Les quarante-neuf marches du Ben Ich 'Haï

Cliquer pour écouter
Powered by UniversTorah
00:00 / 00:00

Le Ben Ich Haï compare le compte de l'Omer à un processus de purification méticuleuse, semblable au travail d'un orfèvre affinant un métal précieux. Ce récit montre comment chaque jour du décompte est une opportunité unique de polir une facette différente de notre personnalité.

Le récit : l'orfèvre du Roi

On raconte que Rabbi Yossef 'Haïm de Bagdad, le Ben Ich Haï, utilisait souvent la métaphore d'un artisan pour expliquer l'importance de compter chaque jour avec précision. Imaginez un orfèvre chargé par le Roi de nettoyer une couronne couverte de poussière et de rouille.

S'il jette simplement la couronne dans un bain d'acide, il risque de l'abîmer. Il doit donc la frotter, zone par zone, jour après jour, avec des outils de plus en plus fins.

Le Rav expliquait que les 49 jours de l'Omer correspondent aux 49 niveaux d'impureté dans lesquels les Hébreux étaient tombés en Égypte. Chaque soir, en prononçant la bénédiction du compte, nous ne faisons pas que dire un chiffre ; nous "polissons" une partie de notre âme. Le Ben Ich Haï insistait sur le fait que manquer un seul jour, c'est laisser une tache sur la couronne que nous présenterons au Roi le matin de Chavouot pour la réception de la Torah.

La source : le commandement du décompte

Le fondement de cette pratique se trouve dans le Lévitique (Vayikra) 23:15 :

« Vous compterez pour vous, depuis le lendemain de la fête... sept semaines entières. »
"וּסְפַרְתֶּם לָכֶם מִמָּחֳרַת הַשַּׁבָּת... שֶׁבַע שַׁבָּתוֹת תְּמִימֹת תִּהְיֶינָה"

Approfondissement du concept : la patience de l'élévation

Le concept clé ici est celui de l'élévation graduelle. Contrairement à la sortie d'Égypte qui fut une délivrance soudaine et miraculeuse, le compte de l'Omer exige un effort humain quotidien et constant. C'est le passage du "cadeau gratuit" à la "récompense méritée".

Le Ben Ich 'Haï souligne que la Torah ne peut être reçue que dans un réceptacle propre. Chaque jour de l'Omer travaille sur une combinaison de traits de caractère (Sefirot), comme la bonté, la rigueur ou l'harmonie, pour que l'homme devienne, au bout de sept semaines, un être transformé.

Témoignages et authenticité

À Bagdad, sous l'influence du Ben Ich 'Haï, le compte de l'Omer était vécu avec une ferveur particulière. Les familles se réunissaient chaque soir et l'on étudiait des textes kabbalistiques simplifiés pour comprendre quelle "partie de l'âme" était purifiée ce jour-là.

Les disciples du Rav rapportaient que sa propre préparation durant cette période était si intense que son visage semblait changer d'expression au fil des semaines, devenant de plus en plus rayonnant à mesure que l'on approchait de la fête de Chavouot.

Commentaires

Laisser un commentaire

0/8 lignes