L’orgueil empêche la bénédiction du Tsadik de s'accomplir

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 Un grand érudit, reconnu pour sa maîtrise de la loi juive et sollicité par de nombreux fidèles pour trancher des questions de Halakha, était marié depuis de longues années. Malgré sa piété et son savoir, il n’avait toujours pas eu le mérite d’avoir des enfants.

Un jour, animé d’espoir, il décida d’écrire au dirigeant du mouvement ‘Habad, le Rav Ména’hem Mendel Schneersohn, de mémoire bénie, afin de solliciter sa bénédiction. La réponse ne tarda pas :

s’il désirait des enfants, il devait étudier la Halakha.

À la lecture de cette lettre tant attendue, l’érudit resta stupéfait. Comment le Rabbi pouvait-il lui demander d’étudier les lois juives, alors qu’il les connaissait en profondeur et qu’il passait ses journées à y répondre pour les autres ? Piqué dans son orgueil, il raconta l’épisode lors de son discours du vendredi soir à la synagogue, laissant transparaître une pointe de mépris envers la remarque du Rabbi.

Le temps passa, l’incident fut oublié… du moins en apparence.

Quelques mois plus tard, cet homme se rendit chez Baba Salé et lui confia sa douleur : l’absence d’enfants et son ardent désir d’accomplir la Mitsva de la descendance. La réponse du Tsadik fut saisissante :

« Tu dois apprendre les Halakhote. »

Cette fois, l’érudit ne put contenir sa colère. « Le Rabbi vous a-t-il écrit à mon sujet ? demanda-t-il. Pourquoi me répétez-vous exactement ce que je n’ai pas voulu entendre ? »

Baba Salé lui répondit avec gravité :

« Chaque nuit, je m’entretiens avec l’Admour au sujet du peuple juif dans son ensemble, mais non de cas particuliers comme le tien. Cependant, si tu veux bénéficier de ma bénédiction, tu dois d’abord demander pardon au Rabbi et suivre ses recommandations. »

L’homme écrivit alors au Rabbi. La réponse fut claire : pour que les bénédictions se réalisent, il devait demander pardon publiquement, devant l’assemblée où il avait autrefois rabaissé ses paroles.

L’érudit s’exécuta sans réserve et présenta des excuses publiques. Neuf mois plus tard, il tint dans ses bras son premier enfant. Par la suite, d’autres naquirent encore. Que D-ieu les garde et les protège.

Extrait du livre "Les miracles et récits exaltants du Grand Tsadik Sidna Baba Salé" publié aux Editions Astem Tsidkat-Eliaou.