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Sciences et Talmud: Troisième Partie

Lundi 29 Décembre 2008 | 12h11   Vue : 3638 fois
 
 
 
 



Comme le remarquent de nombreux auteurs et Rabbi Yéhouda Halévy en particulier, le calendrier des fêtes, les lois de la pureté familiale, celles de l'abattage des animaux en vue de leur consommation, exigent pour être comprises maintes connaissances d'astronomie, d'anatomie ou de médecine.

Il n'est pratiquement aucun domaine de la loi qui soit indépendant de l'expérience du monde réel. De même, l'utilité d'une formation générale pour le développement de l'esprit n'a guère été contestée.

C'est surtout dans les circonstances historiques du début de l'Emancipation, et face à un danger d'assimilation inhabituel, qu'une méfiance poussée à l'extrême à l'égard de la culture générale a pu se manifester. Mais ce phénomène a un caractère marginal et contingent.


En revanche, l'aspect théorique de la question est plus délicat et a fait l'objet de controverses. La connaissance des sciences extérieures est-elle nécessaire pour une juste compréhension de la Tora sous son angle métaphysique ?

On ne saurait prétendre qu'il y a consensus à cet égard. Il me semble toutefois qu'en dernier ressort, une fois éliminés les craintes circonstancielles, il faut répondre positivement à cette question. Voici en tout cas comment s'exprime Rambam (Guide des égarés, Première partie, chapitre 34):

Et tu sais que toutes ces choses (le ciel, les anges, le monde, l'âme) sont reliées les unes aux autres. Il n'y a rien dans l'existant, sinon l'Eternel et toutes ses créatures. Ces dernières constituent la totalité de l'existant en dehors de lui et il n'y a aucune voie pour l'atteindre si ce n'est par leur intermédiaire. Ce sont elles qui indiquent son existence et ce qu'il convient de penser à son sujet, je veux dire ce qui doit être affirmé ou nié de lui. Il est donc indispensable d'examiner l'ensemble de l'existant tel qu'il est afin retirer de chaque chose des principes vrais et certains qui nous seront utiles dans nos recherches métaphysiques. Combien nombreux sont les principes extraits de la nature des nombres et des propriétés des figures géométriques dont on peut induire ce qu'il convient de nier de Lui, qu'il soit élevé. Et cette négation nous conduit à divers sujets. Quant aux choses de l'astronomie et des sciences de la nature, je ne pense pas que tu auras le moindre doute qu'il s'agit là de choses indispensables pour saisir la relation du monde au gouvernement divin telle qu'elle est en vérité et non selon l'imagination. Il y a aussi beaucoup de sujets théoriques qui, sans fournir des principes pour la connaissance métaphysique, exercent néanmoins l'esprit et lui donnent l'habitude d'effectuer des démonstrations et de connaître la vérité dans ce qu'elle a d'essentiel... Il faut donc nécessairement que celui qui veut atteindre la perfection humaine s'instruise d'abord dans la logique, puis graduellement dans les mathématiques, ensuite dans les sciences de la nature et après cela dans la métaphysique.



Le Gaone de Vilna
Plus près de nous, le Gaone de Vilna a encouragé un de ses élèves, Rabbi Baroukh, à traduire en hébreu les livres de géométrie d'Euclide, et cet élève a rapporté au nom du Gaone de Vilna la phrase suivante (Introduction, Rabbi Baroukh au nom du Gaone de Vilna.): A chaque manque dans la connaissance des autres sciences correspond une mesure centuple dans la connaissance de la Tora, car la Tora et la science sont attachées ensemble.

On ne peut tirer d'une telle phrase des conséquences excessives et définitives. C'est précisément l'incertitude qui l'entoure qui est significative.

Le fait qu'elle ne soit que rapportée et non écrite par le Gaone de Vilna lui-même, et inversement que par la suite elle ait été acceptée comme authentique, que notamment le Rav Kook en ait développé certaines implications, montre à la fois l'importance et le danger des principes qu'elle révèle. Il y a là affirmation de l'unité dernière de la vraie connaissance. La Tora et la science sont deux manifestations distinctes mais indissociables d'une même vérité.

Le risque inhérent à une telle conception est clair : elle pourrait en effet mener à une réduction simpliste, à confondre la Tora avec un livre de médecine, à lui retirer sa dimension d'intériorité et de transcendance, à aboutir à une sorte de scientisme, la Tora n'étant plus la "science du qui" mais une "science du quoi" parmi d'autres. L'unité de la Tora et de la science postulée ici n'est pas l'unité d'un mélange ou celle d'une synthèse. C'est en quelque sorte une unité par correspondance, l'unité qui relie la face interne et la face externe d'un même récipient.


Dernière question. Dans les deux derniers siècles, un développement scientifique sans précédent s'est produit. Ce développement a également entraîné des modifications d'approche ou d'attitude relativement à de nombreux problèmes. Doit-on comme conséquence de cette évolution prévoir un approfondissement de la tradition ?

Au fur et à mesure que la recherche scientifique trouve des lois précises au milieu du désordre des phénomènes, la science de "l'oeuvre de la création" est de plus en plus à découvert, expliquée en public, nourrissant de nombreux esprits ? Parallèlement, les vérités supérieures, qui ont toujours constitué la force des Sages et éclairé Israël dans son ensemble, deviennent progressivement à la portée de tous. Il est impossible d'expliquer désormais même les notions les plus simples de la foi sans faire appel pour leur présentation aux notions les plus cachées qui se tiennent au sommet du monde.

Ainsi, avec le développement scientifique, ce sont à la fois l'exigence et l'aptitude de l'esprit humain à recevoir des vérités autrefois trop subtiles qui se sont accrues. Ces exigences nouvelles ne constituent pas une remise en cause de la vérité de la tradition, encore moins une contestation.

Elles impliquent cependant un effort de purification de la formulation, écartant certaines représentations confuses ou erronées qui se sont introduites par suite d'influences extérieures. D'autre part, les catégories et les énoncés de la théologie scolastique du moyen âge, en tout cas dans leur littéralité, ne suffisent plus pour l'exposé des doctrines fondamentales du judaïsme.


Les "sciences du quoi" ne sauraient se substituer à la "science du qui". Le centre de la vérité reste la Tora, Séfèr Toldote Adam, le livre des engendrements de l'homme.






   


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