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Marche pour Israël à New York : Boycott Historique de Mamdani et Colère de la Communauté Juive

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Boycott historique de l'Israël Day à New York

Le défilé annuel de l'Israël Day sur la Cinquième Avenue de Manhattan a été marqué par une fracture politique inédite. Pour la première fois depuis plus de soixante ans, le maire en exercice de New York a choisi de boycotter l'événement. Élu en novembre dernier, Zohran Mamdani, le premier maire musulman de l'histoire de la ville et figure de l'aile gauche du Parti démocrate, a matérialisé sa détermination transpartisane en refusant de participer à cette célébration civique traditionnelle.

Soutien déclaré du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) et critique virulent de la politique du gouvernement israélien, Mamdani a affirmé avoir respecté une promesse de campagne. En réponse à ce vide politique à l'hôtel de ville, ses prédécesseurs Michael Bloomberg et Eric Adams ont choisi de défiler ostensiblement aux côtés des dizaines de milliers de participants pour afficher leur solidarité. De son côté, la commissaire de police Jessica Tisch a ouvertement marqué sa différence avec le maire en acceptant le rôle de grande maréchale d'honneur, tout en déployant le dispositif de sécurité le plus massif de l'histoire de l'événement face à un climat de tensions locales aiguës.

Visite à l'Ohel : Recueillement ou calcul politique ?

Ce boycott militant ravive une vive polémique au sein de la communauté juive new-yorkaise, qui pointe du doigt une profonde contradiction dans la posture du maire. On se rappelle que le 15 décembre 2025, alors maire élu, Zohran Mamdani s'était rendu tard dans la nuit sur la tombe du Rabbi de Lubavitch (l'Ohel) à Queens. Ce déplacement faisait suite à un attentat terroriste perpétré à Sydney contre un centre Chabad, que Mamdani avait lui-même dénoncé publiquement comme « un vil acte terroriste antisémite ».

Pour de nombreux responsables communautaires, cet acte de recueillement et ces déclarations solennelles apparaissent aujourd'hui d'une profonde hypocrisie, alors même que l'atmosphère antisémite et les actes hostiles ne cessent de croître dans les cinq arrondissements de New York depuis son entrée en fonction en janvier 2026.

Définition de l'IHRA : L'abrogation qui fracture la ville

L'incompréhension et la colère d'une large partie des New-Yorkais juifs reposent sur plusieurs décisions et positions jugées alarmantes prises par la nouvelle municipalité :

L'abrogation de la définition de l'IHRA : Dès sa prise de fonction, Zohran Mamdani a annulé l'adoption par la ville de la définition de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste. Le maire soutient que ce texte est instrumentalisé pour museler les critiques légitimes de l'État d'Israël. Les rabbins et dirigeants locaux l'accusent en retour d'occulter la réalité de la haine anti-juive et d'ignorer que le lien avec Israël est un pilier identitaire central pour la majorité d'entre eux.

Antisémitisme en hausse : La colère des rabbins face au maire

Le refus de condamner les slogans radicaux : Le locataire de City Hall a fait l'objet de plusieurs lettres ouvertes de la part d'organisations juives. Il lui est reproché son refus constant de condamner de manière explicite certains termes outranciers scandés lors des manifestations pro-palestiniennes à New York, notamment le mot « intifada ». Pour la communauté locale, ces termes ne relèvent pas de la liberté d'expression mais constituent de véritables incitations à la violence face auxquelles le maire choisit de fermer les yeux.

Alors que les anciens maires et les forces de l'ordre affichent un bloc uni sur le pavé de Manhattan, la rupture semble consommée entre l'administration Mamdani et les institutions juives de la ville, qui voient dans ses choix une tolérance coupable face à la montée des périls locaux.

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