Thèmes Get

À savoir
Le Get : le divorce dans la loi juive
Le Get est l'acte de divorce religieux dans la Halakha. Sans lui, même après une séparation civile, les époux restent liés aux yeux de la Torah. Le traité talmudique Guittin expose en détail les règles de sa rédaction, de sa remise et de sa validité. Le Get est indissociable du mariage juif : là où le Kiddouchin établit le lien conjugal sous la Houpa, le Get le dissout de manière formelle et définitive.
La Kétouba et les droits de la femme
Le Get est étroitement lié à la Kétouba, le contrat de mariage juif. Lors du divorce, la femme est en droit de percevoir les sommes prévues dans sa Kétouba, conformément aux dispositions du traité Ketoubot. Ce mécanisme constitue une protection halakhique fondamentale pour la femme au sein de la famille.
La remise du Get : un acte volontaire de l'homme
Selon la Halakha codifiée dans le Choulhane Aroukh (Even HaEzer), le Get doit être remis par le mari de plein gré à son épouse. S'il refuse, la femme devient une agouna (enchaînée), dans l'impossibilité de se remarier. Les autorités rabbiniques ont développé divers mécanismes de pression, notamment la décision du Rabbénou Guershom (Xe-XIe siècle EC), interdisant la répudiation unilatérale en milieu ashkénaze.
Lien avec le lévirat : Yevamot et 'Halitsa
Le traité Yevamot aborde une situation connexe : lorsqu'un homme décède sans enfants, sa veuve est liée à son beau-frère par le lien du lévirat. La libération de ce lien passe par la cérémonie de la 'halitsa, qui s'apparente fonctionnellement au Get en ce qu'elle permet à la femme de se remarier librement.
Autres situations liées au Get
Le traité Sotah traite des soupçons d'infidélité au sein du couple et peut mener à une dissolution du mariage. Le traité Nedarim, relatif aux vœux et à leur annulation, peut également avoir des répercussions sur la vie conjugale et, dans certains cas, conduire à l'obligation de délivrer un Get. Ces textes talmudiques forment ensemble un corpus halakhique cohérent encadrant la vie du couple juif, du Kidouchin jusqu'à sa possible dissolution.
Le Get de nos jours
En Israël, les tribunaux rabbiniques (batei din) ont compétence exclusive pour le divorce religieux. Dans la diaspora, l'obtention du Get repose sur le beit din local. Des organisations spécialisées accompagnent les femmes en situation d'agouna. La question de la contrainte au Get reste un défi halakhique et social majeur pour les communautés juives du XXIe siècle.
Lois de Get : questions-réponses pratiques
Concernant une femme dite "katlanit" dont deux premiers maris sont décédés, si elle est jeune et désire se remarier, et que l'un des maris était âgé, le Mahariou a écrit qu'il est permis d'être indulgent, et ainsi ont tranché le Hida dans Berke Yossef et le Torah't Hesed de Lublin, bien qu'il faille prendre en compte l'opinion du Rashbatz au nom du Rivash qui est plus stricte. Cependant, puisque seuls deux maris sont décédés, et que la guemara a tranché que dans le cas de deux décès il ne s'agit que d'une présomption et non d'une interdiction, comme l'ont écrit l'Or Zaroua et le Teroumat Hadeshen, et d'autres décisionnaires. Le Rambam dans ses responsa a écrit qu'il ne s'agit que d'une crainte, et l'on détournait le regard pour permettre le mariage hors du beth din. Puisqu'il n'y a pas ici de danger naturel mais seulement une question de "segoula", un safek sefeka permet de l'autoriser à se remarier. Ainsi ont tranché de nombreux décisionnaires, et telle est la halakha.
Pour un homme et une femme séfarades qui souhaitent divorcer, si le nom de l’homme est Chelomo, et qu’il est appelé à la Torah ainsi, mais que tout le monde l’appelle "Salamon" et qu’il signe également de cette manière, il faut écrire dans le guet : « Chelomo appelé Salamon », en écrivant Salamon avec un alef après le samekh et le lamed, conformément à la coutume séfarade.
Il faut écrire dans le guet le nom du lieu de remise avant celui du lieu de rédaction. Si l’on a d’abord écrit le nom du lieu de rédaction, si ce n'est pas un cas d'igoun et que le guet n’a pas encore été remis, le guet est invalide et il faut en rédiger un autre conformément à la loi. Toutefois, du point de vue strict, le guet reste valable.
Valide.
Pour ceux qui portent des prénoms français, comme "Bertrand" qui s'écrit ainsi en français mais dont la dernière lettre n'est pas prononcée, ou "Bernard", il faut écrire dans le guet "Bertran" ou "Bernad" selon la prononciation à l'oral, et non selon l'orthographe habituelle.
Quiz sur le thème de Get
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