Thèmes Shekalim

À savoir
Présentation du traité Shekalim
Le traité Shekalim est le quatrième traité de l'ordre Moed (les Fêtes) dans la Michna et le Talmud. Il compte huit chapitres et cinquante-deux michnaïot, répartis en deux grandes parties : les lois de la mitsva du demi-shekel et la gestion administrative du Temple de Jérusalem.
Une particularité unique dans le Talmud
Shekalim est le seul traité de l'ordre Moed pour lequel il existe un Talmud de Jérusalem (Yerouchalmi) mais pas de Talmud de Babylone (Bavli). Néanmoins, dans la plupart des éditions du Talmud Bavli, le texte du Yerouchalmi sur Shekalim est imprimé à la suite du traité Pessa'h. C'est pourquoi ce traité est étudié dans le cadre du Daf Hayomi. Dans l'édition de Vilna, le Yerouchalmi de Shekalim compte vingt et un feuillets.
La mitsva du demi-shekel
Les quatre premiers chapitres traitent de la mitsva de la ma'hatsit hashekel, la contribution d'un demi-shekel que chaque Juif mâle adulte devait apporter au Temple chaque année. Cette collecte débutait le premier jour du mois d'Adar, en lien avec la proximité de Pessa'h. Le Rambam, dans son introduction à la Michna, explique que Shekalim est placé après le traité Pessa'h car la mitsva du demi-shekel apparaît dans la Torah, dans la paracha Ki Tissa, après les passages relatifs à Pessa'h et à la sortie d'Égypte.
La gestion du Temple
Les chapitres cinq à huit décrivent le fonctionnement interne du Temple : les préposés (memounim) et leurs fonctions, les treize trompettes (chofarot) servant à recevoir les dons, les treize tables et les treize prosternations, ainsi que les règles concernant les objets trouvés à Jérusalem, les rideaux (parokhet) et les viandes sacrées. Ces halakhot constituent une source majeure pour la connaissance de la vie du Temple.
Les commentateurs du traité
Les principaux commentateurs de Shekalim sont le Rivavan (Rabbi Yéhouda ben Binyamin Ano HaRofé) et Rabbi David Frankel, dont le commentaire est intitulé Korban HaEda, imprimé selon la mise en page du Talmud de Vilna. S'y ajoute le commentaire Tékhalin Hadatin de Rabbi Israël de Shklov.
Pertinence halakhique et étude continue
Bien que la mitsva du demi-shekel ne soit plus applicable depuis la destruction du Temple, l'étude du traité Shekalim demeure centrale dans le cycle du Daf Hayomi. Elle permet de comprendre l'organisation financière et cultuelle du Temple, telle qu'elle est codifiée dans la Halakha et analysée par les rishonim et les a'haronim.
Lois de Shekalim : questions-réponses pratiques
La haftara lue pour la paracha de Chekalim est « Vayikrot Yehoyada », qui traite du sujet des chekalim, comme il est écrit : « l’argent des âmes selon leur estimation ». Si Roch ‘Hodech tombe un dimanche, on a l’usage de dire à la fin de la haftara le premier et le dernier verset de la haftara de « Mahar ‘Hodech ».
Si le maftir s'est trompé et, après avoir lu dans le Sefer Torah la paracha de Chekalim, a lu la haftara de la semaine, s'il s'en rend compte au milieu de la haftara, il doit s'arrêter et lire la haftara "Vayikrot Yehoyada", puis réciter les bénédictions de la haftara après celle-ci. Il n'est pas nécessaire de recommencer la bénédiction initiale de la haftara avant "Vayikrot Yehoyada". Si l'erreur n'est découverte qu'après avoir terminé la haftara de la semaine et récité les bénédictions finales, certains estiment qu'il faut recommencer et réciter les bénédictions de la haftara avant et après afin de lire "Vayikrot Yehoyada" comme l'ont institué les Hakhamim. D'autres pensent qu'il faut relire "Vayikrot Yehoyada" sans les bénédictions. En cas de doute concernant les bénédictions, on adopte une attitude indulgente : il faut donc relire "Vayikrot Yehoyada" sans bénédictions. Cette règle s'applique également aux autres haftarot des quatre parachiot.
Si Roch ‘Hodech Adar tombe un Chabbat et que, par erreur, on a lu la paracha de Chekalim le Chabbat précédent, il n’est pas nécessaire de la relire à Roch ‘Hodech Adar, car l’annonce des chekalim a tout de même été faite à proximité d’Adar.
Dans les communautés où il est d’usage qu’un enfant monte pour la maftir lors de la paracha de Chekalim ou de la paracha Ha’hodech, il n’y a pas lieu de s’y opposer, car cet usage a sur quoi s’appuyer. Il faut toutefois que l’enfant sache à qui l’on adresse les berakhot et qu’il ait plus de six ans.
Si l’on a oublié de lire la paracha de Chekalim le Chabbat qui précède Roch ‘Hodech Adar et que l’on a lu la haftara habituelle de la semaine, même si l’on s’en souvient après la tefila de Moussaf, on ressort le Sefer Torah et on lit la paracha de Chekalim. Celui qui monte fait les berakhot avant et après la lecture. Ensuite, on lit la haftara « Vayikrot Yehoyada » sans faire les berakhot avant et après, car la haftara de la semaine a déjà été lue.
Quiz sur le thème de Shekalim
Un mini quiz pour tester vos connaissances. Vous relevez le défi ?

