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Le Chofar : plus fort que la prière ?

Mercredi 28 Septembre 2011 | 02h36   Vue : 4837 fois
 
 
 
 



Avant Roch Hachana, jour de jugement, Hachem nous a donné le mois d’Élloul afin de nous rapprocher de Lui et de l’inciter à la clémence par nos prières, nos bonnes actions… Mais au-dessus de tout, la Mitsva essentielle de Roch Hachana reste la sonnerie du Chofar.

Le Ben Ich ‘Haï nous enseigne que nous devons préférer un Chofar de forme courbée symbole de repentance et de soumission. Le son du Chofar a la force de nous réveiller de la routine quotidienne, de notre torpeur en provoquant en nous un élan de Téchouva qui attirera sur nous la miséricorde Divine. ( Hilkhote Téchouva , Rambam )

Le Choul’hane ‘Aroukh tranche que si un homme doit choisir entre écouter les sonneries du Chofar et prier avec la communauté, la priorité revient au Chofar ; mistva de la Tora, contrairement au « Miniane » (quorum de dix personnes) institué par nos Maîtres. Comment est-il possible que les sonneries du Chofar dépassent en importance la prière en communauté ?

Imaginons une cour d’assise, où l’avocat de l’accusé sortirait un chofar et se mettrait à en sonner au lieu de commencer son ultime plaidoirie…

Est-ce vraiment sérieux ! Outre la réponse simple : « sonner du Chofar est la Mitsva du jour », comme il est précisé dans le traité Roch Hachana qu’il me soit permis de développer quelques idées sur la voix et le souffle afin d’ouvrir un nouvel horizon sur la Mitsva du Chofar.

Examinons comment nous produisons un son. Nous utilisons le souffle, les cordes vocales, nos résonateurs, et bien sûr notre cerveau. L’air remonte via la trachée passe à travers les cordes vocales qui vibrent selon la hauteur et l’intensité du son désiré. L’air en vibration percute ensuite les résonateurs (os, dents…) puis se transforme en mots grâce à la langue, les dents et les lèvres.

Remarquons que lorsque nous sonnons du Chofar, nous n’utilisons que l’air qui remonte jusqu’à la bouche, d’où il s’échappe comme un soupir, comme si nous disions la lettre hébraïque “Hé”, " ה ", seule lettre de l’alphabet « qui ne se prononce pas ».

Nos Maîtres nous enseignent qu’Hachem a créé le monde d’ici-bas à partir de la lettre Hé, ( Mena’hot 29b). Nos sages nous révèlent que la lettre Hé est ouverte vers le bas : parce que ce monde ressemble à un vestibule dans lequel chacun a le choix de sortir du droit chemin et de chuter. L’ouverture du haut du Hé " ה " symbolise la porte permettant au Baal Techouva d’accéder aux mondes supérieurs.

Le Chofar rappelle le bélier sacrifié à la place d’Its’hak Avinou référence incontestable à l’annulation totale de l’Ego et à l’attachement à Hachem. Selon le principe que « l’accusateur ne peut servir de défenseur » ( Roch Hachana 26a), notre parole a une capacité amoindrie pour notre défense (souillée par le Lachone Hara’ et d’autres interdits).

Alors, pour “organiser” notre défense en ce jour de Roch Hachanna, nous soufflons dans cette corne en expirant le souffle de vie qu’Hachem nous a insufflé : « L’Eternel – D. façonna l’homme , poussière détachée du sol, fit pénétrer dans ses narines un souffle de vie » (Béréchite 2, 7).

A travers ce souffle nous nous rattachons aux mérites de nos Avots exprimant ainsi notre ardent désir de revenir vers notre Créateur. Puissions- nous mériter qu’Il prolonge ce souffle de vie dans tout le peuple Israël.

Nissim Baroukh : professeur de chant à Jérusalem tel : 02 653 70 05






   


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