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Séfirate Ha'omèr - le compte du Omer

Jeudi 20 Avril 2017 | 11h24   Vue : 3199 fois
 
 
 
 



L’offrande du ‘Omèr à l’époque du Bèt Hamikdach


Le ‘Omèr est une offrande. Son nom est en fait celui d’une mesure de volume utilisée pour les grains. Il équivaut à un dixième de Éfa selon les paroles même de la Tora (Chémote 16, 36 : quant au ‘Omèr, c'est le dixième d'une Éfa).

Le deuxième jour de la fête de Péssa’h, le 16 Nissane, on offrait en plus du sacrifice de Moussaf particulier à la fête, une brebis comme holocauste, accompagnant le ‘Omèr qui est une Min’ha (offrande) de nature particulière. Cette offrande se faisait même si le 16 Nissane tombait un Chabbate et elle devait se faire à date fixe, comme tous les sacrifices publics même si la majorité des Kohanim était impure.

Le ‘Omèr ne pouvait être offert qu'avec des céréales moissonnées en Érèts Israël, conformément au commandement de la Tora (Vaïkra. 23) : « quand vous arriverez dans le pays... et que vous y ferez la moisson, vous apporterez un ‘Omèr de prémices de votre récolte au Kohèn... « C'est une Mitsva d'en apporter d'un champ situé près de Jérusalem ; au minimum, faut-il l'apporter d'une terre d'Israël ».

C'est une Mitsva de la moissonner la nuit même du 16 Nissane, même si c'est un Chabbate. C'est également une Mitsva d'apporter de la moisson sur pied ; le cas échéant, on peut aussi prendre la moisson en gerbes, voire des épis déjà secs. Le ‘Omèr devait être apporté avec de la farine d'orge, selon la tradition transmise par Moïse du Sinaï (Rachi Vaïkra 2, 14).


Comment devait on procéder ?


La nuit du 16 Nissane, aussitôt après le crépuscule, on moissonnait trois Séa d'orge que l'on amenait au Temple, et dont on devait extraire, après battage, grillage des épis, mouture, un dixième d'Efa de farine.

Cette farine d'orge devait être passée successivement par 13 tamis, pétrie avec un Log d'huile d'olive et une poignée d'encens, puis offerte comme oblation.

Le Kohèn, après avoir balancé l'offrande dans les six directions, du côté est de l'autel, offrait le prélèvement comme pour toutes les oblations, le reste devait être consommé par les Kohanim.




Il est rapporté dans le Séfèr Ha'hinoukh, que le ‘Omèr était moissonné dans un champ près de Jérusalem, pendant la nuit du 15 au 16. Autant que possible, on coupait l'orge à un endroit humide, afin qu'il soit visible qu’il s’agit de la première orge de l'année.

Toute la population des environs se rassemblait pour cette solennité, afin de lui donner le plus de publicité possible. Elle avait lieu en présence de délégués du Grand Sanhédrine.

Le rite minutieux selon lequel se déroulait cet acte avait pour but de faire taire les adversaires de la tradition, les Sadducéens notamment, qui à l'époque du deuxième Temple prétendaient que l'offrande du ‘Omèr devait avoir lieu un dimanche (en appliquant littéralement l'expression de la Tora : « le lendemain du Chabbate » (Vaïkra 23, 11).


Or la tradition nous enseigne que c'est toujours le 16 Nissane, lendemain du premier jour de Péssa'h, qu'on offrait le ‘Omèr. Une des preuves apportées par les textes eux-mêmes est la suivante : Il est dit (Vaïkra 23, 14) : « vous ne mangerez ni pain, ni grain torréfiés, ni gruau jusqu'à ce jour même » (celui du balancement du ‘Omèr).
Par ailleurs, il est dit : « les Israélites campés à Guilgal célébrèrent la Pâque le 14 du mois (de Nissane) vers le soir, dans les plaines de Jéricho... » (Yéhochoua’ 5, 10).

Et le lendemain de la Pâque, ce même jour, ils mangèrent du blé du pays, en Matsote et en grains torréfiés... C'est le seul passage de l'Écriture où le mot Péssa’h désigne le 15 Nissane. Le lendemain de Péssa’h est donc bien le 16 Nissane, jour où la nouvelle récolte est permise après l'offrande de le ‘Omèr.



Paroles de Sages sur l’offrande du ‘Omèr


Rabbi Yannaï dit que dans la vie courante, la ménagère achète un morceau de viande chez le boucher, que de travail, que de fatigues il lui faudra pour que cette viande soit prête à être consommée ! Mais pendant que nous dormons tranquillement dans nos lits, le Saint béni soit-Il fait venir les vents, rassemble les nuages, fait pousser le blé, mûrir les fruits. Que lui offrons-nous en échange? Une mesure de farine d'orge !

Selon Rabbi Béré'hya, Le Saint béni soit-Il dit à Moïse afin qu'il le répète aux enfants d'Israël : « lorsque je vous ai envoyé la manne, chaque jour il y en eut un ‘Omèr par personne. Aujourd'hui lorsque vous m'offrez le ‘Omèr, il s'agit d'une seule mesure pour vous tous, une fois par an ! Et de plus cette offrande est faite de farine d'orge » ! C’est pourquoi Moché insistera particulièrement sur l'importance de cette offrande !

Comment le Kohèn balançait le ‘Omèr devant l'Éternel ? Il devait l’agiter par un mouvement de va-et -vient vers les quatre points cardinaux, puis vers le haut et vers le bas. Il rendait ainsi hommage à Celui à qui appartient la Terre tout entière, mais aussi tout l'espace qui entoure la Terre !

Selon une autre interprétation, le va-et-vient avait pour but de refouler les mauvais vents, l'élévation et l'abaissement, celui de refouler les rosées néfastes (ainsi qu’il est rapporté à propos de l’agitation du des quatre espèces du Loulav).

Rabbi Yo’hanane dit : ne t'image pas que la Mitsva de l'offrande du ‘Omèr est chose si facile ! C'est parce que ses descendants offriront à leur entrée dans le pays une mesure d'orge que Avraham bénéficia de la Promesse de la Terre. Comme il est écrit (Béréchite 17, 8) : « Je donnerai à toi et à ta postérité la terre de ta résidence, tout le pays de Cana'ane en patrimoine éternel, et je serai leur D-ieu. Et ceci à quelle condition ? Et toi garde mon alliance... » (Verset suivant). Cette alliance (selon le Midrach Rabba cité ici) c'est le ‘Omèr.

Comment en effet s'exprime la Tora à ce sujet ? « Lorsque vous viendrez dans le pays que je vous ai donné... (Vaïkra 23, 10). Ce pays dont j'ai fait promesse à votre ancêtre pour le lui donner en patrimoine éternel », à quelle condition vous appartiendra-t- il ? « Vous apporterez le ‘Omèr, prémices de votre moisson, au Kohèn !
C'est cette condition que j'ai faite à Abraham
!
Ces passages ont été tirés du Midrach Rabba Vaïkra, chap. 28.



Le compte du ‘Omèr




Calendrier pour le compte du ‘Omèr
en bois et en parchemin.
Origine U.S.A 19ème siècle.
A plusieurs reprises, la Tora fait allusion à la période du ‘Omèr qui se matérialise par un compte quotidien, échelonné de Péssa’h à Chavou’ote.
Ainsi, elle nous recommande : « vous compterez chacun, depuis le lendemain de la fête, le jour où vous aurez offert le ‘Omèr du balancement, sept semaines qui doivent être entières... » (Lévitique 23, 15).


Dans ces deux versets, la Tora nous ordonne de commencer le compte du ‘Omèr le 16 Nissane, jour où l'on offrait au Sanctuaire l’offrande appelée 'Omèr. Nous avons ainsi le devoir de compter ainsi jour après jour, jusqu'à la fête de Chavou’ote, qui est le cinquantième jour du ‘Omèr.

De même, il est écris : « Tu compteras sept semaines, dès que la faucille entamera les épis...» (Deutéronome 16, 9).



On commence donc à compter le deuxième soir de Péssa'h, à la tombée de la nuit, jusqu'à la veille de Chavou’ote, soit 49 jours. Il est vrai que le verset du Lévitique (23, 16) dit jusqu'au lendemain de la septième semaine, vous compterez 50 jours, mais nos Sages ont interprété : jusqu'au jour non compris.
La Mitsva de compter incombe à chacun de nous : « vous compterez pour vous » dit le texte.

Cette Mitsva, bien qu'elle soit liée à l'offrande du ‘Omèr, qui n’avait lieu qu’à l’époque du temple, reste obligatoire de nos jours. Toutefois, nombreux sont nos maîtres qui pensent que depuis la destruction du Temple, la Mitsva est d'ordre rabbinique et non plus imposée par la Tora.



Pourquoi doit-on compter pendant cette période ?


Rabbénou Nissime (le Rane, commentateur du Rif) à la fin du traité de Péssa'him, explique que depuis la destruction du Temple la Mitsva du ‘Omèr, est d'ordre rabbinique afin d’ évoquer en nous le souvenir du Bèt Hamikdach.

Puis il cite une interprétation de nos Sages dans la Haggada : lorsque Moché annonça aux Béné Israël: « A votre libération, vous servirez Dieu sur cette montagne », ses frères lui demandèrent : combien de temps après avoir quitté l'Égypte ? Moché leur répondit : après 50 jours! Ils se mirent donc à compter, à partir du 15 Nissane, chacun pour soi, jusqu'au cinquantième jour !

C'est en se basant sur ce Midrach que nos Sages ont maintenu le compte des sept semaines du ‘Omèr qui, de Péssa'h, nous conduisent à Chavou’ote. Ceci bien que l’offrande du ‘Omèr, origine de ce compte d'après la Tora (Lévitique. 23, 15) n'existe plus depuis prés de deux mille ans !


Le Séfèr Ha'hinoukh pour sa part rapporte : « La raison d'être du peuple d'Israël, c'est la Tora, et c'est en vue de la réalisation de cette loi divine par les hommes, que Dieu créa ciel et terre. C'est ce que nous apprend un passage du prophète Irmyahou : « si ce n'est pour mon alliance de jour et de nuit, je n'aurais pas établi les statuts du ciel et de la terre ! » (33, 25).


Nous voyons donc donc c’est le don la Tora et son acceptation par Israël, qui ont été le but véritable de la sortie d'Égypte (voir Exode 3, 12). La soumission à D. et à Sa Loi aura plus de signification pour vous que le passage de la servitude à la liberté !
C'est la sortie d'Égypte cependant, qui permettra la réalisation du but déclaré de l’acceptation la Loi de D-ieu.


Nous devons donc compter dès le lendemain de Péssa'h les jours puis les semaines qui nous conduiront à l'anniversaire du don de la Tora. Nous ressentirons ainsi en nous mêmes, cette impatience, ce désir que devaient éprouver nos pères pendant ces sept semaines !

Or c'est en comptant les jours que l'homme exprime le mieux sa volonté d'arriver à un but qu'il s'est assigné ! Aussi pour compter le nombre de jours et de semaines, nous le faisons à partir du ‘Omèr, annonçant chaque soir combien de jours sont déjà passé, et non combien de jours il reste encore à attendre jusqu'à Chavou’ote. En effet, cette façon de compter, aurait pour effet, surtout au début de la période, de nous décourager.


Aboudarham, célèbre commentateur du siècle, apporte une raison d'ordre pratique : la période qui va de Péssa'h à Chavou’ote est essentiellement celle de la moisson, celle ou nous nous consacrons aux travaux des champs. Le compte du 'Omèr est là pour éviter que le cultivateur oublie son devoir de monter en pèlerinage lors de Chavou’ote, la deuxième fête de l'année juive !

On pourrait se demander pourquoi commençons nous à compter le ‘Omèr le lendemain de Péssa'h et non à partir du jour même.

Le Séfèr Ha'hinoukh répond à cette interrogation :« Le premier jour de Péssa'h doit être consacré entièrement au souvenir de la sortie d'Égypte et des miracles qui l'ont accompagnée, afin de fortifier en nous l'idée du D., Créateur et Providence des hommes. Il ne faut pas mélanger cette joie à une autre, en évoquant le D-ieu Législateur. Nous compterons donc à partir du deuxième jour ! ».

Il faut remarquer que dans le compte de cette période nous ne prenons pas pour référence de départ le deuxième jour de Péssa'h, mais nous mentionnons l'offrande du‘Omèr. En faisant ainsi, nous rendons hommage au Seigneur qui, dans sa bonté infinie, assure la subsistance de tous les hommes, en renouvelant chaque année le cycle de la nature !



La Séfira et les sept Midote


Les disciples du Ari Zal (Rabbi Its'hak Louria, un des fondateurs de la Kabbala) nous ont révélé que les 49 jours de la Séfira devaient être consacrés à pratiquer et à perfectionner les Midote (qualités, vertus) sur lesquelles le monde doit être construit. Lorsque le monde aura atteint ce stade de perfection, il sera tel que le Créateur l'avait conçu, ainsi qu'il est dit (Béréchite 1, 31) : « Dieu vit tout ce qu'Il avait fait, c'était
« parfaitement bien
» (Tov Méod).

Ces sept vertus sont les suivantes la Bienveillance ('Héssèd) ; la Puissance (Guévoura) ; la Gloire (Tiférèt) ; la Splendeur (Nétsa'h) ; la Majesté (Hod) ; le Fondement (Yéssod) ; la Royauté (Malkhoute).

Après la faute du premier homme, et dans les dix générations entre Adam et Noa’h, le monde a perdu toutes ses Midote et fut détruit par le déluge. Par la suite, le monde des descendants de Noa’h connaîtra une nouvelle chute jusqu'à Avraham notre ancêtre.

Sept piliers du peuple juif viendront tour à tour, au cours des générations, cultiver ces sept vertus, afin de ramener le monde vers la perfection voulue par le Créateur. Ces Bâtisseurs du monde sont : Avraham, Its’hak et Ya’akov, Moché et Aharone, Yossèf et David. Ils sont qualifiés de Bergers car ce sont eux qui ont guidé et dirigé le peuple Juif, ouvrant ainsi la voie aux générations futures.

Mais chacun de nous a le devoir de travailler, selon ses moyens, à se perfectionner et par voie de conséquence à perfectionner le monde dans lequel nous vivons, et à hâter ainsi l'avènement du Machi’ah.

Les sept semaines de la Séfira, chaque année, constituent une période prédestinée à cet effort que chaque juif doit accomplir sur sa personne.
Car en nous libérant de l'esclavage, Dieu a voulu faire de nous son Peuple, sa Part.
Durant les 49 jours qui s'écoulent entre la fête de Péssa'h et la Révélation du Sinaï, Israël a vu s'ouvrir devant lui les portes de la pureté ! D'une horde d'esclaves, nos ancêtres deviendront « un royaume de pontifes et un peuple saint » !
Cette période particulière donne à chaque juif la potentialité de s’élever dans la
Sainteté à travers le travaille des sept Midote de la Séfira.

C’est d’ailleurs, la raison pour laquelle, il est d’usage de lire dans les communautés, pendant les sept Chabbatote qui séparent Péssa’h de Chavou’ote, les Pirké Avote (les Maximes de nos pères), afin de nous imprégner de leurs enseignements judicieux.


Chacun des sept Bergers est caractérisé par une Mida



Avraham accueille les anges
Abraham Avinou excellait dans la Mida de 'Héssèd.

Il débordait d'amour pour tout être humain,

l'hospitalité qu'il accordait à tout passant, lui permettait ensuite de les faire entrer sous les ailes de la Chékhina.
(Rachi sur Béréchite. 12, 5).





Le sacrifice d'Its'hak
Its’hak , lui, pratiquait la qualité de la Guévoura !

Il donnait à tout son entourage l'exemple de la crainte de Dieu, servant son Créateur sans relâche, sans compromission.

Si bien que la ‘Akéda, son sacrifice, n'était plus une épreuve pour lui.

Elle le fut surtout pour son père Abraham.




Le combat de Ya'akov et de l'ange
Ya’akov excellait dans la qualité de Tiférèt .
La Tora l'appelle Ich Tam, (homme intègre). Il cherchait la perfection dans tout ce qu'il faisait.

Il lutta avec Laban pour affirmer son bon droit, il se réconcilia avec ‘Éssav, il lutta avec l'ange, il marqua son respect pour Pharaon.
Tout ce qu'il entreprit, il le fit avec Témimoute ne connaissant ni compromission ni ruse.

C’est ainsi que le qualifie Rabbi Yéhouda Hanassi (Pirké Avote II, 1) :
« quel est le droit chemin qu'un homme doit choisir tout ce qui apporte la gloire à celui qui le pratique et de la gloire à tout son entourage !
Aussi a-t-il (Ya’akov) été appelé par l'Éternel Israël (celui qui lutte pour D-ieu) et Yéchouroune (celui qui observe la droiture, la rectitude dans son comportement envers tous)
».


Moché et les tables de la Loi
Moché Rabbénou a pratiqué la Mida de
Nétsa'h : la splendeur, celle de la Tora qu'il a transmise à son peuple, au monde entier, telle qu'il l'avait reçue.

Les biens matériels que l'homme acquiert ont un caractère éphémère.

Par contre, l'acquisition de la Tora, et sa transmission à d'autres, est un Kinyane lanétsa'h, une acquisition pour l’éternité !

De plus, elle enrichit celui qui la donne autant que celui qui la reçoit.




Le Grand Prêtre Aharon
La Mida de Aharon le prêtre, c'est
le Hod.

Il fut qualifié par Hillel de : aimant la paix et poursuivant la paix, aimant les hommes et les rapprochant de la Tora (Pirké Avote 1, 12).

Tous ceux qui connaissaient Aharon s'accordaient pour dire :
voyez cet homme modeste, prêt à accepter le joug de la Tora, heureux d'obéir à son frère plus jeune que lui, se réjouissant du succès de son cadet, jamais effleuré par le moindre sentiment de jalousie à son égard.

Quelle majesté, quelle grandeur était la sienne !



Yossèf fuyant devant la femme de Poutifar
Yossèf Hatsadik le juste exprimait la Mida de Yéssod, le fondement.
Il porta avec fierté et honneur, dans le monde païen où il fut exilé, le signe de l'alliance scellé sur sa chair.

On sait que la perversion et la déchéance morale dans laquelle était tombée la génération du déluge, devaient hâter son (Béréchite 6, 12, et Rachi sur le verset).

Celui au contraire qui veille sur le signe de l'alliance d'Avraham assure l'avenir de l'humanité !






Le Roi David
La Mida de David est évidemment celle de Malkhoute (la royauté). David ne fut élevé à cette dignité royale ni grâce à sa bravoure, ni grâce à sa sagesse. Il n'en a pas hérité non plus de ses ancêtres.

C'est le Maître du Monde, qui lui a confié cette royauté, royauté qui remplit toute l'éternité (Téhillim 145, 13).
« Du milieu des brebis allaitant leurs petits, il l'amena pour être le pasteur de Jacob son peuple, d'Israël son héritage ! (Téhillim 78, 71).
Et dans le verset précédent du même chapitre D. élut David son serviteur. Il lui fit quitter les parcs des troupeaux ! Il devait rester le serviteur de Dieu une fois investi de la dignité royale ! Aussi par ses cantiques et ses psaumes, il a fait connaître le règne de l'Éternel à tous les habitants de la terre !

Combien il est émouvant de lire les paroles de louange que David adressa au Seigneur à la cérémonie d'investiture de son fils Salomon:

« Alors David, en présence de toute l'Assemblée, loua le Seigneur en s'exprimant ainsi Loué sois-Tu, Éternel, Dieu d'Israël, notre Père, d'éternité en éternité ! A toi, Seigneur, appartient la grandeur, la puissance, la gloire, l'autorité et la majesté, car tout, au ciel et sur la terre t’appartient. A toi, Éternel, la royauté et la domination suprême sur toutes choses. De toi émanent richesse et honneur. Tu es le maître de tout. C'est en ta main que se trouvent force et puissance, c'est ta main qui peut tout grandir et tout affermir. Aussi, à cette heure, te rendons-nous grâces et célébrons-nous ton Nom glorieux. En effet, que suis-je, moi, et qu'est mon peuple, pour avoir les moyens de te consacrer de telles libéralités Certes, tout vient de Toi, et c'est de ta main que nous tenons ce que nous t'avons donné » (Chroniques. I, 29, 10-14).


Les sept semaines de la Séfira et les sept Midote

Les sept qualités, dont chacune caractérise un des sept bergers, ne peuvent cependant pas se concevoir l'une sans l'autre! Ainsi si la Bonté ('Héssèd) n'est pas associée à la Puissance (Guévoura), elle devient faiblesse. Il en est ainsi de chacune de ces vertus.

Aussi les kabbalistes ont-ils attribué à chacune des sept semaines du ‘Omèr une des sept Midote : Héssèd pour la première semaine, Guévoura pour la deuxième, etc. Mais chacune de ces sept semaines comprend à son tour sept jours, et pour la première semaine par exemple, le premier jour est celui de 'Héssèd chébé'héssèd , le second guévoura chébé'héssèd, puis Tiférèt chébe'héssèd, etc.

Pendant les 49 jours qui se sont écoulés, entre leur libération d'Égypte et la Révélation du Sinaï, nos ancêtres se sont perfectionnés graduellement jusqu'à atteindre, la veille de cette rencontre avec Dieu, le degré de Malkhoute Chébémalkhoute : ils étaient dignes de devenir, par l'acceptation de la Loi Divine, un royaume de pontifes et un peuple saint, sanctifié par la Tora à tout jamais !



Le ‘Hadach, la nouvelle récolte de blé



Il est ordonné (Vaïkra 23, 14) « Vous ne mangerez ni pain, ni grains torréfiés, ni gruau jusqu'à ce même jour, jusqu'à ce que vous ayez offert… »; C’est dans ces termes que la Tora interdit de consommer la nouvelle récolte de céréales jusqu'au 16 Nissane, jour du balancement du ‘Omèr. Il est donc interdit de manger tout ce qui provient de la récolte de céréales (froment, sarrasin, orge, avoine, seigle) avant que le ‘Omèr ait été offert.

A l'époque du Temple, le 'Hadach pouvait être consommé à partir de midi le 16 Nissane. Depuis la destruction du Temple, cette interdiction a été étendue au 16 Nissane jusqu'à la tombée de la nuit.

Toute céréale qui a pris racine après le 16 Nissane, même si elle a été semée avant Pessa'h, est interdite jusqu'au 16 Nissane de l'année suivante.

Par contre si la céréale a pris racine avant Péssa'h (avant le 16 Nissane), la récolte est permise par l'offrande de l'‘Omèr, bien que la moisson ne puisse se faire que plus tard ! Car l'offrande du ‘Omèr (ou la journée du 16 Nissane) permet la consommation de toute céréale qui a pris racine avant cette date.

Il faut préciser que en ‘Houts Laarèts (en dehors d’Israël), la nouvelle récolte est interdite jusqu'au 17 Nissane au soir, puisque le deuxième jour de Péssa'h pour les juifs habitant en dehors d'Erets Israël, est fêté comme le premier jour. C’est le 17 qui prend la place du 16 pour l'interdiction de la nouvelle récolte de blé. Par contre le ‘Omèr se compte à partir du soir du 16.






   


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