’il ferait désormais tout ce qui était en son pouvoir afin de protéger les Juifs. Il sortit, ainsi que toute la foule qui l’accompagnait.

Les fidèles se retrouvèrent enfin entre eux. Ils ne savaient pas quoi faire, le Rav demanda que l’on finisse l’office, mais c’est avec beaucoup de difficultés qu’ils y parvinrent, ils étaient trop émus. A la fin de l’office, l’un des fidèles ne put se contenir et dit à haute voix : « Qu’est-ce qui s’est passé ici ? » Rabbi Nissan s’approcha alors du Rav de la communauté, ce dernier se souvint immédiatement de la joie qui avait empli la maison de Rabbi Nissan cette semaine.

En effet, celui-ci, après vingt ans d’attente, venait d’avoir une petite fille. Le Rav s’adressant alors à la communauté leur dit : « Rabbi Nissan me charge de vous annoncer qu’un Kiddouch en l’honneur de sa fille est dressé dans la pièce adjacente. » Rabbi Nissan prit ensuite la parole : « Je serais très honoré de la présence de toute la communauté, j’en profiterai pour expliquer ce qui s’est passé ce matin… »

Les paroles de Rabbi Nissan laissèrent un blanc et tous, voulant comprendre les évènements de la matinée, se rendirent dans la pièce voisine. Après avoir fait la bénédiction sur le vin, il y eut quelques « Mazal Tov » (félicitations), et tous se tournèrent vers Rabbi Nissan, impatients d’entendre ce qu’il avait à raconter : « Comme vous le savez, ma femme ayant été alitée toute la semaine, ce sont nos voisines qui ont préparé les gâteaux et les mets de ce Kiddouch, et je les en remercie. Tout a donc été préparé pour Chabbate. Hier, après l’office du soir, je suis rentré chez moi, j’ai mangé quelque chose, et je suis parti me coucher.

J’eus cependant beaucoup de mal à m’endormir tant mon émotion était grande. Et cette nuit-là je fis un rêve. Je vis un vieil homme s’approcher de moi et me dire : « Tu as oublié quelque chose de très important pour le Kiddouch demain ! » Je me réveillai en sueur. D’habitude je ne prête pas attention aux rêves, mais celui-ci me dérangea. Je réfléchis, peut-être avais-je effectivement oublié quelque chose, et soudain je me souvins : j’avais oublié le vin !

Je me levai donc au milieu de la nuit afin d’apporter la bouteille à la synagogue. J’y entrai et me dirigeai directement vers le Arone Hakodech. J’en ouvris la porte afin d’y déposer la bouteille de vin, lorsqu’une odeur épouvantable me saisit.

Je vis alors une bouteille et en l’ouvrant, je m’aperçus qu’elle contenait… du sang ! Une terreur envahit tout mon être et je me mis à trembler. Je compris tout de suite qu’une chose anormale se produisait. Je pris la bouteille, et la fis disparaître avec son contenu. Je rentrai chez moi sans parvenir à m’endormir. Vous connaissez la suite de l’histoire…

L’assemblée était stupéfaite par l’histoire et pas un son ne sortit d’aucune bouche durant de longues minutes, chacun comprenait le miracle extraordinaire dont il venait d’être le bienheureux témoin.

Histoire rapportée par le Rav Eliyahou Hassan dans son livre « Sur la Paracha ».
   


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