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Les Mystères de la création

Lundi 24 Mai 2010 | 08h00   Vue : 8997 fois
 
 
 
 


Dans le Talmud, au traité ‘Haguiga (11b), il est rapporté l’enseignement suivant : " On ne développe pas les sujets qui ont trait à l’œuvre de la création du monde à deux personnes ".

C’est à dire que ce thème ne doit être transmis que de maître à élève. On est donc amené à conclure que le récit de la création du monde rapporté dans la Bible ne peut être pris à son sens simple.

En effet, si c’était le cas, pourquoi ce sujet à-t-il un caractère si mystérieux et ne doit-il être étudié qu'en comité si restreint ?

C’est en s’inspirant de cette thèse que le Rambane explique la question du Midrach, rapportée par Rachi dans son premier commentaire sur la Tora, qui demande pourquoi la Tora commence-t-elle par le récit de la création.

En effet, la Tora aurait dû débuter par le premier commandement, à savoir la sanctification du mois !

Le Rambane montre son étonnement sur cette question. Nous savons bien que toute notre foi en D. est principalement encrée dans ce récit de la création. De fait, comment envisager d’en faire l’impasse ? Le Rambane répond qu’en réalité, l’œuvre de la création est un mystère qui ne peut être compris qu’à travers la tradition transmise par D. à Moché.

Bien plus, celui qui le connaît n’a pas le droit de le divulguer. De fait, la réalité de l’œuvre de la création ne peut nullement être comprise par une lecture du sens simple du texte biblique. Ainsi, la question du Midrach est justifiée.

Pourquoi la Tora commence-telle par l’œuvre de la création si ce récit ne nous apporte rien de précis ? (Voir la réponse à cette question dans le commentaire de Rachi). Il en ressort que le récit de la création rapporté dans la Tora n’est pas à prendre au sens simple. Le Rambam également, dans son ouvrage "Le guide des égarés", confirme que ce qui est rapporté dans la Tora au sujet du récit de la création ne doit pas être compris dans son sens simple.


Rav Eliyahou Eli'ézer Dessler
Le Rav Eliyahou Eli'ézer Dessler écrit dans son Mikhtav Mééliyahou au tome 2, page 151, que les jours évoqués tout au long du récit de la création ne sont pas les mêmes jours de 24 heures que nous connaissons aujourd’hui.

En effet, déjà depuis le début de la création, la Tora parle de jour, comme il est dit : « Il y eut un soir, il y eut un matin, un jour », « Il y eut un soir…, deuxième jour »…

Or, le soleil et la lune, qui déterminent la durée du jour proprement dit, n’ont été créés qu’au quatrième jour. Bien plus, le Midrach enseigne que le soleil et la lune attendirent le septième jour pour commencer à officier. Avant cela, lumière et obscurité fonctionnèrent ensemble.


La notion de jour évoqué par la Tora concernant la genèse est donc bien différente que celle que l’on connaît et renvoie à un concept plus abstrait. Seulement, la Tora qui s’attache à s’exprimer avec un langage humain, a opté pour le terme « jour », qui exprime le plus fidèlement cette notion spirituelle dont la Tora veut faire état.

Cela, à l’image d’un aveugle à qui on essaie d’expliquer une image, on sera contraint de lui parler avec un langage qu’il appréhende. On fera ainsi correspondre cette image à une odeur ou à quelque chose qu’il a pu percevoir par ses autres sens. De même, la Tora exprime des idées transcendantales avec des mots humains. Pour rendre accessible un concept spirituel, la Tora est obligé de le matérialiser. C’est ainsi qu’en réalité, lorsque la Tora parle de sept « jours », elle fait en fait allusion au sept Séfirote ou sphères spirituelles, qui sont les sept modes d’expression de la divinité dans les mondes.

Il en ressort que la définition du jour dont parle la Tora lors du récit de la création, est nécessairement différente de notre définition du jour. De fait, on n’est plus limité par le temps. Chaque jour a bien pu durer en fait des milliards d’années.

On peut ainsi dire que les scientifiques décomptent l’âge du monde à partir du début de la création, d’où une estimation extrêmement élevée, dépassant les milliards d’années. Mais, la Tora commence le décompte à partir de la création de l’homme, vers la fin du sixième "jour". Il s’agit là de la création de l’homme pensant, doté d’une âme pensante. C’est Adam, en l’occurrence. Mais, les hominidés, qui remontent à environ quarante mille ans, ont existé lors de la première partie du sixième " jour ", qui a bien pu se prolonger des milliers d’années. Ainsi, le calendrier juif, qui parle de 5764 ans, remonte à la création d'Adam Harichone.

Cette théorie est confortée par un enseignement du Talmud qui dit que D. a créé le monde le premier Tichri (premier mois de l’année hébraïque). Or, selon la tradition, le premier Tichri fut le jour de la création de l’homme, et non des autres créatures. Cela prouve bien que le calendrier juif démarre à partir de la création de l’homme.


Professeur Mordékhaï Kislev
Le Midrach Béréchite Rabba (chap. 9 verset 16) soutient cette thèse en affirmant, au nom de Rabbi Chim'one fils de Marata, que : " Jusqu’au sixième jour inclus, la Tora s’intéressait au décompte du monde. Mais à présent, nous comptons d’après l’ère de l’homme".

Cela fait donc intervenir clairement deux modes de décomptes, qui sont en réalité le décompte des scientifiques et le celui du calendrier juif. Ainsi, le problème posé est totalement levé. Mais, dans la revue israélienne Channa Béchanna, le professeur Mordékhaï Kislev se pose la question de savoir à quoi correspond Adam, le premier homme, à partir de qui débute le calendrier juif, s’il y avait d’autres hommes, des milliers d’années avant lui.

Pour répondre à cette question, il rapporte une Michna (enseignement oral), dans les maximes des pères, qui enseigne que D. créa dix choses le sixième jour de la création, un peu après le coucher du soleil.


Premières écritures culliforme parues il y a environ 5000 ans
Parmi elles figure la création de l’écriture, qui, selon Rabbi Chérira Gaone, consiste en la capacité d’écrire. Ainsi, Adam fut le premier homme à avoir été doué de la capacité d’écrire.

Or, les scientifiques ont expliqué que le premier mode d’écriture était l’écriture culliforme (sous forme de clous), et ils s’entendent pour dire que cette écriture remonte à environ 5700 ans ou 5800 ans… ! Il s’agit bien approximativement du nombre d’année auquel se réfère le calendrier juif. D’après notre tradition, nous pouvons ainsi dire avec plus d’exactitude, que cette première forme d’écriture remonte à 5764 ans. De fait, les autres hominidés qui existaient avant Adam ne détenaient pas cette capacité d’écrire.

Seulement, on peut encore s’interroger. Si on admet qu’avant Adam, il y avait d’autres hommes, la tradition juive aurait dû en parler. Or, il semble qu’elle n’en fasse pas mention !

Pour répondre à cette question, le professeur Mordékhaï Kislev dit que c’est peut-être à cela que fait référence la 5ème Michna du 8ème chapitre du traité Kilaïm, qui fait état d’une divergence d’opinions entre nos Sages, pour savoir si la créature nommée « Adné Hassadé » est un homme ou un animal. Cette créature n’a pas été exactement identifiée par la tradition. Certains commentateurs disent qu’il s’agit d’un animal qui vit dans les champs et qui est relié à la terre par une sorte de corde qui lui assure sa vitalité et lui permet de vivre. Cet animal a en fait une apparence humaine. Mais, il n’est pas si improbable de dire qu’il s’agit en fait de ces hominidés qui précédaient l’existence de Adam.

En conclusion, les théories permettent de répondre au problème de l’âge du monde et de rétablir l’approche du judaïsme par rapport aux théories scientifiques, puisque il n’y a pas d’oppositions fondamentales entre eux. Ces théories ne doivent pas être pris indépendamment, mais doivent au contraire être cumulées, car elles sont toutes vraies. C’est ainsi qu’en les associant, les faiblesses présentes dans chaque théorie isolément sont résolues.





   


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