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S'engager à donner la Tsédaka : Première partie

Jeudi 21 Octobre 2010 | 05h00   Vue : 3728 fois
 
 
 
 


On peut imaginer trois manières de s'engager à donner de la Tsédaka. : Cela peut se faire par la pensée, par la parole, et on peut avoir déjà transmis l'argent pour un tel but. Dans chacun de ces trois cas, dans quelles mesures peut-on se rétracter le cas échéant ?

Le Choul'hane 'Aroukh ('Hochèn Michpate 212,8) rapporte que si une personne achète un terrain avec l'intention de l'offrir à une bonne œuvre (un pauvre spécifique, ou un organisme qui aide les pauvres), même si elle n'a pas exprimé son vœu de manière orale, certains pensent qu'elle est tenue d'accomplir sa pensée et de transmettre ce bien au but auquel il avait voulu le consacrer. Mais d'autres sont d'avis qu'une intention d'accorder un bien à la Tsédaka n'est pas aussi astreignante qu'une intention non exprimée en faveur du Hékdech (donations pour le Temple, son entretien et ses offrandes).

Le Choul'hane 'Aroukh reste en conséquence dans le doute, mais le Rama (Yoré Dé'a 258,13) tranche pour la rigueur, et il faut donc dans de tels cas agir selon l'intention première, et accorder ce bien à la bonne œuvre prévue. Toutefois, si la personne change d'avis immédiatement, son annulation est valable - certains pensent toutefois qu'il faut alors le dire, et que le penser ne suffit pas (Ktav Sofer Yoré Dé'a chap. 3).


1. Par la parole


Nos Sages ont appris du verset (Devarim/ Deutéronome 23,24) "Mais la parole sortie de tes lèvres, tu dois l'exécuter, une fois que tu auras voué à l'Eternel, ton D-ieu, une offrande volontaire, promise par ta propre bouche", qu'une parole prononcée au sujet d'un don en faveur de la Tsédaka a automatiquement le statut d'un vœu.

On ne pourra donc plus se rétracter, si ce n'est au moyen d'une annulation de vœux devant un Beth Dine ou un Sage. Le Rambam (Hilkhote Nédarim fin, cf. Yoré Dé'a 203,3) écrit: "Les vœux en faveur de la Tsédaka doivent être accomplis et ne pourront être déliés que dans des cas extrêmes, par un Sage. Le Radvaz ajoute: "Les Sages ne doivent pas se prêter au déliement de tels vœux, car ils font perdre de l'argent aux pauvres. De plus, lorsque l'on fait un vœu dans un moment de détresse, il y a même, mis à part la question de la légitimité même du déliement, danger à le faire (Rama Yoré Dé'a 228,45 ; Dérekh Emouna, Da'ate Tora 258,6).

Néanmoins tant qu'il ne trouve pas les pauvres ou les responsables il peut se servir de l'argent et la Tsédaka devient une dette qu'il devra payer lorsque le pauvre se présentera (Yoré Dé'a 249,11). Une fois que l'argent n'est plus en possession de la personne, il n'est évidemment plus question de se rétracter ou d'annuler le vœu même si pour l'instant l'argent n'est pas parvenu au pauvre du fait qu'il est entre les mains du responsable qui est censé le distribuer (Yoré Dé'a 258,6). Puisqu'il s'agit là d'un vœu, la parole employée a son importance: celui qui aura dit que l'argent qu'il va gagner, ou le terrain qu'il va acheter, seront pour une bonne cause - ne sera pas vraiment tenu d'accomplir sa parole, car pour l'instant il n'a encore rien en sa possession. En revanche, s'il dit que lorsqu'il achètera un terrain donné, ou lorsqu'il gagnera .de l'argent, il l'offrira- en partie ou totalement - à la Tsédaka, il sera obligé de tenir parole ('Hochèn Michpate 212,9), car il s'est lui-même engagé à donner plus tard cet argent ou ce bien.


2. Un don déjà effectué


Nous avons parlé de l'engagement oral. Qu'en est-il de démarches de cet ordre quand elles sont effectuées par l'écrit?

Une personne qui aura fait un chèque ou mis de l'argent dans une enveloppe afin de l'envoyer à un pauvre peut encore se rétracter (certains pensent qu'un vœu par écrit est également valable) s'il y a une raison importante pour le faire, tant que le pauvre ou son délégué ne l'a pas reçu. Mais une fois que le chèque a été réceptionné par le pauvre ou par une personne qui le représente, il n'est plus possible d'annuler le chèque et la dette envers la Tsédaka devra être réglée. Quand le règlement s'effectue par carte bancaire, il n'est plus possible de se rétracter, car même si l'argent n'est pas encore sorti du compte physiquement, cette procédure signifie que l'on a donné autorisation de prendre cette somme, et l'on a déjà une dette envers la Tsédaka.

Lorsqu'on a nommé quelqu'un pour apporter l'argent chez un pauvre, et que l'intermédiaire ne lui a pas encore transmis, on ne peut plus se rétracter, parce que c'est comme si la personne mandatée l'avait reçue à la place du pauvre (Ketsote Ha'hochèn 125,2).

En ce qui concerne la tirelire de la Tsédaka, certains se permettent d'emprunter l'argent qui s'y trouve en cas de besoin personnel, mais en vérité, il faut émettre avant d'y déposer l'argent une condition en ce sens. Et si c'est son habitude de souvent emprunter cet argent, ceci est valable comme étant une condition (Dérekh Emouna 8,121). Le cas de vœu à la Tsédaka sous certaines conditions, et celui du pauvre qui n'a plus besoin qu'on l'aide, seront analysés par la suite.






   

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