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Thèmes Brit Mila

Brit Mila, alliance éternelle inscrite dans la chair selon la Torah, la paracha Lekh Lekha, le Rambam et le Choulhane Aroukh, pour chaque garçon juif.

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Brit Mila
Brit Mila : l'alliance de la circoncision

À savoir

La Brit Mila : l'alliance éternelle gravée dans la chair

La Brit Mila est l'une des mitsvot fondamentales du judaïsme : l'obligation de circoncire tout garçon au huitième jour de sa vie. Bien plus qu'un rite physique, elle constitue le signe tangible de l'alliance (brit) conclue entre D.ieu et le peuple juif pour l'éternité. Le Choulhane Aroukh (Yoré Déa, sections 260-266) et le Rambam (Hilkhot Mila) en codifient précisément les lois.

L'origine : Avraham et la paracha Lekh Lekha

Le fondement scripturaire de la Brit Mila se trouve dans la paracha Lekh Lekha (Berechit 17), lorsque D.ieu scelle une alliance avec Avraham. Cette alliance comporte une double dimension : la promesse divine (multiplication de la descendance, héritage de la terre de Canaan) et l'obligation pour Avraham et tous ses descendants mâles de se circoncire. C'est dans ce cadre qu'Avraham reçoit aussi son nouveau nom, abandonnant « Avram ». La paracha Vayera poursuit ce récit : Yits'hak, fils d'Avraham, est le premier garçon à avoir été circoncis précisément au huitième jour, établissant ainsi le modèle pour toutes les générations.

Les acteurs et le déroulement du rite

La Brit Mila est réalisée par un mohel qualifié, lors d'une cérémonie publique festive. Le père de l'enfant est le premier obligé de la mitsva ; il délègue l'acte au mohel. La cérémonie inclut notamment le rôle du sandak, qui tient l'enfant, et une place d'honneur symbolique est réservée au prophète Eliahou, considéré comme le « messager de l'alliance ». Dans la famille juive, cet événement marque l'entrée officielle du nouveau-né dans la communauté d'Israël, au sein d'une séouda (repas festif) réunissant la famille.

Brit Mila et Conversion

La Brit Mila dépasse le cadre de la naissance. Elle est une étape indispensable dans le processus de Conversion pour tout homme non juif souhaitant rejoindre le peuple d'Israël, au même titre que l'immersion au Mikve. Ces deux actes - Brit Mila et Mikve - symbolisent ensemble la purification rituelle et l'entrée dans l'alliance. Quant à la Conversion d'un mineur, les autorités halakhiques en précisent les modalités spécifiques.

Gravité de la mitsva et sanctions

La Torah est explicite : tout descendant d'Avraham qui n'est pas circoncis par négligence délibérée encourt la peine de karet (retranchement spirituel du peuple). Il s'agit donc d'une mitsva dont l'omission volontaire a les conséquences les plus graves. À l'inverse, son accomplissement est associé à la joie et à la vie : on dit en hébreu « kechem chenikhnass labrit, ken yikkanès leTorah, léhoupa oulema'assim tovim » - que l'enfant entre dans l'alliance, dans la Torah, sous le dais nuptial (voir Mariage juif et Kiddouchin) et dans les bonnes actions.

La Brit Mila dans la continuité des rites masculins

La Brit Mila s'inscrit dans une série de rites jalonnant la vie du garçon juif : après elle vient le Pidyon HaBen (rachat du premier-né au trentième jour pour un aîné), puis la Bar Mitsva (entrée dans les obligations religieuses à 13 ans), et enfin le Mariage juif. Ensemble, ces étapes forment l'arc de vie rituel du juif mâle, chacune scellant à sa façon son appartenance à l'alliance divine et à la famille d'Israël.

Lois de Brit Mila : questions-réponses pratiques

Moment approprié pour la mila

Si un enfant est né aux États-Unis et qu'il arrive en Israël pour être circoncis le huitième jour, et qu'en raison du décalage horaire, le huitième jour n'a pas encore commencé selon l'heure des États-Unis mais qu'il a déjà commencé en Israël, on pratique la mila le huitième jour selon le lieu où elle est réalisée.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 262 - Moment approprié pour la mila, Halakha 4)
Ordre de la mila et des bénédictions

Dans la berakha "Achèr kidèch", il est d'usage de dire : "Achèr kidèch yadid mibeten, El Haï helkenou tsourenou tsavé lehatsil yedidout shearénou michat".

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 19)
Ordre de la mila et des bénédictions

Si le père de l’enfant est décédé avant la mila et qu’un autre a été honoré comme sandak, il ne récitera pas la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou ». La mère récitera la berakha « sheheheyanu » immédiatement après la coupe. Cependant, à Jérusalem, la coutume est que le sandak récite cette berakha lorsque le père est décédé, et la mère récite « sheheheyanu » immédiatement après la coupe.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 265 - Ordre de la mila et des bénédictions, Halakha 6)
Résumé des lois de la mila le Chabbat

On croit une personne qui affirme avoir déjà pratiqué une mila une fois, afin de lui permettre de faire la mila le Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 16)
Mitsva de la mila

Il est approprié et correct que les mohalim accomplissent cette précieuse mitsva sans percevoir de rémunération, et qu'ils ne prennent que le remboursement des frais liés au déplacement pour la brit, à l'examen du nourrisson et à leurs autres dépenses uniquement. Même si, selon la stricte halakha, il leur est permis de recevoir également une compensation pour le manque à gagner, c'est-à-dire le temps durant lequel ils ont interrompu leur travail pour pratiquer la mila, il reste préférable de ne pas accepter non plus cette compensation. Toutefois, un mohel qui refuse de pratiquer la mila gratuitement et n'accepte de le faire que contre rémunération, le beit din doit réprimander un tel mohel.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 261 - Mitsva de la mila, Halakha 9)
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