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La fête de Soukkote

Mardi 10 Octobre 2017 | 13h47   Vue : 175 fois
 
 
 
 



Fêtes de pèlerinage

La fête de Soukkote est l'une des trois fêtes de pèlerinage (Péssa'h, Chavou'ote, Soukkote). En parlant de la fête de Soukkote, la Tora dit: « Le 15e jour du 7e mois, quand vous aurez rentré la récolte du pays, vous fêterez la fête de l'Éternel qui durera 7 jours. Et vous vous réjouirez devant l'Éternel, durant 7 jours. Vous demeurerez dans les tentes durant 7 jours. Tout indigène en Israël demeurera sous la tente. Afin que vos générations sachent que j'ai fait demeurer les enfants d'Israël dans les tentes, à leur sortie d'Égypte.»
(Vayikra, 23, parachate Emor).

A l'époque du Temple, la fête du Soukkote était l'occasion de grandes réjouissances.
De toutes parts les juifs affluaient à Jérusalem pour se présenter au Bèt Hamikdach, avec des sacrifices.
C'était la grande saison touristique, pour les habitants de Jérusalem, qui offraient à tous les pèlerins le gîte et le couvert.
On raconte que personne ne s'est jamais plaint de ne pas trouver où manger et où dormir.
Ces pèlerins dépensaient beaucoup d'argent, celui du Ma’assèr Chéni (un des prélèvements que chaque juif est tenu de faire sur sa récolte et qui doit être consommé à Jérusalem).


Sim'hate Bèt Hachoéva



Source du Chiloa'h à Jérusalem
Chaque jour de Soukkote, à partir du second jour, les Kohanim versaient sur le « Mizbéa’h » (l’autel), de l'eau puisée à la source du « Chiloa’h » (près de Yérouchalaïm).

Le soir, une grande foule envahissait le parvis du Bèt Hamikdach, illuminé par de grandes vasques pleines d'huile et de mèches provenant des vêtements usagés du Grand Prêtre.

On raconte que la lueur des lumières, qui parvenait jusqu'aux extrémités de la ville, était tellement forte, qu'une ménagère pouvait trier son blé à leur clarté.
La ville offrait alors un aspect féérique. Mais c'est dans le parvis du Bèt Hamikdach que la fête battait son plein.
Un véritable « gala des artistes » était offert par les chefs de la communauté, des Rabbins de renom faisaient des tours de force qui réjouissaient la foule enthousiaste.




Rabbi Chim'one était capable de jongler avec huit torches allumées. Un autre se tenait en équilibre sur les doigts de la main et les « léviim », installés sur les 15 marches conduisant au parvis, entonnaient des chants en l'honneur de l'Éternel.

Cette fête était tellement grandiose que la Guémara affirme :
« Celui qui n'a pas vu la fête de la libation d'eau n'a pas connu de vraie joie dans sa vie. »



Dans les rues et sur les terrasses, proliféraient des cabanes appelées Soukkote, demeures fragiles recouvertes de feuillage.

A la simple vue de ces magnifiques cabanes, le coeur s'emplissait d'une joie incommensurable.
Le paysage semblait s'mprégner d'une certaine sainteté qui se refléter sur toute la ville.


La Soukka


La Soukka devait rappeler que nos ancêtres ont vécu dans des tentes ou des cabanes, à leur sortie d'Égypte et pendant tout le séjour dans le désert. La Soukka rappelle également la protec tion particulière que l'Éternel exerçait en faveur des enfants d'Israël, pendant leur traversée du désert.
Une nuée de fumée les protégeait du soleil le jour, en leur indiquant le chemin à suivre. La nuit, la nuée se transformait en colonne de feu pour éclairer le camp des Bné Israël et les protéger contre les bêtes du désert.


De nos jours, la Mitsva de demeurer dans la Soukka a plusieurs significations:

a) La Soukka rappelle le séjour de nos ancêtres dans le désert. C'est un rappel historique fondamental qui nous permet de prendre conscience de nos origines .

b) La Soukka symbole de la fragilité de notre vie, nous rappelle que l'homme n'est que de passage dans ce monde ci. C’est un couloir lui permettant d’accéder à la « vie éternelle » grâce à l'étude de la Tora et à la pratique des Mitsvote.

c) La Soukka est un symbole de gratitude envers Hakadoch Baroukh Hou. En effet, les enfants d'Is raël remerciaient l'Éternel pour la récolte, dont les déchets servaient pour la fabrication du toit de la Soukka, appelé Sekakh.


La Soukka est donc le symbole de la confiance que nous mettons en l'Éternel.

En la construisant , nous reconnaissons que l'Éternel est le maître de la nature.

C'est lui qui subvient à tous nos besoins.

Paroles de nos Maîtres à propos des quatre espèces



Loulav



Mosaïque dans une synagogue antique à Tibériade
De même que toutes les feuilles du Loulav sont attachées et forment un seul faisceau, une seule unité, ainsi l’homme doit-il rassembler toutes ses pensées et les orienter vers D. ainsi que l’enseigne le verset:
« tu seras entier avec l’éternel ton D. » (Deutéronome 18)

Pour être Kachèr le louLav doit avoir 32 cm. au minimum (mesuré sur le corps et non sur les feuilles), des feuilles vertes et non desséchées.
Si deux des feuilles supérieures (une seule chez les Achkenazim) sont sectionnées, le loulav n’est plus Kachèr.
De même si la feuille centrale géminée s’est séparée sur une longueur d’un « téfa’h » ( 8 à 10 cm)
.


La ‘Arava

Le saule, qui n'a ni fruit ni parfum, évoque ce monde-ci qui n'a pas de réalité ni de viabilité.

Mais l'Éternel nous a donné en héritage sa Tora grâce à laquelle nous connaissons la vie, comme le saule connaît la Vie grâce à l'eau.



Pour être Kachèr:

la longueur: 24 cm. minimum.

les feuilles ne doivent pas être desséchées.

le sommet de la tige ne doit être ni sectionné, ni desséché.

Les feuilles doivent être entières.


Le Hadass

Il évoque également l’unité de sentiments que l’homme doit manifester au service de son créateur.
Les feuilles doivent s’unir sur la même rangée sans dévier.

Pour être Kachèr:
—la longueur: 24 cm. minimum.
Les trois feuilles de chaque rangée doivent être sur la même ligne, au moins sur la majorité du Hadass.
Elles ne doivent pas être desséchées et doivent recouvrir la tige de la rangée supérieure.
—le sommet de la tige ne doit être ni sectionné, ni desséché.


L’étrog


Il est parfumé et savoureux et ressemble au cœur humain qui doit être pur de toutes taches et défauts, afin d’accéder au monde futur, monde des délices, parfumé et savoureux.

Pour être kachèr l’Etrog doit :

_ Avoir au moins la taille d’un œuf (60 ou 100 gr. selon les avis), et être de cette année car un étrog desséché est passoul.

_ La protubérance (Pitom) doit être présente, sauf dans le cas ou elle n’existe pas par nature (par exemple dans l’étrog de Calabre).

_ L’écueil principal à éviter lors de l’acquisition d’un Etrog est de s’assurer que celui-ci n’est pas mourkav (greffé).

Il est donc indispensable de ne l’acheter que chez une personne qualifiée et digne de confiance.




Les critères de Kacheroute ne sont pas exhaustifs et ne sont donnés qu’à titre indicatif. Il convient pour chaque achat de demander l’avis d’un Rabbin expérimenté.



Quatre espèces: image de l’unité d’Israël


Le cédrat (Etrog) provient du cédratier qui est un arbre parfumé et donne d’excellents fruits. Il représente le juif idéal, connaissant la Tora et pratiquant les Mitsvote.

Le palmier ((loulav) porte des fruits délicieux sans dégager le moindre parfum. Il représente le juif qui pratique les Mitsvote sans la connaissance approfondie de la Tora.

Le myrte (Hadass) est parfumé, mais dépourvu de fruits, à l'instar du savant qui néglige les bonnes actions.

Le saule (‘Arava) n'a ni fruit ni parfum. Il représente le juif qui n'a aucune connaissance de la Tora et ne pratique nullement les Mitsvote.


A Soukkote, nous réunissons par ces quatre espèces, toutes les catégories de juifs.
Le Saint-Béni-Soit-Il dit:

« Unissez-vous tous ensemble en un seul bouquet et Je vous élèverai ». (Midrach Rabba)


Parmi les quatre espèces du bouquet, deux donnent des fruits (l'ètrog et le loulav) et deux en sont dépourvues (le hadass et la 'arava).
Celles qui donnent des fruits ont besoin de celles qui en sont dépourvues et inversement pour former un bouquet.


De même Israël ne retournera à sa terre que lorsqu'il sera uni et formera un seul bouquet. (Yalkoute Chim’oni).

"Tous mes os proclameront, Éternel qui est comme Toi ?" (Psaume 75).

Nous remercions le Grand Rabbin Jacques Ouaknine Chalita, qui nous à autorisé à utiliser pour ce dossier, des passages de son livre « De Génération en Génération être juif ».





   


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