Pourquoi cet article nous ébranle ? Parce qu'il est rare qu'un diplomate de haut rang déchire le voile des analyses politiques conventionnelles pour exposer la moelle épinière du réel.
Mike Huckabee, ambassadeur américain en Israël, vient de livrer un argument fulgurant : l'antisémitisme n'est pas une question de frontières, mais une allergie au Divin.
En affirmant que « haïr les Juifs, c’est haïr D-ieu », il projette une clarté spirituelle qui oblige le juif laïc comme l’humaniste des Nations à reconsidérer sa place dans l’Histoire. Cet article explore ce diagnostic qui transforme un conflit local en un enjeu cosmique, éclairé par la sagesse de nos plus grands Maîtres.
Quand les nations révèlent le sens de notre Élection
L'histoire est un cimetière d'empires qui ont tous, sans exception, buté sur la même pierre : le peuple juif. Pourquoi cette obsession millénaire ? Alors que le monde moderne tente d'expliquer l'antisémitisme par l'économie, la sociologie ou la géopolitique, des voix inattendues s'élèvent pour briser ces lectures superficielles.
L'ambassadeur Mike Huckabee vient de poser un diagnostic qui, par sa verticalité, devrait interpeller chaque conscience, qu'elle soit laïque ou religieuse.
Sa thèse est simple mais foudroyante : L'antisémitisme n'est pas une pathologie sociale, c'est une révolte contre D-ieu.
Pour son excellence, Monsieur l'ambassadeur Huckabee, le Juif est le témoin gênant de la transcendance. En portant le message de la Torah, Israël rappelle à l'humanité qu'il existe une Loi au-dessus des désirs humains. Celui qui veut s'ériger en propre créateur doit d'abord faire taire la voix qui lui rappelle ses limites.
Cette analyse s'appuie sur des piliers bibliques que l'ambassadeur cite souvent pour illustrer cette clarté spirituelle.
La promesse d'Abraham (Béréchite 12, 3) :
« Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront. »
Pour Huckabee, ce n'est pas une simple phrase, mais une loi gravitationnelle de l'histoire. S'attaquer aux Juifs, c'est se placer volontairement sous une malédiction car on s'oppose au dessein du Créateur.
« Car celui qui vous touche, touche la prunelle de Son œil. » (Zékharia 2, 8).
Cette image souligne que l'antisémitisme est une agression directe contre la vision de D-ieu pour le monde.
Le peuple juif et la Lumière des Nations
En tant que porteurs de cette lumière, les Juifs deviennent la cible de ceux qui préfèrent l'obscurité morale et le relativisme (Yicha'ya 42, 6).
Cette analyse rejoint une vérité profonde : la haine du Juif est souvent une haine de la conscience. Comme le souligne D'Souza, s'attaquer au "peuple élu", c'est tenter de blesser le Créateur par procuration. Pour le laïc, cette perspective change tout : l'antisémitisme dont il est victime n'est pas dû à ce qu'il fait, mais à ce qu'il est, un maillon d'une chaîne spirituelle qui le dépasse.
Entre métaphysique et responsabilité
Pour approfondir ce réveil de conscience, il est essentiel de confronter cette vision évangéliste à la pensée des géants du judaïsme contemporain.
Le Rav Moché Shapira voyait le monde comme un ensemble de forces spirituelles précises. Il aurait probablement validé l'idée que le monde est un théâtre de la manifestation divine. Pour lui, l'antisémitisme n'est pas un accident, mais la réaction intrinsèque de l'obscurité face à la lumière. Si les nations perçoivent que nous sommes la cible de D-ieu, c'est que notre simple existence est un acte de sanctification de D-ieu (Kiddouch Hachèm) qui dérange ceux qui veulent un monde purement matériel.
Le Rav Jonathan Sacks expliquait souvent que l'antisémitisme est une mutation virale. Dans son ouvrage Not in God's Name (Pas au nom de D-ieu), il souligne que le Juif est haï parce qu'il incarne la dignité de la différence. Il aurait vu dans les paroles de Huckabee une confirmation que le judaïsme est la sentinelle de l'humanité. Si la liberté des Juifs est menacée, c'est la liberté de tous qui s'effondre. Ce qui commence avec les Juifs ne s'arrête jamais aux Juifs, disait-il.
Dans son œuvre Kol Dodi Dofek, le Rav Soloveitchik distinguait l'alliance du destin (la souffrance partagée) de la mission spirituelle du peuple juif. Il aurait rappelé au juif laïc que, même s'il refuse la pratique, le monde, lui, ne lui permet pas d'échapper à son destin métaphysique. Les paroles de Huckabee sont, en ce sens, un rappel extérieur de cette alliance de la destinée que le Juif porte malgré lui.
Conclusion
Que des personnalités des Nations, comme Mike Huckabee, parviennent à une telle clarté spirituelle devrait nous interroger et nous interpeller. Si ceux qui nous regardent de l'extérieur comprennent que notre existence est le pivot d'un combat entre le bien et le mal, pouvons-nous, nous, continuer à nous voir uniquement comme une ethnie parmi d'autres ?
Ce diagnostic spirituel est un appel à l'unité. Il ne s'agit pas seulement de politique étrangère ou de diplomatie, mais de reconnaître que l'identité juive est le baromètre moral du monde. Que l'on croit en D-ieu ou que l'on cherche simplement le Bien, il devient évident que protéger Israël et le peuple juif, c'est protéger l'idée même que l'humain n'est pas le centre de tout, mais le serviteur d'une vérité plus haute.