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Les Ba'alé Hatossefote

Mardi 3 Novembre 2009 | 18h21   Vue : 6178 fois
 
 
 
 


Les Tossafote qui signifie Ajouts, compléments pour désigner les maîtres issus de la prestigieuse école française des Tossafistes fondée par les petits fils de Rachi (1040-1105), Rabbénou Tam et le Rachbam.

Ainsi sont désignés les recueils de commentaires sur les traités du Talmud et de la Tora écrite, agencés selon un ordre original, qui fait commencer chaque commentaire par le commentaire des maîtres plus anciens, principalement Rachi.

La conception des Tossafote est liée, à l’origine, à la méthode d’étude caractérisant les écoles françaises et allemandes du XIIème au XIVème siècle. L’origine de cette production s’enracine dans la génération des disciples de Rachi et leurs descendants qui s’engagèrent dans l’entreprise d’approfondir et d’étendre les commentaires talmudiques du maître en posant ainsi les fondations de ce qui deviendra le propre des écoles talmudiques qu’ils dirigèrent.

Le commentaire original de Rachi se présente de manière concise, comme une adaptation littéraire de la tradition de l’étude de la loi orale prévalant en France et en Allemagne à son époque.

Ceux qui étudièrent avec lui purent parvenir à une compréhension harmonieuse et profonde du Talmud. En interrogeant les affirmations de Rachi, sur la base des discussions talmudiques ou d’autres textes, les Tossafistes élaborèrent une forme systématique d’explications et d’inductions fondées sur la mise en relation des différences entre un exemple et un autre ou une source et une autre. Ils conçurent de la sorte un nouveau système de déductions et de conclusions qui devenaient à leur tour objet de discussion, réfutées ou réaffirmées par les Tossafote ultérieures.

Ce vaste ensemble d’écrits fut produit dans les Yéchivote et rendu sous forme de discussions animées entre les maîtres et les disciples, d’où émergèrent des points de vue souvent divergents de ceux de Rachi.

Les Tossafistes saisirent toutes les occasions de citer de nouvelles opinions et de les comparer avec leurs traditions, en même temps que leur parvenaient de nouvelles versions du Talmud, issues de la tradition babylonienne et nord-africaine. Un autre phénomène qui leur ouvrait également des perspectives quasi illimitées d’interprétations, fut celui de l’étude du Talmud de Jérusalem.

L’école des Tossafistes commença avec les deux gendres de Rachi, Rabbi Méïr Bèn Chmouèl et Rabbi Yéhouda Bèn Nathan, et le plus illustre d’entre eux fut le fils de Rabbi Meïr, Rabbénou Tam.

Le mouvement se développa rapidement et il devint un courant dominant qui modela l’enseignement des siècles ultérieurs depuis la France et l’Allemagne (y compris la Provence) jusqu’à l’Espagne à partir de l’époque du Rambane. C’est surtout Rabbénou Tam qui marqua l’achèvement parfait des Tossafote pour les générations à venir.



Le premier Tossafiste allemand fut Rabbi Its’hak Bèn Achèr Halévi qui avait étudié sous l’égide de Rachi à Troyes et qui ouvrit une Yéchiva à Spire.

C’est l’une des raisons pour laquelle il n’existe aucune différence dite d’école entre les enseignements français et allemands de cette période, d’où une généalogie difficile à établir.

Les commentaires des Tossefote furent transcrites par les disciples qui ne sont pas tous identifiables, les notes et contenu des discussions Halakhiques ajouté aux arguments et commentaires soutenus, circulaient de Yéchiva en Yéchiva, chaque fois bénéficiant d’ajouts, ne laissant jamais l’enseignement initial intact.



Malgré la grande originalité des Tossafistes, il est impossible de dégager un style individuel.

Parmi les ouvrages complets on trouve : - le Séfèr Mitsvote Katane de Rabbi Its’hak de Corbeil surnommé le Smak,
- le Séfer Yéréïm de Rabbi Eli’ézèr de Metz,
- le Séfèr Mitsvote Gadol de Rabbi Moché Bèn Ya’akov de Coucy surnommé le Smag,
- le Séfèr Hatérouma de Rabbi Baroukh de Worms
- Le Séfèr Harokéa’h de Rabbi El’azar Bèn Yéhouda de Worms.


La plus importante collection est celle des Tossefote de Sens, rédigées par Rabbi Chimchone de Sens qui laissa un héritage littéraire plus important que les autres, que les érudits allemands désignent comme les les Tossefote françaises que l’on distingue des Tossefote allemandes. Les premières sont identifiables par l’abondance de références à la Guématria, utilisée comme principe d’exégèse.

En Espagne, la méthode Tossafiste fut introduite par Rabbénou Yona Gérondi et le Rambane.

Elle est ensuite intégrée à l’enseignement traditionnel par Rabbénou Achèr Bèn Yé’hièl (le Roch) qui dut fuir l’Allemagne pour la péninsule Ibérique.

L’apport des Tossafistes est considérable dans la méthode et le contenu, désormais le texte des Tossefote occupe systématiquement la marge extérieure du texte de la Guémara, et le commentaire de Rachi occupe la marge intérieure





   


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