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Qui est Rabbi Shlomo Aben Danan ?

Vendredi 29 Juin 2007 | 10h04   Vue : 17446 fois
 
 
 
 

Rabbi Shlomo Aben Danan


Ces maîtres qui nous guident





Une ascendance peu commune


Descendant en droite ligne, de père en fils, d’un des piliers du judaïsme le Rambam (Maïmonide) et du coté maternel de Rabbénou Tam petit-fils de Rachi.

Cette glorieuse ascendance est rapportée avec une extrême précision par Rabbi Shlomo lui même à la fin de l’introduction de son livre
« Achèr Lishlomo ».


Il y cite les noms de tous ceux qui, génération après génération furent les maillons d’une chaîne remontant jusqu’au Rambam par les hommes.

Il y rapporte également sa descendance par les femmes, à la sixième génération, du Rav Éliyahou Hatsarfati, qui lui même est la quinzième génération jusqu’à Rabbénou Tam. Celui-ci étant le fils de la fille de Rachi.


Voici un aperçu de la référence à cette lignée peu commune, telle qu’elle est présentée par Rabbi Shlomo lui même dans l’introduction de son « Achèr Lishlomo ».


Rabbi Moché Ben Rabbi Maïmone : "Le Rambam", qui a brillé parmi les justes.
Guide et pilier du judaïsme jusqu'à nos jours, dont le nom est connu d'un bout à l'autre du monde...
Les mots manquent pour dire l'étendue de sa sagesse et de ses connaissances.
Il a enseigné de nombreuses lois pour mettre à notre portée certains aspects de la Tora...
Il a éclairé l'humanité entière et lui a dévoilé bien des secrets. Il est le fils de Rabbi Maïmone Aben Danan.


Du côté maternel, six générations jusqu’au grand juste, pilier du monde, homme saint et partait, Kabbaliste empreint de l'esprit divin: Rabbi Éliyahou Hatsarfati, qui lui-même est la quinzième génération de la lignée de Rabbénou Tam, petit fils du célèbre Rachi.



Issu d’une famille prestigieuse, tant par sa généalogie que par la valeur de ses membres, pratiquement tous importants Rabbanim ou Dayanim (juges), il naquit à Fès le Chabbat 9 Sivane 5608 (1848), ville dont il fut le « Dayane » durant cinquante ans (5639/1879 - 5689/1929), excepté un an où il fut nommé au Haut Tribunal Rabbinique de Rabat.



Des capacités exceptionnelles

Ayant constaté très tôt ses capacités exceptionnelles, son père, Rabbi Moché confia son instruction aux Sages de la ville.

En 1858, le 18 Sivane, Rabbi Moché, homme intègre, grand talmudiste, quitte ce monde, à l’age de 30 ans. Il laisse un fils, âgé de 10 ans qui deviendra Rabbi Shlomo.
Ce fut une perte cruelle pour toute la génération. Ses maîtres qui lui avaient prédit un brillant avenir, le pleurèrent amèrement et furent profondément affectés.


L'éducation de Rabbi Shlomo incomba à son grand père, Rabbi Chémouèl et a son oncle, Rabbi Its’hak. Grand érudit, auteur du livre « Lé Its'hak Réa'h », ce dernier le prit sous sa tutelle et lui transmit ses connaissances et sa crainte de D.
De son coté, Rabbi Shlomo lui fut très reconnaissant et lui témoigna respect et amour.


Le jeune orphelin continua de se consacrer intensément à l'étude de la Tora. Sa mère, consciente de l'étendue de ses dispositions, l'encouragea dans cette voie, et elle lui permit ainsi de "grandir dans la logique et la profondeur de la véritable étude" (selon les termes employés par ses fils dans l'introduction de son ouvrage halakhique).

Lorsqu'il eut dix-sept ans, il entama l'étude de la Kabbale. Doué d'une intelligence supérieure, à dix-huit ans, il commençait à donner aux jeunes gens de Fès des cours dans le même esprit que ceux des Yéchivote, les guidant ainsi dans l'apprentissage du Talmud et de la Halakha, et formant ainsi peu à peu des futurs Rabbanim.

50 ans de Dayanoute

A vingt et un ans, il fut invité par les Rabbanim de Fès, bien plus âgés que lui, à se joindre à eux au Bèt Dine.
Ils appréciaient tout particulièrement ses capacités de réflexion et sa grande force de raisonnement dans tous les cas que l'on venait lui présenter ou pour lesquels on lui demandait son avis, notamment sur des problèmes de divorce, de femmes ‘Agounote, etc.


En 1879 Rabbi Shlomo entre avec Rabbi Yéchoua’ Monsonégo, Rabbi Yéhouda Binyamine Serréro et Rabbi Yossèf Serréro au tribunal rabbinique de Fès formé par son oncle, Rabbi Its’hak Aben Danan. En 1920, il est nommé à la cour de justice de Rabat, cour d'appel pour tout le Maroc. Il y remplace le grand Rabbin Rabbi Raphaël Enkaoua. Un an après, il revient à Fès pour être Président du Tribunal Rabbinique.

On le voit ici au centre, avec à sa droite Rabbi ’Haïm Serréro et à sa gauche, Rabbi Mimoun Aben Danan


Lors d’une réunion de Dayanim. De gauche à droite : Rabbi Shlomo Aben Danan, Rabbi vidal Hassarfati, Rabbi Mattatia Serréro. On remarquera dans ces deux photos, les écharpes, insigne des Dayanim du Maroc.

Son tribunal ne désemplissait pas du matin au soir de tous ceux qui venaient lui soumettre leurs désaccords. Grâce à sa bonté et sa douceur, il réussissait le tour de force d’arriver, dans ses jugements, à satisfaire les deux parties qui s’opposaient.


En 1875,
à l'âge de vingt-sept ans, il décida de monter en Érèts Israël pour accomplir les commandements relatifs à la terre Sainte.
Il entreprend ce long et périlleux voyage avec son oncle Rabbi Its'hak Aben Danan.


Devant Devant les difficultés et les conditions pénibles de la Palestine de l'époque, ils se voient obligés de la quitter après un séjour de 33 jours.

En route vers Fès ils s’arrêtent en Égypte à Alexandrie. La, ils rendent visite au grand savant Rabbi Moché Pardo.
Ils entreprennent de longs débats talmudiques et s'arrêtent sur une question qui avait préoccupé le Rav trois jours, durant. Le Rav accepta leur explication et les félicita.





Acher Lishlomo

Il notait chaque jugement et décision qu’il avait prononcé. Il les fit paraître en 5661 (1901), dans un ouvrage de responsa intitulé « Achèr Lishlomo ». Il y rapporte tous les problèmes halakhiques qui lui ont été soumis, directement ou indirectement, depuis les communautés d'Afrique du Nord, des villes de Salé. Rabat, et même de Gibraltar.

Les sujets traités dans cet ouvrage sont très variés et recouvrent toute la Halakha. Il y apparaît comme un géant de la Halakha, aussi fin connaisseur des décisionnaires Achkénazim que Séfaradim.

Il suffit, pour s’en convaincre de lire l’approbation qui lui fut donnée par le «Sdé ‘Hémèd» la grande figure du judaïsme de la génération:

Le précieux livre « Achèr Lishlomo » n'a certainement pas besoin de mon approbation, car il diffuse lui-même toute sa splendeur. Il se dresse tel un roc, ses propos dans la littérature talmudique sont justes et sont équilibrés par leur appréhension et leur discernement. Formulées sur la Tora de D., ses paroles sont saines et soixante-dix fois purifiées, car les mains d'un homme prodigieux les ont façonnées. Il s'agit du Gaon réputé et renommé, Rabbénou Shlomo Aben Danan. J'ai lu son livre avec la plus grande délectation, il se révéla à ma bouche doux comme le miel, et j'ai pu y constater que l'œuvre de ce Rav est grande, son action est immense.

Heureux soit le peuple qui connaît cela, mon âme a savouré la lecture de ses chères paroles, et dans la mesure où notre maître, le grand Rav de Jérusalem, nommé au titre de "Richon Létsyone", le Issa Bérakha, témoigne sur lui, que peuvent ajouter ou renchérir ceux qui viendraient après lui…

…Je porterai ma bénédiction et j'implorerai D., Le Grand et Le Puissant, qu'Il le renforce, qu'Il soutienne le Rav pour l'expansion de la Tora et pour sa gloire. Qu’il mérite de découvrir de nombreux commentaires de Tora, et de les éditer. Qu'il mérite de longs jours et de nombreuses années, le bien, la sérénité et que ses yeux voient la reconstruction du Temple. Que le rédempteur d'Israël apparaisse de sa vie et de la nôtre, très prochainement.


Il fut très affecté par la disparition de sa fille, décédée en France, à Marseille où il l'avait emmenée, à l’age de 27 ans, pour la faire soigner d'une maladie incurable.


L’amour de D.

Au dessus de tout, ce qui le caractérisait, c’était sa piété et sa crainte de D.
Il se levait chaque matin avant l'aube, et se hâtait d’aller ouvrir les portes de la synagogue. Même à un age avancé, il était toujours le premier arrivé et il priait avec toujours la même ferveur.


Son lieu de prière habituel fut la fameuse Synagogue Aben Danan fondée à Fès au 17ième siècle.


Synagogue Aben Danan

On pouvait lire sur son visage, pendant qu'il priait, une joie incommensurable. Tous ceux qui le contemplaient étaient pris, eux aussi, de ce désir irrésistible de chanter pour leur Créateur et de Le réjouir.

De même, pendant ses discours, il savait passionner son auditoire par ses paroles attachantes, ses dons d'orateur, ses paraboles et ses jeux de mots appréciés de tous. De toute part on accourrait pour entendre ses discours.
Chacun écoutait avec émerveillement ses paroles de Tora qui pénétraient les cœurs.


« C'était frappant de le voir expliquer un passage du Talmud, quand on savait qu'il avait plus de quatre-vingts ans. Il avait l'esprit clair, une mémoire précise et une force de raisonnement d'un jeune homme de vingt ans. Son regard ne s'était point terni et sa rigueur ne s’était point épuisée. Jusqu’au dernier jour de sa vie, ses traits restèrent sereins sans aucun changement ».


Le Tsadik nous quitte

Le Tsadik rendit son âme à son créateur dans la nuit du 28 ‘Héshvane 5689 (1928).

Déjà le soir de Yom Kippour, on avait comme pressenti sa fin prochaine : il avait omis, dans la prière du Kol Nidré la phrase "à partir de ce Yom Kippour-ci, jusqu'à celui de l'année prochaine", comme s'il avait deviné que "celui de l'année prochaine" ne viendrait jamais pour lui.

Au cours du mois de 'Héchvane - le jeudi 25 - après s'être remis d'une forte fièvre, et alors que, continuant de siéger au tribunal, il avait repris normalement ses activités, il fut frappé d'un malaise à la suite duquel son état se dégrada rapidement. On appela à son chevet de nombreux médecins, qui essayèrent, en vain, d'apaiser son mal.

Son esprit était aussi clair que d'habitude, de même le lendemain et le surlendemain, Chabbate. Ses lèvres ne cessaient point d'émettre des prières. Comme la nuit était tombée, il pressa ses fils de réciter la Havdala.


« C'était à la sortie du Chabbate, il murmurait sans cesse des commentaires de la Tora puis il s'interrompit pour demander à l'un de ses fils, Rabbi Moché, de faire la Havdala. Il respira les plantes odorantes. Juste après, les membres de la famille, tous réunis, réalisèrent que le saint homme était sur le point de les quitter.
On étudiât alors devant lui le « Pata’h Élyiahou » et l’on dit le « Chéma’ Israël » au moment ou son âme retournait à son Créateur. Toute la ville, hommes, femmes et enfants tremblèrent et pleurèrent amèrement cet être cher à tous ».


Il fut inhumé le lendemain accompagné par des milliers de Juifs, accourus de Fès et des autres villes du Maroc, par les membres du gouvernement et les représentants de tous les cultes, venus lui témoigner, pour la dernière fois, leur profond respect.


Toute la communauté juive du Maroc était présente à Fez pour la « Lévaya » du Maître.



Au centre le tombeau de R. Chlomo Abèn Danan et à droite de l’image son fils R. Moché




Une digne descendance


Rabbi Moché

Rabbi Chaoul
Il eut trois fils dont Rabbi Moché, grand érudit qui fut Président du Tribunal Rabbinique de Fès et Rabbi Chaoul, auteur du Choute «Hagam Chaoul».
Grand Rabbin du Maroc, juge célèbre, sage vénéré pour son intelligence et ses connaissances sans bornes, ce dernier monta à Jérusalem à la fin de sa vie où il décéda, à l'âge de quatre-vingt-sept ans, le 22 Nissane 5732/1972.


Rabbi Moché quitta ce monde en 1944 à l’age de soixante cinq ans. Il repose auprès de son père dans la fameuse «grotte des Lions» du cimetière de Fès.


Deux ans après le décès de Rabbi Shlomo, ses deux fils Moché et Chaoul, firent paraître un grand nombre des décisions halakhiques qu'il avait rédigées, sous forme d'un ouvrage intitulé Bikèch Chélomo, imprimé à Casablanca.

La science qu’il avait, nul ne la possédait et son intelligence était hors du commun.

Il fut reconnu par ses contemporains comme la plus haute autorité rabbinique du Maroc. Ces deux ouvrages fondamentaux, «Achèr Li Shlomo» et «Bikéch Shlomo», servent aujourd’hui de référence dans les décisions de « Halakha ».




Une ascendance exceptionnelle


Le Rambam


Statue du Rambam à Cordoue
Rabbi Moché Bèn Maïmone (רבי משה בן מיימון), dit le Rambam (né le 30 mars 1135 à Cordoue (Espagne). Il rejoindra son créateur le 13 décembre 1204 (20 Tévèt 4965) à Fostat, nom arabe d'une ville antique située à une vingtaine de kilomètres du centre du Caire (Égypte). Il est l’un des trois décisionnaires (avec le Rif et le Roch) auquel se réfère le Choul’hane ‘Aroukh pour trancher la Halakha. «Naguid» d’Égypte (chef de la communauté juive) et médecin à la cour de Saladin, il est une figure majeure du judaïsme.

Son épitaphe en dit long sur l'importance du personnage, et l'estime dans laquelle il était tenu : « Mi Moché ‘Ad Moché Lo Kam Ké Moché » De Moché à Moché, il ne s'en leva aucun comme Moché (Dévarim 34/10).


Yad Ha'hazaka
Il a par ailleurs, exercé une influence considérable sur la philosophie médiévale. Les Chrétiens le connaissent sous le nom de Moïse Maïmonide et les Musulmans sous le nom de Mussa bin Maimun ibn Abdallah al-Kurtubi al-Israili.

Il est notamment l'auteur du «Michné Tora» encoore appelé « Yad Ha’hazaka » (La main forte), ouvrage monumental rédigé en hébreu dans une langue pure, et non en arabe ou en araméen comme il était d'usage.



Guide des égarés

Son œuvre
dans ce domaine constitue encore le socle de la Halakha (loi juive).

Il consiste en 14 livres, divisés en sections, chapitres et paragraphes. C'est le seul ouvrage jusqu'à ce jour traitant de tous les détails de l'observance du judaïsme, y compris des lois ne pouvant s'appliquer qu'à l'époque du Temple.

Rédacteur Rédacteur par ailleurs d’un célèbre commentaire sur la Michna et du Guide des égarés, écrit cette fois en arabe, il concilie la science et la religion.
Maïmonide estime que la recherche sans préjugés de la « vérité scientifique », loin d'exclure D., amène à mieux connaître sa perfection.






Tombe du Rambam à Tibériade vers les années 1970
Fils de Maïmone bèn Yossèf Hadayane (Yossèf le juge), Issu d'une longue et illustre lignée de Rabbins et Juges. Son ascendance remonte jusqu'à Rabbi, lui-même issue de la lignée du Roi David. Le fait que sa date de naissance soit connue au jour près, ainsi que celle de son décès est indicateur de la réputation qu'il avait acquise de son vivant.



Tombe du Rambam à Tibériade vers 1998
Vers l'âge de 13 ans, il fut contraint à l'exil lors de la prise de Cordoue par les Almohades. Ceux-ci contraignaient effectivement à la conversion ou l'exil.
La famille Maïmone émigra vers le Maroc, où le jeune Moché fit ses études.

Cependant, le Maroc devint rapidement lui aussi le théâtre de massacres sur fond d'intolérance religieuse, et la famille Maïmon dut émigrer en Érèts Israël.


C'est là que mourut le Rav Maïmon (le père du Rambam) en 1170, après avoir encouragé sa famille à descendre en Égypte.



Tombe du Rambam
Veille de Roch ‘Hodèch Sivane 5765.
A la mort dans un naufrage de son frère David, dont le commerce de perles assurait leur subsistance, il refusa de "se faire une couronne de la Torah", et exerça la médecine pour subvenir à ses besoins.

Son cabinet était ouvert à tous, Juif, chrétien, musulman, riche ou indigent.


Il fut prié par toutes les communautés de devenir leur rabbin.
Il devint rapidement médecin attitré de Saladin, ce qui lui valut des d'inimitiés des médecins égyptiens. Le Roi Richard lui-même souhaita l'attacher à sa cour, offre que Maïmonide déclina.


Rachi de Troyes



Le monument Rachi à Troyes


Rachi
Rabbi Chélomo ben Its’hak, plus connu sous l'acronyme de Rachi, naît à Troyes en Champagne, sans doute en 1040. Rachi reçoit sa première formation dans la Cité des Comtes de Champagne. Mais l'attirance des Yéchivote rhénanes se fait bientôt sentir, et il se rend à Mayence puis à Worms, où il étudie durant plusieurs années sous la conduite de maîtres éminents auxquels il rend hommage dans son œuvre.

Le génie de Rachi, la réputation de son école de son vivant même, l'excellence de ses disciples ainsi que l'effet dévastateur de la première croisade sur les communautés de Spire, Worms et Mayence, concourent à expliquer la fortune des académies champenoises, et l'éclipse relative du foyer rhénan. Sa réputation et sa grandeur dépasseront de loin l’enceinte de la communauté juive. A tel point que Troyes, sa ville natale lui érigera un monument.

Les juifs de Champagne s'adonnent à de multiples activités agricoles et commerciales : Rachbam possédait des troupeaux de brebis, Rachi cultivait la vigne, sans doute avant tout, comme nombre de ses contemporains, à des fins de consommation familiale. La richesse et la précision de son vocabulaire de la vigne et de la vinification témoignent de cette familiarité.

Rachi, a trois filles, Miryam, Yokhébèd, et Ra’hèl.
Les époux des deux premières contribuent grandement au renom des cercles d'étude de champagne. L'époux de Myriam, Yéhouda, est l'auteur de commentaires talmudiques produits selon l'esprit et la méthode de Rachi ; celui de Yokhébèd, Rabbi Meïr bèn Chémouèl, est resté célèbre pour sa postérité : leurs quatre fils deviennent à leur tour des maîtres de Tora.
L'aîné, Chémouèl (dont l'acronyme est Rachbam) compose un commentaire de la Bible et d'une partie du Talmud.



Rabbénou Tam

Le plus illustre des petit-fils de Rachi, Ya'akov bèn Meïr, établi à Ramerupt et connu sous le nom de Rabbénou Tam (qui signifie «intègre»), né vers 1100, est le plus grand des Tossafiste, terme qui désigne l'école des "continuateurs" de Rachi, qui «ajoutent» littéralement à ses gloses. Aujourd'hui encore, les noms de Troyes ou même de Ramerupt demeurent familiers à tous ceux qui étudient Rachi et les Tossafote, quand bien même ils n'auraient jamais mis les pieds en France ou en Champagne.

Son petit-fils, Rabbénou Tam, ordonne en 1171 un jeûne général après le martyre des juifs de Blois, victimes d'une accusation de meurtre rituel, la première de ce genre sur le continent. Rachi meurt en 1105, sans doute à Troyes.
L'esprit peine à concevoir qu'une vie humaine ait suffi pour produire une œuvre aussi monumentale que celle de Rachi.

Ses différents aspects , commentaire du Pentateuque et de la Bible tout entière, commentaire du Talmud, œuvre décisionnaire, couvrent pratiquement toute la Tora. L'exceptionnel destin de ses commentaires tient à leurs qualités inégalées de concision et de clarté.


La prestigieuse famille Hassarfati



Plaque commémorative sur la tombe de Rabbi Vidal Hassarfati.
Il repose dans le cimetière de Fès, celui la même où se trouvent Rabbi Shlomo ainsi que de très nombreux Tsadikim et érudits. Rabbi Vidal Hassarfati Président du tribunal Rabbinique de Fès fils de Rabbi Its’hak Hassarfati, lui même fils de Rabbi Vidal Hassarfati. Né en 5300 (1540), il quitta ce monde en 5379 (1619).

L’origine de la famille est en France, à Troyes. Descendant en ligne directe de Rabbénou Tam, le beau-fils du plus célèbre des commentateurs de la bible, Rachi. Fuyant les persécutions en Allemagne et en France, des membres de cette illustre famille Achkénaz trouvèrent refuge en Espagne, en particulier à Tolède ou ils se sont fondus dans la tradition Séfarad dont ils devaient devenir, avant et après l’expulsion parmi les plus illustres représentants.

Les premiers membres de la famille se sont installes au Maghreb après la première expulsion, celle de 1391. Au moment de la grande expulsion de 1492, ses membres se sont disperses entre le Maghreb, l’Italie et l’Empire Ottoman.

Vestige de son origine française, la persistance dans la branche de la famille à Fès (Maroc) à toutes les générations du prénom Vidal typiquement français. La famille s’est illustrée dans Tora et la Dayanoute dans toutes les générations à Fès, à Marrakech (Maroc) et à Tunis aux 17ème et 18ème siècles.


Le roi Salomon


De Shlomo à Shlomo, il ne s'en leva aucun comme Shlomo



Rabbi Shlomo Aben Danan


A l'instar du Rambam sur lequel on a dit :
« Mi Moché ‘Ad Moché Lo Kam Ké Moché »
De Moché à Moché, il ne s'en leva aucun comme Moché, on chantait du vivant de Rabbi Shlomo : « Mi Shlomo ‘Ad Shlomo Lo Kam Ké Shlomo » De Shlomo (le roi Salomon) à Shlomo, il ne s'en leva aucun comme Shlomo.






   


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