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Tora et Transmission

Mardi 12 Mai 2020 | 00h16   Vue : 6497 fois
 
 
 
 


      La Tora qui nous a été confiée, avec toutes ses lettres, y compris les lettres petites et les lettres grandes, y compris les ornements (Taguim) placés au-dessus de certaines lettres, depuis Béréchite jusqu'à son dernier chapitre, relatant la fin de Moïse notre Maître, est identique à celle que Dieu a fait voir à Moïse, au Sinaï, en lettres de feu noir sur feu blanc (Rachi sur le verset Deut. 33, 2: " A sa droite, une loi de feu pour eux").

      C'est ce texte que notre Maître Moïse a transcrit sur parchemin. Tout en recopiant ce que la vision divine lui a fait voir, Moïse a entendu de ses oreilles, prononcé par la Voix Divine, tout ce qu'il a rédigé par écrit. Il a su ainsi l'orthographe (Kétiv) de chaque mot de la Tora, mais aussi la manière de prononcer (Kéri) chacun de ceux-ci.

      Ce Séfèr Tora que Moïse a transcrit sur parchemin est celui dont il est question Deut. 31, 25 : « Moïse donna cet ordre aux lévites porteurs de l'arche de l'Alliance du Seigneur; prenez ce livre de la Loi et déposez-le sur le côté de l’Arche de l'Alliance de l'Éternel votre Dieu et il restera là comme témoin!

      Ce même jour, Moïse en rédigea encore douze copies qu'il remit aux douze tribus. Puis il enseigna oralement tout ce qu'il avait appris de Dieu; règles générales et règles détaillées, la prononciation exacte des lettres, les allusions, toutes les choses cachées dans le texte de la Tora, dans le choix des lettres, leur combinaison, dans chaque mot du texte, dans la combinaison de ces mots, dans la division de Parachiyote, etc.

      De ces documents précieux remis par Moïse notre Maître aux chefs des tribus, on devait faire des copies innombrables au cours des générations, copies rédigées par des scribes instruits et consciencieux afin d'éviter, Dieu nous en garde, que des erreurs et des omissions se produisent au cours des siècles et des millénaires.

      Lorsqu’à la fin de l'époque du 1er Temple, l'Arche de l'Alliance avec ses précieux dépôts devait être mise en Guéniza, peu de temps avant la destruction du 1er Temple, et que les premières copies datant du temps de Moïse avaient elles aussi disparu, il se trouvera toujours, de génération en génération, des copies vérifiées avec un soin minutieux, et les Sages de chaque époque ont pu rétablir le texte massorétique. Si de petites divergences devaient surgir entre les textes soumis à l'examen des Sages, on s'est toujours prononcé en faveur de celui qui se trouvait dans la majorité des Séfarim soumis à examen. Cette règle, appliquée par les Sages d'époque en époque, nous permet d'affirmer que la Tora qui se trouve entre nos mains est identique à celle que notre Maître Moïse a lui-même rédigée sur l'ordre de l'Éternel.


1. Le premier Séfèr Tora


      Il y a des avis différents exprimés par les Sages du Talmud sur la manière dont fut rédigé le premier Séfèr Tora, celui de Moïse.

      Selon les uns, la Tora a été écrite Méguila après Méguila au cours des années qui s'écoulent depuis Matane Tora jusqu'à la mort de Moïse. Ces différents rouleaux furent ensuite ajoutés les uns aux autres à la fin du la 40e année de la sortie d'Égypte pour en faire la Tora complète, dont il est question Deut. 31, 25. A cette conception s'oppose une autre, qui dit que toute la Tora, depuis Béréchite jusqu'à la fin du Deutéronome, fut rédigée en une fois par Moïse, la veille de sa mort.

      Sur un autre sujet également, nos Sages expriment des avis différents dans le Talmud (Baba Batra 15 a). Qui a écrit les 8 derniers versets de la Tora, Deut. 34, 5-12: « c'est donc là que Moïse mourut » ... jusqu'à la fin du Livre ?

      Selon Rabbi Yéhouda, ce serait Josué qui les aurait ajoutés au texte. A quoi Rabbi Chim’one réplique: est-il possible d'imaginer que Moïse notre Maître ait confié à la postérité un Séfèr Tora où il manquait ne fût-ce qu'un mot, qu'une lettre? Or c'est Moïse lui-même qui ordonna aux Lévites: « prenez ce livre de la Tora ... » (Deut. 31, 26), ce livre, sans aucune omission, aucun oubli! Il faut donc expliquer ainsi: jusqu'au verset 4 du dernier chapitre, le Saint béni soit-Il dicte, et Moïse transcrit, mot pour mot.

      A partir du verset 5, c'est encore le Saint béni soit-Il qui dicte, et Moïse écrit, inondé de larmes! (Selon l'explication du Gaon de Vilna, il faut lire dans ce passage de Baba Batra Bé Dimouâ et non Bédèmâ: l'expression dimoua' est employée dans le Talmud pour désigner un mélange de Térouma et de 'Houline. Explication: selon le Gaone, Moïse a transcrit les 8 derniers versets sans que les mots soient séparés les uns des autres: il est donc possible de dire dans ces conditions que Moïse n'aurait pas annoncé sa mort).


2. D' parle, et Moïse écrit


      Bien que la Tora toute entière ait été donnée par Moïse, et que dans de nombreuses Parachiyote il soit précisé que Dieu parle à Moïse, lorsqu'il transcrit le texte, Moïse ne dit jamais: « l'Éternel m'a parlé en ces termes» ; la Paracha est toujours introduite ainsi: « l'Éternel parle à Moïse en ces termes ... ».

      Car la Tora a existé avant la création du monde! Le Midrach dit à ce propos: « elle était écrite devant Lui en lettres de feu noir sur feu blanc» ! Et dans ces lettres de feu étaient contenus tous les mystères de la Création future, les mystères de la « Merkava» et autres sujets qui échappent à notre intelligence! A ces lettres de feu sont associés de nombreux aspects, de nombreuses combinaisons ...

      Les sujets divers traités dans la Tora et dont nous connaissons le sens simple le Pchate: la création du monde, les premières générations humaines, le Déluge, l'histoire des Patriarches, le séjour des Israélites en Égypte, leur délivrance, Matane Tora, la traversée du désert etc. ; tout cela ne constitue qu'un des nombreux aspects de la Tora!

      Pourtant ce n'est pas Moïse qui a rédigé cette Tora transcrite par une main humaine, il n'a été que le scribe qui copie un document très antique! Les mots, les phrases qu'il écrit n'ont pas seulement de rapport avec celui qui les transcrit, avec le monde dans lequel il a vécu; mais ils font allusion à d'autres mondes, du passé et du futur!

      Même le livre de Dévarim, dans lequel notre Maître Moïse parle souvent à la première personne, par exemple (3, 24) « J'ai demandé à l'Éternel une grâce en ce temps »; ou (verset 2») l'Éternel me dit: assez! Ne m'en parle plus » ! Ou encore, parlant de lui et du peuple (3, 1): Tournant ensuite, nous sommes montés ... »; tous ces passages obéissent en fait à la même règle: Moïse est simplement le scribe qui rédige ce que Dieu lui a dicté; et c'est pourquoi, au début du 5ième Livre, il est dit: « Voici les paroles que Moïse adressa à tout Israël » (à la troisième personne).
      Voici ce que dit Rambane dans son introduction au Commentaire sur la Tora: ... "Notre Maître Moïse n'a pas écrit la Tora comme une personne qui parle par elle-même, alors que les prophètes (Ezéchiel, Jérémie ...) dans leurs livres s'expriment à la première personne" (Ezéchiel3, 15; 17, 1 et dans de nombreux autres passages).

      Notre Maître Moïse, qui dans le 1er Livre et au début du second transcrit la généalogie des patriarches, puis des descendants des tribus, y compris celle de sa propre famille, s'exprime toujours de façon impersonnelle, à la troisième personne. C'est pourquoi son nom n'est pas mentionné jusqu'après sa naissance (Ex. 2, 10).

      Mais la « Michna Tora» (5ième Livre) n'est pas en contradiction avec ce que je viens d'affirmer : en effet, dans son premier verset, il est dit (comme dans les livres précédents) « voici les paroles que Moïse adressa à tout Israël… ».

      Comme dans les autres livres, Moïse ne fait que répéter ce qu'il a entendu du Saint béni soit-Il! Et si la Tora est rédigée à la troisième personne, c'est qu'elle est plus ancienne que celui qui nous parle, c'est qu'elle a, selon la parole du Midrach, précédé la Création du Monde, et à plus forte raison, la naissance de Moïse!

      Et Moïse lui-même l'a transcrite comme un scribe reproduit un document très ancien! Il est donc évident et clair pour nous que toute la Tora, depuis « Béréchite» jusqu'à léeinè Kol Israël est parvenue aux oreilles de Moïse de la bouche du Saint béni soit-Il !

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