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Au mois de Adar, on augmente la joie

Lundi 27 Février 2017 | 09h52   Vue : 3092 fois
 
 
 
 


1. Le mois de Adar

C'est le dernier des mois de l'année, qui dans les textes bibliques est désigné sous le nom de douzième mois (même dans les années intercalaires, Adar II s'appelle également le douzième mois).

Ce mois a toujours deux jours de Roch 'Hodèch puisque Chèvate, qui le précède, compte toujours trente jours. Dans une année intercalaire, Adar I a également trente jours. Adar II par contre en a 29.

Le signe du zodiaque est celui des Poissons. C'est un signe de bénédiction (Mazal Chèl Bérakha). Ya’akov notre ancêtre, en bénissant les fils de Yossèf (Gen. 48, 16) a dit : qu'ils se multiplient et fructifient à l'image des poissons !

Rachi commente ce passage: "ils se multiplient sans que le mauvais oeil ait prise sur eux" ! On peut ajouter que la malédiction qui frappa le règne animal lors du Déluge, n'a pas frappé les poissons.

Ce mois est aussi un mois qui porte bonheur au peuple d'Israël, qui est lui aussi comparé aux poissons.

De même que ceux-ci ne peuvent vivre que dans l'eau qui est leur élément naturel, de même Israël ne peut subsister que par la Tora qui est comparée à l'eau dans de nombreux passages prophétiques!

Or le mois d'Adar est doublement bénéfique pour l'acquisition de la Tora. Le 7 de ce mois est né notre Maître Moïse, celui qui nous a transmis la Tora.

En ce mois d'Adar, à l'époque de Mardochée et d'Esther, Israël a accepté de plein gré ce qu'ils avaient déjà reçu au Sinaï (Kièmou ma Chékibélou).


2. Adar: le mois de la joie


Alors que l'entrée du mois d'Av est marquée par la suppression de toute manifestation de joie (Michna Ta'anite IV, 6), celle du mois d'Adar doit être marquée par la multiplication de celles-ci.

Ainsi que nos Sages l'ont souligné maintes fois dans le Talmud (Ta'anite 29 a), il y a des mois qui portent chance aux juifs, et parmi eux, en tête, le mois d'Adar. Et ce ne sont pas seulement les deux jours de Pourim, c'est le mois tout entier qui est désigné dans le livre d'Esther comme période de joie : « ..le mois où leur tristesse s'étant changée en joie et leur deuil en fête... en faire des jours de festin et de joie... »

Pourquoi précisément ce mois ? Nous avons vu précédemment que le signe de ce mois est celui des poissons.
De même que les poisons ont besoin de l'eau pour vivre, Israël ne peut vivre et puiser ses forces que dans les eaux de la Torah !

Aucun ennemi ne peut se mesurer avec nous sauf si nous relâchons l'étude de la Tora, ce qui arriva malheureusement bien souvent au cours de notre histoire ! Mais dès qu'Israël se ressaisit, il devient invincible.



On rapporte dans la Guémara Bérakhote 61b, l'histoire de Rabbi ‘Akiba et de Papus fils de Yéhouda. Après la révolte de Bar Kokhba, les Romains interdirent sous peine de mort d'enseigner le Tora. Or Papus Bèn Yéhouda vint trouver Rabbi ‘Akiba qui, malgré l'interdiction enseignait la Tora en public. Il lui demanda s'il n'avait pas peur d'être arrêté et exécuté par l'ennemi impitoyable.

Le Rabbi lui répondit par une parabole : un renard se promenant sur la berge d'une rivière interpella les poissons qui se déplaçaient sans cesse dans l'eau : "pourquoi fuyez-vous ainsi", leur dit-il. Ils lui répondirent : "pour échapper aux filets que nous tendent les hommes" !

Pourquoi leur dit-il, ne venez-vous pas vous mettre à l'abri sur la terre sèche ? Comment, lui dirent-ils, toi qu'on appelle le plus intelligent des animaux... Tu n'es qu'un sot ! Si déjà dans l'eau, notre milieu naturel, nous nous sentons menacés, combien plus serions-nous en danger en dehors de l'eau; nous y mourrions tout simplement ! ».

Nous aussi, poursuivit Rabbi ‘Akiba, « maintenant que nous sommes assis à étudier la Tora, qui est notre raison de vivre, l'ennemi nous menace. Combien plus serions-nous en danger si nous l'abandonnions ! »

Oui, elle est grande, la force du peuple d'Israël il la puise dans les eaux de la Tora !



3. Le sept Adar....

Selon une parole parole bien connue de nos Sages (Roch Hachana 11a), le Saint béni soit-Il veille à ce que les Tsadikim achèvent leurs années selon le verset de la Tora (Ex. 23, 26) : « je comblerai la mesure de tes jours » !

Car le dernier jour de sa vie, Moïse en prenant congé de son peuple, lui dit : « je suis aujourd'hui âgé de 120 ans » ! Cent vingt ans exactement se sont écoulés depuis le jour de ma naissance. Ce jour est observé comme jeûne volontaire par les 'Hassidim et les gens d'action.

Ce double anniversaire doit apprendre à chaque juif deux choses essentielles l'espoir inébranlable en l'arrivée du Libérateur, mais aussi la crainte, l'appréhension du jugement dernier !


4. Espoir en l'arrivée de la Guéoula

Peu de temps avant la naissance de Moïse, Pharaon avait ordonné de faire jeter dans le Nil tout enfant mâle qui naîtrait chez les juifs. Et chaque femme enceinte tremblait qu'on vienne lui arracher son enfant, à peine né. Nos ancêtres de plus en plus désespéraient de ne voir jamais la fin de leurs souffrances !

Amram, père de Myriam et d'Aron, prit donc la résolution de répudier sa femme, et cet exemple devait inciter d'autres à l'imiter !

Alors, l'esprit prophétique s'empara de sa fille Myriam, âgée de 5 ans, qui dit à ses parents : le sauveur d'Israël doit naître de votre union !

Impressionnés par ces paroles, Amram et Yokhébèt reprirent la vie commune. Moïse devait naître dans l'année qui suivit ! Et l'exemple des parents de Moïse rétablit la confiance dans les foyers juifs, et la certitude que le Sauveur arriverait (Rachi Ex. 2. 1).


Le Rabbinat français a proclamé la journée du 7 Adar Yom Halimoud (Journée nationale de l'Étude), au cours de laquelle des cérémonies marquent par des Siyoumim ou assemblées de fin d'études, la conclusion en commun de la Tora Ché Bé'alpé (Tradition orale) dont Moché fut le premier maître.



5. Appréhension du jugement dernier

Notre Maître Moïse, père de tous les prophètes, celui qui a délivré son peuple en accomplissant tous les signes et les miracles en Égypte, qui a divisé les flots de la Mer rouge, qui a reçu la Tora au Sinaï celui avec qui le Seigneur a communiqué face à face.

Celui qui a enseigné la Tora à Israël, qui a assuré la subsistance de ce peuple pendant 40 ans dans le désert ; qui a mené le combat contre Si'hon et Og, devra cependant mourir avant l'entrée dans la Terre promise pour avoir commis une faute légère aux eaux de Mériba au lieu de faire éclater la Sainteté de l'Éternel devant tout le peuple rassemblé.

Nous apprenons par cet exemple combien l'homme doit se garder de toute faute, même involontaire !



6. Minhag lié au 7 Adar

Dans de nombreuses Communautés en Israël, le 7 Adar a été choisi par la 'Hévra Kadicha (Confrérie qui dans chaque Communauté a pour mission de s'occuper des derniers devoirs à l'égard des morts, de visiter les malades, etc.) pour son Assemblée générale annuelle. On organise un banquet, on désigne le nouveau comité, bref c'est la fête annuelle de cette association, dont tout le monde connaît le rôle exceptionnel dans la vie de la Communauté.

Pourquoi cette date a-t-elle été choisie ? C'est peut-être tout simplement parce que ce 7 Adar ne tombe jamais un Chabbate !

En rapport avec cet anniversaire, rappelons une parole de nos Sages. Combien est grave une malédiction prononcée par un 'Hakham (un Maître érudit) ; nous l'apprenons par l'exemple de Moché Rabbénou.

En effet, lorsque Moché implora sur un ton pathétique le pardon pour son peuple après la faute du veau d'or, il dit à l'Éternel (Ex. 32, 22) «et maintenant, si tu pardonnais leur faute... ! Sinon, efface-moi de Ton livre que Tu as écrit !».

Or bien que l'Éternel devait pardonner la faute de son peuple (puisqu'il devait permettre la construction du Sanctuaire), le nom de Moché devait rester absent au moins de l'une des sections de la Tora, celle de Tétsavé c'est donc que la malédiction prononcée par Moché contre lui-même, encore qu'elle fût liée à une condition, est restée valable malgré tout !

Or, la section de Tétsavé nous la lisons presque chaque année dans la semaine du 7 Adar, jour anniversaire du décès de notre Maître Moché !

Extrait de l'éphéméride de l'année juive






   


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