Quand la science rencontre la magie des bénédictions

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Ce dossier approfondit la convergence entre la biophysique expérimentale du docteur Masaru Émoto et la métaphysique juive. L'objectif est de démontrer que si le chercheur japonais a observé un phénomène sur l'eau, le judaïsme enseigne que ce mécanisme de structuration par la parole s'applique à l'intégralité de la création.

La Parole créatrice

Le chercheur japonais Masaru Émoto (1943 - 2014) a marqué les esprits par ses travaux sur la mémoire de l'eau. En photographiant des cristaux d'eau gelée, il a révélé que la structure moléculaire de l'eau réagit physiquement à l'intention humaine. C'est-à-dire que des mots de gratitude, ou tout simplement de la musique produisent des cristaux d'une géométrie parfaite, tandis que des mots de haine engendrent le chaos au niveau moléculaire. Mais l'eau n'était pour lui qu'un support.

Ce qu'il cherchait à démontrer, c'est que la vibration sonore (le Hado) est la force fondamentale qui sculpte la matière. Pour le Juif, cette découverte n'est pas une surprise.
Elle est le reflet physique d'un mécanisme spirituel millénaire : la Bérakha (la bénédiction).

L'expérience de Masaru Émoto

Le Docteur Émoto a prouvé que le son (la vibration de la parole) n'est pas qu'une onde acoustique, mais une information qui réorganise la matière. En exposant l'eau à des stimulus (mots prononcés, musique douce), il a constaté que l'eau agissait comme une pellicule photographique liquide. Chaque mot ou son possède une fréquence spécifique. L'eau, par sa structure moléculaire souple, entre en résonance avec cette onde.

Le Docteur Émoto voulait prouver que l'univers n'est pas constitué d'objets morts, mais d'énergie en vibration. Une parole positive apporte une cohérence, une parole négative crée un désordre (entropie).

Comment la Bérakha réveille l'énergie de la matière

Si Docteur Masaru Émoto s'est limité à l'eau, la Torah enseigne que tout l'univers est constitué de paroles. Le monde a été créé par dix paroles divines. Chaque aliment, minéral ou végétal est en réalité une parole de D-ieu densifiée. Ce concept, pilier de la pensée du Rav Zalman de Lyadi, le Ba'al Hatanya, explique comment l'immatériel devient tangible.

Tout commence par un flux de lumière divine pure, une volonté créatrice appelée Parole (מאמר).
À ce stade, elle est purement spirituelle et imperceptible.
La pomme ou le minéral que nous voyons est en fait cette Parole divine qui s'est habillée de couches de plus en plus épaisses jusqu'à devenir solide.
La matière n'est que de la spiritualité hautement compressée.

Le rôle de la Bérakha que nous prononçons sur un aliment, n'est pas seulement un remerciement. Nous réaccordons l'objet à sa fréquence d'origine. C'est-à-dire que la Bérakha fait le chemin inverse. Elle vient fluidifier cette densité pour libérer l'énergie initiale cachée sous la forme matérielle.

D'un point de vue rationnel et scientifique, ce concept s'explique par l'équivalence entre l'énergie et la matière exprimée par la formule E=mc2. La Matière est de l'Énergie, et ce que nous percevons comme une pomme solide est en réalité un amas d'atomes vides à 99,9%, maintenus par des forces électromagnétiques invisibles. C'est de l'énergie en vibration lente.

La Parole devient une Information. Et en physique, avant la matière, il y a l'Information.
La Parole divine est donc le code source, l'algorithme qui ordonne aux particules de s'assembler en pomme plutôt qu'en pierre.
En bénissant, vous alignez vos propres molécules sur celles de l'aliment pour créer une harmonie biologique et spirituelle.

L'approche de la Kabbala

Pour comprendre pourquoi la parole a un tel pouvoir, il faut se tourner vers les maîtres de la Kabbala.
Le Ari Zal enseigne que dans chaque élément de la matière se trouvent des étincelles (ניצוצות) captives. La matière est comme un réceptacle verrouillé.
L'impact de la parole et donc de la Bérakha agit comme une fréquence de résonance qui brise l'écorce (קליפה) de l'aliment pour libérer son énergie vitale. Sans la bénédiction, l'homme ne consomme que la carcasse physique, avec la bénédiction, il absorbe la lumière spirituelle qui nourrit son âme.

Scientifiquement, la matière n'est pas une substance pleine, mais de l'énergie concentrée.
Comme l'indique l'équation E=mc2, une infime quantité de matière contient une énergie colossale. Les étincelles dont parle le Ari Zal correspondent, d'un point de vue rationnel, à cette énergie potentielle stockée au cœur des atomes. Selon cette approche, la bénédiction prononcée avec l'intention juste (כוונה) émet une fréquence vibratoire spécifique. Cette vibration entre en résonance avec l'énergie interne de l'aliment, brisant métaphoriquement l'enveloppe matérielle (קליפה) pour rendre l'énergie (l'étincelle) disponible et assimilable par le corps et l'esprit.

Dans son ouvrage Derekh Hachem, le Ram'hal explique que le monde physique est rattaché à des racines spirituelles supérieures. L'homme a été doté du pouvoir de la parole (רוח ממללא) pour agir sur ces racines. Une Bérakha bien prononcée remonte jusqu'à la racine de l'aliment et fait descendre un flux d'abondance (שפע).
Scientifiquement, c'est ce que Masaru Émoto voyait : la matière s'ordonne car elle est connectée à une source d'ordre parfaite.

Approche Halakhique

La Halakha (Loi Juive) codifie cette interaction. Le Talmud (Bérakhote 35a) affirme que celui qui profite de ce monde sans bénédiction commet un sacrilège.
Nos Maîtres ont enseigné : Il est interdit à l'homme de goûter quoi que ce soit avant d'avoir béni, et quiconque goûte avant d'avoir béni commet un sacrilège, ce qui serait un détournement de bien sacré (מעילה).

La Bérakha est donc la reconnaissance que nous ne sommes pas des consommateurs mais des partenaires.

Le danger du Lachone Hara' (Médisance)

L'expérience du riz
est sans doute la plus frappante de Masaru Émoto, car elle ne montre pas seulement une modification de structure (comme pour les cristaux de glace), mais une accélération de la décomposition organique.
Le chercheur a placé des quantités identiques de riz cuit dans trois récipients hermétiques, puis les a soumis à trois traitements distincts durant un mois.

Sur le premier bocal, il était écrit Merci. Ce riz est resté blanc, dégageant une odeur de fermentation saine et agréable.
Sur le deuxième, il était écrit Tu es un idiot. Ce riz a noirci et a commencé à pourrir, signe d'une dégradation biologique rapide.
Le troisième bocal a été totalement délaissé. On ne lui parlait pas, on ne le regardait pas. C'est ce riz qui a pourri le plus vite, se transformant en une masse visqueuse et fétide.


L'hostilité, l'insulte ou l'indifférence ont prouvé que cela reste une forme d'énergie et d'attention. La matière reçoit une information, même destructrice.
Ne pas faire de Bérakha, c'est ignorer l'aliment, le laissant dans un état de chaos moléculaire et spirituel.

Le Ari Zal explique que la Médisance (Lachone Hara') crée des anges destructeurs qui altèrent la structure de la réalité. Si une insulte peut faire pourrir du riz en quelques jours, imaginez l'impact des paroles médisantes sur le sang et les tissus de l'être humain qui les prononce ou les entend.

Conclusion

Scientifiquement, Masaru Emoto a ouvert une porte sur la compréhension de la matière comme étant sensible et informative. La physique quantique confirme que l'observateur influence l'observé par son intention.

D'un point de vue de la Torah, nous comprenons que la Bénédiction est l'outil ultime de la conscience humaine. Elle n'est pas un rituel archaïque, mais une technologie spirituelle permettant de structurer le monde.

Comme le souligne le Ram'hal, la parole humaine est le pont entre le fini et l'infini. En bénissant, nous ne changeons pas seulement l'eau ou la nourriture, nous transformons notre propre réalité moléculaire en un sanctuaire de lumière et d'ordre.