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Shanghaï et son passé juif

Dimanche 15 Juin 2008 | 15h30  
 
 
 
 


Quartier juif de Shanghaï
Entre Shanghaï et les Juifs, une histoire inoubliable s'est tissée durant la Deuxième Guerre Mondiale. Sur place, difficile à croire aujourd'hui que le district de Hongkou comptait jusqu'à 30.000 Juifs réfugiés venus d'Europe de l'Est.

Mais la municipalité, aidée par le Consulat d'Israël sur place et des sociétés privées appartenant à des Juifs, a décidé de faire revivre cette période courte mais si intense de la coexistence de deux mondes si différents.

Une banque de données est en train d'être établie sur les dizaines de milliers de personnes qui ont trouvée asile dans la métropole chinoise. Ces données incluront les noms de ceux que l'on appelait les "Shaghailanders", leurs professions et adresses.

Une cérémonie de lancement aura d'ailleurs lieu en présence des autorités du district de Hongkou, du Consul d'Israël, au Musée des Réfugiés Juifs de Hongkou.

Elle sera jumelée avec la cérémonie du 60e anniversaire de l'Etat d'Israël, inaugurant par ailleurs une exposition sur les "Relations Sino-israéliennes".




Réfugié juif de Shanghaï
Nir Gutmann, Consul d'Israël à Shanghaï, veut faire de cet événement "quelque chose de marquant, dont tout le monde se souviendra." Avec cette banque de données, il s'agit également de manifester la "reconnaissance du peuple juif aux anciens de Hongkou pour leur hospitalité". Parmi les initiatives, il est prévu de rénover un Centre d'Activité pour Personnes âgées, et de fournir du matériel à une pouponnière locale.

Aujourd'hui, les Juifs de Shanghaï sont principalement des jeunes qui travaillent dans le monde des affaires. Des Juifs ont vécu à Shanghaï depuis le 19e siècle, lorsque des familles connues, telles que les Sassoon ou les Kadoorie installèrent leur siège social et leurs intérêts dans cette ville en plein expansion. Après la Révolution Russe, 7.000 juifs vinrent se rajouter à la communauté locale, et à la fin des années 1930, ce furent les réfugiés Juifs Allemands, Autrichiens et est-européens qui vinrent constituer le "gros du bataillon." Pourquoi Shanghaï? Car à ce moment-là, Shanghaï était le seul endroit pour lequel aucun visa ou passeport n'était exigé!



Ci contre sur la photo, une rue de l'ancienne concession française, qui faisait office de ghetto quand Shanghai a accueilli les juifs réfugiés d'Europe de l'Est, avant et pendant la seconde guerre mondiale.

Le Joint Distribution Committee mais aussi des diplomates chinois en poste en Europe, à l'image de Ho Fengshan, aidèrent ainsi des Juifs des pays occupés à fuir vers la Chine en leur fournissant des visas de sortie. Décédé à San Fransisco en 1997, Ho Fengshan a été reconnu comme "Juste des Nations" par Yad Vashem. Sa fille, Manli Ho, est parmi les personnes actives dans l'édification de la nouvelle banque de données. Nir Gutmann regrette que "Ho Fengshan ne soit pas aussi connu que Shindler, alors qu'il a permis de sauver encore beaucoup plus de Juifs!!"

Après Pearl Harbor et l'invasion japonaise, ces derniers imposèrent de dures restrictions à la population chinoise, et la communauté juive de Shanghaï fut ghettoïsée par l'armée japonaise, sans toute fois subir de persécutions. Surnommée "la Petite Vienne", la communauté juive de Hongkou vécut très pauvrement sur le plan matériel, mais y développa une vie intellectuelle, culturelle et religieuses très riches, activant des théâtres, concerts, activités politiques sionistes et bundistes etc.

Personne n'oublie non plus la célèbre Yeshiva de Mir qui s'y transplanta, et fut la seule Yeshiva qui resta pratiquement intacte après la Shoa. Grâce à quelques livres emportés qui furent réimprimés, et grâce à l'aide du Rav Kalmanovich de New York, les Rabbanim étudiants purent recréer une atmosphère d'étude telle qu'elle existait en Lituanie.




entrée de la synagogue Ohel Moché
Après la Guerre, la plupart des Juifs émigrèrent vers Israël, l'Australie ou l'Amérique du Nord. C'est pour recréer cette mémoire collective que les autorités locales et le Consulat israélien s'activent actuellement. "Le travail de recherche est excessivement difficile car il ne reste pratiquement plus rien sur place, et les témoins vivants sont de plus rares" affirme Lilian Yun, étudiante en Relations Internationales à l'Université de Tongii, et volontaire au Musée des Réfugiés Juifs, "mais nous n'en sommes qu'au début". Actuellement, seuls 600 noms ont été recensés, mais Nir Gutmann se dit "optimiste quant à la suite". Il est fondamental que des documents témoignent pour le futur de l'existence et de la vie de cette communauté transplantée dans un environnement si atypique.

La synagogue "Ohel Moché", dans laquelle se trouve actuellement le Musée, servait de local pour bureaux et pour un hôpital psychiatrique, jusqu'à ce qu'en 2007, le gouvernement local ait décidé de la réaffecter pour les besoins de la communauté.

Une page d'histoire commune et émouvante entre la communauté juive et le peuple chinois, l'un des rares sur cette planète à ne pas être atteint par la maladie de l'antisémitisme.

Source : Arouts7 6 juin 2008
Photos : Univers Torah
   


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