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La Torah face aux progrés de la science : Première Partie

Samedi 2 Février 2008 | 21h13   Vue : 12560 fois
 
 
 
 



1. D-ieu, L'homme, la Création



Et si la Tora n'avait pas été donnée ?

Question en forme de boutade que l'on aurait pu juger inutile de se poser, si les Maîtres du Talmud eux-mêmes ne l'avaient soulevée dans le traité ‘Erouvine 100b ! Leur réponse est à priori surprenante.

Rabbi Yo’hanane dit: "Si la Tora n'avait pas été donnée, nous aurions appris la pudeur du chat, le vol de la fourmi (qui ne vole jamais), la conduite reproductrice de la colombe, la façon de se conduire du coq, etc... "

La réponse est claire: la nature est suffisamment riche, complexe, intelligente, pour pouvoir susciter en l'homme une réflexion propre à l'amener à y découvrir son Créateur et le plan de sa Création ainsi que son mode d'emploi: la Tora!



2. L'Homme de science face au Progrés

Si notre époque cherche de nouveaux maîtres à penser et de nouvelles certitudes, les intellectuels ont perdu, dans ce domaine, une partie de leur prestige; et il y a longtemps que les religieux de tous bords ne sont plus écoutés qu'avec condescendance.


Pollution dans les grandes villes

Invention de la Bombe atomique

Quant aux scientifiques, "il y a peu de temps, on les voyait encore comme des modèles proches de l'idéal humain: rationnels par excellence, inaccessibles aux passions, aux intérêts personnels, aux préjugés, entièrement voués à l'amour de la vérité au service de l'humanité. Prêtres du progrès, officiant dans les cathédrales de l'ère nouvelle qu'étaient les laboratoires, ils attiraient et méritaient le respect des foules" (R. Chauvin, Des savants). Deux révolutions ont terni ce tableau héroïco-idyllique: la bombe atomique puis la pollution. Nos contemporains ne sont plus du tout persuadés que la science soit la voie obligée du bonheur.

Devant la multiplicité des théories scientifiques de plus en plus vite démodées, les scientifiques adoptent d'eux-mêmes un profil bas.

Ils se défendent bien, d'ailleurs, de vouloir établir, à partir de leurs connaissances, des certitudes ou des vérités touchant au sens de la vie, à l'éthique ou à l'avenir de l'humanité.

Ils conçoivent leur discipline respective comme une simple spécialité et non comme une philosophie de la vie !

L'art d'écrire ne pourra jamais nous dire qu'écrire, des leçons de conduite ne nous indiqueront pas plus où aller, et l'habileté à manipuler les atomes, les molécules, n'indiquera pas, enfin, jusqu'à quelle limite exercer ce pouvoir.


"Le discours scientifique n'est pas un discours de vérité, mais une démarche en cours d'élaboration toujours sujette à des changements, si de nouvelles observations l'y obligent...". (H. Reeves)




Charles Darwin
Mais dès que le scientifique sort de son domaine, pour étendre à l'humain ses théories basées sur les animaux par exemple (comme Darwin), tous s'interrogent sur la légitimité de telles extrapolations... qui sont d'ailleurs plus ou moins rapidement réfutées par d'autres scientifiques (Konrad Lorenz, Jacques Monod et d'autres depuis Darwin en ont fait l'expérience...)

Paradoxalement, la deuxième réponse que l'on peut donner à notre question de départ, va sembler contredire notre précédente approche. Que l'on veuille ou non, l'homme de science est écouté, plus que ne le sont les philosophes et les politiciens.

Il est pour le public, celui qui sait vraiment et qui tient l'avenir entre ses mains toutes puissantes.





Malgré 50 années de progrès exceptionnels dans tous les domaines, ou à cause de cela, parmi ces mêmes scientifiques s'élèvent de plus en plus de voix pour exprimer doutes et incertitudes sincères, aussi bien dans l'univers que dans la biologie moléculaire.

Les idées développées par Hubert Reeves, Edgar Morin, Rémy Chauvin, Freeman Dyson vont vers une unification de la création ou tout au moins une évocation de l'idée d'un Grand Ingénieur derrière tout cela... !

Quant à ceux qui ne l'expriment pas aussi clairement, nous aurions presque envie de le leur souffler tant leurs théories sont ou trop convaincantes ou pas assez.


3. L’homme de science s’émerveille


La Terre ou Gaïa selon Lovelock, c'est-à-dire la géophysiologie planétaire, n'est qu'un hymne à l'ingéniosité d'un ensemble, fonctionnant à la manière d'un immense corps humain, un gigantesque système auto-organisé, où la stabilité règne en une homéostasie parfaite, tant que l'homme n'intervient pas trop fortement.

Que d'émerveillement devant l'eau, considérée comme le sang de la Terre. L'ensemble de l'eau contenue dans tous les êtres qui vivent à un moment donné représente un volume supérieur à tous les lacs, tous les fleuves et toutes les rivières de la terre ! La vie, c'est de l'eau organisée.

La constance de la salinité de l'eau de mer reste incompréhensible en pure physique. La mer garde pourtant toujours la même densité en éléments dissous comme notre sang dont les hormones sont en permanence dosées par toutes nos glandes. L'eau est aussi la seule substance liquide qui se dilate en se solidifiant.


Lovelock
Le fait que la glace flotte est une anomalie à laquelle la Terre doit sans doute l'existence.

Si la glace avait coulé, la Terre serait devenue une boule de glace. L'eau dissout presque tout, elle est d'une stabilité quasi-parfaite.

"L'eau est le plus grand secret de la Terre", s'exclame Lovelock, et il ajoute: "Des cycles disciplinent les eaux, l'atmosphère, les climats. Ceci nous oblige à penser comme un tout les interactions entre les hommes, les végétaux, les animaux et la vie bactérienne.

Par exemple, la termite, qui grignote le bois, contient, entre autres, des milliers de microbes capables de digérer et recycler la cellulose".


Un Séqoia

Un récif de corail
Considérons une forêt de séquoias ou un récif de corail. Pour prospérer, chaque arbre développe une communication intense avec les arbres alentours et crée bientôt avec eux une situation d'équilibre afin de capter le soleil, développer ses branches, etc...

Certains scientifiques parlent très sérieusement de communication entre les esprits des arbres pour former un écosystème, une forêt, et éviter l'auto-destruction (Bateson, Vers une écologie de l'esprit). Ce qui fait dire à l'auteur : l'homme devrait penser comme un séquoia, ayant au moins le mérite d'ouvrir un débat entre la nature et la pensée.


Edelman, biologiste éminent, spécialiste du cerveau humain, démontre que les centres de l'odorat, du goût changent de place au cours de la vie d'un individu. Le cerveau ne cesse de se transformer, de générer ses propres règles. Le cerveau humain peut s'adapter à des situations inouïes, jamais affrontées auparavant.

A chaque fois, le cerveau répond, s'adapte, innove. Il se transforme, il évolue, il invente les réponses les plus fines pour nous permettre de progresser. Le cerveau fonctionne comme une totalité, et pourtant chaque population de neurones a sa manière propre de résoudre chaque problème, une jungle, un grouillement de réseaux et d'arrangements toujours fluides et mouvants où les plus opérationnels l'emportent.

La mémoire n'est pas la réplique exacte d'une image retenue, mais un travail d'abstraction et d'apprentissage, d'association et de cartographie neuronale. C'est une création permanente. (Edelman). On ne peut s'empêcher de penser que ces théories sont plutôt du domaine de la création divine que de la simple neurobiologie, tant elles sont magiques...

C'est d'ailleurs l'opinion de Hubert Reeves: "La connaissance scientifique permet de comprendre le monde. La démarche artistique permet d'améliorer le monde, par la création. Les religions et leurs histoires saintes sont autant de façon de repenser la réalité. Ces trois démarches sont complémentaires. "Seul l'esprit tout entier peut atteindre la lumière".


Cœrnorhabditis Elegans
De nombreuses équipes de chercheurs de par le monde se sont fixées un programme commun: essayer de comprendre les mécanismes de la vie à travers un animal: le Cœrnorhabditis Elegans ou C. Elegans. C'est un ver d'un millimètre de long, à l'âge adulte. Il est en train de devenir la star des laboratoires.

Il possède en tout et pour tout 959 cellules. Allemands, Anglais et Américains se sont répartis ces cellules pour essayer de boucler, dans les prochaines décennies, leur projet. Il faudra plusieurs années pour étudier, par exemple, les 302 neurones contenus dans son cerveau, et les 8000 connexions attenantes. D'autres étudient l'ADN de ses cellules.




Synapes
A titre de comparaison, lorsque l'on multiplie le nombre total de neurones du cerveau humain par le nombre de connexions que chacun d'entre eux peut nouer avec ses voisins, on obtient un chiffre de l'ordre du million de milliards de synapses!

La tâche sera longue et difficile avant d'arriver à cerner le fonctionnement de l’être humain.






   


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