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Qui était Rabbi Meïr Ba'al Haness

Mardi 9 Mai 2017 | 12h28   Vue : 12707 fois
 
 
 
 


      Rabbi 'Akiva avait 24000 élèves, Tous plus érudits les uns que les autres en Tora.
Ces étudiants périrent pendant la période qui sépare Péssa'h de Chavou'ote (Omèr), parce qu'ils ne se témoignaient pas de respect mutuel.

Après cette douloureuse et immense perte, Rabbi 'Akiva restaura l'étude avec 5 nouveaux Sages :
Rabbi Chim'one Bar Yo'haï ; Rabbi Meïr ; Rabbi Yossi ; Rabbi El'azar Bèn Chamoua et Rabbi Yéhouda.

Ce sont ces Grands Sages qui restaurèrent la Tora dans le peuple d'Israël. (Yévamote 62b).



NERON
      Le Talmud nous raconte que l'empereur romain avait dépêché Néron pour détruire Jérusalem. Lorsqu'il arriva à proximité de la ville, il voulut interroger le sort pour savoir si cela lui serait possible.

      Que fit-il ? Il lança une flèche du côté de l'est, elle tomba sur Jérusalem ; il en lança ainsi à partir de chacun des 4 points cardinaux : toutes tombèrent sur Jérusalem. Il comprit ainsi qu'il réussirait dans son entreprise. Il vit passer un enfant Juif et lui dit : " récite moi ton verset "! L'enfant lui répondit : "J'exercerai Ma vengeance sur Edom par mon peuple Israël " (Yé'hézkièl 25).

      Il se dit : " Le Saint béni soit-Il désire détruire son sanctuaire, mais Il me punira ensuite pour cela...". Il prit la fuite et se convertit au Judaïsme ; Rabbi Meïr fut l'un de ses descendants (Guittine 56).

      Nos sages disent que le nom de Rabbi Meïr était en fait Rabbi Néhouraï et qu'on l'appelait Rabbi Meïr parce qu'il éclairait les sages dans le domaine de la Halakha. S'il en est ainsi, pourquoi la Halakha n'a pas été fixée selon son opinion ? Car il avait la possibilité de dire d'une chose présumée impure qu'elle était pure et de le prouver, et vice et versa, à tel point que nul ne pouvait savoir quand il avait raison ou tort ('Erouvine 13b).

      Ravina disait de lui :
" Lorsqu'on voit Rabbi Meïr au Bèt Hamidrach, on a l'impression qu'il déracine des montagnes et les broie... ".


      Rabbi 'Akiva lui donna la Smikha. Rabbi Meïr est nommément cité dans trois cent trente cinq Halakhote (règles et lois) de la Michna.

      Le talmud rapporte que l’empereur Néron, se convertit au judaïsme après sa destitution. Rabbi Meïr fut l'un de ses descendants (Guittine 56). la Guémara fait le rapprochement entre le nom de "Néron" dont la racine est Ner, « la lampe » et Meïr, "celui qui illumine", qui fut son descendant.

      La tradition précise que si dans la Michna on trouve simplement le terme Matnitine (on apprend dans la Michna) c'est de Rabbi Meïr dont il s'agit. Son enseignement est constitué d'un tiers de la Halakha d'un tiers d'Agada et d'un tiers de Machal. Son antagoniste principal fut son collègue Rabbi Yéhouda. Il n'accepta jamais de tirer un profit quelconque de la Tora et ses revenus lui venaient de ses travaux de scribe.

      Ses élèves lui demandèrent une fois : " Rabbi, et tes enfants, qui subviendra à leurs besoins ?
Il répondit : " S'ils deviennent des justes, leurs besoins seront satisfaits. Je n'ai point vu de juste délaissé, ou ses enfants obligés à mendier du pain (Téhilim 37). Et Si ce ne sont pas des justes, dois-je laisser mon bien aux ennemis de D. " ?


      Rabbi Meïr, Rabbi Yéhouda et Rabbi Yossi voyageaient ensemble. Rabbi Meïr avait égard au nom des personnes qu'il rencontrait. Le nom avait une signification heureuse, c'est que celui qui le portait avait de bonnes qualités ; dans le cas contraire, celui qui le portait n'inspirait plus confiance à Rabbi Meïr, tandis que les deux autres Rabbanim étaient indifférents à cet égard.

      La vieille de Chabbate, nos trois voyageurs pour ne pas transgresser le Chabbate, s'arrêtèrent dans un village où il y avait un hôtelier répondant au nom de Kidor. Le nom ne plut pas à Rabbi Meïr, car ce la lui rappelait le verset : " Ki dor Tahpou'ote Héma " (Devarirn 32). Rabbi Yéhouda et Rabbi Yossi traitèrent leur camarade de visionnaire, et n'hésitèrent pas à confier leur bourse à leur hôte.

      Rabbi Meïr, fidèle à ses pressentiments cacha sa bourse dans le caveau funéraire de la famille de son hôte. Il était certain qu'elle serait là en sûreté. Pendant la nuit Kidor eut un songe ; il vit son père qui lui conseillait de prendre la bourse qui était dans son caveau. Le lendemain jour de Chabbate, Kidor raconta son rêve à Rabbi Meïr et ce dernier lui répondit : " comment peux-tu accorder de l'importance aux rêves" ?

      Rabbi Meïr, peu confiant, garda les abords du caveau pendant le Chabbate. A la tombée de la nuit, il reprit sa bourse, et il fit bien, car lorsque le dimanche matin les deux confiants Rabbanim demandèrent leur argent à l'hôtelier, celui-ci déclara catégoriquement n'avoir rien reçu.

      Mais Rabbi Meïr ne perdit pas son sang froid. Il remarqua que Kidor venait de manger des lentilles et qu'il en était resté une sur ses lèvres. Il se mit en route avec ses compagnons pendant que Kidor donnait l'argent à sa femme, argent dont il venait de dépouiller les voyageurs. Après un quart d'heure de marche, Rabbi Meïr retourna seul à la maison de Kidor et raconta à la femme de l'aubergiste que ce dernier l'envoyait pour qu'elle lui remette l'argent que lui avait confié son mari. Ce dernier devant investir cet argent dans une affaire et comme preuve de la véracité de sa mission, il ajouta : " vous avez mangé des lentilles aujourd'hui ".

      La femme ne douta plus et remit l'argent à Rabbi Meïr, qui alla sans plus tarder rejoindre ses amis. Lorsque Kidor revint le soir chez lui, sa femme s'empressa de lui raconter qu'elle avait remis l'argent au messager qu'il avait envoyé.

      Décrire la fureur de Kidor serait impossible en quelques lignes. Il comprit que c'était un des hôtes de la veille qui avait repris son argent volé et il se vengea en tuant sa femme.

      Rabbi Meïr était Roch Yéchiva à cette époque car il était le plus important des élèves de Rabbi Akiva et cela lui conférait le premier rang. Il alla ensuite s'installer à Tibériade où il fonda un Bèt Hamidrach. L'un de ses plus grands disciples fut Rabbi Yéhouda Hanassi, qui disait : " Si je suis plus brillant que mes collègues, c'est parce que j'ai vu le dos de Rabbi Meïr " (Erouvine). On rapporte qu'il donnait pour toute chose impure 48 raisons d'impureté, et pour toute chose pure, 48 preuves de sa pureté.


Tombe de Rabbi 'Akiva à Tibériade
      Rabbi Meïr fut témoin de l'assassinat et du martyre des justes de son temps. Il vit comment les romains lacérèrent le corps de son saint maître Rabbi 'Akiva, avec des peignes de fer, comment Yéhouda Bèn Baba fut tué, comment Rabbi Hananiya Bèn Téradiyone qui rassemblait les foules et leur enseignait la Tora, fut condamné par les romains à être brûlé vif.

      La fille aînée de Rabbi 'Hananiya Bèn Téradyone devint la femme de Rabbi Meïr. Une sœur de Brouria fut enlevée par les romains et envoyée à Rome, pour punir la ténacité de Rabbi 'Hananiya et de le déshonorer dans la personne de ses enfants. Brouria dit à son mari : " C'est une chose odieuse pour moi de savoir que ma sœur est vouée à la honte ". Rabbi Meïr se munit d'une bourse remplie de dinars et partit en disant : " Si elle est restée pure, je la sauverais par un miracle, sinon, le miracle ne se produira pas ".

      Prenant les allures d'un cavalier romain, il alla trouver la jeune fille et se convainquit bientôt par ses réponses qu'elle était toujours digne de sa famille.

Se rendant auprès de son gardien, il lui dit : " cède-moi cette jeune fille " ! " Je ne puis, répondit le gardien, car je dois remettre aux agents du trésor public le prix de son déshonneur ".

" Prends cette bourse, lui dit Rabbi Meïr. Tu garderas la moitié pour toi, et chaque fois que l'on te demandera de l'argent tu en donneras du restant ".


      " Mais quand cette moitié sera épuisée que ferais-je " ? répondit l'homme. " Tu diras : D. de Meïr, viens à mon secours et tu seras sauvé " ! " Est-ce bien vrai " ? Se méfiait l'homme.

      Or, il y avait autour d'eux des chiens méchants qui mordaient les passants. Le gardien de la jeune fille leur jeta un peu de terre, et les chiens se précipitèrent sur lui. Il s 'écria alors : " D. de Meïr, viens à mon secours " et les chiens le lâchèrent. Convaincu par ce miracle, il donna la jeune fille à Rabbi Meïr. Le gouverneur, ayant appris cet enlèvement, s'empara du gardien et le condamna à la potence. " D.ieu de Meïr réponds moi ", implora-t-il. Il fut impossible de le pendre. Les bourreaux l'interrogèrent et il raconta son histoire. Aussitôt le signalement de Rabbi Meïr fut envoyé à tous les gouverneurs et Rabbi Meïr dut se sauver.

      Rabbi Meïr donnait un cours au Bèt Hamidrach tous les vendredis soirs. Une femme avait l'habitude de venir écouter son discours. Il arriva une fois que Rabbi Meïr s'étendit sur son sujet, et là quand la femme retourna chez elle, les bougies de Chabbate étaient déjà éteintes.

      Son mari l'interrogea : " Où étais-tu " ? " J'écoutais la Dracha de Rabbi Meïr ". " Eh bien, répondit le mari, tu ne rentreras pas avant d'aller cracher au visage de ce discoureur ". Rabbi Meïr, dans son esprit prophétique le sut ; il fit semblant d'avoir mal à l'œil et demanda si une femme dans l'assemblée, connaissait les murmures pour guérir et vienne pour le soulager (les murmures s'accompagnaient de crachats). Cette femme se présenta. " Sais-tu murmurer les formules pour les yeux " ? "Non" fut la réponse.

      Rabbi Meïr lui recommanda alors de lui cracher 7 fois au visage. Il lui dit alors : " Ton mari t'a ordonné de me cracher une fois au visage, tu lui diras que tu as craché 7 fois ". Ses élèves s'insurgèrent : " Nous aurions pu faire venir ce mari et lui infliger la flagellation, jusqu'à ce qu'il se réconcilie avec sa femme ". " Mon honneur est-il plus cher que celui du Créateur ? répondit Rabbi Meïr. Le Nom ineffable qui a été écrit sur le parchemin doit être effacé dans l'eau afin de ramener la paix entre un homme et son épouse. Le nom de Meïr ne doit-il pas s'effacer à plus forte raison " ?

      La reine Cléopâtre demanda à Rabbi Meïr : Je sais que les morts reviendront à la vie puisqu'il est écrit : " Et ils apparaîtront dans la cité comme des herbes des champs ". Mais je voudrais savoir : Lorsqu'ils quitteront leurs tombes, seront-ils vêtus ou non " ? " Faisons une analogie lui répondit Rabbi Meïr : " Si un grain de blé, qu'on sème et qu'on enfouit tout nu sous terre, en ressort lorsqu'il a germé, habillé de plusieurs couches ; à plus forte raison les justes, qu'on enterre sans leurs vêtements, se lèveront vêtus ". (Guémara Sanhédrine).






   


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