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Le mois de Chevate

Dimanche 29 Janvier 2017 | 01h34   Vue : 4365 fois
 
 
 
 



      Le 15 Chevat est un des quatre jours fixés selon la tradition comme celui du commencement de l'année (Michna Roch Hachana 1a) : ce sont le 1er Nissan, le 1er Éloul, le 1er Tichri et le 15 Chevat.

      Le 15 Chevat est le Nouvel An des arbres, en rapport à la dîme qu'il faut prélever sur leurs fruits. Précisons que dans les années 1 et 2, ainsi que 4 et 5 du cycle sabbatique, on doit prélever deux dîmes : Ma'assèr Richone (qui en principe était donné aux Lévites), et Ma'assèr Chéni qui devait être consommé à Jérusalem, à l'époque du Temple.

      Les troisième et sixième années du cycle, on prélève, à côté de la première dîme, la dîme des pauvres. Or la règle énoncée plus haut pour la dîme du bétail, s'applique également aux prélèvements sur les produits de la terre : on ne doit pas prélever les fruits d'une année pour la récolte de l'année précédente. En effet, le texte dit (Deut. 14, 22) : " de ce que rapporte ton champ, année par année ", et Rachi explique à ce propos : de là, on déduit que l'on ne doit pas prélever la dîme de la nouvelle récolte pour l'ancienne. Or la date limite, pour les légumes verts et les céréales, c'est le 1er Tichri ; pour les fruits des arbres, le 15 Chevat.

      De même pour l'interdiction des fruits des trois premières années ('Orla), la date limite est le 15 Chevat, seuls les fruits qui ont maturé (stade après la floraison) après le 15 Chevat, la quatrième année après la plantation de l'arbre, sont permis à la consommation.

      Le Roch Hachana des arbres, contrairement aux trois autres mentionnés dans la Michna, est un jour ordinaire : il n'y a ni interdiction du travail, ni mention spéciale dans la prière. Néanmoins, afin de souligner le caractère particulier de ce jour, on ne dit pas de Ta'hanoun le 15 Chevat ni à Min'ha le jour qui précède, et l'on ne fait pas de Héspèd. Et pour rappeler la signification de ce jour, on a l'habitude de consommer un choix de fruits d'Erèts Israël.

      En effet, c'est en Erèts Israël surtout que la terre renouvelle ses forces en cette époque de l'hiver finissant, pour donner à partir du printemps qui s'annonce, des fruits délicieux ! Or parmi les fruits qui font la gloire d'Erèts Israël (Rachi Deut. 26, 2), cinq espèces sur sept sont des fruits des arbres ! Aussi le 15 Chevat est la " fête des arbres" en Erèts Israël.


1.Éloge d'Erèts Israël


      Nous avons parlé plus haut des fruits " qui font la gloire d'Erèts Israël ". Voici à ce sujet quelques paroles de nos Sages. Selon un Midrach, Erèts Israël a été créé avant les autres régions habitées de la terre.

      Le Sifré, à propos du verset (Deut. 11, 10 : " car le pays où tu vas entrer pour en prendre possession ... ") s'exprime ainsi : Nous savons que tout ce qui est supérieur en qualité a été créé le premier. La Tora, qui est la chose la plus précieuse qui soit, a été créée avant le monde matériel (Prov. 8, 22 : " l'Éternel me créa au début de son action ") ; Erèts Israël, la préférée de toutes les terres, fut créée avant les autres (Prov. 8, 26 : " avant qu'Il eût fait la terre et ses vastes espaces ... la masse des glèbes du sol ").

      Ce verset est interprété ainsi : la terre, ce sont les autres pays du monde ; les vastes espaces, ce sont les déserts ; la masse des glèbes du sol, c'est Erèts Israël. Le mot Tévél, à la fin de ce verset, est interprété comme Tével épice, condiment : une terre bénie de toutes les qualités ! Et c'est ainsi que s'exprime aussi la Tora (Deut. 8, 9) : " pays qui ne manque de rien " !


2. Terre d'élection pour le peuple élu



Vignes du Golan
      " Voici, dit la Tora (Nomb. 34, 2) quel territoire vous sera donné en partage : le pays de Canaan selon ses limites ".

      " La terre M'appartient, dit l'Éternel (Ps. 24, 1 : à l'Éternel appartient la terre et ce qui la remplit). Israël M'appartient (Lev. 25, 55) : c'est à Moi que les enfants d'Israël appartiennent comme esclaves ; il est donc équitable, dit le Seigneur, que Je donne Mon pays en héritage à Mon peuple ! A Mon serviteur fidèle ! "

      On peut faire la comparaison avec un Roi qui a un fils qu'il préfère à tous les autres, et qui possède une vigne plus précieuse que toutes ses autres terres. Je donnerai donc en héritage, décide t-il, ma vigne préférée à mon fils préféré! Car cette terre d'Israël n'est pas comme les autres pays du monde! Ceux-ci obéissent aux lois de la nature, celle-ci non! Lorsqu'elle est bénie par Dieu, elle produit beaucoup même si l'on y sème peu; ses habitants mangent peu, et leur nourriture leur profite! Mais lorsque la bénédiction du Ciel fait défaut, rien ne peut améliorer le rendement de cette terre! Car ce n'est pas uniquement de l'effort accompli que dépend le résultat! La Tora n'a-t-elle pas enseigné : " la bénédiction afin que vous observiez les commandements de l'Éternel ; la malédiction si vous n'observez pas ... "


3. Terre où coulent le lait et le miel


      Le Talmud rapporte de nombreux exemples de cette abondance en lait et en miel. Ainsi la Guémara Kétoubote (111b) cite un de nos maîtres qui était de passage à Bné Béraq. Voyant des chèvres qui broutaient l'herbe sous un figuier, il s'aperçut que leurs pieds baignaient dans un mélange de lait (coulant de leurs mamelles) et de miel (s'égouttant des figues)! A quoi un de ses collègues réplique : "Un soir, au crépuscule, j'ai marché de Lod à Ono (distance de 3 km environ) : mes pieds baignaient jusqu'aux chevilles dans une rivière de miel !"

      Dans le même passage talmudique, Rav 'Hisda interroge : Pourquoi ce pays (Erèts Israël) est-il appelé " Erets Tsévi " (Jérémie 3, 19), je leur donnerai un patrimoine, magnifique entre tous ! (la terre d'Israël est comparée à une gazelle par son charme, sa beauté).

      Le maître répond ; de même que la gazelle, une fois dépouillée de sa peau, n'arrive plus à contenir toute cette chair, de même Erèts Israël n'arrive pas à contenir ses fruits, telle est son abondance !

      D'autres appliquent cette métaphore à la population du pays : lorsque le peuple juif habite cette terre bénie, il se sent au large, mais lorsque le pays est abandonné de ses habitants (qui sont exilés), il paraît étroit, étriqué!

      Un autre Midrach enfin, parlant de la Jérusalem future, dit : à la fin des temps, Jérusalem sera étendue comme Erèts Israël ; et Erèts Israël comme le monde entier ! (Pésikta Rabbati, 1).








   


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