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Source et Signification de Tou Bichevate

Vendredi 6 Février 2009 | 10h35   Vue : 147 fois
 
 
 
 


1. Origine de la fête

Quelle est la fête dont il n’existe aucune mention dans le Choul’hane 'Aroukh et dont les rites sont variables d'un pays à l'autre et d'une communauté à l'autre ?
Quelle est la fête qui n'a aucun symbole bien spécifique, comme la Matsa à Péssa'h ou l'Étrog à Soukkote ?

Il s'agit de Tou Bichevate qui a lieu comme son nom l'indique le 15 du mois de Chevate.
En hébreu, cette fête prend le nom de Roch Hachana La Ilanote (le Nouvel An pour les arbres).

Fleur d’amandier
Tou Bichevate est, principalement, une fête liée aux offrandes de la dîme des primeurs.
En Israël, du temps du Bét Hamikdach, la date du 15 Chevate est déterminante pour le prélèvement des dîmes sur les primeurs.
Ainsi, tout bourgeon et bien entendu le fruit qui suivra, s'il apparaît après le 15 Chevate appartiendra à l'année (fiscale) suivante.
Tant que le peuple juif vivait d'agriculture sur sa terre, cette fête avait un sens. C'était l'occasion de réjouissances, surtout qu'à cette date l'amandier commence à fleurir, annonçant le printemps proche.

Avec la destruction du Temple et l'exil du peuple juif, la terre fut abandonnée. L'agriculture tomba en déclin et ce qui était un jardin fleuri devint un désert désolé. Malgré l'éloignement, le peuple juif restait cepen dant attaché à sa terre et à ses traditions. Et comme bon nombre de traditions, celles-ci prirent des signi fications supplémentaires.

L'aspect agricole céda la place au sentiment d'at tachement profond à la terre d'Israël. Ne pouvant apporter la dîme à Jérusalem, on s'est mis à consommer des fruits pour rappeler cette dîme des primeurs le coeur du peuple juif battait toujours au même rythme que celui de la terre d'Israël.
Qu'il y ait un mètre de neige, comme en Pologne, ou un froid glacial comme dans la plupart des pays d'Europe en cette période, dans le coeur des juifs c'était le début du printemps.

A défaut d'admirer des amandiers en fleur, on essayait de savourer une coupe avec des fruits et principalement des fruits d'Israël (blé, orge, raisin, figues, grenades, olives, dattes).
Alors que pour la prière on tourne sa face vers Jérusalem, affirmant la centralité spirituelle de la terre d'Israël, à Tou Bichevate on consomme des fruits pour affirmer la centralité physique de la terre d'Israël, l'attachement viscéral à la terre des ancêtres.
Tou Bichevate est alors redevenue la fête de l'arbre, la fête de la végétation. Chaque année les enfants des écoles se rendent dans les bois pour planter des arbres.

2. La terre d’Israël


La carte d'Israël
La terre d'Israël a un double caractère de sainteté, une sainteté inhérente à cette contrée du monde choisie par l'Éternel pour y manifester sa présence, et une sainteté conférée par la présence du peuple d'Israël sur sa terre.

La première sainteté a été conférée à la terre d'Israël dès la création du monde. On comprend que les Patriarches aient tenu à se faire inhumer en Terre sainte.
Cette sainteté est immuable et indépendante du statut politique du pays et même des habitants qui y demeurent.

La seconde sainteté a été conférée à la terre d'Israël lors de la conquête du pays par Josué.

Cette sainteté de la terre d'Israël s'exprime dans les lois particulières liées à la terre, c'est-à-dire qui n'ont cours que dans le pays d'Israël.

Ainsi les prélèvements (Téroumote) et les dîmes (Ma’assérote), les prémices (Bikourim) n'ont d'effet qu'en
Érèts Israél. Il en est de même de l'année sabbatique (Chemita) ou de la fixation du calendrier.

Les Mitsvote liées à la terre d'Israël ne peuvent être pratiquées en dehors d'Israël ; ainsi le Naziréat, la « lèpre » des maisons, le devoir de nommer des juges...
Le Temple ne pouvait se trouver qu'en Terre sainte, et la prophétie se manifestait rarement en dehors d'Israël.
Tout au long des siècles et des siècles de l'exil, les différentes communautés ont marqué leur attache ment à la terre d'Israël à travers
Tou Bichevate, qui est la fête de la nature dans ce pays.

Aujourd'hui, la végétation israélienne est remarquable par son abondance et sa variété.
Des livres et des études en grand nombre ont été écrits sur la flore d'Israël, terre qui, en dépit de son territoire exigu, rivalise, en nombre et en variété d'espèces de plantes, avec des pays qui le contiennent plusieurs fois. Nous ne pouvons aborder brièvement qu'un des aspects de ce vaste sujet.

Paysages d'Israël
La terre d'Israël se situe au carrefour de trois continents : l'Europe, l'Asie et l'Afrique.
Les origines de la végétation israélienne sont à chercher dans la localisation géographique du pays.
On peut y voir des plants issus de coins du monde très divers et, à l'exception de certains groupes de plantes, la flore d'Israël comprend des espèces venues de régions aussi éloignées et aussi exotiques que l'Amérique, la Sibérie et l'Afrique du Sud.

Plus de 2500 espèces de plantes différentes ont déjà été répertoriées en Israël, et on continue à en découvrir de nouvelles chaque année.


3. Nouvel an

- Le premier Nissane est le Nouvel An pour les Rois et les fêtes de pèlerinage. Ainsi, si un règne avait commencé au mois d'Adar, dès le mois de Nissane, on datait les actes civils et les contrats de la deuxième année du règne.

- Le premier Elloul est le Nouvel An pour la dîme des animaux. Le dixième du bétail était consacré à D.ieu; les animaux nés à partir du mois d'Élloul étaient comptés pour la nouvelle année.

- Le premier Tichri est le Nouvel An pour les années, les années de repos de la terre, le jubilé, les plantations, les légumes. C'est notre Nouvel An habituel où l'on fête Roch Hachana.

- Le premier Chevate est le Nouvel An des arbres selon l'École de Chammaï (Bét Chammaï), le 15 Chevat, selon l'École de Hillel.
Nous suivons l'avis de Bét Hillel puisque notre Nouvel An des arbres à lieu le 15 Chevate ou Tou Bichvate.
Pour prélever la dîme des fruits des arbres, on fait commencer l'année le 15 Chevate et elle prend fin le 14 Chevate suivant ; en effet, on ne peut pas prélever la dîme d'une année sur l'autre.
C'est également à partir du 15 Chevate que l'on commence les nouvelles plantations d'arbres frui tiers. C'est l'un des commandements qui ont été donnés lors de la conquête du pays d'Érèts Israèl:
« Quand vous arriverez dans le pays, vous planterez des arbres fruitiers. » (Lévitique 19/23.)
On a l'habitude de consommer toutes sortes de fruits en donnant la priorité aux fruits qui poussent en Israël: froment, orge, raisin, figues, grenades, olives, dattes et ceux d'aujourd'hui oranges, pamplemousses, mandarines, avocats, etc.

En Éretz Israël, la fête a repris toute sa signification depuis le retour du peuple juif sur sa terre. Le 15 Chevate marque le passage de l'hiver au printemps.
Depuis une quarantaine d'années, la terre d'Israël qui était comme un désert est redevenue un jardin ver doyant. En effet, à l'époque biblique, une grande partie de la terre d'Israël était recouverte de forêts. Par la suite, et au Moyen Age en particulier, plusieurs de ces forêts ont été détruites par des nomades et leurs troupeaux. D'autres, par les Turcs qui s'en sont servi comme combustibles pour leurs trains militaires.


4. Paroles de Tora

« ... Tu ne détruiras point les arbres en y portant la hache .. car l'arbre des champs est-il un homme pour être assiégé par toi... » (Deutéronome, XX-19)


5. Paroles de nos sages

« (Le juste) Il est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant ; Il n'aperçoit point la chaleur quand elle vient, Et son feuillage reste vert;
Dans l'année de la sécheresse, il n'a point de crainte et il ne cesse de porter du fruit. »
(Jérémie, XVII. 8.)

Au commencement de la création, le Saint Béni soit-Il ne fit d'autre travail que de planter, car il est écrit : "Et D.ieu planta le jardin d'Édèn." Toi aussi, quand tu viendras dans la terre d'Israël, tu ne feras d'autre travail que de planter. (Vaïkra Rabba, 25.)

Le Saint Béni soit-Il dit à Israël : « Même si tu trouves ta terre remplie d'abondance, tu ne diras point: "Nous habiterons et nous ne nous en gagerons pas dans la plantation", mais comme d'autres ont planté pour toi, ainsi planteras-tu pour tes enfants. » (Vaïkra Rabba, 28.)

Rabbi Yo’hanane bèn Zakaï disait: « Si tu avais un sauvageon dans ta main et que l'on te dit tout à coup que le Machia’h est arrivé, plante d'abord le sauvageon, et puis va rendre hom mage au Rédempteur. » (Ta'anite,5.)

« Parfois, la pluie tombe pour les mérites d'un seul homme, quelquefois, d'un seul champ et quelquefois pour un seul brin d'herbe. » (Talmud Yerouchalmi, Ta'anite.)

Un homme errait une fois dans le désert, affamé, assoiffé, épuisé par la chaleur. Il eut la chance de trouver un arbre dont le fruit était doux, l'ombre plaisante et au pied duquel cou lait un ruisseau. Il mangea du fruit, but l'eau et se reposa à l'ombre. Quand il se leva pour quitter, il s'adressa à l'arbre:
« Oh, arbre, comment puis-je te bénir!
Si je disais : "Que ton fruit soit doux", vois, il est déjà doux.
Si je disais: "Que ton ombre soit plaisante", vois, elle est déjà plaisante.
Et si je devais dire: "Qu'il y ait un ruisseau à tes pieds", le ruisseau est déjà là.
Ma bénédiction sera: "Que tes jeunes pousses te ressemblent."
(Ta'anite,5.)

Dans la terre d'Israël, tous les arbres qui ne portent pas de fruits sont destinés un jour à porter des fruits. (Kétouvote, 111.)







   

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