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Le droit de grève selon la Tora

Samedi 30 Mai 2009 | 21h01   Vue : 3053 fois
 
 
 
 



      Manifestations à Paris et à Lyon des infirmières et des urgentistes, menaces de grèves des médecins et de l’ensemble du service hospitalier en général, intervention du Président de la République à Strasbourg pour calmer les esprits, etc.…

      Voila pour l’actualité, mais qu’en est-il du sens que l’on doit donner à tout cela ? Qu’est ce que la Tora, qui est notre guide en toute chose, pense de ces événements et actions entreprises quant aux niveaux socio-politiques et….médical ? A cette fin, nous développerons trois sujets : - Le droit de grève en général - Le droit de grève des services publics - Le droit de grève dans les hôpitaux.


Grévistes en 1800 à Paris
      La grève est, depuis le XIXème siècle, une action collective consistant en une cessation concertée du travail par les salariés d'une entreprise, d'un secteur économique, d'une catégorie professionnelle ou, par extension, de toute autre personne productive, souvent à l'initiative des syndicats.

      Cette action vise à appuyer les revendications des salariés en faisant pression sur les supérieurs hiérarchiques ou l'employeur (chef d'entreprises ou patrons), par la perte de production que la cessation de travail entraîne. Il s'agit d'une épreuve de force : le gréviste n'est plus rémunéré du fait que l'employeur ne produit plus et perd de l'argent.


      Le Talmud (Baba Métsi’a 77a) déclare qu’un employé peut démissionner à tout moment s’il le désire.

      Le Choul’hane ‘Aroukh (‘Hochèn Michpate 333) écrit que la raison est que nous sommes considérés comme étant les serviteurs de D.ieu, et de Lui seul, et d’aucun autre homme au monde, comme il est écrit : "Ki li Béni Israèl 'Avadim Vélo 'Avdé 'Avadim", c’est-à-dire que le Peuple Juif est Mon serviteur, dit D.ieu, et pas le serviteur d’autres serviteurs (en l’occurrence les employeurs).

      Le Choul’hane ‘Aroukh qui est un livre de lois, n’a pas pour habitude d’expliquer les raisons des Halakhote qu’il rapporte, ce qu’il fait dans son autre livre, Bèt Yossèf. Aussi, pourquoi justement sur ce sujet il change son habitude, et se donne la peine de le faire ?

      La réponse est que d’une manière générale, les Halakhote sont écrites dans le cadre des rapports humains, elles sont toutes construites dans l’optique de protéger et de gérer les droits et les devoirs des personnes entre elles.

      Cependant, dans la loi qui nous concerne, son fondement et son origine se trouve surtout dans notre rapport à D.ieu, dans notre devoir vis-à-vis de Lui, c’est-à-dire que dans le cadre du travail, l’employé doit se protéger, protéger sa personne, protéger son indépendance, sa liberté et sa grandeur en tant qu’être humain à ne permettre d’être exploité par quiconque, si ce n’est par D.ieu Lui-même !

      C’est le sens profond de cette Halakha car la Tora considère que le fait qu’un employé qui ne peut s’arrêter quand il le veut, qui ne peut démissionner quand il le souhaite, est un esclave ! Or, il faut faire très attention à ne jamais tomber dans un tel système.

     

      Bien évidement, la Halakha protège aussi l’employeur. Par exemple, démissionner en plein milieu d’un certain travail, alors que cela fera tout perdre à l’employeur, est interdit. De même, l’employeur peut formuler, au moment de l’entretien d’embauche, la condition que l’employé ne quittera pas son poste avant la fin de sa mission, par exemple.

      Tout cela est vrai, mais d’une manière générale la Tora considère avant tout l’employé comme un homme libre et indépendant. Même si c’est le droit légitime de l’employeur de réclamer des indemnités à son employé en cas de rupture de contrat de travail, malgré tout l’employé peut toujours quitter son emploi, en définitive, quand il le veut. A plus forte raison, il a le droit de protester et donc de pratiquer la grève, selon la Tora !

Rav 'Haïm Sabba'h





   

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