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Chabbate Chira

Dimanche 23 Décembre 2007 | 19h12   Vue : 2644 fois
 
 
 
 




On appelle ainsi le Chabbate dont la lecture hebdomadaire est la Sidra Béchalla'h. Bien que dans cette section Chabbatique, il soit question également de la sortie d'Égypte, du passage de la Mer rouge, de la manne, de la source du ‘Horèb, de la guerre contre ‘Amalèk, c'est le Cantique de la Mer qui a donné son nom à ce Chabbate.

Ce cantique Ce cantique sera pour Israël, à toutes les époques de son histoire, d'une actualité jamais démentie. Quelle est donc la signification particulière de cet hymne, de la Chira par excellence ? C'est que dans toute la Tora, c'est D-ieu qui parle et Israël qui écoute, alors que dans ce chapitre 15 de l'Exode, c'est Israël qui chante, qui glorifie le Seigneur, et c'est en quelque sorte Dieu et son entourage qui écoutent !

C'est dans ce cantique que l'âme de notre peuple s'est élevée au-dessus d'elle-même, pour devenir une source de spiritualité, une source de Tora ! Et cette Tora a devancé de quelques semaines celle qui devait être révélée au Sinaï !

Et telle fut l'impression de cet événement grandiose sur ceux qui en avaient été les témoins, que toutes les fois qu'Israël sera délivré d'un danger, le cœur des affranchis débordera de reconnaissance et d'éloges envers Celui qui veille sur eux !

C'est par les paroles mêmes du Cantique qu'ils lui rendront hommage, et c'est ainsi qu'il faut comprendre ce passage du texte qui introduit le cantique proprement dit : « Alors Moïse chanta, et les enfants d'Israël entonnèrent l'hymne suivant à l'Éternel Vayomérou Lémor : ils dirent « pour le redire » (les générations futures !).

Ce cantique n'est pas simplement l'expression de l'admiration sans bornes à la vue du miracle, le plus grand de notre histoire. Il exprime surtout une Émouna, une confiance et une foi absolue en l'Éternel ! C'est ainsi qu'il est dit dans le dernier verset du chapitre 14, qui précède le cantique : ils eurent foi en l'Éternel et en Moïse son serviteur ! Ils eurent alors la conviction intime que tout ce qui leur était arrivé dans le passé, les souffrances de l'esclavage comme la joie de la libération, toutes les épreuves que l'avenir leur réservera encore, tout cela n'est que l'effet du ‘Héssèd, de la sollicitude de l'Éternel pour Israël !

Et il n'y a pour Israël de joie, il n'y a de raison d'être, que par la Émouna, la foi sans bornes; ainsi que dit le psalmiste (97, 11) : « et la joie sur les cœurs droits » ; et le prophète ‘Habakouk (2, 4) : « le juste vivra par sa ferme loyauté » Tsadik Béémounatô Yi'hyé !

Ce cantique de la Mer a été chanté par Israël au moment où les cieux et la terre rendirent hommage en quelque sorte à leur Maître et Roi et où toutes les créatures purent s'écrier, unanimes (Ps. 95, 3) : «car l'Éternel est un grand Dieu au-dessus de toutes les divinités» !

Si ce cantique avait été entonné plus tard, les créatures n'y auraient plus répondu elles ne vivaient déjà plus sous l'impression de l'événement, unique dans toute l'histoire des hommes !

Si par contre Israël avait chanté sa confiance en l'Éternel dès la sortie d'Égypte on aurait pu lui répliquer rendez hommage au Pharaon qui a bien voulu vous affranchir ! Car la puissance du Pharaon était loin d'être brisée, ses chars et son armée étaient prêts à poursuivre ces esclaves affranchis, alors qu'ils étaient égarés dans le pays ! C'est seulement à la vue de la destruction de cette armée réputée invincible, que nos pères purent s'écrier : «Chantons l'Éternel car Il est souverainement grand, coursier et cavalier Il les a lancés dans la mer...». Pour conclure « l'Éternel régnera à tout jamais ! »

En vérité, aucune créature au monde n'a chanté pareil cantique à l'Éternel ! C'est pourquoi le cantique de la Mer réjouit nos coeurs chaque fois qu'il est récité, avec une mélodie qui lui est propre, dans la lecture hebdomadaire (et également dans la Paracha lue le septième jour de Péssa'h). Nous l'avons également inclus dans les Psouké dé Zimra que nous disons chaque jour, dans la prière du matin.



Il existe un usage spécial pour le Chabbate Béchalla'h c'est d'éparpiller devant les fenêtres des miettes, restes du repas Chabbatique, à l'intention des oiseaux qui en cette saison ne trouvent pas beaucoup de nourriture dans la nature. Certains expliquent ce Minhag par le fait que dans cette section Chabbatique, se trouve le récit concernant la manne, nourriture céleste qui fut envoyée à nos ancêtres pendant les 40 années de la traversée du désert. Dans ce récit, nous lisons (Ex. 16, 25) : "mange la aujourd'hui, car c'est aujourd'hui Chabbate, en l'honneur de l'Éternel ; aujourd'hui, vous n'en trouveriez pas aux champs" ! Or deux versets plus loin, nous lisons le septième jour, quelques-uns allèrent à la récolte de la manne, mais ne trouvèrent rien !


Kora'h englouti par la terre
Ces hommes qui, en dépit de ce que Moïse avait affirmé, sortirent le Chabbate pour récolter la manne, c'étaient Datane et Abiram. Dans l'intention d'induire le peuple en erreur et de lui faire perdre la confiance en Moïse, ces deux conjurés de la faction de Kora'h allèrent secrètement, pendant la nuit de Chabbate, éparpiller les restes de leur manne dans les champs.

Le matin, ils appelèrent des voisins pour aller recueillir cette manne, prétendant que toute cette histoire du Chabbate était une pure invention de Moïse ! Or les oiseaux étaient venus, entre temps, picorer les miettes que ces Récha'ïm avaient déposées ; ainsi grâce à ces oiseaux, le Chabbate fut sanctifié par le peuple d'Israël !

Aussi le Minhag de jeter, le Chabbate Béchalla'h, les miettes de notre repas aux oiseaux, doit nous apprendre que le Saint béni soit-Il ne refuse sa juste récompense à aucune de ses créatures ! Voir une explication du même genre dans Rachi sur le verset Ex. 22, 30 : "aux chiens vous la jetterez en pâture".

D'autres disent enfin que les oiseaux méritent cette récompense parce que, chaque matin, ils entonnent un chant d'allégresse en l'honneur de leur Créateur : quoi de plus naturel que de leur donner cette récompense le Chabbate Chira ?

Texte extrait de l’éphéméride de l’année juive






   


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