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'Hanouka, fête des lumières

Lundi 15 Décembre 2008 | 20h04   Vue : 511 fois
 
 
 
 

‘Hanouka


L’histoire

La Judée, d'abord sous la domination perse, passa en 333 av. sous la domination des Grecs, conduits par Alexandre le Grand. Texte Normal

A la mort d'Alexandre le Grand, son empire fut partagé entre ses généraux, dont l'un régnait en Égypte et l'autre en Syrie. La Judée, après une guerre de partage, finit par appartenir au royaume de Syrie où régnait la dynastie des Séleucides. Texte Normal

Antiochus IV Épiphane surnommé par les juifs Épimane (le fou), monta sur le trône de Syrie en 175 av. (3585 du calendrier hébraïque). C'était un tyran, emporté et méprisant la religion juive. Il voulut imposer l'unification de son royaume au moyen d'une religion et d'une culture unique: l'hellénisme. Le culte juif fut interdit, les rouleaux de la Tora confisqués et brûlés. Le respect du Chabbate, la circoncision, la kacherout furent interdits sous peine de mort.

Le culte juif fut interdit, les rouleaux de la Tora confisqués et brûlés. Le respect du Chabbate, la circoncision, la kacheroute furent interdits sous peine de mort.


Les Juifs étaient divisés


D'un côté les pieux appelés ’Hassidim, n'acceptèrent pas de se soumettre aux règles dictées par Antiochus et continuèrent à étudier la Tora et à observer les Mitsvot malgré le danger d'être exécutés.

D'un autre côté, il y avait les Juifs hellénistes, favorables à une assimilation à la culture et à la religion grecque. Ils avaient abandonné la Tora et les pratiques religieuses et s'adonnaient à l'art et aux jeux Olympiques, qui avaient à l'époque un caractère religieux.

Enfin on rencontrait des juifs indécis, ne sachant s'il fallait suivre les ‘Hassidim ou les hellénistes.

La révolte


Dans le petit village de Modi’ine, non loin de Jérusalem, vivait un vieux prêtre: Matatiahou, père de cinq fils.

Un jour, les soldats d'Antiochus arrivèrent à Modi’ine et érigèrent un autel sur la place du marché.

Ils invitèrent tous les juifs à venir offrir des sacrifices aux dieux grecs. Le Grand Prêtre Matatias. (Matatiahou) prit la parole et dit: « Mes fils, mes frères et moi-même resterons fidèles à l'alliance de nos ancêtres. »


Sur ces entre faits, un juif helléniste s'avança vers l'autel pour offrir le sacrifice. Matatiahou se saisit de son épée et le tua sur place. C'était le signe de la révolte.

Les fils et les amis de Matatiahou se ruèrent sur les officiers et les soldats grecs dont beaucoup furent tués, le reste prit la fuite.

Les Juifs démolirent l'autel du sacrifice et se réfugièrent dans les montagnes autour de Yérouchalaïm.





Bientôt les juifs fidèles et les juifs indécis re joignirent Matatiahou et ses fils dans la montagne, et la révolte devint celle de tout le peuple juif de Judée.

Avant de mourir, le Grand Prêtre réunit ses cinq fils : Yô’hanane, Chim'on, Yéhoudah, Yonathan et Eléazar, et les exhorta à continuer le combat.




La victoire



Juda Makabbé (Emaux français du 16e)


Il nomma Juda à la tête des armées. Celui-ci fut surnommé Juda Makabé, à cause de sa bravoure (Makabi = marteau, c'est-à-dire Juda Martel) ou peut-être à cause du slogan imprimé sur son éten dard :

Makabi sont les initiales de: (Mi Kamokha Baélim Hachem) «Qui est comme Toi parmi les Puissants O Éternel ».







Les soldats d'Antiochus, menés par Apolonius, Nicanor et Gorgias, tous des généraux de valeur à la tête d'une forte armée, furent battus tour à tour.


Finalement Juda et ses hommes se rendirent à Jérusalem, qu'ils libérèrent en l'année 165 av. (3595 du calendrier hébraïque).










Le Temple de Jérusalem était souillé par la présence d'idoles.

Les compagnons de Yéhouda Makabé nettoyèrent le Bèt Hamikdach, le débarrassèrent de toutes les impuretés, de toutes les idoles, bâtirent un nouvel autel et le consacrèrent le 25 du mois de Kislèv de l'année 3595.








L’inauguration du Temple


'Hanoukate Habaïte (Inauguration du Temple)


D'où le nom de la fête de ‘Hanouka, fête de l'inauguration.

'Hanouka signifie aussi: Ils se reposèrent (de leurs ennemis) le 25 -

‘Hanou-Ka. חנו- כה se décompose en : ‘Hanou: ils se reposèrent et Ka: valeur numérique 25.


Les Makabés ayant purifié le Bèt Hamikdach voulurent allumer la lampe perpétuelle à sept branches. Mais celle-ci avait été volée par les Grecs Syriens.

Ils fabriquèrent alors un autre chandelier provisoire.

Lorsqu'ils voulurent l'allumer, ils ne trouvèrent qu'une fiole d'huile, épargnée par la souillure.


Cette petite fiole d'huile pure, portant le cachet du Grand Prêtre, alimenta le chandelier durant 8 jours, au lieu d'un seul habituellement.

Ce miracle de la fiole d'huile est à l'origine de l'allumage des lumières durant la fête de Hanouka ; mais le véritable miracle demeure la victoire d'une poignée de Juifs contre des armées fortes et bien organisées qui avaient envahi tout l'Orient.



'Hanouka et Israël



Hanouka est la fête des lumières. La lumière symbolise l'esprit de la Tora et de la foi.

Ki nèr Mitsva VéTora or

La Mitsva est une flamme et la Tora une lumière







La fête de ‘Hanouka, c'est le triomphe de la foi et de la Tora sur les forces brutales et sauvages.

Pendant les siècles de l'exil, les Juifs ont subi des brutalités de toutes sortes: massacres, destructions, expulsions.

Mais ils restèrent fidèles et ils gardèrent une grande espérance en la délivrance divine.


Près de 2 000 ans après la seconde expulsion d'Eretz Israël, le pays d'Israël a connu un miracle: le retour des enfants d'Israël sur la terre d'Israël. Ce miracle se produit alors que l'on croyait arrivée la fin du peuple juif, enfourné dans les crématoires des camps de la mort en Allemagne et en Pologne.

La fidélité de 2 000 ans a été récompensée. A présent le peuple doit faire du pays d'Israël le foyer de la Tora par excellence, pour mériter l'amour de D. pour son peuple.




La Mitsva est symbolisée par la bougie ou la lampe.

La Tora, elle, est symbolisée par la lumière.

La Mitsva est support de la Tora comme la lampe est le support de la lumière

La Tora est la lumière du monde et la Tora n'est accessisible qu’à travers la pratique des Mitsvote.

Sans la Tora, le monde serait plongé dans l'obscurité.






Pourquoi Israël est-il comparé à huile d'olive?

L'huile d'olive est l'élue des huiles, comme Israël est le peuple élu parmi les nations.

L'huile d'olive s'obtient par pression de l'olive.
-Quand le peuple juif oublie Dieu, les autres peuples ne manquent pas de le lui rappeler par leurs pressions.
- De même que l'on n'obtient l'huile qu'après pression, le peuple juif a besoin d'épreuves pour revenir vers D-ieu.





L'huile d'olive ne se mélange pas aux autres liquides naturels, elle surnage.



Le peuple juif doit savoir demeurer à part pour préserver sa spécificité. Demeurer à part ne signifie nullement rompre toute relation avec le monde, mais seulement ne pas dépasser certaines limites menant à l'assimilation. (Midrach Rabba)




L'olivier a un feuillage persistant qui dure tant en été qu'en hiver, le peuple juif existera de toute éternité, aussi bien dans ce monde-ci que dans le monde futur.
(Traité Ména'hote)













Tu n'auras pas de dieu étranger

Au sujet de ‘Hanouka, le Talmud rapporte: (Chabbate, 21 b)

« Lorsque les Grecs ont pénétré dans le Temple, ils ont rendu impures toutes les huiles qui s'y trou vaient, de sorte que, lorsque les Hasmonéens rem portèrent la victoire, ils ne trouvèrent en ce Saint Lieu qu'une seule petite fiole d'huile revêtue du sceau du Grand Prêtre. Cette huile ne suffisait que pour l'allumage d'un seul soir. Or, par suite d'un miracle, l'huile réussit à alimenter ce chandelier pendant huit jours. Ces huit jours furent consacrés dès l'année suivante comme une fête perpétuelle. »

On notera que le Talmud ne fait pas mention de la victoire militaire des Hasmonéens à propos de l'institution de la fête.

A propos de ce texte, Rabbi Yits’hak Meïr de Gour disait:

« Le cerveau de chaque Juif doit être considéré comme un sanctuaire, comme le Saint des Saints de notre être dans lequel demeure la Présence Divine. Les pensées pieuses qui prennent naissance dans ce cer veau peuvent être considérées comme de l'huile pure ».

Or, à partir du moment où les Grecs ont occupé la Terre sainte, « ils ont pénétré dans ce sanctuaire et rendu cette huile impure ».


C'est ainsi que nombreux furent les enfants d'Isarël à s'être laissés attirer par l'hellénisme, son idolâtrie et son immoralité, qui ont empoisonné leurs coeurs et rendu impures leurs pensées.

Cependant, dans chaque Juif, subsiste toujours, dans un coin bien caché de son être, une toute petite flamme ayant la même valeur que la petite fiole d'huile trouvée dans le sanctuaire et qu'aucune main impure n'avait touchée.


Aucune mauvaise pensée ne peut éteindre cette flamme. C'est grâce à elle que se produit le miracle permettant à chaque juif de retrouver sa pureté et la conscience de son identité.


Les usages de ‘Hanouka

Les femmes s'abstiennent de travailler au moment où les lumières de 'Hanouka sont allumées, en souvenir du miracle qui s'est produit grâce à une femme, Judith, fille du Grand Prêtre Yo'hanane. (voir plus loin, l’histoire de Judith) (Traité Ména'hote)

Dans certains endroits, les hommes s'abstiennent également de travailler pendant que les lumières de 'Hanouka brûlent, afin de ne pas utiliser les lumières de 'Hanouka pour un travail profane - mais aussi parce que le mot 'Hanouka signifie : ils se sont reposés le 25 Kislev de leurs ennemis.



La consommation de laitages à 'Hanouka en souvenir des plats lactés que Judith servit à Holopherne.











La consommation de pâtisseries à l'huile, en souvenir du miracle de la fiole d'huile (souvganiote).









Le jeu traditionnel de la toupie de 'Hanouka (Dreidel ou Trendel en yiddish ou Sévivone en hébreu) sur laquelle sont gravées les lettres noun, guimel, hé et chin, initiales de: Nés Gadol Haya Cham (un grand miracle a eu lieu là-bas [en Israël]).

Ceci afin d'éduquer les enfants à se souvenir du miracle, même à travers le jeu.




Toupie et crécelle: L'on tient la toupie de 'Hanouka par le haut, symbolisant le miracle de 'Hanouka qui a préservé la partie supérieure de l'homme, sa spiritualité. L'on agite la crécelle de Pourim par le bas, symbolisant le miracle de Pourim qui a préservé la partie inférieure de l'homme, son existence physique.





'Hanikégeld (l'argent de 'Hanouka) Depuis fort longtemps, on donnait le soir de 'Hanouka, des pièces d'argent aux enfants pour marquer la joie de la fête. De nos jours, on leur offre des cadeaux et certaines familles répartissent ces cadeaux sur tous les soirs de la fête.

L'allumage des lumières de 'Hanouka chaque soir, solennellement, dans les synagogues, à l'intention des personnes de passage qui n'ont pas la possibilité d'allumer chez eux, la synagogue constituant un micro Temple, symbolisant le Temple dans lequel s'est produit le miracle

Nous remercions le Grand Rabbin Jacques Ouaknin שליט“א, qui nous à autorisé à utiliser pour ce dossier des passages de son livre « De Génération en Génération être juif »





   

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