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Qui a découvert le monde des microbes ?

Lundi 7 Novembre 2016 | 21h05   Vue : 16584 fois
 
 
 
 


Les découvertes scientifiques

Avant la découverte du microscope et la révélation, grâce à ce dernier, de l'univers microbien, personne dans le monde scientifique n'aurait imaginé qu'à part les différentes créatures que nos yeux pouvaient voir dans le monde, il existait d'autres êtres que nous ignorions et qui nous étaient inconnus simplement en raison de leur taille minuscule.

La taille moyenne d'un microbe va de deux microns à un demi-micron (un micron est égal à un millième de millimètre) autrement dit, sur une ligne de un millimètre de long, on pourrait aligner 500 microbes ou 2000 microbes côte à côte.

Le premier pas vers la découverte du monde microbien fut faite par le Hollandais Anthony Van Liebenhook qui développa le premier microscope en 1680. Ce microscope n'était qu'un cylindre équipé de lentilles, qui ne pouvait grossir l'image que 200 fois.

Au moyen du microscope qu'il avait construit, Liebenhook réussit à voir des espèces de mignonnes créatures minuscules mobiles dans une matière située entre les dents, mais c'est seulement dans la deuxième moitié du 19eme siècle que furent rendus évidents l'existence des microbes et le fait qu'ils causent des maladies.

Celui qui fit le plus avancer les recherches dans le monde microbien et qui dévoila le lien entre ces êtres minuscules et différentes maladies fut le célèbre savant français Louis Pasteur (1822-1895).

Avec la découverte de ce monde étonnant, Pasteur conduisit à une méthode de désinfection dans les hôpitaux en vue de l'anéantissement de ces êtres nuisibles et invisibles.

Avant cela, on se servait plusieurs fois du même scalpel pour opérer des malades atteints de différentes maladies et le taux de mortalité dû à la contagion était élevé.

Personne ne voyait le rapport entre le scalpel, la prolifération des différents microbes et la mort du malade opéré.

Depuis que Pasteur a introduit la notion d'asepsie au moment des opérations, le taux de mortalité suite à des opérations s'en est trouvé largement réduit.

En prolongement de ces recherches, Pasteur découvrit qu'il fallait détruire les microbes nuisibles du lait en le chauffant. Ce procédé est appelé pasteurisation en hommage à celui qui en a fait la découverte.

Des centaines de millions d'enfants, que leurs mamans ne pouvaient allaiter et qu'il fallait alimenter au lait de vache, ont été sauvés grâce à la pasteurisation.

A la lumière de tout cela, on s'aperçoit que les savants ont appris, il y a moins de soixante ans :
a) l'existence des microbes
b) le fait qu'ils tuent et qu'ils sont porteurs de différentes maladies par contact ou par les sécrétions du malade qui est atteint par ces microbes
c) la façon de les détruire par la chaleur.
En fait, il apparaît que l'une des fonctions de la température qui monte dans le corps d'un malade est justement... la destruction des microbes de la maladie!


Et la nouvelle découverte, fût qu'il peut exister une situation où l'homme est porteur d'un certain microbe sans que celui-ci lui nuise, alors que le microbe reste actif et peut nuire à un autre homme à qui ce microbe est transmis.



Les connaissances de nos Sages

Et voici, qu'à notre grand étonnement, il y a environ deux mille ans, nos Sages ont énoncé, entre autres règles de vie concernant l'alimentation, (traité de bonne conduite chapitre 7) la règle suivante:

Personne ne doit boire dans un verre et le passer à son voisin, c'est un danger qui peut être mortel.

La raison claire de cette recommandation de Rabbi Éli'ézèr Hagadol (rapportée dans Touré Zahav, lettre 'Hèt, signe 170) est la suivante:


Car il pourrait avoir une maladie dans le corps qui, par sa bouche, pourrait passer dans le verre, dans ce qui reste de boisson, et contaminer son voisin.


Autrement dit, Éli'ézèr Hagadol qui vivait à l'époque des Tanaïm, il y a plus de deux mille ans, savait déjà:

a) Qu'une maladie se développe à la suite de la présence de facteurs invisibles qui se trouvent également dans les sécrétions du malade et pas seulement dans le membre atteint par la maladie.

b) Que ces facteurs invisibles sont susceptibles de passer d'un homme à l'autre, même par l'intermédiaire d'un verre, et de le contaminer avec la même maladie.

c) Que même un homme en bonne santé ne doit pas donner à boire de son verre, au cas où il serait porteur d'une maladie. Autrement dit, il se peut qu'un homme en bonne santé soit porteur de microbes différents qui, certes, ne sont pas actifs dans son corps, mais qui le deviendront dans le corps de son voisin


Il faut souligner qu'à part cette raison, qui apparaît dans la recommandation de Rabbi Éli'ézèr Hagadol, le Rashal a donné une autre raison à cette précaution, c'est que le voisin puisse être dégoûté et écœuré de boire dans un verre où d'autres ont bu mais que, lorsqu'on lui donne à boire, il ne prenne le verre pour éviter d'humilier son prochain et ne boive malgré lui.

Ce n'est pas tout. Dans le Talmud, rédigé il y a environ mille six cents ans, figure la recommandation surprenante qui va suivre (Traité 'Avoda Zara, 28a)

Chémouel a dit : une blessure infligée par un objet en fer représente un danger pour la vie, et dans ce cas on peut profaner le Chabbate.

C'est-à-dire : bien que pour une blessure ordinaire on ne profane pas le Chabbate car la profanation de ce dernier n'est autorisée qu'en cas de danger pour la vie, si la blessure provient d'un coup infligé par un objet en fer, on profane le Chabbate afin d'assurer des soins parce que, d'après les connaissances des Sages de la Tora, une telle blessure même petite, constitue un danger pour la vie (Voir dans le Talmud comment on soigne cette blessure).

Il est clair que les hommes de science de l'époque étaient étonnés d'entendre une règle de ce genre : il ne s'agit pas ici d'une blessure interne ou abdominale mais d'une petite blessure externe, alors quel danger cela représente-t-il pour la vie ?

De nos jours, avec la découverte de l'univers microscopique, nous savons tous que la rouille contient des microbes responsables de la redoutable maladie qu'est le tétanos. Ces microbes pénètrent dans le corps par cette blessure externe susceptible de devenir mortelle.

Nos Sages n'ont pas eu besoin d'attendre les recherches scientifiques de l'époque moderne pour savoir cela. Pour cette raison, malgré leur extrême attention concernant le respect du Chabbate, ils n'étaient pas prêts à accepter l'affirmation scientifique de l'époque qui disait que la cause de la mort du blessé par un objet en fer doit évidemment être attribuée à un autre facteur, par exemple une maladie interne qui peut se développer.

Mais il est clair qu'il n'y a pas de lien entre la petite blessure externe et la cause de la mort. Cette affirmation qui, était bien entendu, à l'époque, considérée comme exacte du point de vue scientifique car, avant la découverte des microbes par les hommes de science, il n'y avait, selon eux, aucune logique à faire dépendre la cause de la mort d'une blessure habituelle qui peut paraître bénigne et non dangereuse. Et, évidemment, le juif n'est pas autorisé à profaner le Chabbate pour cela.

Mais nos Sages, qui savaient que toute l'information scientifique qui touche aux lois de la Tora a été donnée à Moché au Sinaï et que, parmi les détails des lois du Chabbate, il est dit qu'une blessure causée par le fer constitue un danger pour la vie, ont enseigné cette loi positive : il convient de profaner le Chabbate pour une blessure qui provient d'un coup infligé par un objet en fer.

Et ceci est aujourd'hui, parfaitement clair aux yeux des chercheurs.





   


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