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Les dix plaies: comme si vous y étiez !

Dimanche 2 Avril 2017 | 00h28   Vue : 11434 fois
 
 
 
 

Les dix plaies: comme si vous y étiez !


Introduction


Les dix plaies


Le but des dix plaies était de prouver aux Béné Israël et aux Égyptiens que tout est entre les mains de l’Éternel.


Les plaies ont établit 3 vérités :

1) Que D. existe et qu’il est le maître du monde,

2) Qu'il dirige tout l’univers et qu’il porte une attention toute particulière aux enfants d’Israël :

ה' מנהיג את העולם בהשגחת פרטית ובמיוחד את ישראל

3) Il n’y a aucune autre force autre que lui, comme il est écrit :

”אין עוד מלבדו“

Pharaon a justement nié ces trois vérités.

La Hagada de Pessa’h rapporte que Rabbi Yéhouda divise les dix plaies en trois groupes: Comme il est dit:

« Rabbi Yéhouda en a donné des signes. »

ר‘ הודהי היה נותן בהן סימנים

En prenant les premières lettres de chaque plaies, Rabbi Yéhouda a composé trois nom:

דצך / עדש / באחב

DÉ.TSA.KH / ‘A.DA.CH. / BÉ.A.’HA.V

Chacun de ces groupes vient nous enseigner un des trois principes fondamentaux énoncés précédemment.


Les trois premières plaies viennent prouver l’existence de D. comme il est dit: « Pour que tu sache que je suis l’Éternel ton D. »

1) La plaie du sang, D. agit a frappé le Nil qui est le dieu des Égyptiens.

2) Dans la seconde plaie, les grenouilles ont proclamé haut et fort à Pharaon l’existence de D.
Il avait osé crier qu’il n’avait jamais entendu parler de lui:

לא ידעתי את ה‘

3) La plaie des poux a amené les sorciers Égyptiens à proclamer et à reconnaître l’existence de D. comme il est dit: « c’est le doigt de D. »


אצבע אלוקים היא

Les trois plaies suivantes, sont venues démontrer l’intervention divine dans le déroulement du monde:

למען תדע כי אני ה' בקרב הארץ

Ainsi les bêtes sauvages, la peste, les ulcères font la différence entre les Égyptiens et les Bné Israël, prouvant ainsi que D. dirige le monde en permanence.

Les quatre dernières plaies viennent mettre en évidence qu’il n’y a rien d’autre en dehors de lui et qu’il dirige tout. Comme il est dit avant l’annonce, par Moché à Pharaon, de ce troisième groupe de plaies.

בעבור תדע כי אין כמוני בכל הארץ


Dans la plaie de la grêle, D. a réuni le feu et l’eau, deux entités contraire.

La plaie des sauterelles met en relief la main mise de D. même sur les insectes.

La plaie de l’obscurité a révèle aux Égyptiens que même le soleil ( qui représentait une divinité pour eux) était sous l’autorité de l’Éternel Tout puissant.

La mort des premiers nés vient prouver que D. fait mourir et que nul ne peut vivre contre sa volonté.



La plaie du sang

Dans la plaie du sang, Moché et Aharon transforment le Nil en sang. Le sang créé par Moché n’était pas une eau rougie (comme en ont créé les sorciers Égyptiens par la suite), mais bien du véritable sang , avec l’aspect, l’odeur et le goût du sang.
Non seulement le Nil se transforme en sang, mais aussi toute l’eau d’Égypte.

Lorsque Pharaon vit cela, il fit appel à ses sorciers pour montrer à Moché que eux aussi ont le pouvoir de transformer l’eau en sang. Pour cela, ils achetèrent de l’eau aux enfants d’Israël et lui donnèrent l’apparence du sang.


C’est la toute leur force, alors que toute l’Égypte manque d’eau et que le Nil est rouge de sang, les sorciers réussissent eux aussi a transformer de l’eau en sang. Mais il aurait été plus impressionnant, et plus intelligent de leur part de retransformer en eau le sang de Moché! Mais cela, ils ne le pouvaient pas. Malgré tout, cela n’a pas empêcher Pharaon de s’endurcir et de nier l’existence de D.


Le Nil: un fleuve de sang

Le Midrach Hagadol rapporte que même les murs suintaient de sang. Cela fait allusion au principe de mesure pour mesure, car les Égyptiens avaient obligé les Béné Israël à leur construire des maisons et y avaient emmuré vivants des bébés juifs.
Pharaon avait l’habitude de se baigner tous les jours dans du sang juif. Il égorgeait pour cela 300 enfants quotidiennement.


A leur tour les Égyptiens ont la possibilité de jouir, eux aussi, de bain de sang. Dans leur recherche désespérée après l’eau, les Égyptiens se tournent vers les juifs mais l’eau fournie par ces derniers se transformait automatiquement en sang. La seule solution qui permettait aux Égyptiens de se procurer de l’eau, était de l’acheter au Béné Israël. Ainsi la plaie du sang venait rappeler aux Égyptiens le sang juif versé injustement et cruellement.



La plaie des grenouilles


Cette plaie provenait comme la précédente du Nil, le dieu des Égyptiens.

L’apparition des grenouilles en provenance du Nil était en soi un miracle, car la plaie du sang avait détruit toute vie dans le Nil.


Cette plaie Au cours de la plaie, des myriades de grenouilles gluantes, repoussantes et croassantes, envahirent l’Égypte, s’introduisant partout (maisons, lits, fours, toilettes etc.).

Elles sautaient sur les personnes, se glissaient sous leurs vêtements, pénétraient dans leurs bouches. Ces hordes de grenouilles s’élançaient, et croassaient en permanence, rendant impossible tout repos.

Leur vacarme venait rappeler aux Égyptiens les cris des enfants juifs.

Pour manger les Égyptiens, devaient avant toute chose écarter (ou tout au moins essayer de le faire) ces bêtes qui « se promenaient » dans tous les sens (tables, assiettes, verres…).
Les grenouilles s'introduisirent jusque dans l’estomac des Égyptiens et y croassaient.



Il y a lieu de rappeler que chacune des plaies (sauf la dernière) a duré une semaine.

Les souffrances des Égyptiens étaient telles qu’au bout d’une semaine, pharaon appela Moché pour lui demander de faire disparaître les grenouilles.

Moché pria alors et demanda à D. de les faire mourir.


A la fin de la plaie, les grenouilles moururent sur place.

Les Égyptiens durent passer les 3 semaines de répit qui suivirent la plaie, à débarrasser les maisons et les rues de ces milliards de grenouilles qui pourrissaient au soleil.


La plaie des poux


Contrairement aux deux premières plaies qui avaient été précédées de trois semaines durant lesquelles Moché avait, jour après jour, mis en garde Pharaon et toute l’Égypte de la prochaine plaie, celle des poux arriva sans préavis.

Le Ramban rapporte que Moché et Aharon se trouvaient dans les jardins du palais de Pharaon, lorsque Aharon frappa le sol de son bâton.

Il transforma ainsi toute la terre d’Égypte sur une profondeur d’une Ama (60 cm) en poux et vermine qui recouvrirent rapidement, tout d’abord Pharaon et sa suite, puis toute l'Égypte.
Les Égyptiens s’enfonçaient, « pataugeaient » dans les poux jusqu’aux genous.


Le Tana Débé Eliyahou explique qu’il y avait 14 sortes de poux. Le Yalkoute Chimoni rajoute que les plus petits avaient la taille d’un œuf de poule et les plus grands la taille d’un œuf d’oie.

Au cours de la plaie, même les animaux furent recouverts de poux.



Les Égyptiens furent recouverts de la tête aux pieds, de poux qui les piquaient et les mordaient, ne leur laissant aucun répit. Les Égyptiens ressentaient dans tout leur corps des démangeaisons et un besoin intense de se gratter.

A partir de la plaie des poux, s’arrête l’esclavage des Béné Israël.

Mais ils étaient toujours prisonniers des Égyptiens.
Les sorciers Egyptiens ne réussirent ni à créer des poux, ni à faire disparaitre ceux de Moché, et furent obliger de reconnaitre que cette plaie, ainsi que les précédentes étaient l'oeuvre du doigt de D.


Les bètes sauvages

La plaie des bêtes sauvages fut envoyée par D. sans l’intermédiaire de Moché et Aharon. Afin d‘empêcher Pharaon de se tromper en pensant que ces animaux étaient venus tous seuls, la plaie avait été précèdée de trois semaines aux cours desquelles Moché avait prévenu Pharaon.

Il lui avait même donné un signe: les bêtes sauvages n’entreraient pas dans le pays de Gochen ou résidaient les Béné Israël, et même celles qui s’y trouvaient déjà, en sortiraient pour entrer en Égypte.

Cette plaie comprenait non seulement des bêtes féroces, telles que lions, panthères, mais aussi des oiseaux prédateurs tels que vautours, faucons, et aussi des insectes et reptiles de tout genres tels que tarentules, scorpions, guêpes.

L’habitude des animaux sauvages et de ne pas se mélanger les uns aux autres, mais ici D. fit qu’ils arrivent tous ensemble. C'est d’ailleurs la raison pour laquelle, la Tora a donné à cette plaie le nom de ערב (‘Arov) qui signifie mélange.

Les bêtes sauvages ont en général peur des hommes et donc fuient les lieus habités, mais D. les a forcé à envahir les villes et les maisons.

Les poux et les grenouilles revinrent eux aussi au cours de cette plaie.
Le Midrach Hagadol rapporte que même le bétail, qui est de nature docile, se « révolta » durant cette plaie.


Il est difficile d’imaginer la semaine d’horreur, de peur et d’effroi qu’endurèrent les Égyptiens, en compagnie de ces bêtes, sans aucune possibilité de leur échapper. Des enfants Égyptiens furent arrachés à leurs parents par ces bêtes. Ce fut leur punition car les Égyptiens avaient arraché les enfants juifs de leurs parents pour les jeter dans le Nil. De nombreux Égyptiens furent blessés ou tués au cours de cette semaine. Le Sforno rapporte que pendant la nuit des serpents remontaient du sol des maisons.

Il y a lieu de préciser qu’aucun des Béné Israël ne fut importuner par les bêtes sauvages.




La peste


Cette plaie fut précédée de trois semaines de préavis.
Le dernier jour Moché prévint Pharaon que les animaux qui se trouveraient dans les champs mourront.

Les Égyptiens qui eurent foi en Moché firent en sorte de mettre à l’abri leurs animaux dans leurs maisons.
D’autres les cédèrent à bas prix aux Béné Israël.

De cette manière, ces derniers récupérèrent les animaux qu’on leur avait extorqué.

Le premier jour, moururent en même temps tous les animaux qui se trouvaient à l’extérieur.
Ainsi que tout le bétail qui était idolâtré par les Égyptiens.


Durant la semaine qui suivie, les animaux qui sortirent des maisons, ou que les Égyptiens firent sortir d’eux même pour voir si la plaie avait cessé, périrent aussi.
Le fait que la peste aurait pu frapper les hommes plutôt que les animaux, n’influença en rien Pharaon, qui continua à s'entêter



Les ulcères


Cette plaie termine le deuxième groupe des plaies, et ne fut précédé d’aucun avertissement.

Le premier jour de la plaie, Moché et Aharon pénétrèrent dans la cour du palais et recueillir chacun deux poignées de terre.
Moché prit alors les quatre poignées dans sa main et les jeta vers le ciel jusqu’au trône divin (Midrach Tan’houma).

En retombant, la poussière se répandit sur toute l’Égypte provoquant des ulcères.



Vingt quatre sortes d’ulcères furent envoyés par D., ce qui rendit impossible toute guérison.
Le remède à l’un des ulcères était mauvais pour l’autre. Ils étaient humides à l’extérieur et secs à l’intérieur.
Les Égyptiens en furent recouverts de la tête aux pieds.



Le Midrach rapporte que durant cette plaie, les Égyptiens furent frappés aussi de lèpre.
Les irritations et les brûlures dues aux ulcères étaient telles qu’ils n’arrivaient pas à trouver une position adéquate pour se reposer ou s’endormir un peu. Tout mouvement ou tout contact leur causaient des douleurs intolérables.

Il faut rappeler, que même les animaux des Égyptiens, étaient frappés par cette plaie.


La grêle


Cette plaie qui est la première du troisième groupe venait prouver que « rien ne m’est comparable sur toute la surface de la terre » et « qu’il n’y a rien en dehors de D. ».
Dans cette plaie, D. changea la nature du monde et réunit ensemble le chaud et le froid, le sec et l’humide, le feu et la glace.
Le feu ne fit pas fondre la glace et celle-ci n’éteignit pas le feu!

D., dans sa bonté, avait fait prévenir par Moché (D. n’avait pas besoin de l’effet de surprise pour pouvoir frapper les Égyptiens), que seuls les hommes et les bêtes se trouvant dans les champs, seraient touchés par la grêle.
En effet le but de cette plaie était de détruire les cultures.


Les Égyptiens qui écoutèrent Moché, en mettant leur bétail à l’abri dans les maisons, réussirent à sauver toutes leurs bêtes. Ils durent malgré tout passer la semaine de la plaie en compagnie de leurs animaux.

Bien qu’il ne pleuve pratiquement jamais en Égypte, D fit tomber la grêle.
Cette plaie fut précédée par les éclairs et le tonnerre.
C’était une réponse à Pharaon qui avait dit: « qui est ce D. pour que j’écoute sa voie ».

Il était maintenant dans l’obligation d’entendre la voie de D. comme il est dit : « la voie de D. plane sur la surface des eaux et fait jaillir des flammes ardentes ».

Ensuite, la terre se mit à trembler (Midrach Hagadole), puis la grêle se mit à tomber.
Les grêlons avaient la taille des pastèques. Chacun d’entres eux contenait à l’intérieur une boule de feu.
Le Midrach explique que la grêle en tombant, cassait et détruisait tout se qui se trouvait à l’extérieur des maisons (hommes, bêtes, arbres et cultures). Puis le feu brûlait et calcinait tout ce qui se trouvait sur son passage.

Au bout d’une semaine de bombardement, Pharaon capitula et fit appeler Moché pour lui dire : « j’ai péché encore une fois et je reconnais que c’est D. qui est juste. Moi et mon peuple sommes les mécréants ».

Cela ne l’empêcha pas, une fois la grêle passée, de refuser de libérer les Béné Israël.


Les Sauterelles


Une invasion de sauterelle regroupe 100 milliards d’insectes et recouvre une surface de 2000 km2.

Chaque sauterelle ne pèse que deux grammes mais mange chaque jour un gramme de culture, soit au total et par jour 100000 tonnes de cultures.



Ces chiffres ne sont qu’une estimation moyenne, mais la plaie des sauterelles en Égypte fut encore plus forte, comme il est dit : « comme tes ancêtres n’en ont jamais vu de toute leur existence sur terre jusqu’à ce jour ».

Quand les serviteurs de Pharaon entendirent l’avertissement de Moché concernant la plaie des sauterelles, ils prirent peur et demandèrent à Pharaon de libérer les Béné Israël.
Celui-ci autorisa alors Moché à partir avec les hommes pour offrir un sacrifice à D. Mais Moché refusa : il voulait sortir avec tous les Béné Israël (hommes, femmes et enfants).

D. envoya en Égypte sept sortes différentes de sauterelles.
Le début de la plaie fut marqué par l’arrivée d’un nuage noir qui recouvrit toute l’Égypte et cacha le soleil.

Ce nuage était constitué de myriades de sauterelles qui s’abattirent sur l’Égypte et recouvrirent le sol.

Elles détruisirent et mangèrent toute la végétation qui avait échappée à la plaie de la grêle.
Ensuite, elles s’introduisirent dans les réserves des Égyptiens et mangèrent toute la nourriture qui y était entreposée. Elles s’introduisaient partout, dans les maisons, les chambres, les lits…

Au bout d’une semaine, Pharaon fit appelé Moché et Aharon : « j’ai péché envers l’Éternel votre D. et envers vous ».
D. fit alors soufflé un vent puissant qui emporta les sauterelles.

Certains parmi les Égyptiens avaient voulu ruser et avait mis en conserve des sauterelles pour remplacer la nourriture détruite. Mais même ces sauterelles disparurent à la fin de la plaie.




Les ténèbres

Cette plaie qui termine le troisième groupe venait prouver que D. est : « le créateur de la lumière et le créateur de l’obscurité ».

Cette plaie ne fut précédée d’aucun avertissement.
Trois semaines après le départ des sauterelles, au milieu de la matinée, les Égyptiens furent plongés dans l’obscurité totale.

Ce n’était pas comparable à l’obscurité de la nuit car celle-ci est en fait une absence de lumière.


Ici l’obscurité était une création de D. (comme l’obscurité d’avant la création), qu’aucune lumière ne pouvait atténuer.


On peut imaginer la stupeur, puis l’angoisse des Égyptiens qui se trouvèrent subitement plongés dans le noir. Ceux qui se trouvaient au dehors durent rentrer chez eux en tâtonnant comme un aveugle, ou même en rampant pour limiter les risques de chute.

A la maison les attendaient des enfants épouvantés qui n’osaient bouger de peur de se blesser.

Au bout de trois jours, l’obscurité s’épaissit de plus en plus jusqu’à devenir palpable et empêcher tout mouvement. Cette situation dura trois jours durant lesquels les Égyptiens restèrent figés sur place : ceux qui étaient debout restèrent debout et certains se retrouvèrent même bloqués avec un bras ou un pied en l’air.

La plaie de l’obscurité avait aussi un autre but : durant les 3 premiers jours moururent 80% des Béné Israël. Ceux-ci étaient des Récha’im ou n’éprouvaient pas le désir de quitter l'Égypte.


Au cours des trois derniers jours, les Béné Israël inspectèrent les maisons Égyptiennes afin de découvrir les cachettes de leurs richesse (pour les réclamer au moment de la sortie d’Égypte).

Les Égyptiens, figés par l’obscurité n’avaient aucun moyen de s’opposer à la fouille de leur maison.

Les Béné Israël, eux, jouissaient de la lumière, alors qu’à coté d’eux, les Égyptiens étaient immobilisés dans le noir.

Les Béné Israël auraient très bien fuir au cours de la plaie de l’obscurité, mais ils restèrent car ce n’était ni le but de la plaie ni la volonté de D.



Mort des premiers nés

Alors que dans toutes les plaies ou les Égyptiens avaient eu droit à un avertissement, Moché avait prévenu ces derniers, jours après jour, durant trois semaines, dans la plaie de la mort des premiers nés, il n'y eut qu'un seul avertissement.


A la fin de la plaie de l’obscurité, Pharaon appela Moché pour lui dire qu’il acceptait le départ des Béné Israël mais sans leurs troupeaux.

Devant le refus de Moché de partir sans le bétail, Pharaon interdit alors à Moché de réapparaître devant lui, sous peine de mort.

D. apparut alors à Moché pour lui dire d’annoncer à Pharaon la mort prochaine des premiers nés Égyptiens.
Celui-ci (qui était lui-même un premier né), ainsi que de nombreux Égyptiens, ne s’émurent point de la menace de Moché.

Par contre les premiers nés, eux, s’inquiétèrent : tous les avertissements de Moché s’étant réalisés, il y avait lieu de le croire…
Ils se révoltèrent donc contre leurs parents et leurs frères afin de faire libérer les Béné Israël.
Les autres Égyptiens estimaient que pouvoir garder leurs esclaves valait bien la mort des premiers nés ! Même Pharaon refusa, arguant qu’il préférait mourir plutôt que de libérer les Béné Israël (Yalkoute Chim’oni).

La nuit du 15 Nissan, Pharaon va dormir alors que dans les rues, des combats opposent les premiers nés aux autres Égyptiens.
A ‘Hatsote (milieu de la nuit), les combats s’arrêtent : les premiers nés, ainsi qu’ils s’en inquiétaient s’écroulent frappés de mort par D.
Non seulement les premiers nés du père, mais aussi ceux de la mère, meurent.

Les filles premières-nées moururent elles aussi.

Rachi rapporte qu’en l’absence du premier né dans la maison, le plus âgé mourait à sa place. Ainsi il n’y avait pas de maison sans mort.
Dans beaucoup de foyers il y avait même plusieurs morts !
En effet de nombreux premiers nés avaient fui leurs maisons dans l’espoir de survivre : certains s’étaient cachés chez les Béné Israël, d’autres avaient quitté l’Égypte.
D’autres encore s’étaient réfugiés dans leur temple d’idolâtrie. Ils moururent malgré tout, quelque soit l’endroit ou ils se trouvaient.

Les femmes enceintes, de premiers nés moururent elles aussi.
Les premiers nés ne moururent pas immédiatement mais agonisèrent toute la nuit.
Les chiens déterrèrent les corps des premiers nés mort depuis longtemps et les traînèrent dans les rues.
Juste 2 aînés ne moururent point : Pharaon et sa fille Batia (qui avait sauvé Moché du Nil).

Alors que les Égyptiens pleuraient leurs morts, les Béné Israël fêtaient Péssa’h et le sacrifice de l’agneau Pascal (l’agneau représentait le dieu des Égyptien !).

Rav Chimchon Stein






   


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