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Les Juifs d'Argentine

Mercredi 1 Octobre 2014 | 00h42   Vue : 2359 fois
 
 
 
 


L’Argentine a hébergé dès la fin du XIXème siècle la plus grande communauté juive hispanique de la région. Les Juifs argentins, originaires de toutes les nations du monde, ont souffert d’attaques antisémites plus moins virulentes, à chaque soubresaut économique ou politique, nombreux dans l’histoire de l’Argentine, et malgré leur attachement et leur dévouement au pays, ont vu remettre en cause jusqu’à la légitimité de leur présence.

Lorsque l’Argentine accède à l’indépendance en mai 1810, elle se libère du joug de l’Espagne.

Le troisième président, Nicolas Avellaneda (1874-1880) réussit, malgré une forte opposition au Sénat, à faire adopter le 19 octobre 1876, la Loi sur l’Immigration et la Colonisation, permettant ainsi l’entrée en scène des Juifs sur le sol argentin. Un certain Mister Jacob pourrait être le premier Juif de l’histoire de l’Argentine, comme le rapporte un marchand anglais en 1813 qui lui doit la vie. Avec le passage de la nouvelle loi, les portes du pays se sont ouvertes à l’immigration et par conséquent aux immigrants juifs permettant le développement fulgurant de la République d’Argentine.

A la même époque, sous l’Empire tsariste, la population juive de Russie ploie sous les coups de boutoir des pogroms fomentés par les sbires du Tsar et les nouvelles concernant les massacres traversent rapidement l’Europe… et parviennent jusqu’aux oreilles de Carlos Calvo, officier de l’immigration d’Argentine, en voyage à Paris.


Buste de Carlos Calvo présenté au Palais de la Haye
Le sieur Carlos comprend immédiatement l’enjeu et engage les démarches afin de transférer les immigrants juifs en Argentine.

Mais la vie sur les terres argentines va se révéler terriblement difficile. Les immigrants étaient prêts à travailler durement mais non pas à mourir de faim ni de froid. On leur avait promis un logement, de la nourriture et des outils. Ils ne trouveront rien de tout cela.

En outre, l’Argentine se heurte à des éléments inconnus : la nourriture cachère, les fêtes juives chômées... C’est le choc des cultures et les promesses non tenues vont pèle mêle entraîner la mort de douzaines d’enfants et certaines familles vont même tomber aux mains de trafiquants d’esclaves.

En 1887, Le baron Maurice de Hirsch perd son unique fils, Lucien. Il décide alors de consacrer son énorme fortune qu’il a fait principalement dans les chemins de fer à améliorer le sort des Juifs de Russie, notamment en organisation leur immigration. Sur les conseils du Dr Loewenthal, il porte son choix sur l’Argentine comme lieu de prédilection de l’immigration juive et va organiser à large échelle la colonisation du pays par les juifs. Il va créer L’association de la colonisation juive (JCA) en 1891 à New York dans ce sens et cela bien avant le développement du sionisme politique.


Baron de Hirsch
Des infrastructures vont permettre l’installation des nouveaux colons juifs dans leur nouvelle ferme en Argentine.

Fin du 19ème siècle, les Juifs d’Argentine présents dans la capitale et dans les colonies vont constituer une communauté active. A la mort du Baron de Hirsch en 1896, la JCA reprendra le flambeau, forte d’une partie de la fortune qu’il lui a léguée.

A l’aube de la première guerre mondiale, la communauté juive dépasse les 100 000 personnes, la plus grande partie est concentrée dans la capitale. Mais les années de guerre vont porter un coup sérieux à l’immigration juive. Les vieilles institutions juives présentes dans la capitale telles que la "Congregacion Israelita", la compagnie funèbre ashkénaze et "Ezrah" ne cessent pourtant d’augmenter leurs propriétés foncières et leurs activités. Des clubs se forment comme la société de la jeunesse juive intellectuelle. C’est l’apogée culturelle de la communauté, mais cette dernière reste étrangement indifférente à l’immigration de leurs con frères dans le pays.

La Jewish Colonisation Association acquit, dès 1892, des domaines considérables en Argentine où elle se proposait d’installer les populations juives d’Europe de l’Est persécutées en raison de leur religion et privés du droit de posséder des terres. Ainsi des colonies agricoles fleurissent dans diverses régions d’Argentine.

En 1894, 563 familles, soit 3112 personnes débarquent en Argentine pour inaugurer de nouvelles implantations disséminées dans différentes régions : les premières implantations se nomment Moisesville, Mauricio, Clara, Carmel, Ida, Rachel, Rosh Pina, Baron de Hirsch, San Antonio. Les premières installations sont difficiles mais au fil des années, les colonies ne cessent de s’agrandir.


Moises Ville
Elle est aujourd’hui de 8 826 âmes, dont 7 400 israélites, représentant 1302 familles. (…) Nous avons encore à Moïseville une réserve coloniale de 54 000 hectares environ, dont 60 % sont aptes à l’agriculture et 40% devront être destinés à la colonisation pastorale.

Le bien-être se manifeste aussi par les paiements des colons, paiements qui ont été satisfaisants ; 233 colons sont complètement à jour vis-à-vis de nous.(…) Les bibliothèques Baron Hirsch et Kadima, (environ 3 500 volumes) sont très fréquentées par la jeunesse de la colonie. Il y a également à Moisesville une société de bienfaisance qui comprend 350 membres et une société de secours fraternel, réunissant 124 membres et qui dispose d’un capital de 25 000 $ pour effectuer des prêts à court terme A côté des 12 écoles dépendant du Conseil National d’Education fonctionnent deux écoles de la province, un collège d’enseignement secondaire et une école primaire particulière.


Chefs des communautés juives d'Argentine
Les Ashkénazes, en particulier, privilégient l’établissement des Juifs en Palestine. Le Sionisme prend de plus en plus d’importance surtout après la déclaration de Lord Balford en 1917. De plus la une vague de nationalisme hispano-catholique submerge l’Argentine qui va s’opposer fermement à l’immigration.

De nouvelles lois sur l’immigration sont promulguées en 1932 et appliquées l’année suivante. Les Juifs argentins ne réalisent pas les dangers qui pèsent sur les communautés juives européennes alors que l’ère nazie s’annonce. L’Argentine, alors en plein marasme économique, décide donc de fermer ses portes au moment où les Juifs ont désespérément besoin d’un refuge. Après la Seconde Guerre Mondiale, la Communauté Juives Argentine, va vivre relativement bien malgré la présence dans ce pays de nombreux anciens nazis et de musulmans pro-nazis.


Pionniers juifs en Argentine en 1890



Grande synagogue de Buenos aères





   


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