Quand la justice britannique criminalise le rite de la Brite Mila.

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Le Royaume-Uni s'apprête t-il à commettre l'une des erreurs stratégiques les plus explosives de son histoire récente ?

Une onde de choc sans précédent frappe le judaïsme britannique. Selon une enquête exclusive du journal anglais The Guardian publiée le 10 janvier 2026, le Crown Prosecution Service (CPS) a intégré dans ses nouveaux projets de directives la circoncision comme une forme potentielle de maltraitance infantile.

En amalgamant la Brite Mila, acte sacré et millénaire, à des pratiques de mutilations barbares, l'État britannique porte une atteinte frontale à la liberté religieuse et à l'identité juive. Face à ce qui s'apparente à un antisémitisme moderne institutionnalisé, les voix de la pensée juive se lèvent pour rappeler que ce geste n'est pas une blessure, mais le sceau d'une responsabilité éthique et d'une alliance éternelle.

L’Affaire

L'article du Guardian, intitulé Circumcision classed as possible child abuse in draft CPS document, révèle que les procureurs britanniques disposent d'un texte classant la circoncision parmi les pratiques préjudiciables (Harmful practices).

L'argument du CPS est le suivant : bien que non illégale par une loi spécifique, elle pourrait être poursuivie comme agression ou maltraitance dès lors qu'elle est pratiquée pour des motifs rituels jugés non médicalement nécessaires.
Le gouvernement britannique semble avoir oublié que pour le Peuple Juif, la circoncision n'est pas une option médicale, mais une exigence ontologique.

La réponse de nos Sages

Pour contrer cette vision matérialiste qui réduit l'homme à sa seule biologie, nous puisons dans la profondeur des enseignements du Rav Sacks et du Rav Moché Shapira.

Le regretté Rav Lord Jonathan Sacks expliquait que la circoncision est l'acte par lequel l'homme affirme que la nature n'est pas une fin en soi. En intervenant sur le corps, nous signifions que l'être humain a le pouvoir et le devoir, de se sanctifier.

L'État britannique prétend protéger l'intégrité physique, mais comme le soulignait le Rav Sacks, la véritable intégrité humaine est spirituelle. La Brite Mila est le signe que nous appartenons à une communauté de sens. La qualifier de maltraitance est une insulte à l'histoire d'un peuple qui a toujours sacralisé l'enfance et sa transmission.

Le Rav Moché Shapira enseignait que le monde a été créé volontairement inachevé par D-ieu (La'assote) pour que l'homme en soit le partenaire actif. La circoncision devient le parachèvement de la créature humaine. Elle symbolise la maîtrise des pulsions et l'entrée dans le domaine de la conscience éthique. Pour le Rav, s'attaquer à la Brite Mila, c'est tenter de briser le canal par lequel la sainteté pénètre la matière. Prétendre que cet acte est une maltraitance revient à nier la capacité de l'homme à s'élever au-dessus de son état animal.

Un Antisémitisme Moderne aux conséquences explosives

Nous assistons à une mutation de l'antisémitisme qui serait définit comme un antisémitisme hygiéniste qui ne dit pas son nom. En utilisant le levier du droit et de la protection de l'enfance, le gouvernement britannique déshumanise les parents juifs, les présentant comme des agresseurs de leurs propres enfants. C'est une tentative de rendre la vie juive impraticable en Angleterre, forçant les fidèles à choisir entre la loi de l'État et la loi de D-ieu.

Si ce projet cible au premier chef la communauté juive par ce biais idéologique, il déclenche par ricochet un problème social majeur avec la vaste communauté musulmane du Royaume-Uni. La circoncision est également un pilier non négociable de la foi islamique.

Il est fascinant d'observer l'arrogance de ce gouvernement qui, pour satisfaire une idéologie hygiéniste et un antisémitisme moderne de salon, choisit de cibler la communauté juive, réputée pour sa discrétion et son respect des institutions. Mais dans son zèle à vouloir déraciner la tradition juive, ce conseil semble avoir omis un détail démographique de taille : la circoncision est le pilier non négociable de millions de musulmans britanniques.

L'embrasement de la rue arabe

On ne peut qu'ironiser sur l'amateurisme de ces technocrates qui pensent régler une question théologique (teinté d'un antisémitisme latent) par une circulaire administrative. En s'attaquant au corps de l'enfant, ils touchent au point de rupture de la population arabo-musulmane.

Sous couvert de progressisme, certains gouvernements occidentaux imposent un athéisme d'État agressif. En plaçant la circoncision au même rang que le mariage forcé, ils opèrent un amalgame odieux qui vise à délégitimer les religions monothéistes en les présentant comme intrinsèquement violentes.

Contrairement à la communauté juive qui privilégie le dialogue et le droit, la réaction de l'Islam anglais face à ce qu'il percevra comme une profanation de ses rites sera, sans aucun doute, d'une tout autre virulence. Le gouvernement, dans son obsession à traquer le mal chez les Juifs, s'apprête à livrer les rues de Londres, de Birmingham et de Manchester au chaos.

Conclusion

Quelle ironie de voir un État occidental, déjà aux prises avec des tensions communautaires extrêmes, choisir précisément le sujet qui fera l'unanimité contre lui. En voulant civiliser les rites juifs, il provoque l'insurrection de l'islam radical. C’est le paradoxe de l’antisémitisme institutionnel : il commence par viser les Juifs, mais finit toujours par engendrer le monstre qui dévorera l’ordre public.


Face à cette offensive, il est impératif de rappeler que la Brite Mila est le socle de notre identité depuis Abraham Avinou. Le gouvernement britannique joue avec un feu qu'il ne saura pas éteindre. En voulant transformer la Brite Mila en délit, il ne fait pas que trahir la communauté juive. Il signe l'acte de naissance d'une révolte religieuse globale sur son sol.

Comme le suggérait le Rav Sacks, quand une nation perd le respect de la liberté de conscience, elle n'est plus qu'une coquille vide prête à s'effondrer sous le poids de ses propres contradictions.