Accueil » Halakha » Halakha de Péssa'h [Partie 1]Publiée par Univers Torah le 25 Mars 2008   


  A. Sommaire détaillé
  B. Purification des ustensiles
  C. Élimination du ‘Hamèts
  D. Lois relatives à la veille de Péssa'h


Introduction



Traversée de la Mer Rouge

Ce n’est pas par hasard qu’à chaque fête nous rappelons dans nos prières le souvenir de la sortie d’Egypte "זכר לציאת מצרים", car en fait cette délivrance est la première pierre de cet immense édifice que constituera le Peuple d'Israël. En effet, c’est dans cet exil qu’Israël est passé d’une famille à un peuple et c’est au moment de la sortie d’Egypte qu’Israël s’est vu confier sa mission.

Cette mission-là, D. nous l’a révélée sous la forme des Mitsvote et plus spécialement celles instituées en Egypte même et maintenues pour les générations à venir. La fête de Péssa’h qui vient commémorer cet événement, est donc primordiale.

Nous avons souvent l’impression qu’à Péssa'h nous sommes plus rigoureux que durant l’année, dans l’accomplissement des Mitsvote. En vérité ce n’est pas seulement une impression, mais une réalité tout à fait objective. Nous nettoyons à tel point qu’il ne reste pas même une miette de pain, nous ne consommons que des produits sous surveillance spéciale, nous nous réunissons tous ensemble, proches et moins proches, afin de raconter les miracles qui se sont passés il y a des millénaires, nous consommons des herbes amères et des pains azymes.
De plus, à l’époque du Temple, tous les habitants d’Erets Israël étaient réunis la veille dePéssa'h sur le parvis du Temple à Jérusalem, afin d’accomplir en famille le sacrifice de l’agneau pascal.
Pourquoi toutes ces nombreuses lois, pourquoi toute cette ferveur?
Le Séfer Ha’hinoukh, (Livre des Commandements, traduit en français par R.Samuel) à propos de la Mitsva qui nous défend de briser un os de l’agneau pascal (voir Mitsva 20) répond à cette question. Aussi, dès la première étape, qui devait conduire notre peuple à la condition d’hommes libres,de peuple saint et ensuite d’année en année en commémorant cet événement.
Il convient que nous fassions des actes symboliques pour nous prouver, à nous même, notre nouvelle dignité; or c’est par l’action que cette idée se fixe en nous!

On peut se demander pourquoi D. nous impose tant d’actes symboliques pour fixer en notre mémoire cet événement ?
Une seule Mitsva n’aurait elle pas suffi pour atteindre ce but?

Mais ce serait là une pensée de jeune homme inexpérimenté.
« Si tu veux mon fils acquérir du discernement, écoute ceci et cherche à le comprendre: sache que l’homme se crée par ses actes, que son coeur et ses pensées évoluent, pour le bien comme pour le mal, selon ses activités.
Même une personne pervertie dont les pensées seraient constamment orientées vers le mal, si elle commençait à s’intéresser et à s’occuper de Tora et de Mitsvote, serait peu à peu entraînée vers le bien et par la force de ses actes finirait par détruire en elle le mauvais penchant.
En effet, le fait est connu et véridique: l’esprit de l’homme se crée et se modifie selon ses activités. Par la variété et la multiplicité des actes religieux, toutes nos pensées sont occupées et c’est ainsi que nous pouvons progresser normalement...
Si tu médites ce que je viens de dire, tu comprendras pourquoi la Tora a consacré tant de commandements au souvenir de la sortie d’Egypte qui est une des bases de notre foi. »

Il nous faut donc approfondir le sens de Péssa’h afin de mieux saisir son importance. Nous devons différencier entre deux sortes de délivrance: la délivrance matérielle et la délivrance spirituelle.



La délivrance matérielle

La Tora nous décrit explicitement l’asservissement cruel qu’ont subi les Hébreux.
Le Maror vient nous rappeler chaque année par son goût amer, les dures épreuves qu’ont subi nos ancêtres sous le régime de Pharaon.
L’obligation de consommer la Matsa et l’interdiction de manger du ‘Hametz durant la semaine de Péssa’h nous enseignent, (selon l’explication donnée par le Rav C.R. Hirsch) qu’en aucun cas il ne faut penser que c’est par notre seul mérite que nous avons été délivrés de cette servitude. Bien au contraire, le peuple ayant été entraîné jusqu’au quarante neuvième degré d’impureté, rien ne laissait prévoir un tel bouleversement et c’est uniquement grâce aux bienfaits de D. que cette indépendance nous a été accordée.
C’est “Sa main puissante” qui a fait pencher la balance en notre faveur. C’est pour cela que nous nous abstenons de tout levain qui est signe d’indépendance, étant donné que c’est lui qui fait gonfler la pâte.
Tandis que la Matsa elle, est constituée d’une pâte continuellement travaillée, ce qui représente pour nous l’asservissement. Les Mitsvote de Péssa'h illustrent bien le fait, que c’est par la seule volonté divine que nous avons été sauvés.
En nous ordonnant de sacrifier et de consommer l’agneau pascal avant même la sortie d’Egypte, au vu et au su des Egyptiens, D. a voulu briser d’un seul coup le joug de l’esclavage et la terreur qu’avaient les enfants d’Israël de leurs maîtres Egyptiens, afin qu’il ne leur reste que la crainte de D.

Il est frappant que le Talmud de Jérusalem (Yérouchalmi Roch Hachana Ch.3 hal.5) nous enseigne qu’avant de sortir d’Egypte, D. a ordonné aux Hébreux les lois concernant la libération des esclaves. Car c’est justement à l’heure où les enfants d’Israël reçoivent leur liberté qu’il faut étudier la notion d’esclavage et s’interroger sur le statut de l’esclave tel qu’il est vu par la Tora. L’ordre de libérer les esclaves après six années de servitude vient nous enseigner qu’il ne doit pas y avoir d’esclavage à perpétuité, car seul le service divin est un service permanent.


La délivrance spirituelle

Le Zohar (rapporté par la Hagada du Chné Lou’hote Habérite du Chla Hakadoch) nous dévoile, que les Hébreux ont été délivrés à la dernière minute, car ils étaient tombés dans le quarante neuvième degré d’impureté et que s’ils avaient atteint le cinquantième il aurait été impossible de les en sortir.
Mais une fois libérés, ils ont commencé une longue ascension qui se termina quarante-neuf jours après devant le Mont Sinaï et cette fois ils culminèrent au quarantième degré de sainteté.

Le Sfat Emèt (Rabbi de Gour) explique que l’ordre qu’a donné Moïse aux Hébreux et aux générations à venir de se rappeler de la sortie d’Egypte, avait pour but de refaire apparaître l’impression de sainteté (Kédoucha) dont ont été imprégnés les enfants d’Israël au moment de leur délivrance.



De quelle manière ont-ils reçu cette Kédoucha?

Le Sfat Emèt explique que les Hébreux ont été placés par D. dans un nouvel environnement surnaturel. S’ils étaient restés sous l’influence de la nature, ils auraient du normalement continuer leur esclavage en Egypte, qui était à cette époque une super puissance de la région. Mais D. a voulu abolir le règne de la nature afin de démontrer que celui qui veut sincèrement se mettre au service D. est obligé de s’élever au dessus de ce bas monde et d’éloigner de lui toute philosophie matérialiste.


Dans quelles conditions peut-on acquérir la Kédoucha?

Il y a deux dimensions fondamentales qui déterminent la Kédoucha: la conscience du temps et la conscience du lieu:
" קדושת הזמן וקדושת המקום"
.

(Voir l’étude consacrée à ce sujet par le Rav J. B. Solovétchik dans son article intitulé « Le Sacré et le Profane». Cette étude se situe à la fin de son livre « l’Homme de la Halakha », qui a été traduit en français par le Dr B. Gross).

Ces deux dimensions sont rapportées par la Halakha à propos des sacrifices, qui doivent obligatoirement être offerts dans l’intention d’être sacrifiés et consommés dans un certain temps et un certain lieu, bien définis par la Tora. Afin de nous approprier la Kédoucha nous devons retrouver en nous ces deux dimensions.



La conscience du temps

Il est frappant de constater que les débuts de l’histoire temporelle du peuple juif, ont été fixés par la Tora peu avant la délivrance d’Egypte (Ex. XII, l-2). Ceci permet aux Juifs d’être eux-mêmes les maîtres du calendrier hébraïque. En effet c’est au tribunal rabbinique (Bèt Dine) que revient le privilège, après avoir reçu le témoignage de ceux qui ont les premiers vu apparaître la nouvelle lune, de fixer et d’annoncer le début du nouveau mois, ce qui a une influence directe sur les festivités de l’année juive.

La Tora nous ordonne de “préserver les Matsote” (Ex. XII, 17). Rachi cite la Mekhilta qui commente: “Ne lis pas Matsote mais Mitsvote et garde-toi de négliger les Mitsvote”. Le Maharal de Prague (Gour Arié Ex. XII, l7) s’ interroge sur la signification de ce passage et explique que la délivrance ayant été provoquée par D. Lui-même sans l’intervention d’aucun intermédiaire, le temps ne pouvait donc avoir aucune emprise sur cet événement, car Il se trouve au-delà du temps.
Le message spirituel qui nous a été transmis par l’intermédiaire de la Matsa est donc de se libérer au maximum de l’emprise du temps et de le maîtriser, plutôt que de se laisser dominer par lui.

En comptant les quarante neuf jours qui séparent la délivrance matérielle de la révélation du Mont Sinaï, les enfants d’Israël ont appris à voir dans le temps une progression vers la perfection (Chélémoute) et la sainteté (Kédoucha).



La conscience du lieu

C’est dans un lieu précis que se trouvait le plus haut degré de sainteté, le Saint des Saints "קודש הקדושים" au Temple de Jérusalem.
Mais depuis la destruction du Temple, la Présence Divine (Chékhina) ne trouve sa plénitude que dans les quatre coudées de la Halakha uniquement (Talmud Bérakhote 8a).

Celui dont toute la vie est rythmée par la Halakha peut prétendre accéder à la Kédoucha, mais ce n’est pas en acquérant quelques vagues connaissances abstraites que l’on peut atteindre la perfection. Cette idée-là, peut nous permettre de comprendre, pourquoi tellement de lois ont été instituées lors de la sortie d’Egypte et en son souvenir, car ces Mitsvote doivent nous aider, de génération en génération à nous délivrer nous mêmes, afin d’être aptes à retrouver cette Kédoucha qui est pour nous essentielle.

D. affirme dans la Tora (Ex. XIX, 6): « Et vous serez pour moi une dynastie de prêtres et une nation sainte ». Rachi interprète le terme “prêtre” par le mot “prince". Le Rabbi de Sokhotchov (dans son livre Chèm Michmouél) ajoute à cela:
“II ne s’agit pas de prince dans le sens de chef d’une nation en quête d’expansion territoriale, mais d’un homme qui domine ses passions et reste parfaitement maître de soi”.

Il nous reste à émettre le voeu pour conclure, que très bientôt nous puissions être réunis tous ensemble sur le parvis du Temple de Jérusalem, afin d’apporter en offrande le sacrifice de l’agneau pascal et de jouir de la Présence Divine.



Purification des ustensiles


Il est écrit dans la Tora « Toutefois. l’or, l’argent, le cuivre, le fer, l’étain et le plomb, toute chose qui pendant son emploi est passé par le feu, passera par le feu et toute chose qui n’est pas passé par le feu, passera par l’eau» (Nombres 31, v22).
Il est donc écrit clairement que pour purifier des ustensiles de cuisine afin de les rendre purs (kachère), il faut les faire passer ou bien par le feu ou bien par l’eau.

Ce processus sert pour rendre Kachère des ustensiles qui ne l’étaient pas et aussi pour rendre Kachère Lépéssa’h, c’est à dire Kachère pour la fête de Péssa'h, des ustensiles dont on s’est servi pendant l'année en mangeant du ‘Hamets (du pain et tout ce qui provient du blé, de l’orge et autres céréales).



Règle Générale


Kachérisation dans la rue

La règle générale de kachèrisation (purification) des ustensiles est très simple.
Pour être débarrassé des sucs de l’aliment qu’il a absorbé, il doit les rendre de la même façon qu’il les a absorbés.

Nous avons à considérer plusieurs cas, quand l’ustensile était en rapport avec l’aliment par l’intermédiaire du :
-Feu
-l’eau bouillante
-de l’eau chaude pas bouillante (assiettes, verres)
-par une grande chaleur (cocotte minute)
-en le conservant plus que 24 heures de suite
Tous les ustensiles de toutes sortes de matières qui ont servi pour cuire ou servir du 'Hamets et dont on n’a pas l’usage pendant Péssa’h, il suffit de bien les nettoyer afin qu’il ne reste plus de saleté visible, et de les ranger dans un endroit fermé.
On mettra la clef dans un endroit caché.
Si l’on veut cependant se servir pendant la fête de ces ustensiles alors il faut les kachériser.



Ustensiles qui ne peuvent pas être kachérisés

Toutefois il faut savoir que certains ustensiles ne peuvent pas être kachérisés

1-- Les ustensiles faits en terre (généralement terre cuite ou porcelaine ou céramique) même s’ils sont recouverts par une couche de verre ou d’émail, etc...

2— Les ustensiles qui doivent être passés au feu, quand il y a des risques qu’ils s’abîment au contact du feu (casseroles, moules à gâteaux et poêles Téfal)

3— Les appareils électriques qui ont servi pour brûler du pain (grille-pain) ou même des chauffe-eau électriques ou des bouilloires électriques où il se peut que soient tombées des miettes de pain ou de gâteaux à l’intérieur.

4— Tous les ustensiles qu’on n’arrive pas à nettoyer correctement (cela comprend tout ce qui sert à travailler la pâte, casseroles, assiettes, couverts).

5— Tous les ustensiles en verre, les Achkénazim ne peuvent pas les kachériser. Les Séfaradim, eux peuvent les utiliser après les avoir bien nettoyés. (Ceux en pyrex et duralex voir plus loin).

6— Tous les ustensiles qui sont recouverts même partiellement de rouille.

7— Tous les ustensiles en bois qui ont servi à des aliments 'Hamets dans lesquels il y a des fentes, et de même pour tous les ustensiles qui ont des fentes et qui ne sont donc pas nettoyables impeccablement.

8 On a l’habitude de ne pas se servir du tout pendant Péssa'h, des ustensiles et même des nappes qui ont servi à faire la pâte du pain ou des gâteaux.

9— Une râpe dont on se sert pour du pain ou des gâteaux. Par contre on peut kachériser une râpe à légumes ou à fruits.

10— Des couteaux dont le manche et la lame sont séparés et attachés par des vis, qui sont très difficilement nettoyables (il s’agit de couteaux qui servent pour manger, et pas de couteaux â viande ou à fruit).

11— Les ustensiles en émail: on a l’habitude de ne pas s’en servir.

12— Les ustensiles en plastique: on a l’habitude de ne pas s’en servir.

13— Les ustensiles en corne entièrement ou partiellement ne sont pas kachérisables.

14—On a l’habitude de ne pas utiliser une bouteille thermos qui a servi pendant l’année.

15 On ne se servira pas de la brosse à dent dont on se sert durant l’année.

16— Les carafes en verre dans lesquels on a entreposé des alcools, les Achkénazim ne peuvent pas les kachériser, mais les Séfaradim, doivent les tremper durant 72 heures dans de l’eau, en changeant l’eau toutes les 24 heures.



Quels sont les ustensiles que nous pouvons kachériser

Tous les ustensiles qui sont composés des matières suivantes sont kachérisables à condition d’avoir été nettoyés auparavant de toute saleté.

1) Les ustensiles en or, argent, cuivre, fer, étain, plomb, acier, nérostat, bois, aluminium, pierre, sont kachérisables.

2) Les casseroles doivent être trempées dans l’eau bouillante (après avoir été impeccablement nettoyées y compris le manche et le couvercle).

3) Les cocottes—minute doivent être trempées dans l’eau bouillante (il faut démonter les parties démontables du couvercle, enlever le joint de caoutchouc, bien le nettoyer avec un produit chimique; faire bouillir aussi les parties démontables ainsi que le couvercle et les manches).

4) La friteuse non électrique doit être trempée dans l’eau bouillante. La friteuse électrique n’est pas kachérisable.

5) La bouilloire électrique qui ne sert qu’à faire bouillir de l’eau et dans laquelle ne sont pas tombées des miettes de pain ou de gâteau, devra être nettoyer (y compris le dépôt calcaire qui se forme dans le bas) et la faire bouillir pleine d’eau.

6) La plaque électrique du Chabbat, il faut la faire fonctionner durant deux heures, et après verser sur le dessus de l’eau bouillante et la laisser allumée pendant deux heures supplémentaires. On a l’habitude ensuite de la recouvrir avec du papier aluminium. Ceux qui ont l’habitude de se servir d’une plaque en aluminium qui recouvre le gaz durant le Chabbat, doivent la passer au feu (ou bien passer dessus avec un brûleur).

7) Le mixeur doit être divisé en plusieurs parties :
Le moteur (qui est généralement bien fermé) il faut vérifier que l’intérieur soit propre et cela suffit.
La partie démontable qui sert à pétrir la pâte on n’a pas le droit de la kachériser (Pour les Séfaradim il est permis, en cas de nécessité, de bien la nettoyer et de la tremper dans l’eau bouillante).
Le pressoir et le coupeur de légumes doivent être propres et trempés dans l’eau bouillante.
Le mixeur doit être remplacé par un nouveau qui ne servira que pour Péssa'h.
Le hachoir doit être démonté entièrement et être trempé dans l’eau bouillante. La partie du hachoir qui est parsemée de petits trous doit être passée au feu.

8) L’appareil à moudre le café (qui ne sert qu’à cela) doit être bien nettoyé et cela suffit.

9) Le gril qui ne sert jamais pour des aliments composés de pain ou de farine doit être passé à l’eau bouillante après avoir été bien nettoyé. Le gril qui a servi, même si ce n’est qu’une seule fois, à griller du pain ou des boulettes de viande qui contiennent de la farine ou du pain doit être passé au feu et on doit voir sortir des étincelles du gril.

10) La poêle, quand c’est une poêle à frire, il est préférable de la passer au feu.

11) La poêle du genre Téfal n’est pas kachérisable pour Péssa'h.

12) Les verres et les ustensiles en verre (y compris pyrex et duralex) sont kachérisables pour les Séfaradim en les nettoyant bien. Les Achkénazim ne peuvent pas les kachériser. Néanmoins pour le Pyrex et le Duralex, il y a différentes opinions parmi les décisionnaires Achkénazim et si on est dans la nécessité, on les kachérisera en les trempant trois fois dans de l’eau bouillante, mais les ustensiles en pyrex dont on s’est servi pour le four ne sont pas kachérisables même à l’eau bouillante.

13) Les carafes en verre dans lesquelles on a entreposé des alcools, les Séfaradim devront les tremper 72 heures dans de l’eau, en changeant l’eau toutes les 24 heures. (Les Achkénazim ne peuvent pas les kachériser).

14) Les assiettes en métal doivent être trempées dans l’eau bouillante.

15) Les couverts (cuillères et fourchettes) doivent être trempés dans l’eau bouillante. Les couverts qui sont composés de deux parties distinctes sont très difficilement nettoyables et donc presque impossibles à kachériser (pour un cas de force majeur, il faut demander conseil à un rabbin). Ceux qui n’ont servi qu’à couper de la viande ou des légumes sont kachérisables à l’eau bouillante.

16) Les couteaux dont le manche et la lame sont formés d’une seule partie doivent être trempés dans de l’eau bouillante.

17) Les gobelets et les coupes en argent ou en métal qui servent pour boire du vin, doivent être trempés dans de l’eau bouillante.

18) La râpe à légumes doit être trempée dans de l’eau bouillante.

19) Le récipient dont on se sert pour se laver les mains, même s’il sert quelquefois pour boire, du moment qu’il n’a pas servi pour de l’eau chaude, il suffit de bien le nettoyer.

20) Le récipient qui sert à saler la viande durant l’année, il est préférable de le tremper dans de l’eau bouillante. (S’il s’agit d’un seau en plastique qui n’a servi qu’à froid, il faut aussi le remplir d’eau bouillante).

21) Les tables qui ont été en contact direct avec des casseroles chaudes, doivent être gardées de tout contact avec elles durant 24 heures. Ensuite, on devra bien les nettoyer et les sécher, puis verser de l’eau bouillante sur toute la surface des tables. Il faut verser l’eau bouillante sur un morceau de fer rougi au feu et si l’on n’a pas la possibilité de le faire, il suffira donc de verser de l’eau bouillante seulement. Pendant la fête il faudra recouvrir la table avec une nappe spéciale pour Péssa'h.
Une table qui n’est pas en contact avec des casseroles chaudes, mais uniquement avec des assiettes (même chaudes), il suffit de bien la nettoyer et de mettre une nappe spéciale pour Péssa'h. (Il faudra donc deux nappes, une pour les aliments à base de lait, et une pour ceux à base de viande).

22) Les éviers qui sont en céramique ne sont pas kachérisables et pour s’en servir à Péssa'h il faut mettre dans l’évier des bassines en plastique qui ne servent que pour Péssa'h (évidement il faut deux bassines, une pour les ustensiles qui servent aux produits laitiers, et une autre pour les produits à base de viande).
Ne pas oublier de bien nettoyer les éviers tout de même. Il faut aussi verser de l’eau bouillante sur les robinets, et ouvrir le robinet d’eau chaude de façon à ce qu’il sorte de l’eau très chaude. On pourra dans certains cas, kachériser des éviers en céramique, mais il faut auparavant prendre conseil chez un rabbin.

23) Les éviers en nérostat: Il est possible de les kachériser à l’eau bouillante qu’on verse sur un fer rougi. (Il vaut mieux pour éviter toutes difficultés, se servir des bassines en plastique et dans ce cas il suffit de bien nettoyer les éviers).

24) Le marbre de la cuisine doit être kachérisé de la même façon (eau bouillante et fer rougi) mais on a pris l’habitude de le recouvrir de papier aluminium, ce qui résout le problème. Il faut verser de l’eau bouillante sur les céramiques qui se trouvent près des robinets et près du gaz.

25) Le four électrique ou au gaz dont on s’est servi toute l’année pour faire des gâteaux ou griller du pain:
Si l’on a posé le pain directement dans le four et non pas sur une plaque spéciale, on ne peut s’en servir qu'en introduisant à l’intérieur une boite fermée de tous les côtés dans laquelle on peut mettre des aliments. Cela après avoir bien nettoyé le four et l’avoir allumé à sa plus grande chaleur pendant une heure.
Si l’on se sert pendant l’année d’un grillage ou d’une plaque sur laquelle on pose les gâteaux ou le pain, il est impossible de kachériser le grillage, la plaque et les moules de peur qu’ils ne s’abîment, et donc il faut des moules spéciaux pour Péssa'h. Le four, lui, doit être bien nettoyé avec un produit chimique et ne doit pas fonctionner pendant 24 heures.
Il est préférable, si l’on a la possibilité de passer une flamme sur toute la surface du four et de le recouvrir de papier aluminium. Sinon on peut se contenter d’allumer le four à sa plus grande chaleur pendant 1 heure (la porte du four étant évidemment fermée). Pour pouvoir utiliser le four pendant la fête, il faut recouvrir l’intérieur de papier aluminium, ou bien recouvrir entièrement l’aliment que l’on veut cuire, avec du papier aluminium.
Vu que la kachèrisation du four est assez compliquée, il est préférable de s’abstenir de cuire dans le four qui sert durant l’année, et d’avoir un four spécial pour la fête. Il est recommandé de demander conseil â un rabbin avant de kachériser soi-même son four.
Si l’on n’a pas l’intention de se servir du tout du four pendant la fête, il faut juste bien le nettoyer pour qu’il ne reste plus de miettes de pain ou de gâteaux (même collés sur la paroi du four). Il est préférable pour avoir une meilleure propreté de se servir des produits chimiques spécialement conçus pour le nettoyage des fours.
Les fours qui arrivent a une chaleur de 450 degrés sont auto nettoyables et il suffit de les chauffer à la plus grande chaleur. (Ensuite il est préférable de mettre dans le four du papier aluminium).

26) Le four à micro-ondes:
1- II faut tout d’abord bien nettoyer les parois, la porte et les joints du four, avec de l’eau et un détergent spécial qui enlèveront toutes les saletés de l’appareil, puis le sécher.
2- Introduire un ustensile (Kachère pour Péssa'h), le remplir d’eau mélangée avec un peu de détergent (Kachère aussi) et faire fonctionner le four pendant quinze à vingt minutes afin de le chauffer à sa plus grande chaleur.
3- Laisser les parois se refroidir et les nettoyer avec un chiffon propre.
4- Kachériser le plat inférieur qui est en verre, de la même façon qu’on a l’habitude de kachériser les verres (comme les pyrex). Certains pensent qu’il vaut mieux changer ce plat et en mettre un neuf.
5- La partie du haut qui est en plastique contient parfois un gril électrique et il faudra le faire fonctionner au maximum.
6- S’il est possible de poser sur les parois de l’appareil du papier aluminium il sera préférable de le faire.
Il s’agit de l’avis de certains décisionnaires, d’autres émettent un avis différent, chacun devra donc demander à son propre maître.

27) Les fours ou les rôtissoires qui ne servent qu’à griller de la viande durant l’année, il suffit de les nettoyer, puis de les faire fonctionner à vide à la plus grande chaleur et de les recouvrir de papier aluminium.

28) Les broches qui ne servent qu’à rôtir de la viande, on peut les tremper dans l’eau bouillante et s’en servir pour Péssa'h. Pour les cuisinières, cela dépend de leur type.

29) La cuisinière à gaz : Chaque partie est rendue Kachère différemment:
Le grillage sur lequel reposent les casseroles, il est préférable d’en avoir un neuf qui ne sert que pour Péssa'h car le dégraissage est très difficile.
Néanmoins si l’on n’a pas le choix, il faut le passer au feu (s’il risque de se casser, il suffit de le tremper dans de l’eau bouillante). On a l’habitude de le recouvrir ensuite avec du papier aluminium.
La table de cuisson : après avoir été bien nettoyée, il faut verser dessus de l’eau bouillante (si on la recouvre entièrement de papier aluminium, on n’a pas besoin de verser de l’eau bouillante). A priori il faut verser de l’eau bouillante sur un fer rougi.
Les brûleurs doivent être bien nettoyés (il est préférable de se servir de produits chimiques qui dégraissent).
Le chapeau du brûleur dans lequel il y a les trous d’échappement du gaz doit être entièrement propre, ensuite il faut le faire brûler pendant une heure (on n’a pas besoin de remplacer les brûleurs par des nouveaux).

30) La cuisinière électrique : doit être bien nettoyée, la table de cuisson doit être recouverte de papier aluminium et les plaques chauffantes doivent être allumées au maximum jusqu’au moment ou un morceau de papier placé sur la plaque se consume par la chaleur. (Il est préférable, si c'est possible de recouvrir la plaque elle-même par du papier aluminium).

31) Le réfrigérateur, il suffit de bien le nettoyer (de même pour le congélateur) de façon à être sûr qu’il ne reste pas de miettes de 'Hamets. (On a l’habitude de recouvrir avec du papier les endroits qui servent à entreposer les aliments).

32) Les plateaux sur lesquels on transporte des casseroles chaudes, s’il sont en métal, il faut les tremper dans de l’eau bouillante, et s’ils sont en bois ou en formica et qu’il ne sont pas fendus, il faut également les tremper dans de l’eau bouillante.

33)
Les plateaux roulants dont on se sert dans les institutions et les hôpitaux, sur lesquels on pose des aliments chauds, doivent être Kachérisés en versant de l’eau bouillante sur un fer rougi . On commence par l’étagère inférieure, puis celle du milieu et en dernier celle du haut. (Il faut aussi verser de l’eau bouillante sur le dessous de l’étagère du milieu et du haut à cause de la buée qui provient des aliments chauds posés sur l’étagère). Il est préférable, ensuite, de recouvrir les étagères avec du papier aluminium si on veut s’en servir pour des plats chauds pendant la fête.

34) Les gourdes qui n’ont servi que pour de l’eau ou du jus, les biberons pour enfants qui n’ont pas contenu de farine 'Hamets, doivent être Kachérisés en versant de l’eau bouillanter. De même pour les bouchons des gourdes et pour les tétines. Il est préférable d’acheter des biberons neufs qui serviront uniquement pour Péssa'h.
Dans le cas ou l’on s’est servi d'une gourde en métal pour un aliment composé de farine etc., il faut la tremper dans de l’eau bouillante. La gourde en plastique n’est pas kachérisable.

35) Des nappes en tissu, en soie, nylon ou térylène, doivent être lavées à la machine avec un produit spécial pour lessives. On peut aussi les laver à la main, avec de l’eau chaude et les frotter plusieurs fois. Les nappes qui ne supportent pas l’eau chaude, il faut les nettoyer et après les recouvrir avec une nappe en plastique. (Il est préférable dans tous les cas ou l’on n’a pas de nappes spéciales pour Péssa'h, de recouvrir les nappes qu’on a nettoyées avec des nappes en plastique même transparentes).

36) Les nappes sur lesquelles on travaille la pâte durant l’année, on a l’habitude de ne pas s’en servir du tout pendant la fête.

37) Le lave-vaisselle: s’il s’agit d’un modèle qui peut arriver à faire bouillir l’eau qu’il contient, il suffit de bien le nettoyer, de ne pas s’en servir durant 24 heures, puis de le faire fonctionner à vide à la chaleur maximale.
S’il s’agit d’une machine qui ne peut pas arriver à 100 degrés, c’est beaucoup plus compliqué et il faut s’adresser à un rabbin qui pourra expliquer tous les détails de la kachèrisation. Il est préférable dans ce dernier cas de s’abstenir pendant une semaine de se servir du lave-vaisselle.
De toute façon même si on ne se sert pas du lave-vaisselle il faut bien le nettoyer pour qu’il ne reste pas des miette de pain. Dans le cas où c’est très difficile à nettoyer, on peut le vendre à un non juif (voir plus loin).

38) Les ustensiles en nérostat qui sont neufs, doivent être trempés dans de l’eau bouillante même durant l’année, car souvent les usines ont l’habitude d’appliquer de la graisse pour faire briller la surface des casseroles. Même si l’on n’est pas sur, il y a toujours un doute qui nous oblige à les kachériser.
Si l’ustensile a été fabriqué ou acheté chez un non Juif, il faut aussi le tremper dans une rivière ou bien dans la mer ou dans un, mikvé.
Les boites qui contiennent du sucre, du sel, des épices, du café et autres, ainsi que les salières, il suffit de bien les nettoyer et on peut s’en servir pour Péssa'h. Les boites qui ont servi pour contenir de la farine, on ne s’en servira pas durant la fête.

Bien qu’on ait l’habitude de ne pas se servir des ustensiles en plastique qui ont servi pour des aliments chauds composés de ‘Hamets, il est possible dans certains cas, de les kachériser. Il en est de même pour les ustensiles en émail. (Il est conseillé de prendre conseil chez un rabbin avant de les kachériser soi même).

Les ustensiles qui ont servi à conserver des produits 'Hamets à froid pendant plusieurs jours peuvent être kachérisés soit à l’eau bouillante, soit en étant trempés pendant 72 heures à condition de changer l'eau toutes les 24 heures. (II est assez rare qu’on se serve de ce processus de purification).

Les prothèses dentaires doivent etre bien nettoyées. Il faut éviter de s’en servir pour manger des aliments chauds pendant 24 heures, et ensuite verser dessus de l’eau bouillante. (Il y a encore d’autres façons de kachériser les prothèses dentaires, nous avons indiqué ce qui est recommandé à priori par les autorités rabbiniques).



Les processus de kachèrisation

Tous les ustensiles qui ont servi pendant l’année et dont on veut se servir pour Péssa'h doivent subir un processus de kachérisation y compris ceux qui n’ont servi qu’à froid, même si on est sûr de ne pas avoir mangé du pain et du gâteau dans ces récipients. Dans certains cas il suffit de bien les nettoyer.



Le chauffage à blanc (Liboun)

Les ustensiles qui ont été en contact direct avec le feu (ou une très grande chaleur) sans eau et sans sauce, et dans lesquels, il y avait du 'Hamets ou un mélange de 'Hamets (des moules à gâteaux, des broches), ou bien même des ustensiles qui servent à faire frire des aliments dans lesquels se trouve du ‘Hamets (des poêles), il faut les chauffer à blanc de façon à ce qu’on puisse voir jaillir des étincelles et ensuite verser de l’eau froide dessus. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire d’attendre vingt quatre heures sans se servir des ustensiles. Comme ce processus risque de les endommager, on a l’habitude de s’abstenir de s’en servir pour Péssa'h.

Dans certains cas il suffit de passer une flamme sur les parois de l’ustensile, comme par exemple sur les endroits où se trouve de la rouille, ou bien là où on a effectué une soudure (et il est possible qu’il reste quelques particules de 'Hamets), ou bien même les endroits difficiles à nettoyer (fentes etc.). Dans tous ces cas, on passera avec une flamme de façon à brûler les endroits problématiques. Ensuite il faudra tremper l’ustensile dans de l’eau bouillante afin qu’il soit entièrement kachérisé.

Dans le cas où il faut juste passer une flamme sur les parois de l’ustensile le degré de chaleur exigé est tel qu’un brin de paille qui se trouve de l’autre côté de la paroi devra se consumer par la chaleur. (D’autres disent qu’une chaleur de 45 ou 52 degrés suffit).



Le trempage dans l’eau bouillante

Dans le cas où il faut tremper les ustensiles dans l’eau bouillante, il faut préalablement bien les nettoyer et s’abstenir pendant 24 heures de s’en servir (uniquement à chaud, à froid c’est permis!).
Même la bassine dans laquelle on fait bouillir l’eau ne doit pas servir pendant les 24 heures qui précèdent la kachérisation. Si ce n’est pas possible (par exemple dans les hôpitaux, les institutions, à l’armée), il faut verser dans l’eau bouillante un produit chimique fort.

Des ustensiles sur lesquels on a appliqué de la peinture
(comme par exemple pour différencier les récipients servant pour la viande de ceux servant pour le lait):
Si c’est à l’extérieur, il faut pour Péssa'h les kachériser normalement à l’eau bouillante. Par contre si après s’être déjà servi des récipients, ils ont été peints à l’intérieur, ou pour des couverts, même à l’extérieur, il faut les passer au feu. Généralement, on les peint avant de s’en servir tant qu’ils sont encore neufs et dans ce cas, il faut juste les tremper dans l’eau bouillante.

Les manches des récipients, doivent être aussi trempés dans l’eau bouillante. S’il est difficile de les nettoyer parfaitement, alors il faut passer l’endroit sale ou problématique au feu. Si l’on a peur d’endommager l’ustensile, alors il vaut mieux ne pas s’en servir pendant Péssa'h.
Dans le cas où on a oublié par négligence de tremper le manche dans l’eau bouillante et qu’on s’est servi de l’ustensile pendant Péssa'h, il faut demander à un rabbin comment agir dorénavant.

Les ustensiles neufs n’ont pas besoin d’être passés à l’eau bouillante (sauf les casseroles et les poêles en nérostat que l’on a l’habitude de tremper dans l’eau bouillante, car on craint que pendant leur fabrication on les ait enduites de graisse animale).
Cependant tous les ustensiles de cuisine neufs achetés chez un non Juif doivent être trempés dans une rivière (ou bien dans la mer ou dans un Mikvé. Ce sont là les lois de Tévilate Kélim). Si l’on a acheté des ustensiles usagés chez un non Juif ou chez un Juif non pratiquant, il faut procéder au processus de kachérisation qui convient à l’ustensile que l’on a acquis.

L’eau qui sert à la kachérisation doit être bouillante, et les ustensiles ne doivent être mis dans l’eau que lorsque apparaissent à la surface de l’eau des bulles de vapeur. Si l’ustensile est de grande capacité, on peut le tremper en deux temps, en faisant bien attention qu’il soit recouvert de tous les côtés par l’eau bouillante.


Les ustensiles doivent être secs avant d’être trempés dans l’eau bouillante.

Les couverts ainsi que les petits ustensiles, peuvent être mis dans un panier ou dans un filet, mais il faut faire attention qu’il n’y en ait pas beaucoup ensemble afin que l’eau puisse arriver à recouvrir entièrement tous les ustensiles se trouvant dans le panier.

Il faut tremper les ustensiles lentement, et faire attention aussi que l’eau soit propre.

La bassine
qui sert à kachériser, si l’on veut s’en servir aussi pour Péssa'h, il faut la vider de l’eau qui a servi à la kachérisation, et la faire bouillir à nouveau. Il faut la remplir à ras-bord afin que l’eau bouillante déborde et recouvre aussi la paroi extérieure. Il en est de même pour tous les récipients que l’on veut kachériser soi-même en les remplissant d’eau bouillante.

Tout de suite après avoir trempé les ustensiles dans l’eau bouillante, il faut les tremper dans une bassine d’eau froide.
Si par mégarde, on a oublié de les tremper dans l’eau froide, on peut quand mème s’en servir pour Péssa'h.



La date de la kachérisation

II est conseillé de procéder au processus de kachérisation trois jours avant la fête.
La veille de Péssa'h après la 4ème heure de la journée et pendant la fête on ne peut plus kachériser des ustensiles qu’on a utilisés durant l’année.
Des casseroles neuves qu’on trempe dans l’eau bouillante pour les débarrasser de la graisse, peuvent être kachérisées pendant la fête.

Il est recommandé que soit présente, lors de la kachérisation, une autorité rabbinique afin de veiller que tout se passe comme il se doit.