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Parachate Chékalim: une lecture très spéciale

Vendredi 24 Février 2017 | 11h45   Vue : 3750 fois
 
 
 
 



      A l'époque du Temple, chaque homme en Israël devait donner, chaque année, une contribution d'un demi-sicle, comme participation aux dépenses du culte des sacrifices dans le Sanctuaire, achat des animaux pour le sacrifice perpétuel, les Moussafim pour Chabbate, Roch 'Hodèch et jours de fêtes, libations, Ména'hote, ingrédients pour les parfums...

      Ces dépenses devaient être assurées d'année en année, à compter chaque fois du 1er Nissane. Le texte précise (Ex. 30, 15) : « le riche n'augmentera rien, le pauvre ne diminuera rien de la moitié du sicle », l'indigent dût-il pour cela emprunter la somme.

      Cette contribution devait parvenir au trésorier du Temple avant le 1er Nissane, chaque année. Car Roch 'Hodèch Nissane on prélevait obligatoirement, pour la première fois dans l'année, de l'argent de cette collecte afin d'acheter les bêtes pour les sacrifices; et cette contribution était destinée à faire expiation pour chaque personne.

      C'est pourquoi, dès Roch 'Hodèch Adar, on faisait annoncer dans toutes les communes du pays qu'il fallait, dans les prochaines semaines, apporter les Chékalim. A partir du 15 Adar, les changeurs siégeaient dans chaque ville pour encaisser les Chékalim ; à partir du 25 du mois, on venait exiger le paiement chez les retardataires.

      Nos Sages ont ordonné de plus, que le Chabbate qui précède Roch 'Hodèch Adar ou, si celui-ci tombait un Chabbate, le Roch 'Hodèch même, on fasse dans l'office de Cha'hrite la lecture de Parachate Chékalim. Car le Chabbate la plupart des gens se trouvent rassemblés dans les synagogues et les maisons d'étude, et cette lecture constitue le premier appel pour la collecte des Chékalim.

      Bien que depuis bientôt deux mille ans, nous n'ayons plus ni Temple ni culte des sacrifices, et que la collecte des Chékalim de ce fait devienne impossible, la peuple juif a maintenu l'usage de lire cette section de la Tora à la date fixée jadis.

      Cette lecture nous sera comptée comme si nous avions accompli la Mitsva effectivement, selon la parole du prophète Hochéa’ (14, 13) : « nous voulons remplacer les taureaux par cette promesse de nos lèvres ! » De plus, l'espoir de voir reconstruit notre Sanctuaire est toujours vivant, et ce moment venu, les Mitsvote devront être ordonnées dans nos mains ! La valeur particulière de cette Mitsva du demi-Chékel, c'est de nous apprendre à aimer chaque juif, si humble et insignifiant qu'il nous paraisse ! N'ont-ils pas tous la même part dans les offrandes publiques ?

      Il n'y a ni riche ni pauvre devant l'Éternel, nous sommes tous proches de Lui, et la part de chacun de nous est indis¬pensable pour achever l'oeuvre (Note du Traducteur dans son commentaire sur le verset en question, Rav S. Hirsch fait allusion à ce propos, à une parole bien connue de Rabbi Tarfone, (Pirké Avote chap. 2, Michna 20) : « ce n'est pas à toi d'achever l'oeuvre, mais tu n'as pas non plus le droit de refuser ton concours... » !).

      Lorsque Roch 'Hodèch Adar tombe un jour de semaine, on sort à Chabbate Chékalim deux Séfarim : dans le premier, on lit la section Chabbatique partagée entre 7 appelés, dans le deuxième rouleau, on lit Parachate Chékalim (Ex. 30, 11 à 16).

      Si Roch 'Hodèch Adar tombe Chabbate, on sort à cette occasion 3 Séfarim le premier, pour la section de la semaine (6 appelés) ; le deuxième pour la Paracha de Chabbate et Roch 'Hodèch (Nomb. 28, 9 à 15), le troisième pour Parachat Chékalim.

      Le Maftir est toujours appelé pour Parachate Chékalim ; car même si la lecture de la Tora se répartit entre trois sujets différents, la Haftara ne peut se rapporter qu'à un de ces trois sujets, en l'occurrence à Parachate Chékalim qui est lue en dernier. Cette Haftara parle de la remise en état du Temple, au cours du règne du Roi Joas, après un appel à la générosité du peuple (II Rois 11, 17 à 12, 17).

      Or, l'ordre dans lequel on lit les diffé¬rents textes dans la Tora est dicté par la règle « Tâdir véchéénô Tâdir » : ce qui est le plus fréquent, vient en premier : la péricope de la semaine avant la section de Roch 'Hodèch, puis à la fin Parachate Chékalim, la moins fréquente des trois.

      Dans de nombreuses Communautés de rite Achkénaze, on lit des Piyoutim à l'occasion de Chékalim, dans la répétition de Cha'hrite et de Moussaf ; chez les Séfaradim, aucun Piyoute n'est récité.

      On peut se demander pourquoi la Parachate Chékalim précède Zakhor alors que la Mitsva de détruire ‘Amalèk précède, dans la Tora, celle de Chékalim?

      A ce sujet, le Talmud (Méguilla l3b) explique : Celui qui a créé le monde savait que pour mieux réussir dans ses projets sinistres, Hamane devait promettre au Roi de mettre à sa disposition dix mille Kikar d'argent contre la signature des décrets d'anéantissement des juifs de son royaume. Aussi Dieu a-t-il ordonné à la Communauté d'Israël de donner chaque année au mois d'Adar un demi-sicle par tête (multiplié par 600 000, cela représente 100 000 Kikar). Les Chékalim du peuple juif ont donc précédé, et de loin, ceux d'Aman! C'est pour cette raison que l'appel aux Chékalim a lieu dès le premier Adar.


Pièces du Ma'hatsite Hachékèl à l'époque du Temple
      De nombreuses raisons ont été indiquées aussi pour le choix d'un demi-sicle (et non d'un sicle entier) comme contribution de chaque homme. Le demi-sicle est appelé Kofèr Néfèch, rachat pour une faute très grave celle du veau d'or.

      Or, dit le Talmud Yérouchalmi, c'est la moitié de la journée seulement qu'ils ont adoré le veau d'or c'est pourquoi le Saint béni soit-Il ne leur demanda comme rançon que la moitié du sicle.

      Dans un autre ordre d'idées, un de nos Maîtres a dit que l'homme doit toujours juger avec modestie l'effort qu'il a accompli dans sa 'Avodate Hachèm, en se disant si seulement j'ai fait la moitié de ce que j'aurais été capable d’accomplir !

      D'après un autre avis, le demi-sicle doit nous rappeler chaque année que si les hommes ont dansé devant le veau d'or, leurs femmes au contraire ont refusé toute participation à ce péché ! C'est donc la moitié seulement du couple qui a besoin de cette somme de rachat.





   


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