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La bénédiction du soleil : Lois et coutumes

Lundi 16 Mars 2009 | 17h00   Vue : 5640 fois
 
 
 
 


1. A quel moment faire la bénédiction ?

      1) Tous les 28 ans au moment du renouvellement du cycle solaire, nous avons la Mitsva de faire la bénédiction " Ossé Ma'assé Béréchite…" en rapport avec cet événement exceptionnel. Voir plus loin le rituel complet à prononcer à cette occasion (Choul'hane 'Aroukh Ora'h 'Haïm chap. 229 par. 1). Cet événement se produira cette année le mercredi 8 Avril 2009 qui est selon notre calendrier le 14 Nissan 5769 veille de Péssa'h.

      2) Il convient d'annoncer cette Mitsva dans les synagogues le mardi soir et même le Chabbate qui précède le mercredi où l'on dira la bénédiction. Bien entendu, on le rappellera le jour même à la fin de la prière du matin.

      3) On ne pourra faire cette bénédiction qu'après le lever du soleil à partir du moment où on voit le cercle solaire dans sa totalité. C'est-à-dire environ 3 minutes aprés le lever du soleil. On s'efforcera de faire cette bénédiction le plus tôt possible (Michna Béroura chap. 229 alinéa 1). Chacun devra se renseigner sur l'heure du lever du soleil qui bien entendu varie selon la situation géographique.


Birkate Ha'hama à la Yéchiva
de Ponovitz 5741 (1981)
      4) Il faut prendre garde de faire cette bénédiction avant la fin de la troisième heure du jour, ce qui correspond à l'heure limite de la lecture du Kériate Chéma'. En effet, nombreux sont les Décisionnaires qui pensent qu'après cette heure limite, on aura perdu la Mitsva et on ne pourra plus faire la bénédiction.

      A postériori, en cas d'empêchement, on pourra faire cette bénédiction jusqu'à 'Hatsote (milieu de la journée). Celui qui n'aurait pu faire cette bénédiction avant 'Hatsote, devra la dire par la suite sans mentionner le Nom de D. et sa Royauté (Bli Chèm Oumalkhoute). Il dira simplement "Baroukh 'Ossé Ma'assé Béréchite".

      Notons toutefois que certains à l'inverse pensent qu'on ne fera cette bénédiction qu'à partir de la troisième heure. C'est pourquoi celui qui veut réaliser la Mitsva dans toute sa perfection, fera la bénédiction comme il convient avec le nom de D. au plus tôt (ainsi qu'il est précisé plus haut), puis la refera sans mentionner le Nom de D. et sa Royauté (Bli Chèm Oumalkhoute) après la troisième heure du jour.

      Notons toutefois que certains à l'inverse pensent qu'on ne fera cette bénédiction qu'à partir de la troisième heure. C'est pourquoi celui qui veut réaliser la Mitsva dans toute sa perfection, fera la bénédiction comme il convient avec le nom de D. au plus tôt (ainsi qu'il est précisé plus haut), puis la refera sans mentionner le Nom de D. et sa Royauté (Bli Chèm Oumalkhoute) après la troisième heure du jour.

      5) Certains ont voulu dire que l'on réalisera la Mitsva dés que possible après le lever du soleil, c'est-à-dire, même avant d'avoir fait la prière du matin afin de respecter le principe général de "Zrizim Makdimim Lamitsvote" (les zélés réaliseront les Mitsvote au plus tôt). Même d'après cet avis, il sera nécessaire de dire auparavant les bénédictions du matin pour pouvoir accompagner la "Birkate Ha'hama" des versets que l'on a coutume de dire à cette occasion.


Danses à Yérouchalaïm après la bénédiction en l'an 5713 (1953)
      Toutefois, le Minhag (l'habitude) est de dire cette bénédiction immédiatement après la prière du matin (elle-même faite au lever du soleil) afin de pouvoir réunir une grande assemblée de fidèles et de mettre ainsi en application le principe "Bérov 'Am Hadrate Mélèkh" (C'est dans la multitude que le Roi sera magnifié).

      D’autres ont l’habitude (comme c’est le cas à Jérusalem) de prier au Nèts Ha’hama (au lever du soleil) et de sortir immédiatement après le Kaddich Titekabal pour faire la bénédiction en présence de toute la communauté. Certains ont par ailleurs, l'habitude de réunir toutes les communautés d'une même ville pour réaliser la Mitsva en commun.

      6) Il est permis de manger avant l'accomplissement de cette Mitsva. Toutefois afin de se conformer au principe de Zrizim Makdimim Lamitsvote, on ne retardera pas la bénédiction pour cela. Par contre, s'il se trouve que l'on doive attendre que les fidèles se réunissent ou que les nuages se dissipent, on pourra manger dans l'intervalle.

      7) Si une Brite Mila a lieu ce jour là, on la fera avant la bénédiction, à condition qu'il n'y ait pas à craindre que le soleil se cache derrière les nuages pendant ce temps.

      8) Considérons, comme c'est le cas cette année où la Birkate Ha'hama doit être réalisé la veille de Péssa'h où nous avons également l'obligation de bruler le 'Hamèts (Séréfate 'Hamèts) avant la fin de la cinquième heure. Si l'on a été retardé et que l'on n'a pas encore dit la bénédiction de la Birkate Ha'hama alors que l'heure de bruler le 'Hamèts est arrivée, on commencera par bruler celui-ci puis on fera la bénédiction.

      Si l'on a été retardé et que l'on n'a pas encore dit la bénédiction de la Birkate Ha'hama alors que l'heure de bruler le 'Hamèts est arrivée, on commencera par bruler celui-ci puis on fera la bénédiction.


2. Qui doit faire la bénédiction ?



Rassemblement au Kottèl lors de la bénédiction 5741 (1981)
      1) Chaque homme adulte (à partir de la Bar Mitsva) a l'obligation de faire la bénédiction.

      2) Un enfant avant la Bar Mitsva qui est arrivé à l'âge de l'éducation (autour de six ans), devra faire la bénédiction afin de se familiariser avec cette Mitsva.

      3) Les femmes ont-elles l’obligation de faire cette bénédiction ? Il existe à ce sujet une divergence de vue chez les Décisionnaires. C’est pourquoi dans le doute et pour satisfaire toutes les opinions, il convient que les femmes se tiennent à proximité de l’assemblée des fidèles au moment de la bénédiction afin de se faire acquitter par l’officiant. Elles écouteront la bénédiction avec l’intention de se faire acquitter et répondront Amèn.
Il est important de ménager un endroit séparé où pourront se tenir les femmes au moment de la bénédiction afin d’éviter toute promiscuité qui ferait perdre tout le mérite de la Mitsva.


      4) Une personne totalement aveugle ne pourra faire la bénédiction. Elle devra l'écouter de quelqu'un d'autre qui aura l'intention de l'acquitter. Le non-voyant répondra Amèn et aura lui-même l'intention de se faire acquitter par la bénédiction de l'autre.

      5) Un affligé (Onène) (personne qui a perdu un proche, pendant la période qui précède l'enterrement) est dispensé de la Birkate Ha'hama comme de toutes les autres Mitsvote. Toutefois, s'il n'est plus affairé aux préparatifs de l'enterrement ou que d'autres personnes s'en occupent pour lui, il pourra faire la bénédiction mais ne devra dire les versets qui l'accompagnent habituellement.

      6) Un endeuillé devra dire la bénédiction sans les versets qui l'accompagnent habituellement. Il devra dire cette bénédiction à partir de sa maison s'il peut voir le soleil, sinon il pourra sortir à l'extérieur au plus proche de sa maison pour réaliser la Mitsva.


3. Voir le soleil avant de dire la bénédiction



Birkate Ha'hama précédente au Kottèl
en présence du Rav Eliyachiv 5741 (1981)
      1) Avant de faire la bénédiction, il faudra regarder le soleil lui-même et ne pas se contenter de voir la lumière qu’il produit.

      2) Il convient de faire la bénédiction au moment où l’on voit le soleil la première fois dans la journée. Si l’on ne l’a pas fait, on la fera après l’avoir vu la fois suivante.

      3) Si l’on est contraint de faire la bénédiction de l’intérieur de la maison, on devra à priori, ouvrir les fenêtres avant de regarder le soleil. A postériori, si on ne l’a pas fait, la bénédiction sera malgré tout valable. De même, il est possible de le regarder à travers des lunettes et même des lunettes de soleil. Toutefois, on ne pourra pas regarder le soleil à travers des rideaux de voile ou par l’intermédiaire d’un miroir.

      4) On ne fera pas la bénédiction si le soleil est caché par des nuages même si l’on distingue clairement la clarté de celui-ci. Par contre, s’il n’est que légèrement voilé par de fins nuages, et que l’on voit à travers eux l’astre solaire, on pourra faire la bénédiction complète (en mentionnant le nom de D. et sa Royauté).

      5) Si à la fin de la troisième heure de la journée, les nuages ne se sont pas dissipés, on fera la bénédiction sans mentionner le nom de D. et sa Royauté (Bli Chèm Oumalkhoute). Si par la suite, le soleil apparaît, on refera la bénédiction Bli Chèm Oumalkhoute.

      6) A priori, il est préférable de faire la bénédiction quand toute la circonférence du soleil sera visible et non pas seulement une partie.

      7) Si la journée est nuageuse, et que l’on craigne que le soleil ne soit caché par les nuages, on fera la bénédiction immédiatement sans même attendre de faire la prière du matin.


4. Rituel de la bénédiction

      1) Si toutes les conditions évoquées précédemment sont réunies, on fera la bénédiction suivante : « Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou mélèkh Ha’olam ‘Ossé Ma’assé Béréchite ».


      2) On a l’habitude d’accompagner cette bénédiction d’un rituel particulier. De nombreux Minhaguim existent à ce sujet. Vous trouverez ci-dessous le texte du rituel composé par le ‘Hatam Sofèr.

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      3) Ceux qui ont l’habitude de dire ‘Alénou Léchabéa’h après la bénédiction, prendront garde de ne pas se prosterner face au soleil au moment où ils diront Ana’hnou Michta’havim, mais prendront soin de se tourner sur le coté avant de s’incliner

      4) Dans certaines communautés, l’officiant dit la bénédiction à voix haute et l’ensemble des fidèles l’accompagne à voix basse.
Dans d’autres communautés, l’officiant fait lui seul, la bénédiction à voie haute en ayant l’intention d’acquitter ceux qui l’écoutent et l’assemble des fidèles répond Amèn avec l’intention de se faire acquitter.
D’autres enfin, écoutent l’officiant dire la bénédiction à voix haute puis la répète après lui comme on a l’habitude de faire au moment de Séfitate Ha’omèr. Chacun fera selon son Minhag.


      5) On n’accompagne pas la Birkate Ha’hama de la bénédiction de Chéhé’héyanou.
Toutefois, si l’on désire satisfaire toutes les opinions, on prendra soin de revêtir à ce moment là un vêtement neuf ou de manger un fruit nouveau.


      On fera alors la bénédiction Chéhé’héyanou en pensant à exempter par la même occasion la bénédiction faite sur le soleil.

      De toutes les manières, il suffira qu’une seule personne dans l’assistance fasse Chéhé’héyanou sur un vêtement ou un fruit et pense à acquitter de la sorte toutes les personnes présentes.





   


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