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Sédèr de Tou Bichvate

Lundi 6 Février 2017 | 08h03   Vue : 772 fois
 
 
 
 


1. Procédons au Sédèr

Au 16éme siècle, les Kabbalistes de Safèd, originaires d’Espagne et du Portugal pour la plupart, ont fait de Tou Bichevate la fête que l’on connaît aujourd’hui.
Ils introduisirent des cérémonies et des rites nouveaux marquant le Nouvel An des arbres. Sous l'influence de R. Iits'hak Louria, l'habitude fut prise de fêter ce jour par la consommation des fruits d’Israël. On récitait des hymnes spécialement écrits pour l'occasion, ainsi que des passages bibliques louant la Terre sainte et ses produits.
La première fois qu'il est fait mention de cette tradition, c'est dans le «Séfèr Haminhaguim» publié à Venise en 1590, mais il est certain que cette tradition est beaucoup plus ancienne.

Le Sédèr (l'ordre) le plus réputé est celui tiré du livre « Péri 'Ets Hadar » (le fruit de l’arbre splendide), imprimé pour la première fois à Salonique en 1753, diffusé dans le monde entier. Il fut réimprimé à Pise en 1763, Amsterdam en 1859, Izmir en 1876, Livourne en 1885 et Bagdad en 1936.

L’ouvrage est constitué de trois parties :
— Une introduction précisant les fondements spirituels de Tou Bichevate selon la kabbale.
— Une sélection de textes de la Bible et du Zohar sur le thème de l’arbre et des fruits de l’arbre.
- Genèse I 3 à 19 : récit de la création des végétaux.
- Deutéronome VIII 1 à 10 : L'éloge de la terre d'Israël.
- Lévitique XXVI 3 à 13 : les bénédictions.
- Ézéchiel les chapitres 17, 34, 36, 47
- Yoël 2
- Psaumes 72, 147, 148, 65 et 126
— Les bénédictions à prononcer avant la consommation des fruits et des extraits du Zohar sur chacun de ces fruits.

Pendant la cérémonie, on boit quatre verres de vin, (comme lors du « sédèr de Péssa’h »). Ces verres, constituent une palette de nuances du blanc au rouge, en rapport avec le changement de couleur de la nature à chaque saison.
Parmi les différents fruits consommés traditionnellement à Tou Bichevate, deux d’entre eux occupent la place d'honneur:
Le caroubier qui poussait en abondance dans l'ancien «Érets Israël ».
L'amandier qui est le premier à fleurir en Israël après l'hiver. Vers le milieu du mois de Chevate, il est en pleine floraison, inaugurant ainsi le printemps.

Dans la Tora les fruits sont associés à la terre d'Israël selon le verset :
«Un pays qui produit le blé, l'orge, le raisin, la figue et la grenade, un pays d'olive oléagineuse et de miel» . (Deutéronome VIII, 8)

L'ordre de préséance pour consommer ces fruits dépend de leur place dans le verset.
1. Le blé (sous forme de gâteau).
2. L’orge (sous forme de gâteau).
3. L’olive.
4. La datte (c’est le miel dont parle le verset).
5. Le raisin.
6. La figue.
7. La grenade.



2. Les Bénédictions

Avant la consommation des fruits on récite les bénédictions d’usage:

Avant de consommer
le blé et l’orge , sous forme de gâteau :
« Baroukh ata adonaï élohénou mélekh a’olam boré miné mézonote ».
« Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l’univers qui crée toutes sortes d'aliments. »

Avant de consommer du vin :
«Baroukh ata Adonaï, élohénou mélèkh ha’olam, boré péri haguéfène ».
« Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l'univers qui crée le fruit de la vigne »

Avant de consommer une olive (ou tout fruit d’un arbre) :
« Baroukh ata adonaï élohénou mélekh a’olam boré péri ha’èts ».
« Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l'univers qui crée le fruit de l'arbre ».

Avant de consommer un fruit de la terre , comme les fraises ou les bananes ou le melon:
«Baroukh ata adonaï élohénou mélekh ha’olam boré péri haadama».
« Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l'univers qui crée le fruit de la terre».

Après avoir consommé le premier fruit d’une des catégories ci-dessus, il n’est plus nécessaire de répéter la bénédiction pour les autres fruits.

Si on déguste un fruit nouveau de la récolte de l’année, on dira la bénédiction « chéhé'h'éyanou » :
« Baroukh ata adonaï élohénou mélekh ha’olam chéhé’héyanou vékiyémanou véhigui’anou lazémane hazé » «Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l'univers qui nous a fait vivre et atteindre cette époque-ci ».

Par contre, avant la consommation du cédrat, on ne dira pas « chéhéh'éyanou », car cette prière a déjà été dite à Soukot, au moment de la bénédiction du Loulav.

Les Hassidim font une prière particulière sur le Cédratier afin que D. leur accorde un Étrog parfait pour la fête de Soukot. L'Étrog est, en général, conservé sous forme de confiture pour être dégusté au Séder de Tou Bichevate.

Le blé
On commence la dégustation avec un gâteau à base de blé ou d'orge.
On commencera en effet par le blé, du fait que c'est la première des espèces qui chante l'éloge de la terre d'Israël. Le blé, cité 30 fois dans la Bible, est l'aliment de base de l'homme.
L’orge
L’orge mûrit très tôt. Avant Péssa’h et bien avant le blé. La Tora nous ordonne d’apporter, le 16 Nissane (soit le deuxième jour de Péssa’h) une offrande à base d’orge. Cette offrande déclenchait le compte du ’Omèr(49 jours jusqu’à Chavouote) et permettait la consommation de la nouvelle récolte.
L’olive
L'olivier qui peut être millénaire, symbolise l'ancienneté, et ses feuilles persistantes l'opiniâtreté. De la partie charnue de son fruit, on tire l'huile d'olive, symbole de lumière ou de consécration. Le fruit vert, confit dans la saumure et consommé comme olive de table, nous enseigne que l'amer s'adoucit par le travail et le temps. Elle est citée 38 fois dans la Bible.
La datte
Symbole de la douceur. Quand la Tora fait référence au miel, il s'agit du sucre de la datte (Bérakhote 41b). Le Juste (Tsadik) lui est comparé: « Le Juste fleurit comme le palmier » (Psaumes 92, 13).
Le raisin
Porteur de mémoire, de symbolique et de tradition. Noa’h (Noé) fut le premier homme à planter de la vigne (Béréchite 9, 20). Le peuple d’Israël est comparé à la vigne: « Israël est une vigne dépouillée » (Ochéa' 10,1).
La première coupe, remplie de vin blanc
C'est, en effet, la couleur blanche des lys et des scilles qui domine dans la nature, depuis le mois d'Elloul jusqu'au mois de Chevate, caractérisé par les amandiers en fleurs. Cette coupe est servie avec des gâteaux, des olives et des dattes.
Grenade
Elle fut ramenée par les explorateurs comme preuve de la fécondité de la terre d’Israël (Bamidbar 13,23) .
Des ornements en forme de grenade d’azur et de pourpre embellissaient le bas de l’habit du Kohèn Gadol (Chémote 28, 33-34).
La figue
Ses feuilles ont servi à recouvrir la nudité d'Adam et Ève après la faute.
Elle symbolise la quiétude de l’homme dans les temps futurs: « Et chacun demeurera sous sa vigne et sous son figuier, sans que personne ne vienne l’inquiéter ».
L’Étrog
Fruit de l’arbre de splendeur (Péri ‘Éts Hadar) Vaïkra 23,40.
Il compose avec le Hadasse, la ‘Arava, et le Loulav le bouquet que l’on doit agiter pendant la fête de Soukkote.
Il symbolise la perfection et représente le juif idéal, connaissant la Tora et pratiquant les Mitsvote.
La pomme
Elle est citée à trois reprise dans le Cantique des Cantiques (Chir Hachirim). La Guémara (Traité de Chabbate 88,a) et le Midrach Rabba (Chir Hachirim b, 10) nous rapporte que le peuple d’Israël est comparé à une pomme. Trempée dans du miel, elle est aussi la vedette du sédèr de Péssa’h.
La seconde coupe, remplie de vin blanc avec quelques gouttes de vin rouge.
C'est à cette période que le rose lilas apparaît dans la nature avec les cyclamens. On mange, des figues, des grenades, et des pommes, et on cite des versets de la Bible où ces fruits sont mentionnés.
La Noix
Rappelant la boîte crânienne, la coque de la noix protège un fruit ressemblant au cerveau (cerneau). La noix « Egoz » a pour valeur numérique 17 qui est égale au mot : bon. Composées en 4 parties, elles font référence aux 4 lettres du nom de D. (Pardess), aux "pieds" du Trône divin (Zohar II 15 B). Il n'existe qu'une seule mention dans la Bible. "Vers le verger des noyers je suis descendue" (Cantique des Cantiques 6 : 11).
L'Amande
Réputée pour sa promptitude à fleurir. Elle fait partie des « meilleures productions » de la terre d’Israël (avec le baume, le miel, les aromates, les lotus et les pistaches) que les frères de Yossèf lui apportèrent, sur l’ordre de leur père Ya’akov, lors de leur descente en Égypte (Béréchite 43,11) .
Le caroube
Ce fut l’unique aliment de Rabbi Chim’one Bar Yo’haï et de son fils Rabbi Élé’azar pendant les treize ans qu’ils passèrent à étudier la Tora dans leur grotte.
La poire
En Israël son fruit apparaît au début du printemps. Ses fleurs blanches et serrées donnent au poirier un aspect cotonneux dés qu’arrive le printemps.
La troisième coupe, remplie de vin rouge avec quelques gouttes de vin blanc.
Le mélange de blanc et de rouge est marqué dans la nature par l'apparition des anémones, des narcisses et des tulipes. On boit cette troisième coupe accompagnée de noix, de noisettes, de marrons, de caroubes et de poires et on cite les verset bibliques où ces fruits sont mentionnés.
Les cerises
Elles sont citées comme exemple dans le Choul’hane ‘Aroukh (Chap. 225, par. 4), à propos de la bénédiction « chehé’héyanou » que l’on doit faire sur un fruit nouveau: Si l’on à l’occasion, à deux moments différents, de consommer deux sortes de cerises (avec des goût différents), on fera la bénédiction sur chaque sorte bien qu’elles appartiennent à la même famille de fruits.
La quatrième, remplie de vin rouge.
C'est la couleur des coquelicots, des glaïeuls des renoncules, et des pavots qui règnent dans la nature à cette époque de l'année. On mange des coings, des pommes et des pistaches et on lit une partie du traité Zéra’ime du Talmud.
Entre chaque coupe, on fait l'éloge des arbres et on clôture la soirée par une prière spéciale où on demande à la nature d'être toujours aussi généreuse.

Les différentes couleurs du vin symbolisent les combats des forces naturelles, le combat entre l'hiver et le printemps. Le vin blanc symbolise l'hiver : pâle, neigeux, sommeillant. Le vin rouge symbolise le printemps et la joie du réveil de la nature.

Ces deux couleurs sont en général rattachées à la miséricorde et à la rigueur, les deux modalités fondamentales par lesquelles le Créateur dirige le monde.
Le monde a été créé et nous a été donné par un acte de bonté . C'est la manifestation de la miséricorde divine « Midate Hara’hamim ». Mais ce monde est dirigé par des lois naturelles et morales que l'homme doit satisfaire pour mériter son existence. C'est la manifestation de la " rigueur ", « Midate Hadine ».

Le blanc symbolise la miséricorde . Le rouge symbolise la rigueur.
Les traditions sont nombreuses, à travers le monde, quant à l’organisation du sédèr de Tou Bichevate. Les habitudes varient en particulier, par rapport au nombre de fruits présentés.

Certains consomment :
7 fruits : de préférence les 7 fruits d’Israël ;
15 fruits : car la fête est le 15 Chevate. C’est également la valeur numérique du nom de D. Cela fait aussi allusion au nombre des cantiques des degrés (Chir Hama’alote).
30 fruits : car le mois de Chevate dure 30 jours
Le plus de fruits possible!

De façon générale, on essaiera d'en manger le maximum car l'on devra (après 120 ans) rendre des comptes devant le tribunal Céleste pour les fruits que D. a mis à notre disposition dans ce monde et que l'on n'aura pas honoré.


Il est indispensable vérifier, avant sa consommation, tout fruit qui pourrait être véreux.






   


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