Adam Sandler: Entre succès hollywoodien et valeurs juives en otage

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La sempiternelle haine du juif 

Il aura fallu qu’Adam Sandler, figure incontournable de Hollywood depuis plus de trente ans, reçoive un prix d’honneur en janvier 2026 pour que la machine à haine des réseaux sociaux s’emballe. En m'appuyant sur la lecture directe des forums et les réactions des internautes sur les réseaux sociaux, j'ai pu constater un déchaînement de stupidité pure.

Une question s'impose alors : qu’a fait ce personnage de mal en tant que personne, et tout simplement en tant qu'être humain, pour déclencher de telles remarques haineuses sur le net ? La réponse est aussi limpide que révoltante : rien.

S'il n'était pas Juif, nous n'aurions jamais assisté à un tel déferlement de haine. Pourquoi ce qui était un fait notoire depuis des décennies devient-il soudainement un crime de lèse-majesté ?
Parce qu'il a osé exprimer sa fierté et sa gratitude envers D-ieu. Cette tribune dénonce une rage sélective et une hypocrisie mondiale qui ne pardonne pas à l’un ce qu’elle érige en vertu pour les autres.


L’Honneur d’un homme, le déshonneur d’une époque

Lors de la cérémonie des Movies for Grownups Awards (récompenses annuelles américaines depuis 2002, mettant à l'honneur des films et séries) organisée par l’AARP (American Association of Retired Persons) en janvier 2026, le cinéma a célébré l’un de ses enfants les plus constants : Adam Sandler.

En recevant son prix d’excellence pour l’ensemble de sa carrière, l’acteur ne s’est pas contenté des remerciements d’usage. Avec la sincérité qui le caractérise, il a affirmé sa fierté d’être Juif et a attribué son succès à la gratitude envers D-ieu.

Ce qui aurait dû être un moment de communion autour des valeurs de transmission et de spiritualité s’est transformé, sur l’arène numérique, en un déversoir de haine d’une violence inouïe. Ce contraste révèle une fracture profonde et une hypocrisie systémique qui ronge nos sociétés contemporaines.

Le double standard de la tolérance

Le phénomène est aussi fascinant qu’effrayant : dans un monde qui prône la diversité et l’inclusion à chaque coin de rue, l’expression de l’identité juive semble être la seule à ne pas bénéficier du droit à la fierté.

Si un acteur de confession musulmane, bouddhiste ou chrétienne avait dédié son prix à sa foi, le monde saluerait une spiritualité inspirante ou une identité culturelle fièrement assumée.
Pour Adam Sandler, le simple fait de lier son succès à son identité juive et à D-ieu déclenche une meute haineuse et bruyante. Ce n'est plus son œuvre que l'on commente, c'est son identité que l'on criminalise.

On s'arrêtera ici pour mettre l'accent sur l'esprit critique du Rav Moché Shapira. Il nous enseigne que cette réaction n'est pas un accident de parcours, mais une manifestation de l'essence même de l'exil. Le Rav Moché Shapira expliquait que le Juif est comparé au cœur parmi les organes indispensable à la vie. Il est l'organe le plus sensible et donc le premier à ressentir tout déséquilibre ou toute maladie affectant le corps. De la même manière, le peuple juif ressent les crises morales et spirituelles du monde qui l'entoure. Cela se traduit par une haine gratuite des nations du monde pour lui.
Dans la vision du Rav Moché Shapira, quand un homme comme Sandler proclame que son succès vient de D-ieu, il brise le miroir de l'ego universel. Le monde ne le hait pas pour ce qu'il a fait, mais pour ce qu'il rappelle : que l'homme n'est pas le centre de l'univers.

Le Rav analyse cette haine comme le symptôme d'une société qui, en rejetant le Juif fier, rejette en réalité sa propre conscience morale. Donc s'affirmer juif face à la foule n'est pas une provocation, c'est un acte de vérité qui démasque le mensonge des idéologies ambiantes.

L’alliance de l’opportunisme

Comment expliquer que cette haine, autrefois marginale, soit devenue si décomplexée ? La réponse se trouve au carrefour de l’idéologie et du financement global.
L’influence massive des capitaux qatariens et gauchisants dans les secteurs de l’éducation, des médias et du sport a infusé, au fil des années, un narratif où l’identité juive est systématiquement associée à une forme de culpabilité. Cette manne financière, couplée à la complaisance de ce qu’on appelle l’islamo-gauchisme, a créé un terreau fertile pour l’antisémitisme moderne.
Sous couvert de lutte contre les oppressions, cette alliance idéologique pratique une exclusion radicale.


L'hypocrisie mondiale est ici à son paroxysme. On feint de défendre les droits de l’homme tout en étant à genoux devant des puissances financières qui méprisent ces mêmes droits. Le déferlement de haine contre Sandler n'est pas une réaction organique ; c'est le résultat d'un conditionnement où la haine du Juif est redevenue un code social pour certains groupes politiques et réseaux militants.

Conclusion

La force d’Adam Sandler, ce soir de janvier 2026, n’a pas résidé dans son trophée, mais dans sa dignité juive. En dépit de l’air du temps, il a rappelé une vérité simple : la réussite n’est pas qu’une affaire de contrats et de box-office, c’est une bénédiction.

Si le monde applaudissait un Juif lorsqu'il encense son Créateur, cela signifierait que ce Juif a dilué son message pour le rendre confortable. Sandler va à contre sens et exprime sa vérité et son âme juive. Plus la foi est exprimée avec authenticité, plus elle agit comme un révélateur des ténèbres environnantes.

Face à la rage des réseaux et à l’hypocrisie des puissants, sa fierté est une réponse nécessaire. Car au final, ce n’est pas le succès de Sandler qui dérange ses détracteurs, c’est sa liberté. La liberté de ne pas s’excuser d’être ce qu’il est.
On accepte le Juif tant qu’il reste discret, presque invisible. Dès qu’il se lève, fier et reconnaissant envers le Créateur, comme l’a fait Sandler avec la dignité d'un homme conscient de ses racines, il devient la cible d'un tribunal numérique sans juge ni loi. Voilà le monde dans lequel l'on vit !