Blessée à la tête pendant la construction de sa soukka, une habitante de Netanya a reçu les soins du Maguen David Adom. Une fois son état jugé stable, les secouristes ont achevé ce qu’elle avait commencé. À l’approche de Soukkot, leur geste rejoint celui de bénévoles qui montent des soukkot pour des personnes âgées. Il donne à voir une attention simple : comprendre ce qui préoccupe encore quelqu’un après l’urgence.
Une barre métallique tombe pendant qu’une femme d’une soixantaine d’années construit sa soukka près de chez elle, à Netanya. Elle la frappe à la tête. Une connaissance qui l’aide appelle le 101, le numéro d’urgence du Maguen David Adom. Une équipe de premiers intervenants et une ambulance se rendent sur place. Ces faits sont rapportés par Ynet et par le Jerusalem Post, qui reprennent les informations du service de secours.

Les secouristes l’examinent et lui donnent les premiers soins. Selon leur récit, elle est consciente et son état est stable ; ils estiment qu’une évacuation urgente à l’hôpital n’est pas nécessaire. Cela ne dit rien de plus sur la suite de sa prise en charge, et il n’y a aucune raison de transformer cet incident en simple anecdote de fête. Une blessure à la tête appelle d’abord une évaluation sérieuse. Ici, cette évaluation a eu lieu avant que les intervenants ne se consacrent à la soukka.
Après les soins, les secouristes reprennent la construction de sa soukka
La femme raconte que les secouristes lui ont demandé où se trouvait la construction. Elle a cru qu’ils cherchaient à comprendre quelle barre l’avait blessée. Elle les a ensuite vus reprendre le montage. Ben-El Amira, secouriste arrivé en premier à moto, explique qu’après avoir vérifié son état et prodigué les soins, l’équipe a voulu lui faire plaisir avant la fête en terminant sa soukka. La durée de leur aide et les détails du montage ne sont pas précisés. Ils ont achevé la construction.
Je connais, à travers mes visites à l’hôpital, cette petite question qui demeure après les soins : Et maintenant, comment vais-je faire ? Elle ne concerne pas toujours la santé. Il peut s’agir de prévenir un proche, de rentrer chez soi ou de mener à bien une préparation qui comptait beaucoup. Il faut d’abord écouter la personne et ne pas décider à sa place de ce qui est important. Les secouristes de Netanya ont vu la soukka inachevée et ont pu agir. Leur disponibilité a répondu à une préoccupation concrète, sans prétendre effacer l’accident.
La femme leur a dit, d’après Ynet, qu’ils étaient venus accomplir une Mitsva en lui portant secours et en avaient accompli une autre en bâtissant la soukka. Ses mots disent aussi ce qu’elle a ressenti : ces professionnels avaient compris pourquoi elle tenait à finir ce travail avant Soukkot.
Des bénévoles montent des soukkot pour leurs aînés
Cette initiative prise sur place fait penser à un besoin plus régulier. Dans une publication datée du 23 septembre 2026, l’association Chasdei Naomi présente le travail de ses bénévoles auprès de personnes âgées et de survivants de la Shoah en Israël. Certains ne peuvent plus monter leur soukka seuls, en raison de leur âge, d’une mobilité réduite ou de leur isolement. L’association indique que des bénévoles se rendent à leur domicile pour l’assembler, parallèlement à ses distributions de colis alimentaires pour les fêtes.
À Netanya, des secouristes ont prolongé spontanément une intervention médicale. Chasdei Naomi décrit une action préparée à l’avance, menée par des bénévoles auprès de personnes qui ont besoin d’aide pour la fête. Dans les deux cas, monter une soukka suppose des bras disponibles, du temps et une attention aux conditions réelles de la personne. Pour celui ou celle qui attend cette aide, la différence entre une intention généreuse et une soukka prête à être utilisée est très concrète.
Aider quelqu’un à célébrer Soukkot, c’est aussi partager sa joie
Dans le passage consacré à Soukkot, la Torah demande : Tu te réjouiras pendant ta fête, puis elle nomme, aux côtés de la famille, le Lévite, l’étranger, l’orphelin et la veuve (Dévarim 16,14). Le verset ne décrit pas la femme de Netanya, dont nous ne connaissons ni la situation familiale ni les autres circonstances. Il donne toutefois une direction claire : la joie de la fête ne se limite pas à ce que nous préparons pour notre propre maison. Il faut aussi regarder qui risque de rester à l’écart de cette joie.

Chaque année, je vois combien une aide modeste peut alléger une difficulté réelle, à condition de demander ce dont la personne a besoin. Parfois, une visite suffit pour rompre un moment de solitude ; parfois, il faut porter, installer ou revenir le lendemain. À Netanya, après les soins et la vérification de l’état de la blessée, quelques secouristes ont repris le travail interrompu. La femme pourra raconter elle-même ce que cela a changé pour elle. Nous savons déjà qu’elle les a remerciés pour cette aide et pour la joie qu’elle lui a apportée.
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