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Une révolution dans le monde des « surveillants de Kachroute »?

Mercredi 23 Décembre 2009 | 08h37  
 
 
 
 

Le monde de la « Kachroute », et en particulier des fameux « mashgih’im » qui surveillent la fabrication des produits dans les usines ou dans les cuisines des milliers de lieux de restauration, est parfois bien nébuleux. Il a souffert depuis des décennies d’un laisser-aller presque généralisé, ouvrant la voie à de nombreux abus, passe-droits et autres anomalies qui, il faut bien le dire, arrangeaient beaucoup de monde.

Aucun gouvernement n’osait toucher à ce dossier délicat, de peur de porter atteinte au prestige de certains Rabbins, et surtout par crainte de retombées politiques face à des partis qui en on fait de la Cacherout leur chasse gardée voire une source de revenus.

Mais entre temps, le Contrôleur de l’Etat est passé par là et il a dressé un sévère constat sur les nombreux disfonctionnements de ce service public. Micha Lindenstrauss a exigé du ministère des Cultes qu’il prépare un vaste plan de réforme, que Yaakov Mergui a élaboré en collaboration avec le Grand Rabbinat d’Israël et fait diffuser jeudi dernier dans différents Conseils Religieux à travers le pays.

Cette « Charte du Mashgia’h » prévoit notamment une réforme de la formation des surveillants, et un meilleur contrôle des conflits d’intérêts dus à la proximité – parfois familiale – entre certains Mashgih’im et leur autorité rabbinique tutélaire, ou avec les patrons des entreprises qui les emploient.

La réforme ne répond cependant pas encore à l’une des anomalies les plus voyantes dénoncée par le Rapport du Contrôleur, à savoir le paiement du salaire des Mashgih’im par les directeurs des entreprises, restaurants ou hôtels dans lesquels ils travaillent! Le ministre Yaakov Mergui dit « œuvrer pour qu’une disposition soit votée à la Knesset sur ce point ». En attendant, il est déjà prévu que « les conditions salariales du surveillant de Cacherout ne seront pas négociées entre lui et son futur employeur, mais par l’intermédiaire du Conseil Religieux ».

Concernant la formation des surveillants de Cacherout, il est prévu d’améliorer considérablement le programme d’études, de faire passer des examens devant un jury du Rabbinat, et d’exiger l’obtention d’une autorisation d’exercer de la part du Rabbin d’une ville ou d’un Juge rabbinique. Il est également prévu de ne plus employer de surveillants qui ont fait l’objet de condamnations pénales assorties d’une clause infâmante.

La réforme s’étend également au mode d’engagement des Mashgih’im une fois formés: des appels d’offres seront désormais obligatoires, ils devront être publics et égalitaires, publiés dans des journaux nationaux et locaux, et les candidats, munis de leur diplôme, devront passer des étapes d’entretiens avant d’obtenir le poste proposé. Tout refus d’un candidat par un jury devra être circonstancié, et sera susceptible de recours. Cet aspect de la réforme vient corriger le phénomène hélas bien local de « protektsia » (préférences, copinages) qui est très en vogue dans ce milieu. Il est ainsi stipulé « qu’un surveillant ne sera pas engagé par un Conseil religieux dans une localité où l’un de ses proches occupe déjà un poste à responsabilités, un poste rabbinique ou une quelconque fonction touchant à la Cacherout ».

L’inspection du travail des Mashgih’im va également être « revue à la hausse ». Chacun d’eux devra remettre un rapport mensuel de présence à un inspecteur ou au directeur local du Service de Cacherout, ainsi qu’un rapport sur son activité dans la mission qui lui a été conférée. De leur côté, les départements locaux de Cacherout devront tenir des réunions mensuelles avec tous les surveillants sous leur autorité, afin de traiter des problèmes spécifiques, de les informer de nouveautés en matière technique ou de halakh’a, ou leur donner de nouvelles instructions. Le Rabbin local recevra un compte-rendu de cette réunion.

Enfin, le ministère des Cultes tente d’empêcher l’emploi simultané de Rabbins en exercice, dans des organismes de « Cacherout privée », ce qui constitue un conflit d’intérêts de première importance. « Le nom d’un Rabbin local ne doit jamais être utilisé pour favoriser des activités ou des intérêts commerciaux », précise aussi la circulaire.

Si toutes ces recommandations sont effectivement appliquées, il s’agira à n’en pas douter de la plus grande réforme engagée dans une profession aux contours si incertains, et laissée depuis des années…sans surveillance!

Source : Israël actualités
   


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